Publié le 13 Septembre 2012

Un corbeau s'en allait à travers la campagne. Alors qu'il se posait sur un buisson, une épine s'enfonça dans sa patte. Il réussit à l'arracher et il la porta chez une femme. Il lui dit :

Peux-tu me garder cette épine, s'il te plaît. Je reviendrai la chercher.

La vieille accepta, elle prit l'épine et la posa sur la cheminée. Un jour passa, puis un autre, le corbeau ne revenait pas.

Un soir, elle alluma sa chandelle. Mais la mèche était trop basse. Alors la femme prit l'épine pour tirer la mèche. Et voilà que la flamme de la chandelle brûla l'épine, juste au moment où le corbeau arrivait !

Je suis venu chercher mon épine, dit le corbeau.

Ah, mon fils, par malheur ton épine a brûlé. J'ai voulu tirer la mèche de la chandelle avec… Mais le corbeau ne voulut rien entendre, il répéta :

Je veux mon épine. Je t'avais dit que je viendrais la chercher.

Comme la femme ne pouvait lui rendre son épine, il se mit à crier :

Donne-moi l'épine ou la chandelle ! L'épine ou la chandelle ! Cela dura des heures, et à la fin, pour avoir la paix, la femme lui donna sa chandelle. Le corbeau partit avec la chandelle et alla la confier à une vieille femme. Il lui dit :

Peux-tu me garder cette chandelle. Je reviendrai la chercher.

Le soir même, la vieille prit la chandelle du corbeau pour aller traire sa vache dans l'étable. Elle posa la chandelle derrière la vache, sur le sol. Pendant la traite, la vache donna un coup de sabot et cassa la chandelle, juste au moment où le corbeau arrivait !

Je suis venu chercher ma chandelle, dit le corbeau.

Ah, mon fils, par malheur la vache a cassé la chandelle d'un coup de sabot. Mais le corbeau ne voulut rien entendre, il répéta :

Je veux ma chandelle ou la vache ! Il cria ainsi pendant des heures et des heures. La vieille était au supplice. Et à la fin, pour avoir la paix, elle fut obligée de donner sa vache au corbeau.

Le corbeau prit la vache et alla la mener chez une autre femme.

Peux-tu me garder cette vache, s'il te plaît. Je reviendrai la chercher bientôt.

La femme installa la vache dans l'étable. Un jour passa, puis un deuxième, puis un troisième. Le corbeau ne revenait pas. Or, la femme allait marier son fils. Elle attendait beaucoup d'invités.

La femme attendait donc beaucoup d'invités pour le mariage de son fils et le corbeau ne revenait toujours pas chercher sa vache. Elle finit par penser qu'il avait oublié… Elle pensait qu'avec une vache, on peut préparer beaucoup de plats de viande… Elle attendit encore un peu … puis elle décida de tuer la vache du corbeau.

Elle tua donc la vache et put préparer beaucoup de plats délicieux pour tous ses invités. Tous se régalèrent et mangèrent toute la vache.

Quand il n'en resta plus une seule bouchée, juste à ce moment, qui arriva ? Le corbeau, bien sûr, qui n'attendait que ça !

Je viens chercher ma vache, dit le corbeau à la femme.

Ta vache ? ! Je ne l'ai plus. J'ai attendu plusieurs jours et puis, comme tu ne revenais pas, j'ai pensé que tu n'avais plus envie de la reprendre… Alors, comme je marie mon fils, je l'ai prise pour faire le repas de noces… Je l'ai offerte aux invités, aux amis de la mariée, à la famille de la mariée, à la mariée…

Eh bien, puisque tu ne peux pas me rendre ma vache, donne-moi la mariée ! Au début, la femme ne voulait pas écouter une telle sottise mais le corbeau commença à crier :

Je veux la vache ou la mariée ! Je veux la vache ou la mariée ! Il criait et criait et cela dura des heures et des heures. A la fin, pour avoir la paix, on fut bien obligé de le laisser partir avec la mariée.

Le corbeau partit dans la montagne avec la mariée, habillée de ses beaux habits. Il rencontra un berger qui jouait de la flûte. La musique était très jolie, si jolie que le corbeau dit au berger :

Frère, si tu me donnes ta flûte, je te donnerai cette nouvelle mariée.

