Publié le 13 Septembre 2012

Le Houeran, monstre imaginaire dont le nom, emprunté au patois, signifie crieur, hantait le sud des Hautes-Vosges. Il se tenait de préférence sur le Haut-du-Roc, montagne dénudée qui domine le bassin de la Moselotte, ou sur les rochers d'Urbain-Roche, au-dessus de Rochesson. Quelquefois, on l'entendait au Saint-Mont, ou en face, près de Dommartin, sur le mont qui s'élève entre la vallée de la Moselle et celle de la Moselotte, non loin du confluent des deux rivières. Il fréquentait aussi le val de Cleurie, et allait même jusqu'à Tendon. Il affectionnait les hauteurs, d'où il pouvait voir, de son œil perçant, ce qui se passait dans les montagnes et les vallées des environs, et contrôlait ainsi le territoire d'une vingtaine de communes.

Ses cris stridents: «Houe! hou hou hou! houe! hou hou hou houe ! » effrayaient surtout les ouvriers de la foret, et plus spécialement les voleurs de bois. Ces derniers opéraient généralement de nuit. Sitôt arrivés sur les lieux, ils allumaient un grand feu dans une clairière, et se mettaient à abattre les arbres de leur choix. Il n'était pas rare, alors, que le Houeran, guidé par la lueur du brasier, ne surgît dans la «coupe » en poussant ses cris lugubres.

Ceux qui l'ont vu le décrivaient ainsi: « D'une taille de géant, la barbe longue et hirsute, les yeux flamboyants, les jambes sèches et torses comme celles d'un bouc, il portait un large chapeau noir à bords rabattus, et son postérieur était une tête de bouc dont les deux cornes lui servaient pour s'asseoir près du feu. Il prenait dans ses mains des tisons ardents, sans se brûler». A son approche, les délinquants s'enfuyaient à toutes jambes, car ils craignaient moins les gardes des forêts qu'ils ne redoutaient le Houeran, fantastique, cousin du diable, des sorciers, des chasseurs maudits et autres mauvaises engeances.

Ce monstre, dont il semble que le rôle consistait uniquement à épouvanter les chapardeurs de bois, était sans doute l'ingénieux travestissement de quelque gardien de la forêt ayant compris que la peur d'un être horrible et mystérieux serait plus forte que celle du «gendarme», pour protéger les bois des nombreuses déprédations qui s'y commettaient. Les cris effrayants provenaient tantôt des grands-ducs et autres oiseaux nocturnes, tantôt du garde lui-même, expert dans l'art d'imiter la voix de ces volatiles.

Bibl.: Bammert, p. 90 ; Godat, que cite Seignolles ; Pierrot, Le Diable, Il, 48-49; Seignolles, pp. 168-169, qui cite Godat ; Thiriat, Cleurie, pp. 355-356.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L’Ormont, la montagne de l’or, dresse, fièrement son dôme chevelu au-dessus de la coquette ville de Saint-Dié.

Autrefois, le sommet de l’Ormont était habité par tout un peuple de fées et de lutins. Ceux-ci avaient pour principal officie de veiller sur un magnifique chariot, empli de pièces d’or d’une valeur inestimable. Mais ce char était aux trois-quarts immergé dans un petit étang peu profond, situé à quelques pas du sommet. On voyait seulement son timon, dont les ferrures dorées scintillaient de mille feux, dépasser légèrement le niveau de l’eau. Les lutins, propriétaires de ce trésor, avaient décidé que ce chariot et son précieux chargement appartiendraient à celui qui réussirait, à l’aide de deux bœufs blancs, à le tirer de sa fâcheuse position. Ils y avaient ajouté une condition formelle : l’interdiction absolue pour le charretier de jure, tant que dureraient les efforts des animaux. Les lutins savaient bien qu’ils conserveraient pendant longtemps encore la garde du chariot, car les paysans des environs ne pouvaient s’empêcher de jurer à tout propos, surtout quand ils conduisaient leurs bêtes. Peut-être aussi voulaient-ils leur donner une leçon, et les inviter à abandonner cette fâcheuse pratique, en mettant à un tel prix la possession du trésor.

En effet ; à plusieurs reprises, des paysans de tous âges, attirés par l’espoir des richesses, avaient tenté la dangereuse entreprise ; mais au dernier moment, leur détestable habitude les avait trahis.

