chacal

Publié le 13 Septembre 2012

C’est l’histoire d’un chacal, d’un hérisson et d’un lion qui s’associèrent pour la culture d’un champ. S’étant mis d’accord, ils labourèrent, moissonnèrent, vannèrent et enfin s’apprêtèrent à partager la récolte. Quand le boisseau fut apporté, on pria le chacal de procéder à la mesure.

Ayant acquiescé, il s’empara de la boisson et se mit à mesurer : "Voilà une part pour moi, annonça-t-il, en voilà une pour tonton lion, et une pour tonton hérisson..."le lion lui envoya un coup de patte qui lui arracha la peau du crâne.

Alors le hérisson lui enleva le boisseau ; "Mais tu ne sais pas mesurer", s’exclama-t-il, et il ajouta : "Le partage, c’est pas comme ça que ça doit se passer" puis, prenant la mesure, il commença ainsi :"En voilà une pour tonton lion, en voilà deux pour tonton lion, en voilà trois pour tonton lion, en voilà quatre pour tonton lion, en voilà cinq pour tonton lion, en voilà six pour tonton lion, en voilà sept pour tonton lion, en voilà huit pour tonton lion et en voilà une pour moi et une pour toi, chacal."

"Mais qui donc, s’exclama le lion, t’a inculqué de si bonnes manières ? "

"Ça, dit le hérisson, c’est ce bon chacal avec son crâne en sang"

Moralité : il faut savoir apprendre des erreurs des autres


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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #herisson, #lion, #mesure, #tonton

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Publié le 13 Septembre 2012

Il advint une année de famine pour les bêtes sauvage habitant le maquis. Tout ce qui avait petites oreilles dressées et pattes trottinant mourait de faim, tous ceux qui disent ; nous voulons dormir.

S’étant donné le mot, ils rassemblèrent sur une croupe buissonneuse, se mettant à l'abri de bouquet de cactus, pour n'être pas vus de ceux qui possèdent les énormes molaires, les défenses et les griffes. Il y avait là chacal et Hérisson, chacun de son côté. Ils surveillaient, se souvenant des méchancetés qu'ils s'étaient faits.

Tous ceux qui faisaient cercle étaient bien maigres, sauf Hérisson, chasseur de vermine, qui n'avait pas souffert ; il avait pris du ventre.
Chacal se sentait des démangeaisons au menton, il avait envie de manger Hérisson. Sa bouche s'humectait et laissait déborder sa salive. Il se disait :
Ô Morceau de poitrine,

le manque de force me prive de toi.

Les autres bêtes ne savaient que dire. Ils se demandaient d'ou leur viendraient les vivres. Tout à coup, le chat, fils de lion, parla ; il leur rappela le repas que le lion leur avait offert quand il avait eu la fièvre :

Quelle galopade ce jour-là ! Nous nous sommes mis en route tout tremblants ; nous craignons que le roi des animaux ne nous dévore ; c'est lui qui nous a fait manger. Il y avait de tout et du meilleur. Que de lait nous avons bu ! Que de viandes nous avons mangées ! Combien d'œufs avaient été cuits !

Et encore, Chacal, ave ses petits yeux malins, en rajoutait :
Malgré les pièges que je lui avais tendus les mangeailles qui avaient été servies. Avec des cris, ils dirent ce que chacun préférait.

Le chat venta le lait :

Jamais ne reviendra un jour pareil ; j'ai lapé tant de lait que ma bedaine en était toute gonflée.

Chacal, mangeur d'agneaux, dit :

Tu t'y connais, muet mangeur de rats ? Y a-t-il meilleur qu'un morceau de plat de côtes ? Même pour un malade, il en faut très peu.

Le serpent dit :

Plaisanteries que tout cela. Pour moi, rien ne vaut les œufs. Ce jour-là, Dieu m'a comblé ; j'en ai gobé un tas énorme. Si cela ne dépendait que de, je ne dépenserais pas mon argent pour des broutilles et ne chercherais que les œufs qu'on n'a pas besoin de mâcher.