Le berger réfléchit, mais pas longtemps. La fille était jolie, toute prête à être mariée dans ses beaux habits de noces.

D'accord, répondit le berger.

Et le berger donna la flûte au corbeau et prit la mariée. Le corbeau partit en chantant : J'ai donné l'épine, j'ai pris la chandelle, J'ai donné la chandelle, j'ai pris la vache, J'ai donné la vache, j'ai pris la mariée, J'ai donné la mariée, j'ai pris la flûte Duturu, duturu, duturuuuuuuuu…



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chandelle, #corbeau, #epine, #marie, #vache

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Publié le 13 Septembre 2012

Le gibier se faisant rare, le lion convia, un certain jour d'été, l'hyène et le chacal à chasser avec lui. L'association se révéla fructueuse :

Au bout de peu de temps antilopes et gazelles jonchaient le sol. Un plantureux repas s'offrait aux chasseurs. Le lion, équitable par nature, demanda à l'hyène de faire les parts de chacun, De sa puissante mâchoire, cette dernière eut tôt fait de tailler le gibier en pièces, qu'elle disposa en trois tas sensiblement égaux.

- Fort bien, dit le lion, quand elle eut terminé son ouvrage, mais que signifient ces tas ?

Celui-ci, dit l'hyène, est pour toi, cet autre pour moi, et le dernier pour le chacal

Deux puissants coups de patte qui renversèrent l'hyène firent la première réaction du lion, qui expliqua ensuite :

Ce n'est pas une façon de partager, les gens ont bien raison de dire que ton esprit est obtus.

Le lion reprit son calme et dit en s'adressant au chacal :

Essaie à ton tour de régler cette question

Le chacal rétablit les tas de viandes éparpillés par le lion et dit :

Ce premier tas est pour toi, ce deuxième est pour ton repas du soir et ce troisième tas pour ton déjeuner de demain.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #hyene, #lion, #tas, #tot

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Publié le 13 Septembre 2012

C'est l'histoire d'un maître d'école et d'une femme.

Dites-moi, maître, demanda la femme, qu'est-ce qui l'emporte, est-ce le savoir de la femme ou celui du clerc ?

Tout savoir existant, répondit-il, appartient en exclusivité à Dieu et aux clercs.

Nous, reprit la femme, nous possédons un savoir qui fait mourir et fait revivre.

Blasphème ! s'exclama le clerc, il n'y a que Dieu qui puisse faire mourir et faire revivre.

Bon, dit-elle, entendu. Pour sûr, je vous le ferai connaître, ce savoir.

Ne ménagez pas votre peine, répliqua le clerc, tout ce qui est en votre pouvoir, faites-le.

La femme laissa passer un certain temps jusqu'à ce que le maître d'école eût oublié la chose. Elle attendit que ce fut son tour de lui porter son repas ; Alors, elle se fit belle et alla le lui porter. Arrivée au bord de la citerne, dans laquelle il y avait six mètres d'eau, elle appela le clerc.

Oui, cria-t-il.

Voici votre déjeuner, Monsieur, dit-elle.

Le maître d'école vint donc chercher son repas. Dès qu'il fut arrivé, voilà qu'elle s'agrippa à lui et poussa des cris.

Mais qu'est-ce que vous faites ? s'exclama le clerc.

Je vais vous faire mourir... dit-elle.

Puis elle lui demanda :

Dois-je vous ressusciter ?

Oui, dit-il.

Alors, dit-elle, laissez-vous tomber dans la citerne.

Le malheureux clerc se laissa tomber dans la citerne. Quand les gens entendirent les cris de la femme, ils accoururent.

Arrivés auprès d'elle, ils lui demandèrent

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'avais, dit-elle, apporté son repas au maître d'école, je l'ai appelé, il est venu le chercher, et voilà qu'il a été pris d'un étourdissement et qu'il est tombé dans la citerne.

Les gens s'avancèrent et retirèrent le clerc de la citerne.

Quand celui-ci eut séché ses vêtements, il annonça à la femme qu'il la citait en justice.
Allez, lui dit-elle, vous avez autre chose à faire.

Pas question, s'obstina-t-il.

