herisson

Publié le 13 Septembre 2012

Rédigé par orange8454

Publié dans #enfant, #herisson, #poesie

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Publié le 13 Septembre 2012

C’est l’histoire d’un chacal, d’un hérisson et d’un lion qui s’associèrent pour la culture d’un champ. S’étant mis d’accord, ils labourèrent, moissonnèrent, vannèrent et enfin s’apprêtèrent à partager la récolte. Quand le boisseau fut apporté, on pria le chacal de procéder à la mesure.

Ayant acquiescé, il s’empara de la boisson et se mit à mesurer : "Voilà une part pour moi, annonça-t-il, en voilà une pour tonton lion, et une pour tonton hérisson..."le lion lui envoya un coup de patte qui lui arracha la peau du crâne.

Alors le hérisson lui enleva le boisseau ; "Mais tu ne sais pas mesurer", s’exclama-t-il, et il ajouta : "Le partage, c’est pas comme ça que ça doit se passer" puis, prenant la mesure, il commença ainsi :"En voilà une pour tonton lion, en voilà deux pour tonton lion, en voilà trois pour tonton lion, en voilà quatre pour tonton lion, en voilà cinq pour tonton lion, en voilà six pour tonton lion, en voilà sept pour tonton lion, en voilà huit pour tonton lion et en voilà une pour moi et une pour toi, chacal."

"Mais qui donc, s’exclama le lion, t’a inculqué de si bonnes manières ? "

"Ça, dit le hérisson, c’est ce bon chacal avec son crâne en sang"

Moralité : il faut savoir apprendre des erreurs des autres


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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #herisson, #lion, #mesure, #tonton

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans ce conte marocain, une vipère demande des comptes à un homme et en appel au jugement des animaux, qui ne sont pas tendre avec lui. Seul le hérisson rend un jugement favorable, dont l'homme aurait bien fait de tenir compte, on le comprendra à la fin....
C'est l'histoire d'un homme qui était en déplacement. Arrivé au bord d'un ruisseau, voilà qu'il trouva une vipère.
Eh l'homme, lui dit-elle, je vous en conjure, faites moi passer.
C'est ça, ma bonne dame, fit le voyageur, je m'en vais vous faire passer et alors ne voudrez plus descendre.
Pour sûr, protesta-t-elle, je vous en vous en ferai promesse solennelle.
C'est entendu, dit-il, où vais-je vous mettre ?
Jetez-moi simplement sur votre épaule. Il la prit donc sur son épaule. Et quand il l'eut fait passer, elle ne voulut plus descendre.

Elle lui signifiait qu'elle le citait en justice :
Nous allons soumettre notre litige au chameau que voilà, lui dit-elle. Le chameau, lui, était vieux ; il ne se levait plus.
Sil me condamne à descendre, ajouta-t-elle, je descendrai ; s'il vous condamne à me porter, vous ne porterez.

Quand ils furent près du chameau, elle dit à celui-ci :
Pour ce qui est de ce fils d'Adam, partout où il me trouve, il me tue. Et vous, maintenant, comment allez-vous trancher entre nous ?
Faites- lui un nœud coulant, dit le chameau. Tant que j'étais en bonne santé et que je transportais de lourdes charges, je vivais dans l'intimité de l'homme. Maintenant que j'ai perdu la santé, eh bien vous voyez dans quel état il m'a abandonné.

Ils partirent et se rendirent auprès d'un cheval.
Voilà, lui dit la vipère, je vous ai amené cet individu, pour que vous nous fassiez justice.
Il n'y a pas d'autre justice pour lui, dit le cheval, que celle-là même que vous lui avez faite là. Au temps où j'étais en bonne santé, il m'avait confectionné une selle et une rêne brodée, et il me faisait ferrer en temps utile ;
et j'avais droit à toute sorte de fourrages et à tout ce qui me faisait besoin. Je le sauvais du milieu de l'ennemi et le ramenais dans le camp ami. Maintenant que j'ai perdu la santé, eh bien vous voyez dans quel état l'homme m'a abandonné. Serrez-lui le nœud coulant à lui en faire jaillir les yeux des orbites.

En voilà deux, dit la vipère à l'homme, à qui nous avons soumis notre différend. Chez qui voulez-vous encore aller ?
Je ne vous en demande plus qu'un seul, dit-il.
C'est entendu, accorda-t-elle, mais à quelque personne que nous nous adressions, vous trouverez dans son arbitrage les conséquences de votre comportement.