Ils faisaient de plus de vacarmes en raison de l'appétit et la gourmandise qui les possédaient. Hérisson, qui avait l'estomac bien garni, avait la tête cassées de tous ces discours et n'y trouvait aucun sens : autant semer dans la rocaille. De sa petite voix, il dit :
Laissez-moi tranquille, imbéciles qui cherchez l'impossible. On dit : Les At-Ghorbri, quand ils rêvent de figues, ils en parlent. Dans la disette où nous sommes, une figue tombée avant maturité, nous ne trouvons pas à nous la mettre sous la dent et vous demandez des denrées hors de prix ; de la viande, des œufs, du lait. La viande est appréciée ; la bonne viande nous l'aimons tous mais elle vient de la montagne infertile. Pauvres de nous, sur qui règne la faim, puissions-nous parvenir à avoir des œufs et du lait ; eux aussi nourrissent la viande ; l'œuf, c'est la chair qui le produit et il engendre la viande emplumée. Le lait vient de la viande et fait grossir nos enfants. Pour la santé, manger un œuf, qui boit du lait mange de la viande.

Chacal, tout ce qui disait Hérisson sur la viande, il n'essayait pas de le comprendre ; il n'entendait. Il ne détournait pas ses yeux de la bedaine d'Inisi.

Celui-ci s'en rendait compte. Il voyait chacal se gratter le menton, se demandait par où il allait le prendre. Il lui dit :

Ta barbe te démange. Ben Yakoub ; puisses-tu faire bientôt un bon repas de viande ; pour toi elle ne manque pas donc d'abord un fruit, pour t'ouvrir l'appétit, supprimer tes tiraillements d'estomac.

Il prit une figue de barbarie, avec toutes ses épines et dit à Chacal :

Ouvre la bouche et ferme les yeux.

Chacal brûlait d'impatience ; il ouvrit la bouche, en fermant les yeux. Hérisson, sans barguigner lâcha la figue qui alla se coincer dans le fond du gosier. Chacal, la gorge pleine d'épines ne pouvait plus respirer : la figue était si bien bloquée dans son gosier qu'il ne pouvait ni parler ni crier.

Toutes les bêtes présentes défaillaient de rire. Le crapaud avait un ventre si gonflé qu'il risque d'en éclater. La cigale crissait à en perdre le souffle. Hérisson, déclara :
De ce peu d'épines d'une figue de Barbarie, tu ne peux venir à bout ; que serait-ce de moi ? Au revoir ; fasse Dieu que ne tu ne puisses ni l'avaler ni la rejeter.

Il battit le sol de ses petites pattes et, en trottinant, il s'en alla.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #herisson, #lait, #oeuf, #viande

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette année-là fut une année de faim et de soif. Les gens mouraient, les bêtes aussi. Les oiseaux et les fauves furent atteints. Les insectes même eurent à souffrir. Il y avait de quoi dire ; cette année est misère pour tous : "nous allons renvoyer nos femmes. Au printemps, nous les reprendrons pour qu'elles nous glanent quelques maigres épis d'orge".

Un jour, Chacal et Hérisson voyageaient ensemble. Tenaillés par la faim, ils se dirigèrent vers le dépotoir du village. Hérisson l'exploita soigneusement, lentement. Il découvrit une vieille boîte de lait jetée là par une femme chargée de jeunes enfants. Il avala le tout, sans respirer, comme un mourant ; on dit que la faim n'a pas de pudeur.

Chacal, lui, à moitié fou, se contentait de renifler toutes les vielles boîtes vides. Il eut vite fait le tour du fumier. Soudain, comme frappé d'un soufflet, il se souvint de Hérisson. Ayant dressé l'oreille, il entendit le bruit de boîte : A quoi est-il accroché, celui-là ? se demanda-t-il.