Alors, lui demanda-t-elle, je voudrais que vous me donniez de quoi au moins me couvrir. C'est que je suis gênée d'aller chez les gens dans cette tenue.

Le clerc lui donna la pièce d'étoffe dans laquelle il se drapait habituellement, et il resta lui-même en djellaba.

Arrivés chez le cadi, la femme dit à celui-ci

Dieu m'est témoin cet homme a perdu la raison.

C'est bon dit le cadi, expliquez-vous.

Pour l'amour du ciel, Monseigneur, s'écria le maître d'école, il faut que vous tranchiez mon différend avec cette femme. Elle m'a appelé en me disant "Voici votre déjeuner" Je suis sorti pour aller le chercher ; alors elle s'est agrippée à moi et a poussé des cris. Je lui ai demandé : "Mais pourquoi est-ce que vous avez fait ça !". Elle m'a répondu : "Je m'en vais vous faire mourir". Au moment où...(les gens allaient arriver), elle m'a demandé "Voulez- vous que je vous ressuscite ?"

"D'accord" lui ai-je dit.

Alors elle m'a ordonné de me laisse tomber dans la citerne. "Je me suis donc laissé tomber dans la citerne", poursuivit-il, les gens sont accourus et ils ont demandé "qu'est-ce que c'est que ça, qu'est-ce qui vous prend ?". Alors elle leur à dit : "J'avais apporté son repas au maître d'école et voilà que je l'ai trouvé qui était tombé dans la citerne".

Qu'est-ce qui est arrivé, demanda le Cadi à la femme, pour que vous ayez fait tomber le clerc dans la citerne ?

Je vous en supplie, Monseigneur, dit-elle, c'est ce que je vous ai dit.

Que m'avez-vous dit ? demanda le cadi.

C'est que, dit-elle, le clerc, ne lui faites aucune confiance car il est fou.

Pas du tout, Monseigneur, s'écria l'autre, je ne suis pas fou.

Si, Monseigneur, insista la femme, il est fou : en effet d'ici pas longtemps, il va même vous dire que ce que je porte là est à lui.

Ben quoi, comment, s'exclama le clerc, à qui d'autre serait-ce, évidemment ? !

N'est-ce pas ? Monseigneur dit la femme, vous voilà arrivé là où je vous avais dit...

Ce que vous avez dit est vrai, reconnu le cadi, le clerc n'a plus sa raison.

Je vous en prie, monseigneur, dit la femme, il faut que vous me donniez quelqu'un qui puisse m'aider à ramener ce clerc pour le soigner avec des plantes jusqu'à ce qu'il soit guéri.

Ligotez-le, ordonna le cadi, aidez cette femme à le ramener.

Dieu m'est témoin, s'écria le maître d'école, que ceci est une pure injustice : depuis quand donc ai-je perdu l'esprit ?

0n emmena le clerc.

Je vous en supplie, demanda la femme, descendez-le dans le silo, et que surtout il ne rompe pas ses liens et en vienne à me tuer.

0n fit descendre le clerc dans le silo. La femme, elle, s'en alla placer le moulin à main à l'ouverture du silo. Alors chaque fois qu'elle tournait la meule, vlan, elle envoyait un seau d'eau au maître d'école. Et celui-ci de gémir : « Aïe aïe aïe, c'est la fin du monde ce déluge ! »

Chaque fois que des gens venaient jeter un coup d'œil sur le clerc, ils l'appelaient :

Maître

Oui, disait-il.

Comment allez-vous, Monsieur ? lui demandait-on.

Mais vous-mêmes répondait-il comment allez-vous ? Est-ce que vous n'avez pas failli être emporté par une trombe, avec cet orage d'hier soir ?

Les gens se disaient : « Ce pauvre maître d'école, sa folie continue à empirer ».

Un jour, la femme l'appela :

Monsieur Mohammed !

Oui, dit-il.

Est-ce que ça vous suffit, ou bien je vous en rajoute ?

Je vous supplie, dit-il, c'est assez Elle fit donc venir les gens. Ils le retirèrent du silo et il regagna sa mosquée.

Au bout d'un certain temps le voilà qui dit à la femme :

Il faut absolument que vous rende la monnaie de votre pièce

Entendu, Monsieur, répondit-elle, je vous demande alors d'aller me labourer un potager
D'accord, dit le maître d'école et il s'en alla donc prendre un attelage et labourer.