Ils se rendirent chez le hérisson.
Pour l'amour de Dieu, chef, dit l'homme, il faut que vous me rendiez justice avec cette créature. Elle m'a demandé de lui faire passer le ruisseau. Je l'ai fait. Elle ne veut plus descendre.
Vos lois ne sont pas les miennes, dit le hérisson.
Et pourquoi n'avez-vous pas les mêmes lois que nous ? demanda la vipère.
Parce que, dit-il.
Non, non, insista la vipère, prenez la décision qui vous semblera bonne, et faites nous la nous savoir.
C'est que, dit le hérisson, les gens du ciel, ceux de la terre n'ont pas à les juger.
C'est donc à moi que vous faites allusion ? demanda la vipère.
Parfaitement, dit le hérisson, si en effet vous voulez obtenir justice, il vous faut descendre à terre afin que je prononce ma sentence. Et après, vous ferez comme il vous semblera bon. Elle descendit donc.

Et maintenant, lança le hérisson à l'homme, voilà le vivant par terre et vous, vous avez la mort dans la main. Qu'est-ce que vous attendez d'autre ? L'homme aussitôt frappa la vipère et la tua.

Quand il l'eut tuée, il se pencha sur le hérisson et lui dit :
Je m'en vais t'emporter pour te donner à des gamins.
Est-ce vraiment indispensable que j'aille avec toi ? demanda le hérisson.
Absolument, dit l'homme.
Au nom du ciel, supplia le hérisson, c'est que j'ai des enfants, et tu connais bien les droits qu'ils ont sur nous. En quelque état que je les laisse, c'est ainsi qu'ils resteront. Il faut que tu m'accompagnes pour passer les voir.
D'accord, fit l'homme et il partit avec lui.

Ils arrivèrent à l'entrée d'un terrier dans lequel il y avait une vipère.
Je t'en prie, dit le hérisson, il faut que tu m'aides. C'est que mes enfants sont assez désobéissants. Il suffit que je leur dise : "Allez", pour qu'ils me fassent des difficultés pour sortir. Toi, barre-leur la route, et le premier qui sort tu l'attraperas.

Le hérisson entra dans le terrier. Quand il arriva auprès de la vipère, il mit la tête contre les pieds, se roula en boule et piqua la vipère.

L'homme, de son côté, se coucha complètement sur le ventre et se mit à observer attentivement la venue des petits du hérisson.

Quant à la vipère, dès qu'elle sortit elle tomba sur l'homme qui était là à guetter. Et vlan, elle le mordit. Le hérisson, qui la suivait, eut la surprise de constater qu'elle en avait déjà terminé avec lui.
Et voilà, s'écria-t-il, comment on joue un bon tour à quelqu'un !


 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #demande, #descendre, #herisson, #homme, #vipere

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Publié le 13 Septembre 2012

Il advint une année de famine pour les bêtes sauvage habitant le maquis. Tout ce qui avait petites oreilles dressées et pattes trottinant mourait de faim, tous ceux qui disent ; nous voulons dormir.

S’étant donné le mot, ils rassemblèrent sur une croupe buissonneuse, se mettant à l'abri de bouquet de cactus, pour n'être pas vus de ceux qui possèdent les énormes molaires, les défenses et les griffes. Il y avait là chacal et Hérisson, chacun de son côté. Ils surveillaient, se souvenant des méchancetés qu'ils s'étaient faits.

Tous ceux qui faisaient cercle étaient bien maigres, sauf Hérisson, chasseur de vermine, qui n'avait pas souffert ; il avait pris du ventre.
Chacal se sentait des démangeaisons au menton, il avait envie de manger Hérisson. Sa bouche s'humectait et laissait déborder sa salive. Il se disait :
Ô Morceau de poitrine,

le manque de force me prive de toi.

Les autres bêtes ne savaient que dire. Ils se demandaient d'ou leur viendraient les vivres. Tout à coup, le chat, fils de lion, parla ; il leur rappela le repas que le lion leur avait offert quand il avait eu la fièvre :

Quelle galopade ce jour-là ! Nous nous sommes mis en route tout tremblants ; nous craignons que le roi des animaux ne nous dévore ; c'est lui qui nous a fait manger. Il y avait de tout et du meilleur. Que de lait nous avons bu ! Que de viandes nous avons mangées ! Combien d'œufs avaient été cuits !

Et encore, Chacal, ave ses petits yeux malins, en rajoutait :
Malgré les pièges que je lui avais tendus les mangeailles qui avaient été servies. Avec des cris, ils dirent ce que chacun préférait.

