Publié le 13 Septembre 2012
Publié le 13 Septembre 2012
On dit qu'il y avait dans un village une petite calebasse qui tuait tout le monde, hommes et animaux. Une brebis pleine réussit à s'enfuir, se cache sous un rocher et met bas un jeune bélier. Celui-ci grandit et demande à sa mère de sortir de leur refuge. "Nous serons tués, dit la brebis. - Non, répond son petit, car je suis devenu grand." Alors la mère lui dit: "Donne un coup de tête dans le rocher." Le bélier frappe la pierre à plusieurs reprises, mais ne parvient qu'à l'ébrécher. Sa mère alors lui conseille de se reposer et ils attendent ainsi pendant un an.
Le petit dit ensuite: "Maintenant, je suis grand" et de nouveau il donne un coup de tête dans la roche et la brise. Puis ils sortent ensemble.
La calebasse arrive et dit: "Comment! J'ai tué tout le monde, d'où viennent ces deux-là?" et, s'adressant au bélier, elle le provoque à un combat. L'autre accepte, ils se battent et le bélier brise la calebasse d'un coup de tête. Alors des hommes innombrables sortirent de la calebasse et c'est pourquoi on trouve des hommes partout.
Référence. G.Thomann, Essai de manuel de la langue néouolée, Paris, 1905, p.144-145.
Publié le 13 Septembre 2012
Un pharaon du Nouvel Empire, qu'Hérodote appelle Rhampsinite, possédait un trésor considérable, si grand que, parmi ses successeurs, non seulement pas un ne l'a dépassé, mais aucun n'a pu accumuler, de bien loin, autant de richesses. Soucieux de mettre ce trésor à l'abri des voleurs et pour le tenir en sûreté, il fit bâtir un caveau en pierre de taille, situé sur le côté du palais et de telle façon qu'une des murailles se trouvait en bordure et accessible du dehors. Le maçon qui construisit le caveau s'arrangea pour placer dans ce mur une pierre bien taillée et bien ajustée, si adroitement que deux hommes ordinaires, ou même un seul d'une force au-dessus de la moyenne, pouvaient, sans trop d'effort, la saisir, la tirer et l'ôter de sa place.
Lorsque le caveau fut achevé, le roi y fit entasser toutes les richesses de son trésor, satisfait de le croire bien en sécurité. A quelque temps de là, le maçon, sentant approcher la fin de sa vie, fit appeler ses enfants, qui étaient deux fils, et leur révéla comment il avait pourvu à leur avenir en usant d'artifice, et comment le caveau du roi avait été construit de manière à leur permettre de vivre dans l'abondance. Et après leur avoir clairement expliqué le moyen d'ôter la pierre, et de la remettre ensuite en place, après leur avoir bien recommandé de prendre certaines précautions, qui feraient d'eux en secret les grands trésoriers du roi, il passa de sa vie à trépas.
Les enfants, bien entendu, ne tardèrent guère à se mettre en besogne. Ils allèrent de nuit rôder autour du palais du roi, reconnurent aisément la pierre, l'ôtèrent de sa place et emportèrent une bonne somme d'argent. Mais le sort voulut que le roi vint inspecter son caveau ; il fut tout étonné de constater que le niveau de l'or dans ses coffres avait fortement baissé. Il ne savait qui accuser ni qui soupçonner, le sceau apposé par lui-même sur la porte était intact et bien entier, le caveau exactement clos et fermé. Après y être retourné deux ou trois fois, il constata que le contenu des coffres ne cessait pas de diminuer. Alors, pour empêcher les larrons d'agir si librement et de retourner tranquillement chez eux ensuite, il fit fabriquer des pièges et les fit installer auprès des coffres qui contenaient son trésor.
