Publié le 13 Septembre 2012

Au commencement du monde, lorsque rien n’était comme maintenant et tout était différent, le chacal, animal carnassier d’Afrique et d’Asie, n’avait pas le comme il l’a aujourd’hui.

A cette époque, le soleil n’habitait pas encore dans le ciel, il vivait sur la terre, parmi les bêtes et les fleurs, les arbres et les ruisseaux, les rivières et les mers. Bien sûr, cela ne lui plaisait pas du tout et aux animaux, aux plantes, aux éléments non plus.

L’endroit où vivait le soleil était une fournaise. Il y faisait une chaleur suffocante et tout risquait à tout moment de s’enflammer. Les animaux fuyaient le soleil, les rivières s’évaporaient, les plantes séchaient sur pied et le soleil était bien malheureux. Il restait toujours tout seul, dans son coin de désert, couché sur le sable, gémissant sur son sort et voulant être ailleurs, autre part, n’importe où. Enfin, pas vraiment n’importe où puisqu’il aurait voulu aller au ciel. Mais comment faire ?

Le soleil n’avait qu’un seul et unique ami et c’était le chacal. Quand celui-ci vit le soleil se désoler et qu’il apprit ce qu’il voulait, il lui proposa son aide :
« Tu veux aller au ciel ! Fort bien ! Je vais t’y emmener. Assieds-toi sur mon dos ».

Le soleil le remercia et, sans plus attendre, lui grimpa sur l’échine. Le chacal prit son galop, mais même pour avec des pattes véloces, le ciel était bien trop loin. En plus, le soleil, installé sur son dos, lui brûlait l’échine. Quand il n’y put plus tenir, il s’arrêta et demanda :
« Soleil, descends, je t’en prie. Juste pour un moment. Tu me brûles trop !»

Mais le soleil, qui craignait que le chacal ne l’abandonne, ne bougea pas. Bien plus, il se cramponna au pelage de sa monture et y resta agrippé jusqu’à ce que le chacal reprenne sa course et le dépose tout au bout de la terre, là où elle se termine et où le ciel commence. Arrivé sur place, Le soleil sauta directement de l’échine du chacal dans le ciel.

Depuis ce jour, le soleil est au ciel et le chacal à l’échine roussie comme s’il était passé par le feu.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #bien, #chacal, #ciel, #l’echine, #soleil

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette année-là fut une année de faim et de soif. Les gens mouraient, les bêtes aussi. Les oiseaux et les fauves furent atteints. Les insectes même eurent à souffrir. Il y avait de quoi dire ; cette année est misère pour tous : "nous allons renvoyer nos femmes. Au printemps, nous les reprendrons pour qu'elles nous glanent quelques maigres épis d'orge".

Un jour, Chacal et Hérisson voyageaient ensemble. Tenaillés par la faim, ils se dirigèrent vers le dépotoir du village. Hérisson l'exploita soigneusement, lentement. Il découvrit une vieille boîte de lait jetée là par une femme chargée de jeunes enfants. Il avala le tout, sans respirer, comme un mourant ; on dit que la faim n'a pas de pudeur.

Chacal, lui, à moitié fou, se contentait de renifler toutes les vielles boîtes vides. Il eut vite fait le tour du fumier. Soudain, comme frappé d'un soufflet, il se souvint de Hérisson. Ayant dressé l'oreille, il entendit le bruit de boîte : A quoi est-il accroché, celui-là ? se demanda-t-il.

Il se précipita vers Hérisson et vit qui achevait de lécher le bord de la boîte. Il le bouscula et la lui vola, mais "celui qui avait mangé était rassasié ; à l'autre, le plat était enlevé".

Il comprit que la précipitation ne servirait à rien. Il s'approcha du fumier et se mit à le fouiller méthodiquement. Il trouva le cadavre d'un animal crevé, plein de vers et dégageant une odeur de cercueil. Il avala en toute hâte ; la faim, dit-on, l'emporte sur la répugnance.

