Publié le 13 Septembre 2012

Enniya portait, enfilé autour de son petit bras, l’écheveau des ficelles   auxquelles pendaient les amulettes.

Enniya était marchande d’amulettes, ces petits sachets porte-bonheur de papiers multicolores que l’on porte en pendentifs et qui contiennent des médecines variées : poudre, racine, pierre, résine ou gomme, destinées à tout prévenir, tout guérir.

Depuis des jours, Enniya proposait ses amulettes aux touristes qui débarquaient par charters entiers dans la grande ville du sud.

«- Amulettes Madame ! Porte-bonheur Monsieur ! Garanti l’argent, l’amour ! ». Mais aucun touriste ne lui achetait ses médaillons de papier. Enniya n’était pour eux qu’un petit tas de guenilles sales aux grands yeux noirs mangés de fièvre, mais si cocasse avec ses petits pendentifs aux couleurs vives pendus à son bras et qui ferait une si belle photo souvenir.

La fillette n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Elle avait bu, régulièrement, un peu d’eau à la fontaine carrelée de faïence bleue et n’osait pas rentrer chez son père avant d’avoir vendu sa marchandise, par crainte d’être battue.

Depuis la mort de sa grand-mère, la vieille Aïcha, personne ne s’occupait plus de la fillette. Aïcha avait été sa seule amie et cette amie manquait beaucoup à la petite fille qui l’appelait doucement et lui demandait de   venir la chercher pour lui raconter, comme naguère, ses histoires préférées. En ce temps-là, Aïcha la prenait sur ses genoux et la berçait doucement en modulant ses vieilles mélopées, ou lui contait les histoires des jnouns facétieux, de Joha le naïf ou d’Aïcha kandicha qui est le diable.

Mais la vieille Aïcha n’était plus là pour prendre soin de la petite Enniya qui était seule dans la chaleur caniculaire de l’été.

Elle rasait les murs à la recherche d’un peu d’ombre, mais la chaleur sourdait des murs eux-mêmes.

Enniya trouva un recoin ombreux contre le mur d’un grand hôtel ocre, à l’architecture de kasbah, entouré de palmiers. Elle s’assit à même le sol, s’adossa au mur et ferma les yeux. Toute force l’avait quittée.

Son paquet d’amulettes posé à son côté dans le sable brûlant, la petite marchande joua à les assortir par couleurs. Elle savait ce que chacune contenait de bonheur et était si lasse que la tentation d’en utiliser une, rien qu’une, fut la plus forte.

L’enfant passa sa tête brune dans la ficelle et l’amulette bleu clair se balança sur sa poitrine. C’était celle qui rafraîchit et étanche la soif.

Aussitôt, le mur de l’hôtel devint transparent et Enniya se trouva au bord de la piscine à l’eau bleutée, enchâssée dans un écrin de bougainvillées mauves. Des touristes, ceux-là mêmes qui la photographiaient chaque jour, y nageaient en riant. La fillette s’assit timidement sur le bord et plongea dans l’eau transparente ses pauvres pieds crevassés par le sol brûlant. Elle s’enhardit à arroser ses jambes bronzées, ses bras, son visage et ses épaules.

L’enfant se sentit peu à peu revivre et, comme l’effet de la première amulette allait cesser, vite elle en prit une seconde et la suspendit à son cou, puis une autre et une autre encore, et toutes ses amulettes bleues jusqu’à la dernière. Enniya se sentait bien, n’avait plus mal à ses petits pieds et appréciait la fraîcheur du lieu. Mais la faim la tenaillait.

Alors elle choisit l’amulette couleur de corail, celle qui calme la faim, et noua la ficelle sur sa nuque frêle.

Instantanément, une des tables dressées au bord de la piscine se couvrit des mets les plus riches, les plus variés : plantureux couscous fumants dans leurs plats de céramique bleue ou verte, tajines au parfum de cannelle dans leurs terres vernissées, poulets safranés sur leurs lits de citrons confits, rondes kesras piquetées d’anis, cornes de gazelles enfarinées de sucre fin, pâtisseries ruisselantes de miel, côtoyant le soleil des oranges, la transparence d’ambre clair des dattes, le pourpre des figues noires éclatées, l’incarnat des tranches de pastèques rehaussé de leurs noirs pépins, le rubis des grenades juteuses.

Enniya n’avait jamais vu autant de nourriture, humé de si appétissants fumets. Elle dévorait et riait en même temps.

Elle enfila toutes ses amulettes corallines afin que dure le festin. Et le festin dura le temps du sortilège.