Or un jour, Colin, un jeune paysan qui habitait du côté de Moyen moutier, se décida à tenter sa chance à son tour.

Il possédait dans son étable deux bœufs, à la puissante encolure, à la robe blanche comme neige de janvier, qu’il soignait avec affection. Il se promit bien de ne pas laisser échapper de juron fatal, et de ramener ainsi à sa ferme le merveilleux chariot.

Plein de courage et d’espoir, Colin montait donc les pentes de l’Ormont. De leur pas calme et puissant, els deux bœufs le suivaient, gravissant sans effort les sentiers de la montagne. Ceux-ci étaient d’ailleurs en excellent état, car il n’avait pas plu depuis plus de trois semaines.

Tout semblait donc favorable à Colin.

En arrivant au sommet de l’Ormont, le jeune paysan assez ému aperçut le timon du chariot qui se dressait à quelques pas du bord, comme le mât d’un navire englouti.

Cachés derrière les arbres, les fées et les lutins l’épièrent, le cœur battant et, voyant son air décidé et calme, chuchotèrent :

-        
En voilà un qui a bonne mine ! Peut-être réussira-t-il ?...

Colin se mit uassitôt à l’ouvrage. Il fit entrer ses bœufs à reculons dans l’eau peu profonde. Ayant à peine de l’eau jusqu’aux genoux, les bêtes obéirent docilement et Colin saisit le timon, e fit glisser sous le joug et l’attacha solidement.

Puis, il s’avança devant les bœufs et, les touchant légèrement de son aiguillon, leur cria :

-        
En avant ! Hue ! Ho ! Ho !...

A la voix de leur maître, les bêtes tendirent tous leurs muscles On entendit aussitôt un grincement de roues.

- C’est bon signe, pensa Colin.

L’attelage fit un pas en avant.

Cependant, le cœur des fées et des lutins s’étaie rapproché. Vivement intéressés, tous suivaient la tentative de l’homme. Les uns faisaient des vœux pour son succès. D’autres murmuraient :

-        
Que ferons-nous s’il réussit à tirer le chariot de là ?...

Lentement, el chariot émergeait des flots. Colin, quoique tout occupé à diriger ses bêtes, ne pouvait se retenir de l’admirer. C’était, en effet, une pièce extraordinaire, où l’or des ridelles, des cercles des roues et des rayons, voisinait avec l’ivoire et le bois précieux. Quant à son chargement, Colin ne pouvait encore l’estimer, mais en voyant les efforts que faisaient ses bêtes, il pensait fort justement qu’il était très lourd.

-         Hue ! Ho ! Ho !...

Encore un pas en avant, puis un autre, puis un troisième et le chariot fut complètement hors de l’eau.

Colin exultait.

Mais, dégagé soudain de la poussée des flots, le char se fit si lourd, si lourd que les bœufs refusèrent d’avancer.

Au surplus, les bords de l’étang, en pente assez fortement incliné, étaient boueux et le sol humide se dérobait sous les pieds des animaux.

-        
Avance ! Ho ! Ho ! Allez !...

Mais les ordres restaient sans effet.

Alors, Colin, s’approchant de ses bœufs, les encouragea, de la parole et du geste.

-        
Allez, mes bons amis, un petit effort. Ah ! le bon foin qui vous attend à la ferme ! C’est la dernière fois que nous travaillons ! Demain, nous seront riches ; Nous n’irons plus à la charrue. Vous demeurerez au pâturage, pendant toute l’année.

Et les braves bêtes, comme si elles avaient compris ses paroles et senti l’importance de l’enjeu, s’accrochèrent désespérément au sol, tous les muscles bandés, le mufle baveux.

Mais si le chariot se déplaça sensiblement, ce fut pour s’enfoncer encore un peu plus dans la fange. Déjà, il s’était embourbé jusqu’a la hauteur du moyeu.

Colin commençait à s’énerver. Voyant que les bonnes paroles ne produisaient aucun effet, il saisit son aiguillon et en excita vivement ses bœufs. Sous la menace ceux-ci tentèrent un ultime effort. Tout leur corps était en sueur et l’écume leur sortait des nasaux. Le chariot s’ébranla péniblement et se déplaça d’un mètre environ.