Toute la nuit, ils rôdèrent sur le dépotoir ; on aurait dit un terrain défoncé par un ménage de sangliers. Ils ne trouvèrent rien d'autre que ce peu de lait et cette charogne ; c'était toujours autant : ils avaient aveuglé leur faim. Au matin ils reprirent leur chemin, en piteux état. Leur estomac leur semblait aussi chargé que des grenades. Un hoquet de mort les secouait ; la douleur leur remontait dans les flancs ; des vagues (de souffrance) leur passaient d'un coté à l'autre ; leurs intestins gazouillaient et parlaient anglais. Ils avançaient pas à pas, s'arrêtant subitement ; ils dégorgeaient, comme le goulot d'un pot, et par le haut par le bas. Ils atteignirent enfin le bord d'un torrent s'y étendirent, les pattes allongées, comme deux coquelicots (fauchés). Ils étaient trempés des sueurs (causées par la rencontre) de l'Ange de la Mort. Chacal restait allongé, sans vie. Quant à Hérisson, dès qu'il se fut un peu reposé, en se traînant péniblement, il parvint à atteindre l'eau. Il se mouilla la bouche ; il sentit qu'il reprenait vie ; le voilà noir de l'Au-delà disparaissait de devant sa vue. Il se précipita, buvant à longs traits ; ses flancs se gonflaient ; il se remettait très nettement. Il se mit alors à grignoter des gousses de caroubier, car il savait qu'elles lui assècheraient l'intestin et en feraient disparaître le mal qui le rongeait.

Chacal était entre les mains de Dieu, mais il ne pouvait s'empêcher de piquer Hérisson :
Que ce soit la mort de ta race ! Rassasie-toi de toutes les saletés que tu as mangées. Tes intestins s'écoulent comme de l'eau de sainbois et, malgré cela, tu ajoutes à ton estomac tant d'eau que le courant va t'emporter. Toi que l'on que l'on a surnommé chasseur d'insectes, par toute la terre, tu te ravales au niveau du bétail rongeur de caroubes. Que Dieu achève le malheur où tu t'es mis.
Chacun, répondit Hérisson, sait ce qui lui convient : les gens de bien trouvent le bien ; les méchants meurent dans leur malheur.

Il trottina vers son terrier pour s'y mettre à l'aise.

Chacal perdait ses poils, arrachés par les genêts. Ses côtes saillaient ; on aurait pu les compter. Son intestin se relâchait ; il était noyé dans ses excréments. C'était la fin. Des essaims d'insectes et de mouches l'entouraient en bourdonnât au-dessus de sa tête.

Deux, trois jours (passèrent) ; le propriétaire du champ vint voir son bien. L'odeur de charogne l'accueillit. Avançant de quelques pas, il découvrit le chacal, sale, plongé dans ses déjections incapable de bouger ni pied ni patte.
C’est bien fait pour toi, dit l'homme ; récolte ce que tu as semé. Le filet de la justice divine t'enserre. En as-tu égorgé, les bêtes sans parole ! En as-tu étranglé, des chevreaux après leur avoir uriné dans les oreilles ! C'est bien fait pour toi. Dieu t'a noyé dans tes excréments et tu les as mangé sans dire tes grâces. Celui qui a mangé la poule de l'Iflis devra la remplacer par la sienne. Je ne vais pas gaspiller une cartouche pour toi. Mes mains répugnent à te toucher : d'un bon coup de pied, je vais t'envoyer au ravin ; l'eau est assez forte pour t'emporter.

Il l'envoya, d'un coup de pied, plonger dans un tourbillon d'eau. Chacal s'y enfonça, puis, le froid le saisissant, il commença à se débattre dans l'eau. Sans le vouloir il avala grosse quantité d'eau. Luttant contre le courant, il sortit du torrent. Il se secoua et fila ; l'eau l'avait sauvé.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chacal, #eau, #herisson, #sans, #ton

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette fille vivait avec ses parents dans une petite maison au milieu de la forêt. Elle allait souvent à la rivière pour puiser de l'eau. Un jour, à son retour, chargé de deux sceaux remplis d'eau, elle rencontra un lion. Celui-ci, gentiment lui proposa son aide. Mais la jeune fille refusa d'une manière très impolie et très vexante.

Arrivée chez elle, très fière, elle raconta l'incident à ses parents. Ils la blâmèrent lui expliquant que l'on ne refuse pas une aide offerte aimablement et de surcroît de la part d'un animal aussi respectable que le lion. Elle ajouta qu'en fait c'était sa mauvaise haleine qui lui avait dicté ce comportement.

Le lion qui était à côté de la maison, avait tout entendu… Les propos de la jeune fille le touchèrent profondément… Il s'en alla.