Les voleurs arrivèrent une belle nuit selon leur coutume et l'un deux se glissa dans le caveau ; mais soudain, comme il approchait d'un coffre, il se trouva pris au piège. Se rendant bien compte du danger où il était, il appela vite son frère, lui montra sa piteuse situation et lui conseilla d'entrer dans le caveau pour lui trancher la tête, afin qu'il devint impossible de le reconnaître et que son frère ne fût pas compromis et perdu avec lui. Le frère pensa que le conseil était sage, et il l'exécuta sur-le-champ. Puis il remit la pierre en place et en s'en retourna chez lui, en emportant la tête.
Quand le jour reparut, le roi entra dans son caveau. Le voilà fort effrayé de voir le corps du larron pris au piège et sans tête, sans qu'il y eût nulle part trace d'entrée ni de sortie.
Ne sachant comment se tirer de pareille aventure, le roi imagina de faire pendre le corps du mort sur la muraille de la ville, de la faire surveiller et de charger les gardes d'arrêter et de lui amener toute personne, homme ou femme, qu'ils verraient pleurer auprès du pendu ou s'apitoyer sur le sort du mort sans tête.
Lorsqu'elle vit le corps qui était ainsi troussé, haut et court, la mère, en proie à une grande douleur, ordonna à son fils, le survivant, d'avoir à lui apporter le corps de son frère. Elle le menaça, s'il se refusait à obéir, d'aller trouver le roi et de lui révéler qui pillait son trésor. Le fils, qui connaissait sa mère et qui savait qu'elle prenait les choses à cœur, et que rien ne la ferait changer, quelque remontrance qu'il lui fît, réfléchit et finit par inventer une ruse. Il fit mettre le bât (selle rudimentaire de bête de somme) sur certains ânes qu'il se procura, les chargea d'outres en peau de chèvre, pleines de vin, puis les chassa devant lui. Arrivé auprès des gardes, c'est-à-dire à l'endroit où était le pendu, il délia deux ou trois de ces outres en peau de chèvre, et devant le vin qui coulait à terre, se mit à pousser de grandes exclamations, à se donner de grands coups sur la tête, et à avoir l'air bien empêtré d'un homme qui ne sait par quel bout commencer pour réparer le désastre, ni vers lequel de ses ânes il doit se tourner en premier.
Les gardes, voyant se répandre à terre cette grande quantité de vin, coururent au secours, se disant que recueillir ce vin perdu serait pour eux autant de gagné. Le marchand, derrière les ânes, se mit à leur dire des injures et fit semblant d'être fort en colère. Les gardes furent donc bien polis avec lui, et complaisant ; peu à peu, il s'apaisa et modéra sa colère, et à la fin il détourna ses ânes du chemin pour rafistoler et recharger. La conversation continua de part et d'autre ; de petits propos en petits propos, un des gardes jeta au marchand une bonne plaisanterie dont celui-ci ne fit que rire et même, il finit par leur adjuger une outre de vin. Ils ne tardèrent pas à s'asseoir là et à se mettre à boire, et le marchand leur tint compagnie, et vu leur bonne volonté et leur soif, il leur donna encore le reste de son chargement, et ils burent le contenu de toutes les outres de peau de chèvre, pleines de vin. Quand ils eurent tout bu, ils étaient tous ivres-morts, le sommeil les prit et ils s'endormirent sur place, sans pouvoir bouger.
Le marchand attendit, jusque bien avant dans la nuit, puis alla dépendre le corps de son frère et, se moquant des gardes à son tour, il leur rasa à tous la barbe de la joue droite. puis, il chargea le corps de son frère sur les ânes, les poussa du côté du logis, et rentra, ayant obéi aux ordres de sa mère. Le lendemain, lorsque le roi fut averti de ce qui s'était passé et qu'il sut comment le corps du larron avait été habilement dérobé, il fut grandement vexé. Voulant à tout prix retrouver celui qui l'avait si finement joué, il chargea une des princesses, sa fille, réputée pour son esprit malin, de rechercher le coupable. Il fut entendu qu'elle attirerait les passants au palais pour bavarder avec eux et su'elle s'arrangerait pour leur faire dire, en les poussant à se vanter, ce que chacun d'eux avait fait en sa vie de plus prudent et de plus méchant ; et si l'un d'eux racontait le tour du larron, vite, elle devait le saisir et ne pas le laisser partir.
