Publié le 13 Septembre 2012

Aden était le plus entêté d’entre les hommes et Nouya la plus obstinée d’entre les femmes, que je sois puni si je mens ! Un jour qu’ils étaient tous les deux à table, assis devant un succulent méchoui, ils s’aperçurent que la porte de la maison était ouverte.


- Va donc la fermer, dit Aden.


-Ferme-la toi-même, répliqua Nouya.


- Je suis le mari et toi la femme, insista Aden.


- C’est moi qui depuis ce matin, travaille dans la maison, donne à manger aux animaux et a fait la cuisine dont tu te lèches les doigts.


- C’est bon, le premier qui ouvrira la bouche pour parler, celui-là ira fermer la porte.


Néanmoins, comme Nouya était encore plus obstinée que bavarde, elle garde le silence et les époux se remirent au plat de méchoui sans échanger une parole, tandis que la porte demeurait ouverte.


Or, un chien qui passait entra dans la maison, nul ne se levant pour le chasser, il flaira le bon plat et se mit à le manger. Les époux demeuraient silencieux. Quand l’animal eut fini, ne laissant au fond du plat que l’os de la jambe du mouton, Nouya prit cet os et l’attacha à la barbe de son mari ; aussitôt le chien se précipita et tira sur l’os, et, en même temps sur la barbe d’Aden.


- J’aime mieux aller fermer la porte, dit Aden.

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #aden, #ferme, #maison, #nouya, #porte

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Publié le 13 Septembre 2012

C’est l’histoire de Yakali de Meknès. C’était un fabricant de tapis merveilleux ; les tapis qui sortaient d’entre ses mains se vendaient au poids de l’or, mais il avait un défaut qui était la vanité.


- Nul dans l’Empire ne fait des tapis aussi beaux… je suis le plus malin des malins.


Or, un jour un marchand passant par Meknès l’entendit parler ainsi, il prit un tapis et dit :


- Ya Yakali, tu es un artisan d’entre les artisans et cependant je sais un homme qui fait des tapis aussi beaux sinon plus beaux que les tiens. En toutes choses il est plus malin que toi.


Vexé au plus profond, il demanda, quel est donc cet homme et où est sa demeure ?


- Comme toi, il se nomme Yakali et il habite Fez.


Le vaniteux commença à haïr son concurrent inconnu et son cœur lui conseilla d’aller le voir et de lui jouer quelque méchant tour pour prouver qu’il était plus malin que lui.


Ainsi, il partit un jour pour Fez, la magnifique. Il alla tout droit vers le souk des marchands de tapis. Il aperçut dans une échoppe un homme accroupi qui fabriquait un tapis.


- Je suis Yakali de Meknès, je voudrais rencontré Yakali de Fez.


L’homme répliqua :


- C’est facile, je vais le chercher et le ramène à l’instant. Mais comme je suis pressé et que je n’ai pas de temps à perdre, puisque tu fais aussi des tapis, continue celui que j’ai commencé, car il m’est commandé et doit m’être payé un bon prix.


- Il sera fait selon ton désir.


Yakali de Meknès s’accroupit à la place laissée vide par son confrère et il se mit au travail en ruminant dans sa tête le beau tour qu’il allait jouer à ce Yakali de Fez que l’on disait si malin.


Trois heures passèrent, puis quatre, le tapis était fini. Yakali impatient, se leva et avisnat un passant, il demanda :


- Pourrais-tu me dire où est passé le propriétaire de cette échoppe ? Cela fait quatre heures qu’il est parti.


- Viens avec moi et je te le montrerai.


Yakali de Meknès suivit l’inconnu  jusqu’au coin d’une place, dans un petit café, le propriétaire de l’échoppe jouait aux dames avec des amis.


Mécontent, Yakali de Meknès s’écria :


- Voilà pourtant comme il cherche, ainsi qu’il me l’a promis, Yakali de Fez à qui je veux jouer un bon tour pour lui prouver que je suis plus malin que lui.


Alors l’inconnu se mit à rire.


- Il n’a pas à le chercher, c’est lui-même Seulement, je crois que c’est lui qui a joué le bon tour et que, des deux malins, c’est lui le plus malin. Il a fait travailler durant quatre heures Yakali de Meknès et il lui a fait finir son tapis que lui s’offrait du bon temps.

 

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #jour, #malin, #meknes, #tapis, #yakali

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Publié le 13 Septembre 2012

Un chrétien, un croyant et un juif étaient en voyage, ils n’avaient pour se rassasier qu’un plat de couscous pour une personne.


- Il faudrait dit le chrétien, jouer aux dés et le gagnant mangera le couscous.


