Publié le 13 Septembre 2012

Le Père fouettard, compagnon de Saint-Nicolas bien connu en Lorraine et dans les pays rhénans, a un aspect repoussant analogue à celui des croquemitaines. Le soir du 5 décembre, il brandit ses verges pour menacer les enfants désobéissants, alors que le « bon saint mitré » distribue ses friandises. Suivant les régions, il se présente sous divers aspects sombres, hirsutes ou zoomorphes (bouc, âne…), démultiplié parfois même, et il connaît différentes appellations, comme celle de « Hans Trapp » en Alsace. Le Père Fouettard et Saint-Nicolas personnalisent à eux deux le côté ambivalent du distributeur de cadeaux, généreux mais justicier.

 

Le Père Fouettard appartient aux « masqués » de l’hiver d’origine indo-européenne. Il symbolise le monde de l’ombre et de la mort, en opposition avec celui des vivants. Toutefois, certains lui attribuent des origines historiques : un sévère maréchal alsacien du XVème siècle qui habitait au château de Berwarstein près de Wissenbourg, Hans Von Dratt ou Von Trotha, lui aurait laissé son aspect repoussant et son nom de Hans Trapp. Mais son nom semble plutôt avoir pour origine le verbe alsacien tàppe ou tràppe, « marcher pesamment ».

 

Pour les Lorrains, le Père Fouettard aurait été créé en 1552, pour se moquer de l’empereur Charles Quint qui voulait conquérir Metz. Enfin, selon Arnold Van Gennep, le Père Fouettard aurait été institué par des pédagogues du XVIIIème siècle pour punir les mauvais élèves.

L'image se réoandit peu à peu dans le Nord et c'est ainsiq qu'il connaît de beaux jours en Allemagne, en Hollande, en Belgique terifiant les enfants et soulageant les problèmes éducatifs de quelques parents...

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Rédigé par orange8454

Publié dans #aspect, #aurait, #fouettard, #lorrains, #pere

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher...
Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit.“ Pourriez-vous nous loger ? demandèrent les enfants.

- Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.”
A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper.
“ Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher.
- Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
- Peut-être une tranche de veau ?
- Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !”
Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.

Le grand saint, alla s'asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.

Version chant :

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus
Que le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher, voudrais-tu nous loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p'tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a de la place, il n'en manque pas
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Du p'tit salé, je veux avoir
Qu'il y a sept ans qu'est dans le saloir
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte il s'enfuya

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Boucher, boucher, ne t'enfuis pas
Repens-toi, Dieu te pardonnera
Saint Nicolas alla s'asseoir
Dessus le bord de ce saloir

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Le premier dit "j'ai bien dormi"
Le second dit "Et moi aussi"
Et le troisième répondit "Je me croyais au Paradis"

 
 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #boucher, #champ, #enfants, #petit, #trois

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Publié le 13 Septembre 2012

Une révolte ayant éclaté en Phrygie, l’empereur romain y envoya trois officiers de son armée pour remettre de l’ordre.

Ils embarquèrent dans un bateau à voiles. Mais, pendant le voyage, les vents soufflèrent en sens contraire et ils durent faire escale à Myre. Dans cette ville, les trois militaires sont reçus par l’évêque qui n’est autre que Saint Nicolas. Quelques jours plus tard, les Romains poursuivirent leur voyage jusqu’en Phrygie. Ils rétablirent l’ordre et repartirent à Rome.

Victimes d’un complot pendant leur absence, l’empereur les fit condamner à mort. Saint Nicolas apparut en rêve à l’empereur et lui ordonna de les relâcher. Le lendemain, ils furent graciés par l’empereur.






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Rédigé par orange8454

Publié dans #l’empereur, #officiers, #phrygie, #trois, #voyage

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour, une mère lavait son jeune enfant dans un chaudron dont elle faisait tiédir l'eau dans l'âtre. Or, ce jour-là, une fête était donnée à la cathédrale en l'honneur de Saint-Nicolas. La mère s'y rendit oubliant son enfant dans la marmite qui chauffait.
Quand elle revint, elle trouva son enfant qui jouait dans l'eau bouillante sain et sauf ...

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Rédigé par orange8454

Publié dans #eau, #enfant, #legende, #mere, #sain

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Publié le 13 Septembre 2012

La date de cette légende se situe vers 297. Un riche paysan organisa un jour une très grande fête. Il invita de nombreuses personnes. Le diable se mêla à cette foule travesti en pèlerin. Dans la soirée, le jeune fils du paysan fut conduit dans sa chambre afin d'y dormir. Pendant son sommeil, le diable se glissa dans la chambre de l'enfant et l'étrangla.
Saint-Nicolas, déguisé en mendiant, se présenta à cette fête et insista pour manger dans la chambre où se trouvait l'enfant mort. Quelques instants plus tard, il sortit avec l'enfant ressuscité...

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Rédigé par orange8454

Publié dans #chambre, #enfant, #fete, #legende, #paysan

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