La princesse obéit, mais le larron, entendant raconter tout ça, voulut encore jouer au plus fin avec le roi. Et qu'est-ce qu'il inventa? Il coupa le bras d'un mort récent, et le cachant sous sa robe, il s'achemina vers le palais. Il rendit visite à la princesse et les voilà en grande conversation. Bien entendu, elle lui posa la même question qu'aux autres : " Contez-moi donc ce que vous avez fait dans votre vie, de plus malin et de plus méchant?" Il lui conta donc comment son crime le plus énorme avait été de trancher la tête de son frère pris au piège dans le caveau du roi, et que son action la plus malicieuse avait été d'enivrer les gardes afin de pouvoir dépendre le corps de son frère. La princesse, dès qu'elle eut compris à qui elle avait affaire, tendit la main. Mais le larron lui laissa prendre le bras du mort qu'il avait tenu caché, et tandis qu'elle l'empoignait ferme, il fila. Elle se trouva trompée, car il eut le loisir de sortir et de s'enfuir bien vite.
Quand la chose fut rapportée au roi, il s'étonna, émerveillé de l'astuce et de la hardiesse de cet homme. Il ordonna qu'on fît publier par toutes les villes de son royaume qu'il pardonnait à ce personnage, et que s'il voulait venir se présenter à lui, il lui donnerait de grands biens. Le larron eut confiance en la publication faite au nom du roi et il s'en vint vers lui se déclarer.
Quand le roi le vit, il le jugea un oiseau rare, et il lui donna sa fille en mariage comme au plus malin des hommes. N'avait-il pas, en effet, donné la preuve de la malice des Egyptiens qui en remontrent à toutes les nations ?
Marguerite Divin
Publié le 13 Septembre 2012
Le texte de cette légende a été retrouvé sur un papyrus datant d'environ 1250 avant J-C (XIXe dynastie). Il met en scène Isis, fille de Râ, sœur et épouse d'Osiris. Déesse magicienne, elle sait aussi être habile et cruelle. Même Râ, le soleil, se laisse prendre à ses pièges.
Paroles du dieu qui vint à l'existence de lui-même, qui créa le ciel, la terre et l'eau, le souffle de la vie et le feu, les divinités et les hommes, le bétail, les serpents, les oiseaux et les poissons; le roi des hommes et des dieux réunis, dont les limites vont au-delà des années, et possédant beaucoup de noms, inconnus de celui-ci ou inconnus de celui-là.
Isis était une femme intelligente; son cœur était plus habile que celui de millions d'hommes; elle avait plus de discernement qu'un million de dieux; elle était plus judicieuse qu'un million d'esprits. Elle n'ignorait rien de ce qui était dans le ciel et sur la terre, à l'égal de Rê, qui avait créé ce qui est sur la terre. Mais elle souhaitait, en son cœur, connaître le nom de ce dieu auguste.
Râ, chaque jour, entrait à la tête de son équipage et s'asseyait sur le trône des Deux Horizons. Le grand âge du dieu rendait sa bouche molle; aussi laissait-il tomber sa salive sur le sol, ou bien il la crachait en la jetant à terre. Isis [un jour] la pétrit en ses mains avec la terre sur laquelle elle se trouvait; elle lui donna la forme d'un serpent sacré, et le modela tel un trait [prêt à s'élancer]. Mais, devant elle, il ne bougea pas; aussi put-elle le placer à la croisée des chemins que le dieu auguste avait coutume de suivre, selon son désir, sur le Double Pays.
Le dieu fit son apparition hors des portes [de son palais], tandis que les divinités du palais étaient en sa suite, afin de se promener, comme chaque jour. Alors le serpent sacré le mordit, et le feu de la vie sortit de lui, puis l'animal se cacha dans les roseaux. Le dieu ouvrit la bouche et la voix de Sa Majesté atteignit le ciel. Son Ennéade dit : " Qu'est-ce donc? Qu'est-ce donc? "; ses dieux dirent : " Quoi donc? Quoi donc? " Il ne pouvait leur répondre, ses lèvres tremblaient, ses membres étaient secoués, car le poison avait pris possession de son corps, de même que le grand Nil charrie tout derrière lui.