Mais peu à peu le mur de l’hôtel redevint opaque, la petite fille se retrouva assise dans la poussière blonde, adossée à un mur ocre. Dans le sable, il ne restait plus qu’une amulette, celle de couleur verte qui permet de rejoindre ceux que l’on aime où qu’ils se trouvent si on le désire très fort.

Doucement, Enniya ajouta l’ultime collier à ses pendentifs en appelant sa grand-mère.

Et la vieille Aïcha lui apparut, qui lui tendait les bras.

Riant de toutes ses belles dents, si blanches dans son visage brun, la fillette courut vers Aïcha. Aïcha prit dans sa grande main, si douce, la menotte de la petite Enniya et, lui racontant les belles histoires d’autrefois, elle l’emporta à jamais sur les chemins du rêve, ces chemins où nul ne connaît plus jamais la soif ni la faim.

Tu me crois si tu veux.




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Rédigé par orange8454

Publié dans #aicha, #amulette, #enniya, #mur, #petits

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y a fort longtemps, vivaient dans l'immensité du désert deux chacals qui s'aimaient d'une amitié sincère, un peu comme s'aiment deux frères. Ils s'entraidaient et chacun pouvait compter sur l'autre en cas de coup dur. Ils partageaient les mêmes peines mais aussi les mêmes joies. Ils ne frayaient avec aucun autre animal préférant passer tout leur temps ensemble. Ensemble, ils recherchaient leur nourriture. Ensemble ils buvaient et mangeaient. Ensemble ils se rafraîchissaient à l'ombre des mêmes rares arbres du désert lorsque le soleil les tourmentait de ses ardents trop ardents.

Or un jour, alors qu'ils étaient à la recherche de nourriture, l'un à côté de l'autre, sur un terrain aride et brûlé de soleil, ils virent surgissant devant eux un lion affamé qui était lui aussi à la recherche d'une proie. Plutôt que de fuir, les deux amis s'immobilisèrent et firent face à l'ennemi avec opiniâtreté. Le lion fort surpris ne put s'empêcher de leur demander :
- Eh bien, pourriez-vous m'expliquer par quel prodige vous ne vous êtes pas enfui à mon approche ? Etes-vous inconscients ? Ne voyez-vous pas que je suis affamé et à la recherche de nourriture ?

L'un des deux chacals prit la parole et dit :

- Pour sûr, ô seigneur ! Nous sommes fort conscients de cet état de fait. Nous avons vu que tu étais en chasse et que tu allais te jeter sur nous et nous dévorer. Nous avons cependant décidé de ne pas fuir. Quoi que nous fassions, aussi vite que nous puissions courir, tu nous rattraperais. Nous avons donc décidé de ne pas fuir. Nous préférons que tu ne sois pas épuisé au moment où tu décideras de nous dévorer. Nous préférons mourir rapidement et non souffrir par une mort lente.

Le lion qui avait écouté avec attention les paroles du chacal lui dit :

- Le roi des animaux n'est pas en colère d'entendre des paroles sincères. Il sait reconnaître le courage et l'audace de ses sujets. Il se doit d'être grand et généreux envers ses sujets sans défense.

Sur ce, le roi du désert disparut et depuis ce jour, il accorda la paix aux deux chacals.

 


 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #avons, #chacal, #deux, #ensemble, #preferons

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois un homme pauvre qui pour survenir vendait du bois et de la paille. Il parvenait ainsi à obtenir un peu de pain et de fromage pour lui et sa fille unique. Un jour, alors qu'il passait sur le port, il vit le roi qui, debout sur son bateau, tenait à la main une manne remplie de pièces d'or. Il proposait des énigmes à son peuple et promettait à celui qui pourrait les résoudre l'ensemble de ce trésor. Hélas ! les questions étaient telles que personne n'y parvint. Le pauvre homme essaya, réfléchit, tourna mille fois les questions dans sa tête mais ne trouva rien. Il rentra chez lui, tout en rêvant à la manne pleine d'or. A peine entré, sa fille remarqua qu'il se passait quelque chose. Elle lui demanda :

"Père, mon bon père, mais qu'as-tu donc? Ton regard est perdu dans des songes et tu rentres plus tard qu'à l'ordinaire. Que t'est-il arrivé?"

"Ah! ma fille, répondit l'homme, je reviens du port où le roi propose des énigmes au peuple et promet à qui pourra les résoudre une manne pleine d'or. Si je pouvais résoudre ces trois énigmes, nous serions riches."

"Dis-moi ces énigmes, mon bon père. Peut-être pourrai-je les résoudre et ramener un peu de lumière dans cette maison."

"Volontiers. Voici la première : Qui embrasse le monde entier et ne rencontre personne qui lui ressemble?"

"Mais c'est le soleil, dit la jeune fille. Il embrasse le monde entier et ne rencontre personne qui lui ressemble. Quelle est la deuxième?"

