Publié le 13 Septembre 2012

Les héritiers de Saladin règnent jusqu’en 1250, date à laquelle le trône passe par le mariage aux mains d’Aybak, chef des mamelouks. Ce corps d’élite de soldats-esclaves devient alors l’organe politique et militaire le plus puissant d’Egypte, et les sultans mamelouks règnent à partir du Caire pendant les trois siècles qui suivent. Leur loi, impitoyable, est souvent corrompue par la trahison et la duperie.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Pendant ce temps, les Turcs ottomans, apparus en Asie centrale vers le IXème ap. JC., achèvent leur conquête de l’Asie Mineure. Les Ottomans regagnent les frontières de l’empire byzantin, s’emparant de Constantinople en 1453. En 1517 le sultan Soliman le Magnifique, convoitant l’Egypte, ne rencontre aucune opposition effective des mamelouks, qui se révèlent incapables de s’unir pour résister aux Turcs. Durant les trois siècles suivants (jusqu’après la Seconde Guerre mondiale), l’Egypte demeure sous la suzeraineté de l’Empire ottoman qui s’étend des Balkans à la mer Rouge, et elle est dirigée par une succession de gouverneurs (pachas) nommés par le sultan de Constantinople. Si l’Egypte devient une région isolée de l’Empire, l’université islamique d’Al-Azhar, fondée en 973, demeure le centre théologique le plus important de tout le monde musulman.

LA HIERARCHIE OTTOMANE

(gouverneurs militaires de provinces). En dessous, les gouverneurs régionaux, parfois chefs héréditaires, s’appelaient les Si l’empereur de Constantinople était désigné en Occident sous le nom de Sultan (titre séculaire), pour ses sujets il était le calife, ou chef suprême de tout l’Islam et successeur de Mahomet. Il dominait un système hiérarchique complexe. Au XIXème siècle, les souverains d’Egypte devinrent des Khédives – dynastie de rois presque indépendants qui payaient tribut au sultan. Ils étaient auparavant simples Walis (vice-rois) ou pachasbeys.
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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

 

         L’Egypte subit de nouveau les harcèlements du monde extérieur avec l’arrivée en 1798 d’une force révolutionnaire française conduite par Napoléon Bonaparte. Napoléon a pour objectif d’amener l’Egypte dans la zone d’influence française, afin de pouvoir contrôler l’importante route commerciale vers l’Inde par l’isthme de Suez et la mer Rouge. Mais l’expédition dépasse les limites de la simple compagne militaire. Napoléon est entouré de certains des plus grands érudits français, désireux d’étudier les trésors de cette civilisation ancienne. Si ses soldats ont gravé leurs noms dans les pierres des temples et des obélisques (où ils subsistent de nos jours), les scientifiques et archéologues qui accompagnent Napoléon entreprennent l’exploration de l’Egypte ancienne. Ainsi, on peut affirmer que le déchiffrage des hiéroglyphes revient à l’acquisition de la pierre de Rosette en 1799 par les Français.

 

         L’expédition de Napoléon, toutefois, est vouée à l’échec. Tandis que les forces terrestres françaises tentent de s’emparer de la capitale, les navires de l’amiral Horatio Nelson coulent la flotte française basée dans la baie d’Aboukir, privant la force expéditionnaire de tous renforts et provisions. Napoléon s’enfuit en France et trois ans après, le restant de la force expéditionnaire se retire à son tour.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L’épisode français a sapé l’influence ottomane sur l’Egypte et encouragé une nouvelle génération d’Egyptiens à chercher le changement. Du chaos consécutif eu retrait des forces françaises émerge un nouveau souverain, un officier d’origine gréco-albanaise nommé Méhémet Ali. Avec le soutien de l’armée, il se proclame Pacha d’Egypte. En théorie, il reconnaît le Sultan de Constantinople comme son chef suprême. En pratique, il contrôle l’Egypte en chef indépendant pendant les quatre décennies qui suivent, eu au cours desquelles il impose un programme de modernisation visant à sortir le pays de l’ère du Moyen Age. L’Egypte ne doit plus être une partie oubliée de l’empire, et les successeurs de Méhémet Ali règnent sous le titre de califes, se refusant à être les vassaux de l’Empire ottoman.


