Publié le 13 Septembre 2012

Dans un village du Maroc, tout près d'une grande et profonde forêt de chênes lièges, vivait Haïna et sa famille. Haïna était belle et heureuse, heureuse car elle allait bientôt épouser son cousin Adil.

 

Un jour, un jour, les filles du village se rassemblèrent pour aller ramasser du bois dans la forêt, naturellement Haïna les accompagna. Il faisait très beau ce jour-là et dans la journée personne n'avait peur de la forêt. En fin d'après-midi, les fagots de brindilles ficelés, toutes les filles se préparaient à reprendre le chemin du village mais, le ciel se couvrit rapidement d'épais nuages noirs, le tonnerre gronda, un orage allait éclater. Dans l'épaisse forêt, il fait bientôt très sombre et ce fut ce moment-là que choisit un roule, un ogre affreux si tu préfères, pour sauter d'un arbre au milieu des filles. Toutes s'échappèrent en criant très fort, Haïna courut très vite mais le roule se précipita sur elle, l'attrapa d'un seul bras et l'emporta dans sa tanière.

 

Personne, non personne, n’eut le courage d’annoncer à Adil, le fiancé de Haïna, la disparition de la jeune fille. Chacun savait que Haïna avait du être mangé par l’ogre. Chacun savait aussi que Adil le courageux voudrait venger Haïna. Mais chacun savait enfin que les roules étaient plus forts que tous les plus courageux jeunes hommes de la terre alors pourquoi laisser partir inutilement Adil se faire tuer, hein !




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Rédigé par orange8454

Publié dans #adil, #chacun, #fille, #fort, #haina

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois dans une région du haut Atlas, un vieux sultan et n’est sultan que Allah le tout puissant, qui était de caractère exigeant mais très honnête ; il était père d'une jeune fille, la princesse Tinarouz. Très curieuse de tout, elle avait les yeux noirs comme la nuit, de longs cheveux et un voile qui recouvrait son visage.

Celle-ci désirait se marier le premier jour du printemps et voulait comme cadeau le coffre en argent qui se trouvait au grenier et qui appartenait à son arrière-grand-mère. Il ne restait que cinq jours avant l’arrivée du printemps et le roi n'ayant pas trouvé de jeune prince à qui marier sa fille.

Le jour arrivé, très triste et ennuyé, le sultan alla voir sa fille pour lui dire que se marier ce jour-là précisément était impossible. La princesse en fut très triste et alla dans sa chambre.

Myriam, sa servante lui demanda ce qui n'allait pas et la princesse lui répondit que son père avait dit qu'elle ne pouvait pas se marier le premier jour du printemps. Myriam, qui était un peu sorcière, lui donna une pierre et lui dit :

" Frotte cette pierre sur ton cœur et en même temps fais un vœu et il se réalisera le jour que tu désires "

Et elle fit ce que la servante lui avait demandé. Tinarouz demanda bien sûr de se marier avec un prince le jour de son anniversaire.

Quand le grand jour fut arrivé, le sultan fit descendre le coffre en argent jusqu'à la salle du trône et ordonna de le déposer devant sa fille.

Et quand Tinarouz l'ouvrit, elle poussa un cri. Car, devinez ce qu'il y avait à l'intérieur ? Dans le coffre, se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme la couleur de la rivière près de la Kasbah.

Le jouvenceau avait les cheveux bruns et un chapeau sur la tête.

" Qui êtes-vous ? " demanda la princesse.

" Je ne peux pas vous le dire, mais je suis venu vous demander votre main si votre père est d’accord "

Certes le prince était beau mais le sultan et la princesse se demandaient s'il était bon et courageux. Aussi le sultan dit-il au prince que pour obtenir la main de sa fille, il fallait combattre le « Ghoul à sept têtes » qui régnait dans la forêt près de la rivière qui coulait près de la Kasbah.

Le lendemain matin, le jeune homme, armé d'une épée, alla à cheval jusqu'à la forêt où se trouve le « Ghoul à sept têtes ».

Une fois arrivé à la forêt et au bout de quelques instants, le jeune homme sentit la terre trembler en dessous de lui et vit les arbres bouger. Soudain apparut, tachetée de rouge entre les arbres, une grosse créature à sept têtes vertes. Le « Ghoul » commença à jeter des flammes qui entourèrent le jeune prince qui s'alarma :

" Mon dieu, que vais-je faire entre ces flammes ? ".

Mais au moment où il allait se faire brûler, une chose surprenante arriva : la rivière sortit de son lit et se dispersa dans la forêt qui fut inondée. Le jeune homme profita de cet effet de surprise pour couper les sept têtes du « Ghoul » d’un seul coup puis il les emporta dans un grand sac et retourna au village sur son cheval blanc. Une fois arrivé au village, il déposa le sac devant le sultan et sa fille.

" As-tu tué le Ghoul ? " demanda le roi.

" Oui " répondit le jeune homme et il ouvrit le sac.

" Donc je t'accorde la main de ma fille " reprit le sultan.

Et c'est ainsi que la princesse put épouser le prince.

Ils vécurent quelque temps heureux, mais un jour qu'ils mangeaient au bord d'une rivière bleu turquoise, Tinaruz demanda au prince d'où il venait et comment il s'appelait.