Les jours passèrent lorsqu'une fois au même endroit, la jeune fille rencontra à nouveau le lion. Ce dernier lui dit :

« Prends cette branche et frappe-moi très fort à la tête. »

La fille lui répondit :

« Mais non, je ne peux pas, tu ne m'as rien fait et quand bien même, tu es quelqu'un de bien trop fort pour qu'on veuille te faire du mal.

"Frappe-moi tout de suite ou je vais te manger", lui dit le lion avec colère.


La jeune fille s'exécuta. Elle vit le sang couler sur le front du lion. En rentrant chez elle, elle n'osa pas raconter cette rencontre à ses parents. Elle avait trop peur de se faire gronder encore une fois.

Quelques jours plus tard, alors qu'elle revenait de la rivière, elle vit le lion sur son chemin, il semblait l'attendre. Elle déposa ses deux sceaux pleins d'eau et courut vers lui. Elle lui dit :

« Ô ! Lion, comment vas-tu ? Comment te sens-tu ? Je suis contente de te voir. Et ta blessure ? Mais tu n'as aucune cicatrice ».

« Oui. Tu m'as frappé, tu as vu le sang couler sur mon front, mais ma cicatrice s'est refermée et je suis complètement guéri. Je n'y pense même plus. Par contre, tu te souviens du jour où tu as refusé mon aide parce que j'avais mauvaise haleine, disais-tu ? Cela, je n'arrive pas à l'oublier, tes paroles ont provoqué une profonde cicatrice dans mon cœur et jamais plus elle ne se refermera".

" Ô lion, pardonne moi, je ne te dirai plus jamais de propos vexants ». lui dit la jeune fille.

"Comment veux-tu que je te pardonne, j'ai trop mal dans mon cœur. Je suis obligé de me venger". lui répondit-il.

Et il la mangea.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y avait autrefois, au temps où les hommes étaient avisés et sages érudit du nom de Daniel, qui longtemps avait espéré un fils. Mais enfin son rêve se réalisa, il était hélas bien vieux et tout près de la fin.

 

Avant d'être emporté vers l'au-delà, il fait venir son épouse et « Hélas C'est maintenant qu'il me faut vous quitter toi et l'enfant qui va naître. J'ai peu de biens à lui laisser en héritage, mais puisse-tu avec l'aide d'Allah, lui donner le goût et l'envie de s'instruire et d'acquérir la sagesse... »

 

Hasib naquit peu après la mort de son père. Respectant la volonté du défunt, sa mère accorda la plus haute importance à son éducation et à son instruction et l'envoya à l'école dès l'âge de cinq ans.

 

Mais Hasib ne ressemblait en rien à son père; à l'école il était toujours le dernier, et paraissait incapable d'apprendre un métier. Sa mère était désespérée et ne savait plus que faire de lui lorsque quelques bûcherons de ses voisins lui proposèrent de l'emmener avec 't eux couper les arbres de la forêt.

 

A la grande surprise de tous, ce travail a l'air de plaire à Hasib. Infatigable, il aide à couper le bois et à le transporter, si bien que les bûcherons, fort contents de lui, lui proposent de travailler avec eux.

 

Un jour, en pleine forêt, ils sont surpris par un orage et vont chercher refuge dans une grotte obscure en attendant que la pluie cesse.

 

Assis dans un coin, à l'écart des autres, Hasib s'amuse à donner des coups de hache dans les énormes blocs de pierre qui sont à ses pieds. Étonné par les sons creux que cela produit, et pensant que sans doute ces pierres dissimulent quelque ouverture, il entreprend de les déplacer, et là, il ne peut retenir un cri en découvrant juste au-dessous de lui, une sorte de niche d'où s'échappe une délicieuse odeur de miel...

 

Aussitôt les bûcherons se précipitent, et l'un d'entre eux glisse sa main dans l'ouverture; ses doigts s'enfoncent dans une substance épaisse et poisseuse aucun doute, Hasib vient de découvrir un plein bassin de miel...