"Qui est celle qui nourrit ses petits enfants et dévore les grands?"

"Mais c'est la mer. Elle dévore les grands fleuves. Et quelle est la dernière?"

"Quel est l'arbre à demi noir et à demi blanc?"

"Mais c'est l'année, mon bon père, avec ses nuits et ses jours. Va, retourne sur le port et donne ces trois réponses au roi."

L'homme courut au port, il s'agitait, levait les bras et, une fois arrivé, cria:
"Je connais les réponses, noble sire!"

Le roi incrédule écouta le pauvre homme. Lorsqu'il entendit les réponses, il regarda l'homme et dit:

"Cela ne se peut. Ton cerveau vieux et fatigué ne pouvait trouver les solutions. Qui t'a donné les réponses?"

Le vieillard se laissa tomber à genoux sur le sol et dit:

"C'est ma fille, noble sire. Elle a résolu les énigmes."

"C'est bien, dit le roi. J'aimerais voir, à présent, si ta fille est vraiment aussi spirituelle. Amène-la moi afin qu'elle tue cette pierre devant tout le peuple. Je veux qu'elle la tue de manière à ce que le sang en coule."

Sur le port, les gens s'esclaffaient. Ils attendaient la fille du pauvre homme. Leur attente ne fut pas très longue. Déjà la fille s'avançait vers le roi, son couteau à la main.

"Voici mon couteau, noble sire, je vais tuer ta pierre mais avant cela, il faut que tu lui donnes une âme, car seul ce qui est vivant saigne. Si après cela, je ne la tue pas, fais-moi couper la tête."

Le roi rit à cette réponse et dit:

"Je crois que tu es la plus intelligente de mon royaume."

Et comme en plus d'être intelligente, la fille du pauvre homme était aussi très belle, le roi ajoute :

"J'aimerais faire de toi ma reine. D'ici trois jours, tu devras être dans mon château. J'y mets cependant trois conditions : Tu dois chevaucher et ne pas chevaucher, m'apporter un cadeau et ne pas l'apporter. Nous tous, petits et grands, nous sortirons pour t'accueillir, et il te faudra amener les gens à te recevoir et pourtant à ne pas te recevoir."

La jeune fille revint chez elle et demanda à son père de l'aider à attraper quatre lièvres et deux pigeons vivants. Au troisième jour, elle mit les lièvres dans un sac, les donna à porter à son père et dit:

"Quand je te dirai de les laisser partir, fais-le!" De son côté, elle les deux pigeons, s'assit à califourchon sur une chèvre et s'en alla vers le château du roi.

Entendant qu'elle approchait, le roi et toute sa maison sortirent de la ville à sa rencontre.
Lorsque la jeune fille ne fut plus très loin et qu'elle aperçut les ministres, les hauts dignitaires et les courtisans, le peuple rassemblé, elle dit à son père de laisser s'en aller les lièvres. Aussitôt, tous se mirent à les poursuivre, afin de les rapporter. La jeune fille, assise à califourchon sur la chèvre, tantôt marchait sur ses pieds, la chèvre entre les jambes, tantôt, levait les pieds et chevauchait sur le dos de la chèvre. Elle s'avança vers le roi en tirant les deux pigeons de sa poche et les lui tendit. Au moment où il voulut s'en saisir, la fille ouvrit la main et les pigeons s'envolèrent.

"Me voici, noble sire. Les gens m'ont reçu et pas reçu. Je t'ai apporté un cadeau et pas apporté. J'ai chevauché et pas chevauché."

Le roi la souleva de la selle et dit:

"Tu seras ma reine, car une femme intelligente m'est plus précieuse qu'une femme riche et de haute naissance. Je dois encore te faire promettre une chose: je voudrais qu'à aucun moment tu ne te mêles pas des affaires d'Etat, car je tiens à gouverner seul."

La jeune fille lui promit et il vécurent un grand bonheur.
Il arriva qu'un jour, alors que de pauvres paysans gardaient des chevaux dans la prairie, le roi vint à passer. Les paysans s'étaient endormis et un cheval s'élança sur le roi en tuant son cheval, une belle jument grise. Il entra dans une immense colère et ordonna qu'on jette les paysans en prison, en attendant de leur faire couper la tête.
Un grand désespoir saisit les femmes des paysans qui ne voyaient d'autre solution que de s'adresser à la femme du roi qu'on disait bonne et sage. Elles arrivèrent près de la reine, tombèrent à genoux et la prièrent, au nom de Dieu et de leurs enfants, de les aider.
"Que puis-je faire pour vous être utile ? Le roi m'a défendu de me mêler des affaires de l'Etat. Je ne peux que vous donner un conseil. Ce soir, placez-vous avec vos enfants sur la plage. Tenez-vous sous la fenêtre tournée du côté de la mer et pleurez, gémissez toute la nuit. Il ne recevra pas son soporifique et vous pourrez lui dire :

"Le monstre marin est venu pour nous dévorer. Sauve-nous, ô noble sire. Nous prierons pour qu'une longue vie te soit accordée!"