- Non répondit le croyant, il est écrit : « les jeux de hasard sont une abomination inventée par Satan » ; pourquoi ne lutterions-nous pas entre nous et le vainqueur mangerait le couscous ?


- Non, protesta le juif, la force brutale n’est pas un argument, je propose ceci : « nous dormirons tous les trois et au réveil, celui qui aura fait le plus beau rêve mangera le couscous.


Il n’y avait rien à dire contre cette sage proposition. Ils s’endormirent tous les trois. Lorsqu’ils se réveillèrent chacun d’eux raconta son rêve.


Le chrétien dit : moi, j’ai rêvé que je rencontrais Saint Pierre. Il me disait « tu as toujours été un bon chrétien, fidèle à la loi de Dieu, je vais te faire visiter son paradis ». Alors Saint Pierre, me prenant par la main m’a promené au pays des bienheureux, des anges chantaient sur la harpe les louanges du très-haut ; cette musique m’a réveillé.


Le croyant dit : moi, la jument Bourak m’en emporté au ciel, j’y ai trouvé le Prophète, sur lui le salut ! Il m’a adressé la parole en ces termes : « mon fils tu as toujours suivi es préceptes du Livre, je veux te faire connaître le Jardin destiné aux croyants ». Me prenant par la main, il m’a emmené à travers ce Jardin. Il y avait partout des fleurs, des bassins, des fontaines… L’éblouissement m’a réveillé.


Le juif paraissait un peu embarrassé.


- Raconte-nous donc ton rêve, dirent les deux autres.


- Oh ! répliqua le fils d’Israël, le mien est bien simple comparé aux vôtres, cependant il n’est pas sans mérite. Moi, j’ai rêvé que je rencontrais un homme ; ce n’était ni Saint Pierre, ni le Prophète, ce n’était qu’un homme, mais il était armé d’une trique ; il ne m’a pas proposé de me faire visiter le Paradis ou le Jardin des Bienheureux, il ne m’a pas fait de compliments, mais il m’a menacé de me casser la tête si je ne mangeais pas à l’instant. Alors, je vous ais appelés, seulement, comme l’un de vous était au Paradis et l’autre au Jardin, vous ne m’avez pas entendu… et j’ai mangé le couscous…

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #chretien, #croyant, #jardin, #m’a, #reve

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans un village du Maroc, tout près d'une grande et profonde forêt de chênes lièges, vivait Haïna et sa famille. Haïna était belle et heureuse, heureuse car elle allait bientôt épouser son cousin Adil.

 

Un jour, un jour, les filles du village se rassemblèrent pour aller ramasser du bois dans la forêt, naturellement Haïna les accompagna. Il faisait très beau ce jour-là et dans la journée personne n'avait peur de la forêt. En fin d'après-midi, les fagots de brindilles ficelés, toutes les filles se préparaient à reprendre le chemin du village mais, le ciel se couvrit rapidement d'épais nuages noirs, le tonnerre gronda, un orage allait éclater. Dans l'épaisse forêt, il fait bientôt très sombre et ce fut ce moment-là que choisit un roule, un ogre affreux si tu préfères, pour sauter d'un arbre au milieu des filles. Toutes s'échappèrent en criant très fort, Haïna courut très vite mais le roule se précipita sur elle, l'attrapa d'un seul bras et l'emporta dans sa tanière.

 

Personne, non personne, n’eut le courage d’annoncer à Adil, le fiancé de Haïna, la disparition de la jeune fille. Chacun savait que Haïna avait du être mangé par l’ogre. Chacun savait aussi que Adil le courageux voudrait venger Haïna. Mais chacun savait enfin que les roules étaient plus forts que tous les plus courageux jeunes hommes de la terre alors pourquoi laisser partir inutilement Adil se faire tuer, hein !




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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois dans une région du haut Atlas, un vieux sultan et n’est sultan que Allah le tout puissant, qui était de caractère exigeant mais très honnête ; il était père d'une jeune fille, la princesse Tinarouz. Très curieuse de tout, elle avait les yeux noirs comme la nuit, de longs cheveux et un voile qui recouvrait son visage.

Celle-ci désirait se marier le premier jour du printemps et voulait comme cadeau le coffre en argent qui se trouvait au grenier et qui appartenait à son arrière-grand-mère. Il ne restait que cinq jours avant l’arrivée du printemps et le roi n'ayant pas trouvé de jeune prince à qui marier sa fille.

Le jour arrivé, très triste et ennuyé, le sultan alla voir sa fille pour lui dire que se marier ce jour-là précisément était impossible. La princesse en fut très triste et alla dans sa chambre.

