Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja était assis au café quand un homme arrive tout courant.

 

- Hodja ;, dit-il, votre maison brûle.

 

Que pensez-vous que fit notre héros ? Qu’il tressauta et se mit à courir ? Point. Le hodja ne bougea pas d’une semelle.

 

- Eh quoi, lui crie-ton, tu ne bouges même pas ?

Ta maison brûle et tu restes assis.

 

Le hodja tira une longe bouffée de sa pipe, expira et répondit enfin :

 

- Ne m’importunez pas davantage. Ma femme a divisé le travail une fois pour toutes entre nous deux. A moi les affaires du dehors. A elle la maison. Quand un homme se mêle inconsidérément des affaires de sa femme, il n’en résulte rien de bon.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #assis, #brule, #hodja, #maison, #nasreddin

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour quelques voisins se réunissent pour faire de la musique. L’assemblée était joyeuse quand, pour se distraire encore davantage aux dépens de notre hodja qui se trouvait là comme auditeur, quelqu’un lui tend un luth, car chacun sait que notre homme ignore tout de ces choses profanes. Mais par amour-propre, et c’était bien là-dessus que comptait l’assistance, il ne refuse pas. Il empoigne l’instrument et joue un petit air de sa composition, c’est-à-dire qu’il pince continuellement la même corde. Au bout de quelques secondes des protestations s’élèvent de l’assemblée assourdie.

 

- Ah ! dit le maître de maison, que fais-tu ? Nous demandons grâce. Pose ce luth. Ne sais-tu pas que les artistes ont coutume de promener leurs doigts sur les différentes cordes ?

 

- Vous n’avez pas compris l’essence de la chose, répond le hodja. Ces artistes dont vous parlez n’ont pas trouvé le ton juste. C’est pour le chercher qu’ils changent de corde. Moi, je l’ai trouvé. Pourquoi le quitter ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #artistes, #chose, #hodja, #jour, #trouve

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour des amis de son épouse viennent voir le hodja et lui disent à brûle-pourpoint :

 

- Nous avons une triste nouvelle à t’annoncer : ta femme vient de perdre l’esprit.

Le hodja change de couleur, regarde fixement ses interlocuteurs et se met à réfléchir profondément. Le but de l’affaire était d’ailleurs d’épier les réactions du personnage. A la fin, un des visiteurs interroge.

 

- Hodja, qu’en penses-tu ?

 

Le Hodja semblait partagé entre la satisfaction et la perplexité.

 

- La nouvelle que vous m’apportez, di-il, me plonge dans l’embarras. Depuis longtemps ma pauvre chère femme n’avait plus sa raison. Je me demande vraiment ce qu’elle a bien pu perdre de plus.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #change, #femme, #hodja, #nouvelle, #perdre

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Publié le 13 Septembre 2012

Un soir la femme du hodja lave la rode de son mari et la surpend dans le jardin pour la faire sécher. Notre homme, rentrant à la nuit, est pris de terreur.

 

- Il y a un voleur dans le jardin, dit-il à sa femme. Donne vite mon arc et mes flèches.

Et le hodja vide son carquois sur la rode qui tombe à terre. Puis il s’enferme dans sa chambre et se couche. Le lendemain à l’aube il se lève et va examiner le cadavre. Il voit que c’est sa propre robe qu’il a transpercée. Alors il se dit à lui-même :

 

- c’est donc ma robe. Grâces soient rendues au Dieu tout-puissant. Je ne l’avais pas sur le dos hier soir ».


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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #femme, #hodja, #jardin, #rode

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Publié le 13 Septembre 2012

Nasreddin hodja allait au marché de la ville voisine, menant son âne par le licou. Il marchait en fredonnant des chansons, sans beaucoup se soucier de l’animal qu’il tirait derrière lui. Deux coquins voient le profit à tirer de la situation et, suivant notre homme à pas feutrés, ils détachent habillement l’animal. L’un prend l’âne et l’emmène. L’autre s’attache le licol au cou et marche silencieusement derrière le bonhomme qui ne s’est aperçu de rien.

 

Pourtant un moment vient où le hodja jette un coup d’œil derrière lui. Le spectacle qui s’offre à ses yeux le laisse confondu. Il croit à un sortilège et invoque la miséricorde divine. Mais l’homme raconte son histoire.

 

- Hodja, j’étais jadis un homme mais j’ai commis une faute grave. Un jour je me suis parjuré. Dieu dans sa colère m’a transformé en âne. Mais aujourd’hui mon temps d’expiation est terminé. J’ai retrouvé ma forme première. Affranchis-moi. Rends-moi à la liberté.

 

Que faire d’autre d’ailleurs ? Bon gré mal gré le hodja y consent. C’est œuvre charitable et c’est, pense-t-il, un heureux présage. Et voilà, le bonhomme qui rentre à la maison, le licou dans la main. Des jours se passent. Un matin de bonne heure voilà encore notre homme parti pour le marché. Mais que rencontre-t-il au premier coin de route ? Son âne, son propre âne en chair et en os, qui portait de fagots. Il s’étonne d’abord puis s’approche, examine la bête et, se penchant à l’oreille, li dit :

 

- Allons, mon frère, c’était là ta destinée. Mais dis-moi, qu’as-tu encore fait ?

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #ane, #dernier, #hodja, #homme, #marche

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