" Si je te le dis, il nous arrivera un malheur "

Mais la princesse insista tellement que le prince allait commencer à lui dire qui il était et d'où il venait quand il se reproduisit le même événement qu'avec le «Ghoul» : la rivière ressortit de son lit en engloutissant le prince.

La princesse courut jusqu'à la Kasbah de son père. Désespérée, elle lui raconta la mésaventure du prince. Des jours passèrent et Tinaruz se lamentait de la disparition de son mari.

Un soir où la lune se reflétait dans la rivière, Myriam, qui se promenait au bord, vit apparaître de petites lumières qui dansaient sur l’eau et soudain la rivière s'ouvrit.

Myriam vit alors un vieil homme à la barbe blanche assis sur le trône et à côté de lui se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme l'eau, aux cheveux bruns et qui portait un petit chapeau.

Myriam reconnut tout de suite le mari de la princesse et courut avertir sa maîtresse de cette apparition :

" Princesse ! Princesse ! J’ai vu le jeune homme que tu as épousé "

" Amène-moi à lui " lui dit brusquement la princesse.

Myriam conduisit donc Tinaruz au bord de la rivière et comme sa servante, elle aperçut le vieux monsieur assis sur le trône et à côté de lui le jeune prince.

La princesse reconnut aussitôt son mari et se mit à danser devant lui et le vieux monsieur.

Tout à coup, le prince lui aussi reconnut celle qu'il avait épousée et éleva la voix :

" Père, regarde c'est avec elle que je me suis marié "

Le vieux monsieur demanda :

" Toi, belle étrangère, que fais- tu ici ? "

" Je suis venu chercher l'homme que j'ai épousé "

" Tu as la promesse du roi des eaux mais souviens-toi toujours de la raison pour laquelle tu as perdue ton époux. La curiosité peut être dangereuse ! "

Et les eaux se refermèrent laissant sur la rive Tinaruz et le prince, heureux de se retrouver.

 

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #jeune, #jour, #mari, #prince, #princesse

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour le voisin de Nasreddin Hodja vient le prier de lui prêter son âne pour aller au marché. Le hodja répond que son âne n’est pas là. Mais au même moment un long braiment, d’origine indiscutable, monte de l’écurie. Le voisin s’exclame :

 

- Pourquoi ce mensonge ?

 

N’entends-tu pas la voix de ton âne ?

 

Le hodja, hochant la tête :

 

- Quel homme étrange ! Il ne croit point la parole d’un sage à la barbe blanche et croît la parole d’un âne.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #ane, #croit, #hodja, #nasreddin, #voisin

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin Hodja monte en chaire pour prêcher.

 

- O croyants, que vous dirai-je aujourd’hui ? le savez-vous ?

 

- Non, hodja effendi, nous ne le savons pas, répond l’assemblée.

 

Alors le hodja :

 

- Puisque vous ne le savez pas vous-mêmes, que pourrais-je vous dire ?

 

Un autre jour Nasreddin monte de nouveau en chaire.

 

- Musulmans, de quoi vous parlerai-je aujourd’hui ? le savez-vous ?

 

- Oui, hodja effendi, nous le savons, répond cette fois l’assistance.

 

- Eh bien ! si vous le savez, que me reste-til à vous apprendre ?

 

Un autre jour le hodja monte encore en chaire.

 

- Mes frères, que vous dirai-je aujourd’hui ? le savez-vous ?

 

L’assemblée se concerte alors et les fidèles font enfin cette réponse :

 

- Hodja effendi, certains d’entre nous le savent, mais les autres l’ignorent.

 

Que c’est donc bien, dit le hodja. Que ceux qui le savent l’enseignent à ceux qui l’ignorent.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #aujourd’hui , #chaire, #hodja, #monte, #savez

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Publié le 13 Septembre 2012

La femme du hodja vient se lamenter auprès de son époux.

 

- Crois-moi, ma patience est à bout. Vois cet enfant, effendi. Il ne sait ni dormir ni se taire. Reprend-il son souffle ? C’est pour crier de plus belle. Je n’en puis plus.

 

- Femme, je vais te venir en aide. Prends ce livre dans ta main. Retourne près de l’enfant et tourne les pages à côté de lui.

 

- Quoi ? Faut-il que, par –dessus le marché, mon époux se gausse de moi ? Sa femme est plongée dans les soucis, lui plaisante. Ah ! mon Dieu, que je suis malheureuse !

 

- Mon Dieu, mon Dieu ! Quelle engeance curieuse que ces femelles. Ecoute donc ce que je dis. Tu peux me faire l’honneur de croire que je parle en connaissance de cause.

 

- Très bien. J’écoute et j’obéis. Apporte le livre.

 

O miracle ! Le remède agit immédiatement sur l’insomnie du bébé. La femme du hodja en reste toue stupéfaite.

 

- Hodja, il dort. Comment cela se peut-il ? Il y a là-dessous quelque sorcellerie.

 

- Ne t’inquiète pas. Les vertus soporifiques de ce livre, c’est à la mosquée que je les ai apprises. Quand j’en tire la matière de mes leçons au peuple, il ne reste dans l’assemblée personne qui ne dorme bientôt à poings fermés.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #epoux, #femme, #hodja, #livre, #tire

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