 

Les bûcherons ne perdent pas une minute pour profiter de l'aubaine et en tirer avantage. Ils courent chez eux chercher des jarres, des bassines de cuivre et tout ce qu'ils peuvent trouver, et tandis qu'Hasib garde l'entrée de la grotte, ils vont et viennent, remplissant leurs récipients et vendant le miel jusqu'à la dernière goutte. De simples bûcherons qu'ils étaient, ils deviennent en quelques jours marchands, et c'est seulement alors qu'ils pensent à récompenser Hasib : c'était lui qui avait trouvé le miel. "Il n'y a qu'une chose à faire", dit le plus vieux d'entre eux après avoir longtemps réfléchi. « Il faut se débarrasser de lui. » Et tous les autres 'approuvèrent, car s'ils étaient devenus riches, ils étaient aussi devenus méchants et cupides...

Mettant à exécution leur funeste projet, ils proposent dès le lendemain à Hasib de le faire descendre au bout d'une corde dans le trou, pour en retirer les dernières gouttes de miel, et dès que ses pieds ont touché le fond, ils lâchent la corde, referment l'ouverture à l'aide de blocs de pierre, et s'en retournent à la ville en pleurant et en criant que le pauvre Hasib est mort, dévoré par les loups.

 

Or, tandis que sa mère sanglote et se lamente de la perte de son fils unique, Hasib, assis au fond du trou, cherche désespérément un moyen de s'échapper; enfin ses yeux rencontrent dans l'obscurité un faible rayon de lumière sur l'une des parois du trou. Comme il se dirige à tâtons vers cette lueur tremblotante, ses doigts rencontrent un pan de la paroi mal ajusté et qui semble céder facilement par une simple pression des mains. En fait Hasib a bientôt les mains en sang tant il est obligé de pousser pour finalement voir s'élargir le mince filet de lumière. Voyant ses efforts récompensés, il s'acharne de plus belle la paroi finit par céder et par lui laisser assez de place pour pouvoir passer... Il se trouve alors dans un étroit passage bien éclairé qui conduit à une immense porte de fer toute noire derrière laquelle brille une autre porte en argent ciselé fermée par une clef d'or... Hasib fait jouer la clef dans la serrure et ouvre la porte : là, devant lui, s'étend un lac d'un vert magnifique, Si étincelant qu'il peut à peine le regarder.

 

Or ce n'est pas un lac ordinaire. Et ce n'est pas la surface de l'eau qui brille d'un éclat aussi pur, mais une multitude d'émeraudes au milieu desquelles s'élève un trône d'or entouré d'une centaine de tous petits sièges Hasib essaye de les compter, mais à bout de forces, il se laisse bientôt envahir par le sommeil.

 

Qui sait depuis combien de temps il dort lorsqu'il est réveillé par d'étranges sifflements, comme s'il était entouré de milliers de serpents... Hélas, il ne s'agit pas de milliers de serpents mais plutôt de dizaines de milliers. Ils sont assis sur les petits sièges et se balancent d'un côté et de l'autre, leurs méchants yeux noirs fixés sur lui...

 

Au milieu, sur le trône, un serpent à visage de jeune fille le regarde et l'interpelle : «Ne crains rien, Hasib. Ta destinée est liée à la mienne, et je ne te ferai aucun mal. Je suis la reine serpent, et je dois t'enseigner la sagesse car tel est mon destin; tu ne pourras retourner parmi les tiens que lorsque tu seras suffisamment sage et instruit...»

 

Hasib se demande un instant s'il n'est pas en train de faire un cauchemar, mais quand la reine lui fait apporter des fruits et de quoi se restaurer, il reprend confiance, et lui raconte ce qui lui est arrivé. « Tu ne connais pas encore les hommes », lui dit la reine quand il a terminé. « Désormais il te faudra m'écouter et apprendre jusqu'à ce que le monde commence à te manquer... »

 

Ainsi deux années s'écoulent, pendant lesquelles Hasib découvre et apprend toute la sagesse du monde, avant qu'enfin il ne se souvienne de sa maison et de sa mère. Alors il confie à la reine son désir de quitter le royaume des serpents pour s'en aller retrouver le monde. « Je savais que tu voudrais repartir un jour », lui dit la reine, « car c'est dans l'ordre des choses. Mais tu dois me promettre, car ma vie en dépend, de ne jamais entrer dans un bain public ni te montrer nu à qui que ce soit. »Hasib accepte, sans toutefois la comprendre, l'étrange requête de la reine, puis celle-ci le reconduit à travers les nombreuses galeries jusqu'à la surface de la terre, après l'avoir comblé de cadeaux. Aussitôt Hasib se hâte d'aller embrasser sa mère qui se met à pleurer de joie en le voyant en vie et en bonne santé, elle qui l'avait cru mort années...