Il vous répondra:

"Malheureuses, bien que je sois le roi, il n'est pas en mon pouvoir d'empêcher le monstre marin de tuer."

Vous lui direz alors:

"Ô noble sire, tu ne peux nous sauver du monstre marin, bien que tu sois le roi. Et tu veux faire tuer nos maris qui n'ont pas pu empêcher un cheval d'en tuer un autre."

Et le roi vous dira:

"Prenez cette clef, allez à la prison et délivrez les."

Les femmes firent comme la reine le leur avait dit, et tout se passa exactement comme elle l'avait prédit. Le lendemain matin, en se réveillant, le roi dit à sa femme:

"Tu peux me donner mon soporifique, afin que je rattrape le sommeil perdu. Lorsque je me réveillerai, je ne veux plus te voir au château. Tu a le droit d'emporter en partant ce qui t'est le plus cher et le plus précieux dans cette maison."

"Bien volontiers, mon roi!"

Elle lui présenta son verre d'eau. Il le but et s'endormit. La reine enveloppa soigneusement le roi dans une couverture, en fit un paquet et dit à son serviteur:

"Emporte ce paquet dans la maison de mon père. Prends garde, il est rempli de porcelaine. Il faut le déposer doucement afin de ne rien casser."

Elle s'en alla vers la maison de son père, et y arriva peu avant le réveil du roi. Lorsque celui-ci se réveilla dans un lit inconnu, dans une maison étrangère, il dit:
"Où suis-je? Qui m'a apporté ici?"

La reine lui répondit:

"C'est moi, noble sire. Tu m'as permis d'emporter du château ce qui m'y était le plus cher et le plus précieux. Il n'y a pour moi rien de plus précieux que toi, mon roi."

"Rentrons au château, ma mie, s'écria le roi en se levant. Il n'existe nulle part sur terre une femme plus spirituelle que toi, et je t'appartiens comme tu m'appartiens."

Il l'emmena et rejoignit le château en sa compagnie. Ils y vécurent très heureux et qui sait s'ils ne vivent encore ?


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Rédigé par orange8454

Publié dans #fille, #homme, #noble, #pere, #roi

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Publié le 13 Septembre 2012

Envie de te conter le coucher de lune sur la mer

Entre Kardamily et le bois de mon cœur,`

D'olivier cette fois.

Avec le Mont Taygète

Qui se détache, à lui tout seul, esthète,

Pyramidal, son sommet me fascine,

Nous sommes en Grèce.

 

La nuit m'arrache un dernier soupir.

J'ai passé ma journée à scruter l'horizon

Les ondulations de ce Bleu Egée, inimitable,

Profond et secret.

A sillonner les routes, toutes fenêtres ouvertes,

Pour humer le thym et les herbes sauvages.

J'aime l'aventure.

 

A m'étendre longuement

Sur les pierres de Cassandre

Epidaure, le théâtre

M'enchante.

Marches grisées et lissées

Par nos pas,

Doux témoignage

De notre passage

En ce haut lieu de spectacle.

 

Et Delphes du haut de son piton rocheux

Retrouver l'amour,

Mon plus bel oracle.

Je ne crois pas aux miracles

Je crois simplement

Qu'il faut vivre la vie

Et non la regarder passer.

Je saisis ma chance,

Mon courage, meilleur allié

De ma douce providence.




Un poème de Christiane Kuhk extrait de : Aurore boréale au cœur d'une amour(êv)euse. Editions Mille Poètes.


 

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #coeur, #grece, #haut, #passe, #sommet

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Publié le 13 Septembre 2012

Chaos se réveilla. Il se mit en mouvement, il
grandit. Il se tordit dans tous les sens, se défripa,
se dilata.
Quand il fut devenu gigantesque, il se dispersa
et libéra le Grand Tout en poussant un hurlement
formidable.
Ce fut le premier cri des mondes.
Ainsi naquirent les enfants de Chaos. Vint sa
fille aînée, la terre, qu'il appela Gaïa. Puis vint
Nyx, la nuit. Et encore l'amour, son fils Eros.
Pour protéger les mystères il enfanta Erèbe,
les ténèbres.

conte de la mythologie grecque

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Rédigé par orange8454

Publié dans #chaos, #conte, #enfants, #fut, #vint

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