Myriam, sa servante lui demanda ce qui n'allait pas et la princesse lui répondit que son père avait dit qu'elle ne pouvait pas se marier le premier jour du printemps. Myriam, qui était un peu sorcière, lui donna une pierre et lui dit :

" Frotte cette pierre sur ton cœur et en même temps fais un vœu et il se réalisera le jour que tu désires "

Et elle fit ce que la servante lui avait demandé. Tinarouz demanda bien sûr de se marier avec un prince le jour de son anniversaire.

Quand le grand jour fut arrivé, le sultan fit descendre le coffre en argent jusqu'à la salle du trône et ordonna de le déposer devant sa fille.

Et quand Tinarouz l'ouvrit, elle poussa un cri. Car, devinez ce qu'il y avait à l'intérieur ? Dans le coffre, se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme la couleur de la rivière près de la Kasbah.

Le jouvenceau avait les cheveux bruns et un chapeau sur la tête.

" Qui êtes-vous ? " demanda la princesse.

" Je ne peux pas vous le dire, mais je suis venu vous demander votre main si votre père est d’accord "

Certes le prince était beau mais le sultan et la princesse se demandaient s'il était bon et courageux. Aussi le sultan dit-il au prince que pour obtenir la main de sa fille, il fallait combattre le « Ghoul à sept têtes » qui régnait dans la forêt près de la rivière qui coulait près de la Kasbah.

Le lendemain matin, le jeune homme, armé d'une épée, alla à cheval jusqu'à la forêt où se trouve le « Ghoul à sept têtes ».

Une fois arrivé à la forêt et au bout de quelques instants, le jeune homme sentit la terre trembler en dessous de lui et vit les arbres bouger. Soudain apparut, tachetée de rouge entre les arbres, une grosse créature à sept têtes vertes. Le « Ghoul » commença à jeter des flammes qui entourèrent le jeune prince qui s'alarma :

" Mon dieu, que vais-je faire entre ces flammes ? ".

Mais au moment où il allait se faire brûler, une chose surprenante arriva : la rivière sortit de son lit et se dispersa dans la forêt qui fut inondée. Le jeune homme profita de cet effet de surprise pour couper les sept têtes du « Ghoul » d’un seul coup puis il les emporta dans un grand sac et retourna au village sur son cheval blanc. Une fois arrivé au village, il déposa le sac devant le sultan et sa fille.

" As-tu tué le Ghoul ? " demanda le roi.

" Oui " répondit le jeune homme et il ouvrit le sac.

" Donc je t'accorde la main de ma fille " reprit le sultan.

Et c'est ainsi que la princesse put épouser le prince.

Ils vécurent quelque temps heureux, mais un jour qu'ils mangeaient au bord d'une rivière bleu turquoise, Tinaruz demanda au prince d'où il venait et comment il s'appelait.

" Si je te le dis, il nous arrivera un malheur "

Mais la princesse insista tellement que le prince allait commencer à lui dire qui il était et d'où il venait quand il se reproduisit le même événement qu'avec le «Ghoul» : la rivière ressortit de son lit en engloutissant le prince.

La princesse courut jusqu'à la Kasbah de son père. Désespérée, elle lui raconta la mésaventure du prince. Des jours passèrent et Tinaruz se lamentait de la disparition de son mari.

Un soir où la lune se reflétait dans la rivière, Myriam, qui se promenait au bord, vit apparaître de petites lumières qui dansaient sur l’eau et soudain la rivière s'ouvrit.

Myriam vit alors un vieil homme à la barbe blanche assis sur le trône et à côté de lui se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme l'eau, aux cheveux bruns et qui portait un petit chapeau.

Myriam reconnut tout de suite le mari de la princesse et courut avertir sa maîtresse de cette apparition :

" Princesse ! Princesse ! J’ai vu le jeune homme que tu as épousé "

" Amène-moi à lui " lui dit brusquement la princesse.

Myriam conduisit donc Tinaruz au bord de la rivière et comme sa servante, elle aperçut le vieux monsieur assis sur le trône et à côté de lui le jeune prince.

La princesse reconnut aussitôt son mari et se mit à danser devant lui et le vieux monsieur.

Tout à coup, le prince lui aussi reconnut celle qu'il avait épousée et éleva la voix :

" Père, regarde c'est avec elle que je me suis marié "

Le vieux monsieur demanda :

" Toi, belle étrangère, que fais- tu ici ? "

" Je suis venu chercher l'homme que j'ai épousé "

" Tu as la promesse du roi des eaux mais souviens-toi toujours de la raison pour laquelle tu as perdue ton époux. La curiosité peut être dangereuse ! "

Et les eaux se refermèrent laissant sur la rive Tinaruz et le prince, heureux de se retrouver.

 

 

 

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Rédigé par orange8454

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