 

Même les bûcherons, qui sont maintenant devenus de riches marchands, lui font bon accueil et chacun d'eux lui donne une partie de sa fortune; ainsi Hasib devient en peu de temps un homme fort respecté. Aussi quoi de plus naturel qu'Hasib devienne très vite un habitué de la cour du sultan? Tous l'admirent pour l'étendue de ses connaissances, et il n'a que des amis excepté le vizir Schumur qui le jalouse secrètement..Or un jour, le sultan Karazdan contracte la lèpre, et personne pas même Hasîb, malgré son savoir, n'est en mesure de le soigner. Il advient alors dans le même temps que le vizir Schumur invite Hasib dans son hammam personnel... Celui-ci, bien qu'il ait toujours respecté le désir de la reine serpent, se trouve cette fois dans l'impossibilité de refuser l'invitation. Que dire au vizir? Il se rend donc au hammam, mais dès qu'il s'est déshabillé le vizir appelle ses gardes et le fait saisir. "Persistes-tu toujours à dire que tu ne connais aucun remède à la maladie du sultan ?"lui dit-il, et il ajoute « Tu as la peau de l'abdomen e, seuls ceux qui ont été initiés par la reine serpent portent que cette marque ». « Et quel rapport avec la maladie du sultan ? » demande Hasib étonné. « Je constate que tu n'es pas aussi instruit qu'on le dit », explique le vizir, « car il est écrit dans tous les livres qu'on ne peut guérir un lépreux qu'en lui faisant absorber un morceau de chair cuite de la reine serpent... Et comme tu es la seule personne qui sache où se trouve son royaume, tu vas immédiatement nous y conduire sinon le sultan mourra ainsi que toi-même. » Le malheureux Hasib ne peut qu'obéir, et il conduit le vizir et ses gardes jusqu'à la grotte. Très vite il retrouve les galeries et les passages et arrive bientôt à la porte d'argent où l'attend déjà la reine.

 

« Je sais ce qui t'amène, Hasib », lui dit-elle en l'accueillant, « et je sais aussi que je dois mourir, bien que j'aie tout fait pour empêcher un destin si cruel. Ne crains rien et emmène-moi au palais du sultan. »

 

A la grande stupéfaction des gardes, Hasib soulève la reine serpent dans ses bras et la conduit jusqu'au palais. Là, le vizir se hâte dans la chambre du sultan pour lui annoncer la bonne nouvelle, laissant la reine un instant seule avec Hasib. «Ecoute», lui dit-elle alors, « ce sont sans doute mes dernières paroles... Le vizir Schumur a fait le projet de te tuer. Quand il m'aura coupée en morceaux, il me mettra à cuire, et te demandera alors de recueillir l'écume dans une petite bouteille. Garde celle-ci précieusement, car peu après il te demandera de remplir une deuxième bouteille identique, prends bien garde de ne pas boire de celle-là ... »

 

A peine a-t-elle achevé sa phrase que le vizir revient avec un large couteau à la lame tranchante. Et tout se passe exactement comme elle l'a dit. Ainsi, au moment venu, le vizir dit à Hasib « Donne-moi la première bouteille d'écume, et toi prends la seconde. Trinquons ensemble pour devenir les plus sages parmi les sages...» Hasib, suivant les derniers conseils de la pauvre reine serpent, lui tend alors la deuxième bouteille. Mais dès que Schumur avale la première gorgée1 il tombe raide mort, pris à son propre piège...

 

Quant au sultan Karazdan, il recouvre peu à peu la santé après avoir absorbé la chair de serpent, et une fois complètement rétabli il fait d'Hasib son grand vizir, car qui dans le royaume pourrait montrer plus de sagesse que celui qui a appris de la reine serpent elle-même ?...



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Rédigé par orange8454

Publié dans #hasib, #reine, #serpent, #sultan, #vizir

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois, dans un village lointain, une très belle fille qui s’appelait Hina.

Hina avait une très longue chevelure brillante, des lèvres roses, et une peau blanche et douce comme le coton. On pouvait facilement la reconnaître grâce à ses yeux pleins de vie aux longs cils noirs.

« Heureux, sera celui qui t’épouserait Hina » lui répète-t-on toujours. Cet heureux était bien sûr son cousin Ali.