Mais Colin s’impatientait :

-         Fainéants § Pendards ! Gueux ! hurlait-il à ses bœufs, épuisant ainsi tout le vocabulaire d’injures qui lui fût permis.

Mais ce fut peine perdue.

L’attelage exténué ne pouvait sortir de l’ornière, qui semblait se creuser sous lui.

Hors de lui, Colin s’agitait, piquant ses bêtes sans le moindre ménagement.

Et alors… le juron fatal, qui lui brûlait les lèvres depuis cinq minutes, éclata soudain, comme un coup de tonnerre !...

Aussitôt, le merveilleux chariot s’évanouit brusquement.

On entendit encore le ricanement des méchants lutins, heureux d’avoir fait une nouvelle victime.

Nul ne sut, après cet événement, ce qu'tait devenu Colin. On ne le revit plus dans son village. Peut-être a-t-il disparu, lui aussi, emporté par le tourbillon du chariot merveilleux.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Autrefois, on franchissait la Meuse à Tilly, près de Verdun, sur un pont de bois dont la réputation était fâcheuse. En effet, ce pont passait pour s’entrouvrir sous les pas des menteurs, tandis que les flots de la Meuse, très profonde à cet endroit, engloutissaient aussitôt les malheureux.

Or, un jour, Jésus et Saint Pierre se promenaient à travers la région : ils se rendaient en pèlerinage, de Benoîtevaux à Palameix.

A quelque distance de Récourt, Jésus dit à Saint Pierre :

- Oh ! regarde donc ce gros lièvre, là-bas !

- Bah ! répondit Saint Pierre, c’est peu de choses. Hier, j’ai aperçu dans la plaine un lièvre qui était bien aussi gros qu’un bœuf de quatre ans.

- C’est extraordinaire, en effet, reprit Jésus. Je n’aurais jamais cru qu’en Lorraine on trouvât du gibier de cette taille.
Les deux pèlerins s’avançaient toujours, et déjà se dessinait le cours sinueux de la Meuse, tandis que le pont de Tilly apparaissait au loin.

Jésus dit alors à Saint Pierre :
-      
Vois-tu ce pont de bois sur lequel nous devons passer ? Dessous, il y a un abîme, où se noient infailliblement tous les menteurs qui osent le passage.

En apprenant ce détail, Saint Pierre pâlit ; il se gratta derrière l’oreille et baissa la tête.

Les voyageurs se rapprochaient du pont. Alors, Saint Pierre saisit Jésus à la manche et lui dit :
-         Maître, il ne faut pas ‘en vouloir si j’ai un peu exagéré tout à l’heure. Le lièvre dont je vous parlais… eh bien ! pour être plus exact, je dois reconnaître qu’il avait à peine la grosseur d’un veau.
-         Jésus ne répondit rien, mais semblait presser le pas. Saint Pierre, de plus en plus pâle, suivait son maître à quelques pas, et ralentissait au contraire son allure.
-         Alors Jésus, le voyant attardé, se retourna et lui demanda :
-     Eh ! bien, mon ami, tu te sens fatigué ?
-          Non, Maître, reprit Saint Pierre. Mais, c’est toujours la taille de ce fameux lièvre qui me préoccupe. Vous avez que je suis vieux et que je n’ai plus de bon yeux. C’est pourquoi, plus je réfléchis, plus je crois que mon lièvre avait simplement la taille d’un ânon.
-         C’est déjà fort admirable pour un lièvre, dit alors Jésus. Je croix bien que les chasseurs de Loraine sont gâtés.

Jésus, sans le moindre égard pour son compagnon pressait le pas. Saint Pierre, de plus en plus distancé, fixait d’un œil inquiet la Meuse, dont les eaux boueuses, grossies par une crue récente, tourbillonnaient avec un bruit sourd. Le pont était maintenant tout près, frêle construction de bois jetés, au-dessus de l’abîme. Saint Pierre ne put plus contenir la frayeur qui le gagnait.

Alors, au moment où Jésus mettait le pied sur le pont fatal, Saint Pierre se jeta à ses genoux.
-         Maître, s’écria-t-il, je suis un misérable ! Je vous ai déjà renié trois fois ! Et maintenant, je viens de vous mentir trois fois ! mon lièvre était à peine aussi gros qu’n levraut !
-         Relève-toi, dit alors Jésus d’un ton paternel, et ne pèche plus.