Lorsqu'elle lui porta son déjeuner, la femme avait le pan de son vêtement rempli de poissons. Quand elle eut posé le déjeuner devant le clerc et que celui-ci eut commencé à manger, elle s'éloigna et fit semblant de se mettre à ramasser des poissons. Puis elle lui demanda :

Pourquoi labourez-vous sans ramasser ces poissons qui sont dans le sillon ?

Ça alors ! s'exclama le clerc.

Tenez, jetez un coup d'œil, dit-elle.

S'étant levé, voilà qu'il trouva les poissons.

Eh bien, dit-il, emportez-les ; ce soir, vous me les ferez cuire. Quand le maître d'école fut rentré, elle lui servi du pain.

Et où donc, demanda-t-il sont les poissons de tout à l'heure ?

Ça ne va quand même pas vous reprendre, s'exclama-t-elle, ce qui vous est arrivé dernièrement ? Il se jeta sur elle et se mit à la frapper. Elle poussa des cris.

Les gens accoururent et leur demandèrent :

Qu'est-ce qui vous arrive ?

Je vous en supplie, implora la femme, sauvez-moi. Ne nous posez aucune question ni à moi ni à cet homme avant de l'avoir ligoté : c'est que ce qui lui est arrivé dernièrement le reprend à nouveau.

On le ligota.

Eh bien, dit la femme, demandez-lui maintenant qu'est-ce qui lui a pris et pourquoi il s'est mis à me frapper.

On l'interrogea :

Monsieur Mohammed, qu'est-ce qui vous a pris de frapper cette femme ?

Tout à l'heure, dit-il, j'étais allé labourer. Lorsqu'elle m'a eu apporté le déjeuner, elle s'est mise à ramasser des poissons dans le sillon. Je lui ai dit d'aller nous les faire cuire pour le dîner. Or elle les a tous mangés au lieu de les mettre à cuire.

Pour ce qui est de ce clerc, constatèrent les gens, sa folie ne s'est pas encore dissipée. Faites-le descendre encore dans le silo.

Et le clerc de répéter :

Mais je vous dis qu'il y avait des poissons, aussi vrai que si vous les aviez vus de vos yeux.

Allez, mon pauvre monsieur, dirent-ils, attendez d'être guéri. Et ils le firent redescendre dans le silo.


 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #clerc, #ecole, #femme, #gens, #maitre

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Publié le 13 Septembre 2012

Le Sultan Abd-el-Moumème qui régnait sur Fez était un prince cruel et sanguinaire hait de tous. Il avait comme confiant un nain affreux qui s’appelait Arbo.


Arbo était encore plus méchant que son maître. Un jour l’affreux nain rôdait dans le souk en quête de quelque vilain tour à faire arriva devant l’échoppe de Ghomari, qu’il haïssait parce qu’il était beau et que lui-même était laid ; la fiancée Djeunara travaillait sur un tapis le visage dévoilé, Arbo en l’apercevant fut frappé de saisissement : il ne soupçonnait pas qu’une telle perfection pût appartenir à une créature humaine.


Les jours suivants, Djeunara trouvait souvent le nain sur son passage. Un jour il l’aborda et lui dit qu’il était riche et disposé à la demander en mariage.


La jeune fille prit peur et le repoussa, dès lors la soif de la vengeance habita la poitrine d’Arbo.


Il alla voir le Sultan et lui décrit en détail la beauté de la jeune fille. Le Sultan le chargea de la ramener au palais afin d’en faire une de ses épouses. Avec l’aide des serviteurs il enleva la jeune fille.


Ghomari devint fou de douleur. L’image de Djeunara le hantait, il se mit à tisser jour et nuit un tapis à l’effigie de sa bien-aimée. Il l’avait représentée debout, le visage dévoilé, les yeux chargés de haine, avec un poignard levé comme si elle allait l’enfoncer dans la poitrine d’un être détesté. L’œuvre de Ghomari était une merveille. L’ayant montrée à des parents proches, d’autres personnes voulurent l’admirer, les gens se glissaient dans l’échoppe aux volets clos et béaient de ravissement devant l’image.