Le grand dieu affermit alors son cœur et il appela ceux qui étaient en sa suite : " Venez à moi, vous qui êtes venus à l'existence hors de mon corps, dieux qui êtes issus de moi, afin que le vous fasse connaître ce qui m'est arrivé. Une chose douloureuse m'a mordu. Mon cœur ne la connaît pas, mes yeux ne l'ont pas vue, ma main ne l'a pas faite. je ne reconnais en elle aucun des éléments de ma création. Mais je n'ai jamais ressenti une souffrance comme celle-là; il n'y a rien de plus pénible que cela. je suis un Souverain, fils de Souverain, une semence divine venue à l'existence comme dieu. Je suis le Grand, fils du Grand, celui dont le nom fut pensé par son père. J'ai beaucoup de noms et beaucoup de formes. Ma forme est aussi en chaque dieu. Je suis celui que l'on appelle Atoum et Horus le Loué. Mon père et ma mère m'ont dit mon nom, et je l'ai caché en mon corps [hors de portée] de mes enfants, de peur qu'un pouvoir soit donné à un magicien contre moi. Or je sortais pour voir ce que j'avais créé, je me promenais sur le Double Pays que j'avais fait, lorsqu'une chose me mordit que je ne connais point. Ce n'est pas le feu, ce n'est pas l'eau, mais mon cœur brûle, mon corps tremble et mes membres ont froid. Que mes enfants, les dieux, me soient amenés, avec des paroles bénéfiques - [les dieux] qui savent les formules magiques et dont la connaissance atteint le ciel."
Alors les enfants du dieu vinrent à lui, chacun d'eux se lamentant. Isis s'en vint avec son pouvoir et ses incantations magiques, possédant le souffle de la vie, avec ses incantations magiques pour repousser la maladie, avec ses paroles capables de rendre la vie à une gorge qui étouffe. Elle dit : " Qu'est-ce donc? Qu'est-ce donc? ô mon divin père! L'un de tes enfants aurait-il levé la tête à ton encontre? Alors je le ferai tomber grâce à mon pouvoir magique parfait, et je ferai qu'il soit chassé de la vue de tes rayons."
Le dieu auguste ouvrit la bouche : " En vérité, je marchais sur le chemin, je me promenais dans le Double Pays, mon cœur souhaitant de revoir ce que J'avais créé, lorsque je fus mordu par un serpent que je n'aperçus même point. Ce n'est pas le feu, ce n'est pas l'eau, mais je suis plus froid que l'eau et plus chaud que le feu; tout mon corps transpire, et je tremble; mon regard n'est pas ferme, je ne vois plus; et le ciel fait que l'eau inonde mon visage comme au temps de l'été."
Isis répondit : "Dis-moi ton nom, mon divin père! Car un homme revit lorsqu'il est appelé par son nom.
- Je suis celui qui a fait le ciel et la terre, qui a lié les montagnes, qui a créé ce qui existe sur eux. je suis celui qui a fait l'eau, de telle sorte que la vache [nommée] Mehet-Ouret put venir à l'existence J'ai fait le taureau pour la vache, de telle sorte que la jouissance sexuelle vint aussi à l'existence. je suis celui qui a fait l'empyrée et les mystères des deux horizons, j'ai placé là les ba des dieux. je suis celui qui fait venir la lumière lorsqu'il ouvre les yeux, et amène l'obscurité lorsqu'il les ferme. L'eau du Nil coule selon son ordre, celui dont les dieux ignorent le nom. Je suis celui qui a fait venir à l'existence les heures et les jours, je suis celui qui a établi la répartition des fêtes de l'année, et qui a créé le fleuve. Je suis celui qui a fait le feu de la vie, afin de donner existence aux œuvres des temples. je suis Khepri au matin, Râ au zénith, Atoum dans le soir ".
