Publié le 13 Septembre 2012
Saint-Nicolas va en voyage
De sa clochette j’entends le son
Tonton (bis), tontaine, ton-ton,
Et sous la poids de ses bagages
On dit que fléchit son ânon
Tonton, tontaine, ton-ton.
loisirs, Photos, Nature, Photographie, Poésie, Voyages
Publié le 13 Septembre 2012
Saint-Nicolas va en voyage
De sa clochette j’entends le son
Tonton (bis), tontaine, ton-ton,
Et sous la poids de ses bagages
On dit que fléchit son ânon
Tonton, tontaine, ton-ton.
Publié le 13 Septembre 2012
chant traditionnel
connu également
sous : “la légende des Trois Clériaux”
1. Tant sont allés, tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher voudrais-tu nous loger ?
2. Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux.
3. Saint-Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?
4. Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a d’ la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper.
5. Du p’tit salé, je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir .
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte, il s’enfuya.
6. Boucher, boucher, ne t’enfuis pas
Repens-toi, Dieu te pardonn’ra.
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de ce saloir.
7. Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint-Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois.
8. Le premier dit : "j’ai bien dormi"
Le second dit : " et moi aussi "
Et le troisième répondit :
"Je me croyais au Paradis ".
Refrain :
Ils étaient trois petits enfants
Publié le 13 Septembre 2012
Il est le protecteur de la vertu des jeunes filles
Saint-Nicolas dota trois jeunes filles que le père voulait livrer à un métier honteux. La dot permit à ces jeunes filles de faire un mariage honorable. C’est pourquoi Saint-Nicolas est également le patron des jeunes filles à marier. Les jeunes filles qui cherchent un mari font le pèlerinage à Saint-Nicolas et doivent marcher sur « la bonne pierre » (dalle perdue dans le pavé de l’église, le tout était de la trouver…) en la basilique pontoise pour être sûres d’épouser l’homme de leurs rêves.
A château-Salins (Moselle), les jeunes filles avaient coutume de se placer à 8 heures du matin sur les marches du portail de l’église, et, pendant que les cloches sonnaient elles priaient Saint-Nicolas de leur trouver un mari à leur goût.
Quand à tous les jeunes hommes désireux de se marier (cette coutume se pratiquait notamment dans les Vosges), le matin de la Saint-Nicolas, ils ne doivent pas manquer de dire, en se levant : « Saint-Nicolas qui mariez les filles avec les gars, ne n’oubliez pas ! ».
Publié le 13 Septembre 2012
Cependant, la plus belle des trois princesses aurait bien voulu savoir qui avait pénétré dans le château et enlevé sa pantoufle.
Elle fit bâtir une hôtellerie sur la porte de laquelle était écrit : Ici l'on boit et mange pour rien, moyennant qu'on raconte son histoire. Un jour, le jeune homme s'y trouva avec sa
mère et son frère. Survint la princesse, qui demanda d'abord à l'aîné de raconter son histoire. L'aîné dit : « Je suis charbonnier ; tous les jours de ma vie je vais au bois pour faire du
charbon : voilà toute mon histoire. - Et vous », dit-elle au plus jeune, « qu'avez-vous à raconter ? ».
Le jeune homme commença ainsi : « Un jour, des voleurs voulurent entrer dans un château ; ce château était gardé par un petit chien, qui aboyait à tout venant. Ils m'ordonnèrent de tuer ce
petit chien, ce que je fis.
La mère du jeune homme lui disait de se taire, mais la princesse l'obligea à poursuivre.
« Quand les voleurs », continua-t-il, voulurent ensuite pénétrer dans le château, je les tuai l'un après l'autre. J'entrai dans une chambre, où je trouvai une belle princesse qui
dormait ; puis dans une seconde, où était aussi une princesse endormie, plus belle encore que la première ; enfin, dans une dernière chambre, où je vis une troisième princesse, également
endormie, encore plus belle que les deux autres. Je pris la pantoufle de cette princesse, et je sortis du château. Cette pantoufle, la voici.
A ces mots, la princesse, toute joyeuse, montra l'autre pantoufle. Quelque temps après, elle épousa le jeune homme.
E. Cosquin, Contes populaires de Lorraine, 1886
Publié le 13 Septembre 2012
Un jour, un mendiant passait dans un village en demandant son pain ; il frappa à la porte d'une maison où demeurait un homme appelé Brimboriau
avec Jeanne sa femme. Jeanne, qui se trouvait seule à la maison, vint lui ouvrir : « Que demandez-vous ? - Un morceau de pain, s'il vous plait. - Et où allez-vous ? - Je m'en vais au
Paradis. - Oh ! bien », dit la femme, « ne pourriez-vous pas porter une miche de pain et des provisions à ma soeur qui est depuis si longtemps en Paradis ? Elle doit manquer de tout. Si
je pouvais aussi lui envoyer des habits, je serais bien contente. - Je vous rendrais ce service de tout mon cœur », répondit le mendiant, « mais jamais je ne pourrai me charger de tant
de choses. Il me faudrait au moins un cheval. - Qu'à cela ne tienne ! » dit la femme, « prenez notre Finette, vous nous la ramènerez ensuite. Combien vous faut-il de temps pour faire le
voyage ? - Je serai revenu dans trois jours. »
Le mendiant prit la jument et partit, chargé d'habits et de provisions. Bientôt après, le mari rentra. « Où donc est notre Finette ? » dit-il. « Ne t'inquiète pas », dit la
femme ; « tout à l'heure il est venu un brave homme qui s'en va au Paradis. Je lui ai prêté Finette pour qu'il porte à ma soeur des habits et des provisions, elle
doit en avoir grand besoin. Je lui en ai envoyé pour longtemps. Ce brave homme reviendra dans trois jours. »
Brimboriau ne fut guère content ; pourtant il attendit trois jours, et, au bout de ce temps, ne voyant pas revenir la jument, il dit à sa femme de se mettre à sa recherche avec lui. Les voilà
donc tous les deux ˆ battre la campagne. En passant près d'un endroit où l'on avait enterré un cheval, Jeanne vit un des pieds qui sortait de terre. « Viens vite », cria-t-elle à son
mari ; « Finette commence à sortir du Paradis. » Brimboriau accourut, et, quand il vit ce que c'était, il fut fort en colère.
Sur ces entrefaites, survinrent des voleurs qui emmenèrent Brimboriau et sa femme. Les pauvres gens trouvèrent moyen de s'échapper, et emportèrent en se sauvant une porte que les voleurs avaient
enlevée d'une maison. Comme il se faisait tard, ils montèrent tous les deux sur un arbre pour y passer la nuit, Brimboriau tenant toujours sa porte. Bientôt après, le hasard voulut que les
voleurs vinssent justement sous cet arbre pour compter leur argent. Pendant qu'ils étaient assis tranquillement, Brimboriau laissa tomber la porte sur eux. Les voleurs effrayés se mirent à crier
: « C'est le bon Dieu qui nous punit ! » Et ils s'enfuirent en abandonnant l'argent. Brimboriau s'empressa de le ramasser, et dit à sa femme : « Ne nous fatiguons plus à chercher
Finette, nous avons maintenant de quoi la remplacer. »
E. Cosquin, Contes populaires de Lorraine, 1886