Arbo, l’infâme nain, ne tarda pas à être au courant et il prévint le Sultan qui envoya ses mokhasnis. Ghomari fut jeté en prison et le tapis ramené au Sultan.


A sa vue, le Sultan éprouva un curieux sentiment, mélange de colère et d’admiration. Il le fit accrocher dans la chambre où il dormait.


Un jour il le fit voir à Djeunara. La malheureuse passait des heures à pleurer dans le harem et à se lamenter sur son triste sort ; lorsqu’elle se trouva en présence de la tapisserie elle dit :


« Ghomari »


« Oui c’est lui le traite qui a tissé ce tapis, il sera exécuté avant que le soleil se couche ».


Le soir même il fut égorgé.


A partir de ce moment Djeunara cessa de pleurer, elle fut constamment de bonne humeur, elle plaisantait…


Le Sultan et Arbo en furent tout surpris…


Un jour Djeunara expliqua à Arbo son désir de posséder un bracelet d’une valeur inestimable qui se trouve chez le rabbi Yakoub au bout du mellah ; « il coute très chère et je n’ose les demander au maître », as-tu les moyens de me l’acheter ? ».


« Tes désirs sont des ordres » dit l’affreux nain, mais son idée était plus de voler le bracelet que de l’acheter.


Arbo partit, Djeunara se faufila dans les appartements du Sultan, ce dernier reposait sur un divan au pied de la tapisserie ; son oreille toujours inquiète perçut un léger bruit, il venait de voir Djeunara qui tenait dans sa main droite un poignard et l’élevait en l’air exactement comme le faisait la Djeunara de la tapisserie.


Il se mit à crier de toutes ses forces. Les gardes, serviteurs… accoururent.


Djeunara s’était reculée jusqu’au mur, appuyée à la tapisserie, le hasard avait voulu que la jeune fille se trouvât exactement devant son effigie et en épousait parfaitement sa représentation.


Le Sultan criait : « tuez-là, tuez-là ».


Les personnes présentent regardèrent vers la tapisserie sans voir la jeune fille. Ils le prirent pour un fou.


Un à un ils sortirent de la pièce ; lorsque le dernier eût quitté la pièce, la lourde porte peinte de couleurs vives fut refermée, la barre de fer tirée. Un fou n’est-il pas déjà un mort ?


Le successeur du Sultan Sidi Ahmed, fut prévenu de l’état d’Abd-el-Moumème.


Le Sultan enfermé s’approcha doucement de la tapisserie, peut-être avait-il eut une hallucination !... Il étendit la main pour la toucher… Un mouvement vif, le poignard était tombé et s’était enfoncé jusqu’à la garde entre ses deux épaules.


Au matin, Sidi Ahmed entra dans le palais, il ouvrit avec précautions la lourde porte de la chambre.


Le Sultan gisait mort sur le divan, baignant dans son sang, et, près de lui, une femme riait, riait…



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Rédigé par orange8454

Publié dans #arbo, #djeunara, #fut, #sultan, #tapisserie

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y a longtemps, vivait au Maroc, au cœur du haut atlas, une jeune fille nommée Tislit. En secret, elle aimait Isli, un grand jeune homme d’une tribu ennemie. Isli, de son côté, avait rencontré une seule fois Tislit, mais depuis cet instant, son cœur ne battait plus que pour elle.

Un jour, Tislit confia son amour à sa mère. Un peu plus tard, celle-ci parla de l’amour de sa fille à son mari. Mais, son père menaça Tislit de punition si elle revoyait Isli.

Ce même jour, dans un village voisin, Isli pria son père de le laisser épouser Tislit. Mais celui-ci ordonna à son fils de ne plus la voir. Il encouragea même Isli à se marier avec sa cousine, il ignorait qu’Isli préférait Tislit à sa cousine.

Alors, Isli encouragea Tislit à la fuite. Ils se retrouvèrent en cachette sur une colline située entre les deux villages. Là, les deux jeunes gens, pleurèrent toute la nuit sans arrêt.

Au matin, leurs larmes mélangées avaient rempli deux grands lacs.

En voyant cela, les parents acceptèrent le mariage de leurs enfants. Alors ces derniers exigèrent la réconciliation de leurs parents.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #deux, #encouragea, #isli, #jeune, #tislit

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