Comme le voulait la tradition, une fille devrait épouser son cousin. Tous les deux, étaient très amoureux l’un de l’autre, et attendaient le jour de leur mariage impatiemment. Mais la vie ne nous offre pas le bonheur sans qu’elle nous prive d’autres choses.

Un jour, Hina et quelques filles du village étaient sorties à la forêt pour couper les bûches. Il faisait beau. Soudain, le ciel devint lourd, il fit noir et la pluie tomba. Hina s’est trouvée seule, toutes les filles s’étaient réfugiées dans un abri, car elles savaient que l’ogre n’était pas loin.

Malheureusement, la pauvre Hina était une proie facile pour lui. Malgré ses cris, ses coups et ses morsures, l’ogre l’avait emportée dans son château.

Les mauvaises nouvelles se répondent toujours très vite. Durant tous ces jours là, tout le village était en deuil ; pour eux, jamais ils ne rêveraient la belle Hina, non qu’elle soit morte mais juste qu’elle ne pourrait jamais ressortir du grand château.

L’ogre était une créature redoutable, et personne, je dis bien personne n’avait le courage de l’affronter. Cependant, l’amour est plus fort que tout, et Ali décida d’aller délivrer sa bien aimée.

« Mais mon fils, songe aux conséquences, qui sait on pourrait te perdre pour toujours » Disait l’un.

« Renonce à cette idée absurde Ali, Hina est déjà dans les cieux et si tu y pars, tu vas la rejoindre là haut » lui déclara l’autre.

« Non, il n’en est pas question, Hina est encore vivante, mon cœur me le dit, et si je devrais sacrifier ma vie pour la revoir, je n’hésiterais pas une seconde, je l’aime !! Hina est mon âme et depuis son enlèvement ma vie n’a plus de sens ».

Et ainsi, Ali avait pris le chemin des sept dunes où vivait l’ogre. Arrivé devant la blanche, il cria : « Oh blanche dune, pourquoi tu es si blanche ? » et la dune lui répondit : « c’est normal que je sois si blanche, car la belle Hina est passée par là » Après une longue distance, Ali arriva devant la dune bleue, et lui demanda : « Oh dune bleue, pourquoi tu es si bleue ? » et la dune bleue lui répondit : « Puisque la belle Hina est passée par là » Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il soit arrivé devant la septième dune, la rouge. Il lui demanda : « Oh dune rouge pourquoi tu es si rouge ? » et la dune lui répondit : « c’est normal que je sois si rouge, car Lalla Hina est en moi ».

Pendant tout ce temps, Hina était la servante du dégoûtant ogre. Toute la journée elle s’occupait des tâches ménagères. Le soir, elle tissait la laine en compagnie d’une poule, sa seule amie. Quand Ali était enfin arrivé au château, il avait demandé un verre d’eau à la poule qui picorait ça et là. Dès qu’il avait fini de boire, il mit sa bague de fiançailles dans le verre et demanda à la poule de le rapporter à sa maîtresse. Ce qui était fait. Hina, pour lui répondre, avait enroulé sa bague aussi dans la laine qu’elle tissait, et avait demandé à la poule de la remettre au visiteur. Le message était bien reçu.

La nuit, à l’arrivée de l’ogre, Hina avait laissé la porte quasi-fermée pour que son amour puisse entrer. Ali s’est glissé sans faire de bruit et parvint à délivrer sa bien-aimée. Mais à peine furent-ils sortis que tous les ustensiles de la cuisine donnèrent l’alerte à l’ogre afin qu’il se réveille de son profond sommeil. Pour les calmer, Hina avait jeté du sel sur eux et pourtant l’ogre se réveilla.

A ce moment là, les fugitifs étaient déjà en route, toutefois, la créature était plus rapide. Et ils se sont affrontés. Ali était très courageux, il combattait avec acharnement. Hina aussi l’avait aidé, sachant bien que l’ogre ne supportait pas le sel, elle lui en avait jeté sur les yeux, tandis qu’Ali le transperçait de son glaive.

Enfin, le cauchemar était fini, et les deux amoureux sont rentrés chez eux. Une fois arrivés au village, les fêtes ne se sont pas arrêtées. Elles avaient duré sept jours et sept nuits. Et sans attendre plus, les deux amoureux avaient célébré leur mariage. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.



 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #ali, #bien, #dune, #hina, #l’ogre

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