Il se précipita vers Hérisson et vit qui achevait de lécher le bord de la boîte. Il le bouscula et la lui vola, mais "celui qui avait mangé était rassasié ; à l'autre, le plat était enlevé".

Il comprit que la précipitation ne servirait à rien. Il s'approcha du fumier et se mit à le fouiller méthodiquement. Il trouva le cadavre d'un animal crevé, plein de vers et dégageant une odeur de cercueil. Il avala en toute hâte ; la faim, dit-on, l'emporte sur la répugnance.

Toute la nuit, ils rôdèrent sur le dépotoir ; on aurait dit un terrain défoncé par un ménage de sangliers. Ils ne trouvèrent rien d'autre que ce peu de lait et cette charogne ; c'était toujours autant : ils avaient aveuglé leur faim. Au matin ils reprirent leur chemin, en piteux état. Leur estomac leur semblait aussi chargé que des grenades. Un hoquet de mort les secouait ; la douleur leur remontait dans les flancs ; des vagues (de souffrance) leur passaient d'un coté à l'autre ; leurs intestins gazouillaient et parlaient anglais. Ils avançaient pas à pas, s'arrêtant subitement ; ils dégorgeaient, comme le goulot d'un pot, et par le haut par le bas. Ils atteignirent enfin le bord d'un torrent s'y étendirent, les pattes allongées, comme deux coquelicots (fauchés). Ils étaient trempés des sueurs (causées par la rencontre) de l'Ange de la Mort. Chacal restait allongé, sans vie. Quant à Hérisson, dès qu'il se fut un peu reposé, en se traînant péniblement, il parvint à atteindre l'eau. Il se mouilla la bouche ; il sentit qu'il reprenait vie ; le voilà noir de l'Au-delà disparaissait de devant sa vue. Il se précipita, buvant à longs traits ; ses flancs se gonflaient ; il se remettait très nettement. Il se mit alors à grignoter des gousses de caroubier, car il savait qu'elles lui assècheraient l'intestin et en feraient disparaître le mal qui le rongeait.

Chacal était entre les mains de Dieu, mais il ne pouvait s'empêcher de piquer Hérisson :
Que ce soit la mort de ta race ! Rassasie-toi de toutes les saletés que tu as mangées. Tes intestins s'écoulent comme de l'eau de sainbois et, malgré cela, tu ajoutes à ton estomac tant d'eau que le courant va t'emporter. Toi que l'on que l'on a surnommé chasseur d'insectes, par toute la terre, tu te ravales au niveau du bétail rongeur de caroubes. Que Dieu achève le malheur où tu t'es mis.
Chacun, répondit Hérisson, sait ce qui lui convient : les gens de bien trouvent le bien ; les méchants meurent dans leur malheur.

Il trottina vers son terrier pour s'y mettre à l'aise.

Chacal perdait ses poils, arrachés par les genêts. Ses côtes saillaient ; on aurait pu les compter. Son intestin se relâchait ; il était noyé dans ses excréments. C'était la fin. Des essaims d'insectes et de mouches l'entouraient en bourdonnât au-dessus de sa tête.

Deux, trois jours (passèrent) ; le propriétaire du champ vint voir son bien. L'odeur de charogne l'accueillit. Avançant de quelques pas, il découvrit le chacal, sale, plongé dans ses déjections incapable de bouger ni pied ni patte.
C’est bien fait pour toi, dit l'homme ; récolte ce que tu as semé. Le filet de la justice divine t'enserre. En as-tu égorgé, les bêtes sans parole ! En as-tu étranglé, des chevreaux après leur avoir uriné dans les oreilles ! C'est bien fait pour toi. Dieu t'a noyé dans tes excréments et tu les as mangé sans dire tes grâces. Celui qui a mangé la poule de l'Iflis devra la remplacer par la sienne. Je ne vais pas gaspiller une cartouche pour toi. Mes mains répugnent à te toucher : d'un bon coup de pied, je vais t'envoyer au ravin ; l'eau est assez forte pour t'emporter.