Le chat venta le lait :

Jamais ne reviendra un jour pareil ; j'ai lapé tant de lait que ma bedaine en était toute gonflée.

Chacal, mangeur d'agneaux, dit :

Tu t'y connais, muet mangeur de rats ? Y a-t-il meilleur qu'un morceau de plat de côtes ? Même pour un malade, il en faut très peu.

Le serpent dit :

Plaisanteries que tout cela. Pour moi, rien ne vaut les œufs. Ce jour-là, Dieu m'a comblé ; j'en ai gobé un tas énorme. Si cela ne dépendait que de, je ne dépenserais pas mon argent pour des broutilles et ne chercherais que les œufs qu'on n'a pas besoin de mâcher.

Ils faisaient de plus de vacarmes en raison de l'appétit et la gourmandise qui les possédaient. Hérisson, qui avait l'estomac bien garni, avait la tête cassées de tous ces discours et n'y trouvait aucun sens : autant semer dans la rocaille. De sa petite voix, il dit :
Laissez-moi tranquille, imbéciles qui cherchez l'impossible. On dit : Les At-Ghorbri, quand ils rêvent de figues, ils en parlent. Dans la disette où nous sommes, une figue tombée avant maturité, nous ne trouvons pas à nous la mettre sous la dent et vous demandez des denrées hors de prix ; de la viande, des œufs, du lait. La viande est appréciée ; la bonne viande nous l'aimons tous mais elle vient de la montagne infertile. Pauvres de nous, sur qui règne la faim, puissions-nous parvenir à avoir des œufs et du lait ; eux aussi nourrissent la viande ; l'œuf, c'est la chair qui le produit et il engendre la viande emplumée. Le lait vient de la viande et fait grossir nos enfants. Pour la santé, manger un œuf, qui boit du lait mange de la viande.

Chacal, tout ce qui disait Hérisson sur la viande, il n'essayait pas de le comprendre ; il n'entendait. Il ne détournait pas ses yeux de la bedaine d'Inisi.

Celui-ci s'en rendait compte. Il voyait chacal se gratter le menton, se demandait par où il allait le prendre. Il lui dit :

Ta barbe te démange. Ben Yakoub ; puisses-tu faire bientôt un bon repas de viande ; pour toi elle ne manque pas donc d'abord un fruit, pour t'ouvrir l'appétit, supprimer tes tiraillements d'estomac.

Il prit une figue de barbarie, avec toutes ses épines et dit à Chacal :

Ouvre la bouche et ferme les yeux.

Chacal brûlait d'impatience ; il ouvrit la bouche, en fermant les yeux. Hérisson, sans barguigner lâcha la figue qui alla se coincer dans le fond du gosier. Chacal, la gorge pleine d'épines ne pouvait plus respirer : la figue était si bien bloquée dans son gosier qu'il ne pouvait ni parler ni crier.

Toutes les bêtes présentes défaillaient de rire. Le crapaud avait un ventre si gonflé qu'il risque d'en éclater. La cigale crissait à en perdre le souffle. Hérisson, déclara :
De ce peu d'épines d'une figue de Barbarie, tu ne peux venir à bout ; que serait-ce de moi ? Au revoir ; fasse Dieu que ne tu ne puisses ni l'avaler ni la rejeter.

Il battit le sol de ses petites pattes et, en trottinant, il s'en alla.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #herisson, #lait, #oeuf, #viande

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette année-là fut une année de faim et de soif. Les gens mouraient, les bêtes aussi. Les oiseaux et les fauves furent atteints. Les insectes même eurent à souffrir. Il y avait de quoi dire ; cette année est misère pour tous : "nous allons renvoyer nos femmes. Au printemps, nous les reprendrons pour qu'elles nous glanent quelques maigres épis d'orge".

Un jour, Chacal et Hérisson voyageaient ensemble. Tenaillés par la faim, ils se dirigèrent vers le dépotoir du village. Hérisson l'exploita soigneusement, lentement. Il découvrit une vieille boîte de lait jetée là par une femme chargée de jeunes enfants. Il avala le tout, sans respirer, comme un mourant ; on dit que la faim n'a pas de pudeur.

Chacal, lui, à moitié fou, se contentait de renifler toutes les vielles boîtes vides. Il eut vite fait le tour du fumier. Soudain, comme frappé d'un soufflet, il se souvint de Hérisson. Ayant dressé l'oreille, il entendit le bruit de boîte : A quoi est-il accroché, celui-là ? se demanda-t-il.