Et il se mit à rire de la mine déconfite de son apôtre. Saint Pierre, se sentant pardonné, rit à son tour de bon cœur.

Et ensemble, les deux pèlerins franchirent le pont de Tilly sans encombre.





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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La princesse Anne était une enfant gâtée. Lors de la promenade avec ses parents, elle vit un troupeau de moutons qui broutaient tranquillement dans un pré. Elle remarqua aussitôt un petit agneau tout blanc et demanda à ses parents de l’acheter.

Plusieurs mois passèrent et la petite bête devint une superbe brebis. La princesse en demanda d’autres et au bout que quelques temps elle posséda un véritable troupeau.

Elle aimait passer tout son temps à garder son troupeau, mais son teint halé par le soleil déplaisait à ses parents qui décidèrent de trouver un berger.

Le roi rencontra le jeune Jean-Louis et le ramena au château.

Il dit à sa fille :

-        
maintenant tu n’auras plus besoin d’aller aux champs.

Très triste de cette décision elle demanda à son père de pouvoir les emmener le matin et d’aller les rechercher le soir.

Un matin, à l’approche d’un grand bois elle dit au petit berger :

-        
n’entre pas dans ce bois car il est habité par trois géants méchants.

-        
Je n’y entrerai pas, dit Jean-Louis.

Mais dès que la princesse de fut éloigné, il s’enfonça dans la forêt. Il se trouva face à face avec un géant tout recouvert d’acier.

-        
Que viens-tu faire ici ?

-        
Je me promène et garde les moutons de la Princesse Anne.

-        
Qu’as-tu dans le dos ?

-        
Un sac contenant du pain, de la viande et du vin.

-        
Donne.

Le géant dévora tout et vida la bouteille de vin.

Pas habitué par l’alcool, le géant s’étendit sur le sol et s’endormit.

Jean-Louis tira un couteau de sa poche et le planta dans la gorge du géant qui périt aussitôt.

Le petit berger poursuivit sa promenade et découvrit dans une clairière une grande maison tout en acier.

A l’intérieur tout le mobilier était d’acier, dans l’écurie un cheval était recouvert d’un caparaçon d’acier. Il était dans la maison du géant.

Le soir venu la princesse trouva le petit berger qui gardait paisiblement le troupeau.

-        
Es-tu allé dans le bois ?

-        
Non ma princesse répond t-il ?

-         Bien, car j’ai eu très peur pour toi.

-         Ma princesse, j’ai eu très soif aujourd’hui.

-         Si une boutielle ne te suffit pas, je t’en donnerais une autre.

Le lendemain, sur le chemin elle recommanda à Jean-Louis de ne pas rentrer dans le bois.

A peine partie, le petit berger retourna dans le bois.

Il vit un géant encore plus effrayant tout vêtu d’argent.

-         Que fais-tu ici ?

-         Je me promène et garde les moutons de ma princesse.

-         Qu’as-tu dans ton dos ?

-         Mes provisions pour la journée ; du pain, de la viande et du vin. Tu as faim ?

-         Oui répondit le géant.

Le géant mangeât de bon appétit et but les deux bouteilles de vin.

Le géant s’endormit et Jean-Louis lui trancha la gorge. Non loin de là il découvrit la maison du géant qui était toute d’argent.

Le soir, la princesse lui demanda :

-        
Tu n’es pas entré dans la forêt ?

-         Non ma princesse, mais aujourd’hui il a fait encore plus chaud.

-         Je te donnerai donc trois bouteilles de vins, ta soif sera étanchée.

Le jour suivant, la princesse renouvela ses recommandations.

Mais aussitôt le dos tourné, il lui désobéit.

Il rencontra le troisième géant qui était tout couvert d’or et lui donna son repas et les trois bouteilles de vin.

Jean-Louis le tua, et se mit aussitôt à chercher sa maison. Il la repéra bien vite car elle était toute couverte d’or.

A l’intérieur le mobilier, le harnais du cheval et ses sabots étaient d’or.

Le roi qui voulait marier sa fille organisa un tournoi pendant trois jours. Chaque jour un pot de fleur était en jeu, le chevalier qui remporterait les trois pots épouserait la princesse.

Amoureuse du petit berger, elle lui dit :

-        
Tâche demain de gagner le prix.