Il l'envoya, d'un coup de pied, plonger dans un tourbillon d'eau. Chacal s'y enfonça, puis, le froid le saisissant, il commença à se débattre dans l'eau. Sans le vouloir il avala grosse quantité d'eau. Luttant contre le courant, il sortit du torrent. Il se secoua et fila ; l'eau l'avait sauvé.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #eau, #herisson, #sans, #ton

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Publié le 13 Septembre 2012

Au commencement du monde, lorsque rien n’était comme maintenant et tout était différent, le chacal, animal carnassier d’Afrique et d’Asie, n’avait pas le comme il l’a aujourd’hui.

A cette époque, le soleil n’habitait pas encore dans le ciel, il vivait sur la terre, parmi les bêtes et les fleurs, les arbres et les ruisseaux, les rivières et les mers. Bien sûr, cela ne lui plaisait pas du tout et aux animaux, aux plantes, aux éléments non plus.

L’endroit où vivait le soleil était une fournaise. Il y faisait une chaleur suffocante et tout risquait à tout moment de s’enflammer. Les animaux fuyaient le soleil, les rivières s’évaporaient, les plantes séchaient sur pied et le soleil était bien malheureux. Il restait toujours tout seul, dans son coin de désert, couché sur le sable, gémissant sur son sort et voulant être ailleurs, autre part, n’importe où. Enfin, pas vraiment n’importe où puisqu’il aurait voulu aller au ciel. Mais comment faire ?

Le soleil n’avait qu’un seul et unique ami et c’était le chacal. Quand celui-ci vit le soleil se désoler et qu’il apprit ce qu’il voulait, il lui proposa son aide :
« Tu veux aller au ciel ! Fort bien ! Je vais t’y emmener. Assieds-toi sur mon dos ».

Le soleil le remercia et, sans plus attendre, lui grimpa sur l’échine. Le chacal prit son galop, mais même pour avec des pattes véloces, le ciel était bien trop loin. En plus, le soleil, installé sur son dos, lui brûlait l’échine. Quand il n’y put plus tenir, il s’arrêta et demanda :
« Soleil, descends, je t’en prie. Juste pour un moment. Tu me brûles trop !»

Mais le soleil, qui craignait que le chacal ne l’abandonne, ne bougea pas. Bien plus, il se cramponna au pelage de sa monture et y resta agrippé jusqu’à ce que le chacal reprenne sa course et le dépose tout au bout de la terre, là où elle se termine et où le ciel commence. Arrivé sur place, Le soleil sauta directement de l’échine du chacal dans le ciel.

Depuis ce jour, le soleil est au ciel et le chacal à l’échine roussie comme s’il était passé par le feu.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Le gibier se faisant rare, le lion convia, un certain jour d'été, l'hyène et le chacal à chasser avec lui. L'association se révéla fructueuse :

Au bout de peu de temps antilopes et gazelles jonchaient le sol. Un plantureux repas s'offrait aux chasseurs. Le lion, équitable par nature, demanda à l'hyène de faire les parts de chacun, De sa puissante mâchoire, cette dernière eut tôt fait de tailler le gibier en pièces, qu'elle disposa en trois tas sensiblement égaux.

- Fort bien, dit le lion, quand elle eut terminé son ouvrage, mais que signifient ces tas ?

Celui-ci, dit l'hyène, est pour toi, cet autre pour moi, et le dernier pour le chacal

Deux puissants coups de patte qui renversèrent l'hyène firent la première réaction du lion, qui expliqua ensuite :

Ce n'est pas une façon de partager, les gens ont bien raison de dire que ton esprit est obtus.

Le lion reprit son calme et dit en s'adressant au chacal :

Essaie à ton tour de régler cette question

Le chacal rétablit les tas de viandes éparpillés par le lion et dit :

Ce premier tas est pour toi, ce deuxième est pour ton repas du soir et ce troisième tas pour ton déjeuner de demain.



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Rédigé par orange8454

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