MEHEMET ALI

Né dans le port grec de Kavala (qui, comme l’Egypte, fait alors partie de l’Empire ottoman), Méhémet (ou Mohammed) Ali arrive en Egypte comme officier de l’armée turque. En 1811 il met un terme au pouvoir des mamelouks en massacrant leurs dirigeants. De 1813 à 1818 son fils, Ibrahim, mène campagne contre les fanatiques Wahabites d’Arabie, reprenant les cités saintes de Médine et La Mecque pour le sultan. Méhémet demande alors à Ibrahim de lever une armée pour anéantir les rebelles grecs au nom du sultan ottoman. Après la guerre ; Méhémet exige davantage d’indépendance du sultan. Son vœu étant refusé, il se révolte, chassant les troupes turques de Palestine et de Syrie, et prenant le contrôle de vastes parties de la Turquie. Ce succès fulgurant est trop menaçant pour les grandes puissances européennes, qui le forcent à renoncer à ses conquêtes. Il abdique en 1848 et meurt en 1849.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Avec l’expansion des empires européens en Asie, un intérêt croissant se manifeste pour la création d’un accès plus rapide par l’isthme de Suez, afin de remplacer le long et fastidieux voyage par le cap de Bonne Espérance. L’ingénieur français Ferdinand de Lesseps sera l’instigateur de la construction du canal de Suez, qui sera inauguré en 1869 dans l’enthousiasme général. Au départ, l’Egypte détient 44 % des actions du fond international de financement du canal, mais l’incompétence du Khédive Ismaïl en matière de gestion le contraint à les vendre aux Anglais et aux Français. En 1876, un condominium franco-britannique est créé pour gérer les affaires du Khédive, en 1882 l’Angleterre dépêche une garnison à Alexandrie. L’intense rivalité impériale entre l’Angleterre et la France, ainsi que la nécessité de contrôler l’axe vital du canal, incitent l’Angleterre à resserrer sa mainmise sur l’Egypte, se trouvant désormais réduite au statut de protectorat anglais, le Khédive demande allégeance à l’Angleterre.

 

         La forte présence anglais et française dans le pays génère un vif intérêt pour les vestiges des pharaons, amorçant la mise au jour systématique des tombeaux et temples de Gizeh, Memphis, LouXor et autres sites archéologiques Au départ, il ne s’agit guère plus que de fouilles de tombeaux par des aventuriers animés davantage par le plaisir de l’exploration que par la recherche archéologique proprement dite. Mais la création en 1880 de l’Institut d’archéologie marque le début d’une approche plus scientifique.

 

         L’Egypte reçoit officiellement le statut de protectorat en 1914, avant de retrouver son indépendance en 1922, même si l’Angleterre conserve le contrôle de la défense et du canal de Suez.

SA’D ZAGHLUL

Sa’ad Zaghlul (1860 – 1927), qui a donné son nom à nombre de rues et places égyptiennes, devient ministre de l’Education en 1907 et leader du mouvement nationaliste Wafd. Le 13 novembre 1918, au terme de la Première Guerre mondiale, il exige l’abolition du protectorat anglais et l’indépendance totale de l’Egypte, qui sont refusées. La démission de Zaghlul déclenche des émeutes, et il est arrêté et exilé à Malte avec ses principaux partisans. Il revient en Egypte avant d’être déporté de 1921 à 1923, puis il est élu Premier ministre avec une majorité écrasante lors des premières élections égyptiennes de 1924. Il meurt en 1927.

LES PREMIERS ARCHEOLOGUES

Les premiers archéologues européens ne se différenciaient guère des pilleurs de tombeaux qui les avaient précédés, eux aussi beaucoup plus intéressés par les découvertes et le prestige que par la recherche proprement dite. Dans la première moitié eu XIXème siècle, les tombeaux furent pillés, les momies dépouillées des bijoux ensevelis avec elles, les statues exhumées et volées. En 1858 fut créé le service des Antiquité égyptiennes, dirigé par l’égyptologue français Auguste Mariette, après quoi le gouvernement commença à superviser les fouilles, tandis qu’une nouvelle génération de chercheurs prenait la place des chasseurs de trésors.

 

PILLEURS DE TOMBEAUX

Les antiquités égyptiennes sont toujours l’objet de vols et actes de vandalisme, encouragés par le marché florissant de la contrebande d’œuvres d’art anciennes. Afin de protéger le patrimoine du pays, le département de la Sécurité nationale effectue un recensement des temples et tombeaux au moyen de matériel vidéo sophistiqué et de photographies numériques. Environ 40 000 sites ont été répertoriés avec le centre des Antiquités, mais la gigantesque richesse de l’Egypte en trésors antiques complique considérablement la tâche.

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Rédigé par orange8454

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