Mais cela n'arrêta pas le poison dans sa course, et le grand dieu ne se remettait point.
Isis dit alors à Râ : "Ton nom n'est pas parmi ceux que tu m as dits. Dis-le-moi donc, et le poison sortira, car un homme revit lorsque son nom est prononcé."
Le poison brûlait de [toute] sa brûlure, il était plus fort que la cuisson du feu. Alors Râ dit : "Prête-moi tes oreilles, ma fille Isis, de telle sorte que mon nom passe de mon corps dans ton corps. Le plus divin des dieux l'a caché, pour que ma place soit vaste dans le navire des millions d'années. Lorsqu'il sera sorti de mon cœur, dis-le à ton fils Horus, en le liant par un serment divin, en ayant placé Dieu devant son regard." Et le grand dieu divulgua son nom auprès d'Isis, la Grande Magicienne.
"Écoule-toi, poison du scorpion. Sors de Rê et de l'Œil d'Horus! Sors du dieu, ô brûlant, selon mon incantation! je suis celle qui agit et je suis celle qui chasse. Va-t'en dedans la terre, puissant poison! Vois, le grand dieu a divulgué son nom. Rê vit, le poison est mort !" Selon les mots d'Isis, la grande magicienne, la maîtresse des dieux, qui connaît Rê par son nom.
Paroles à prononcer sur une figure d'Atoum, Horus le Loué, une figure d'Isis et une image d'Horus, peintes sur la main du malade et qui doivent être léchées par cet homme. Cela peut être fait aussi sur une bande de lin très fin que l'on placera sur la gorge du malade. Ceci est un procédé pour agir contre le poison du scorpion. Ou bien encore, on pourra agir [de même] avec de la bière et du vin qui sera bus par l'homme qu'un scorpion a mordu. C'est cela qui détruit le poison. Vraiment efficace, un million de fois.
Publié le 13 Septembre 2012
L'histoire commence lorsqu'un paysan, Khoun-Inpou, et son âne arrivent sur les terres du noble Rensi, fils de Mérou.
Nemtynakht, le responsable des terres du noble, était célèbre pour ses méfaits et piège Khoun-Inpou en étalant un vêtement en travers de la route qui longeait la ferme, obligeant Khoun-Inpou et son âne à piétiner les cultures. L'âne commence alors à manger du grain, et Nemtynakht en profite pour se saisir de celui-ci, et bat Khoun-Inpou, certain que Rensi croirait sur parole son responsable, plutôt que les allégations de tromperie et de vol proférées par Khoun-Inpou.
Khoun-Inpou se met en quête de Rensi et le trouve près de la rivière de la ville. Il lui présente ses doléances. Rensi et ses juges écoutent sa plainte, et lui répondent que des témoins du soi-disant crime de Nemtynakht étaient nécessaires pour que celle-ci aboutisse. Khoun-Inpou ne peut en trouver aucun, mais le discours magnifique de cet éloquent paysan incite Rensi à continuer à s'intéresser à son affaire. Rensi présente cette plainte au pharaon et lui parle des talents rhétoriques de Khoun-Inpou. Le roi est impressionné, mais ordonne que le paysan n'obtienne pas justice jusqu'à ce que ses réclamations soient mises par écrit.
Pendant neuf jours, Khoun-Inpou loue l'intendant Rensi et lui réclame justice. Puis, ayant l'impression qu'il était ignoré, Khoun-Inpou l'insulte et en est puni par une bastonnade.
Après un dernier discours, le paysan découragé part, mais Rensi l'envoie chercher en lui ordonnant de revenir. Au lieu d'être puni pour son insolence, le paysan se voit réhabilité.
Le pharaon Aménemhat après avoir lu le dernier discours de Khoun-Inpou, est impressionné et ordonne que l'âne soit rendu à Khoun-Inpou et que ce dernier reçoive tous les biens de Nemtynakht en dédommagement, y compris son travail, rendant ainsi Nemtynakht aussi pauvre que Khoun-Inpou l'avait été.
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