Il se précipita vers Hérisson et vit qui achevait de lécher le bord de la boîte. Il le bouscula et la lui vola, mais "celui qui avait mangé était rassasié ; à l'autre, le plat était enlevé".

Il comprit que la précipitation ne servirait à rien. Il s'approcha du fumier et se mit à le fouiller méthodiquement. Il trouva le cadavre d'un animal crevé, plein de vers et dégageant une odeur de cercueil. Il avala en toute hâte ; la faim, dit-on, l'emporte sur la répugnance.

Toute la nuit, ils rôdèrent sur le dépotoir ; on aurait dit un terrain défoncé par un ménage de sangliers. Ils ne trouvèrent rien d'autre que ce peu de lait et cette charogne ; c'était toujours autant : ils avaient aveuglé leur faim. Au matin ils reprirent leur chemin, en piteux état. Leur estomac leur semblait aussi chargé que des grenades. Un hoquet de mort les secouait ; la douleur leur remontait dans les flancs ; des vagues (de souffrance) leur passaient d'un coté à l'autre ; leurs intestins gazouillaient et parlaient anglais. Ils avançaient pas à pas, s'arrêtant subitement ; ils dégorgeaient, comme le goulot d'un pot, et par le haut par le bas. Ils atteignirent enfin le bord d'un torrent s'y étendirent, les pattes allongées, comme deux coquelicots (fauchés). Ils étaient trempés des sueurs (causées par la rencontre) de l'Ange de la Mort. Chacal restait allongé, sans vie. Quant à Hérisson, dès qu'il se fut un peu reposé, en se traînant péniblement, il parvint à atteindre l'eau. Il se mouilla la bouche ; il sentit qu'il reprenait vie ; le voilà noir de l'Au-delà disparaissait de devant sa vue. Il se précipita, buvant à longs traits ; ses flancs se gonflaient ; il se remettait très nettement. Il se mit alors à grignoter des gousses de caroubier, car il savait qu'elles lui assècheraient l'intestin et en feraient disparaître le mal qui le rongeait.

Chacal était entre les mains de Dieu, mais il ne pouvait s'empêcher de piquer Hérisson :
Que ce soit la mort de ta race ! Rassasie-toi de toutes les saletés que tu as mangées. Tes intestins s'écoulent comme de l'eau de sainbois et, malgré cela, tu ajoutes à ton estomac tant d'eau que le courant va t'emporter. Toi que l'on que l'on a surnommé chasseur d'insectes, par toute la terre, tu te ravales au niveau du bétail rongeur de caroubes. Que Dieu achève le malheur où tu t'es mis.
Chacun, répondit Hérisson, sait ce qui lui convient : les gens de bien trouvent le bien ; les méchants meurent dans leur malheur.

Il trottina vers son terrier pour s'y mettre à l'aise.

Chacal perdait ses poils, arrachés par les genêts. Ses côtes saillaient ; on aurait pu les compter. Son intestin se relâchait ; il était noyé dans ses excréments. C'était la fin. Des essaims d'insectes et de mouches l'entouraient en bourdonnât au-dessus de sa tête.

Deux, trois jours (passèrent) ; le propriétaire du champ vint voir son bien. L'odeur de charogne l'accueillit. Avançant de quelques pas, il découvrit le chacal, sale, plongé dans ses déjections incapable de bouger ni pied ni patte.
C’est bien fait pour toi, dit l'homme ; récolte ce que tu as semé. Le filet de la justice divine t'enserre. En as-tu égorgé, les bêtes sans parole ! En as-tu étranglé, des chevreaux après leur avoir uriné dans les oreilles ! C'est bien fait pour toi. Dieu t'a noyé dans tes excréments et tu les as mangé sans dire tes grâces. Celui qui a mangé la poule de l'Iflis devra la remplacer par la sienne. Je ne vais pas gaspiller une cartouche pour toi. Mes mains répugnent à te toucher : d'un bon coup de pied, je vais t'envoyer au ravin ; l'eau est assez forte pour t'emporter.

Il l'envoya, d'un coup de pied, plonger dans un tourbillon d'eau. Chacal s'y enfonça, puis, le froid le saisissant, il commença à se débattre dans l'eau. Sans le vouloir il avala grosse quantité d'eau. Luttant contre le courant, il sortit du torrent. Il se secoua et fila ; l'eau l'avait sauvé.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #eau, #herisson, #sans, #ton

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