Le petit berger endossa l’armure d’acier et personne ne le reconnut. Ayant prit au premier géant l’écu protecteur et la lance qui atteint toujours son but, il triompha aisément de ses rivaux.

La petite princesse était malheureuse car elle n’avait pas vu le petit berger.

Le soir, elle lui demanda :

-        
Pourquoi n’es-tu pas venu ?

-         J’étais malade, mais je viendrais demain.

Le lendemain il revêtit l’armure d’argent.

Le roi le trouva beau sans le reconnaître.

Et comme la veille le petit berger vainquit ses rivaux.

Mais Anne était de plus en plus triste et quand elle rencontra le petit berger le sermonna de ne pas être venu.

-        
Je ne suis pas un chevalier répondit-il.

-         Soit, je te prêterais des vêtements lui dit-elle.

-         Merci, mais je n’en ai pas besoin, demain je viendrais.

Le jour suivant, il se présenta tout couvert d’or. En le voyant le roi en fut ébloui.

-        
Je n’ai jamais vu un aussi beau chevalier.

Le petit berger gagna le troisième pot de fleurs.

Le soir, la princesse alla voir le petit berger et lui dit :

-        
Tu n’as promis de venir, c’est toi que je voulais épouser. Mon père va me donner en mariage à un autre.

-         Demain je vous expliquerai, dit-il.

Le lendemain, il emmena la princesse dans la forêt et lui montra les trois maisons.

-        
Mon dieu dit-elle, tu es plus riche que mon père.

Alors ensemble ils retournèrent au château et Jean-Louis donna au roi les trois pots de fleurs.

Emerveillé par tant de richesse, le roi lui donna sa fille en mariage.

C’est ainsi que Jean-Louis le petit berger épousa Anne la petit princesse.




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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Bébé naquit en 1741, au hameau de Champeney dans les Vosges.

Il était si petit que son berceau fut un sabot garni avec de la laine. Il mesurait vingt centimètres et pesait 370 grammes.

Tout le village était en admiration devant lui.

Ses parents le nourrissaient pendant un an avec quelques gouttes de lait.

Baptisé Nicolas, il jouait avec une chèvre qui lui donnait son lait, une oie qui le protégeait des agressions extérieures.

A trois ans il savait à peine marcher et parlait peu.

A l’âge de cinq ans, il mesurait 56 centimètres.

Il était tellement mignon que sa notoriété alla jusqu’au château de Lunéville, La reine Catherine Opalinska voulut voir le petit nain.

Son père alla au château avec l’enfant emmailloté dans un petit panier et le présenta à la reine.

Cette dernière émerveillée par tant de beauté voulut le garder en son château.

-        
Sire, j’accepte votre demande, il sera mieux ici qu’à la maison.

Le bébé fut présenté à toutes les dames de la cour.

Mme de Talmont qui fut la plus enthousiaste devint son éducatrice.

Elle lui fit donner des cours de lecture, de chant, de maintien… Malgré les efforts il ne fut jamais capable de lire et d’écrire.

A quinze ans il mesurait 78 centimètres.

La chambre de bébé avait été aménagée en fonction de sa taille.

Il était choyé et gâté. Il participait à toutes les fêtes données à la cour…

Un jour arriva au château de Lunéville un nain polonais surnommé joujou. Il mesurait 80 centimètres de haut et était très intelligent.

Bébé en était très jaloux.

Le roi fâché par ces scènes violentes dit à bébé :

-        
Joujou est plus gentil et intelligent que vous.

Profondément blessé bébé jura de se venger.

Un jour il profita de l’absence du roi et de sa cour pour se débarrasser de joujou.

Dans la pièce il y avait une cheminée, bébé se précipita sur joujou et voulut l’entraîner dans l’âtre. Joujou hurlait tellement fort que des laquais accoururent et séparèrent les deux nains.

A son retour, le roi infligea une terrible correction à bébé et l’obligea à demander pardon à joujou en public.

Bébé obéit, mais perdit toute sa gaité.

Joujou quitta le château de Lunéville.

Bébé rentra de nouveau en grâce auprès du roi et de sa cour.

Il mourut à l’âge de vingt-trois ans en 1764.

Une figurine est toujours exposée au Musée Lorrain à Nancy.

 
 
 




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Rédigé par orange8454

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