Publié le 10 Novembre 2024
vieille
Publié le 15 Octobre 2022
Publié le 30 Octobre 2012

"C'est la plus vieille synagogue encore en activité en Europe : remontant aux années 1270, c'est aussi l'un des plus anciens bâtiments gothiques de la capitale tchèque, d'une grande valeur historique et architecturale. Seule synagogue encore consacrée au culte dans le quartier de Josefov, elle reste le coeur spirituel de la communauté juive de Prague.
Appelée au moment de sa construction au 13è siècle " Nouvelle " par rapport à celle déjà existante (disparue depuis) elle devient " Vieille-Nouvelle " lorsque des synagogues plus récentes sont progressivement construites dans le quartier de Josefov.
A l'extérieur, elle apparaît assez austère avec son fronton en brique rouge et sa hauteur réduite ,comparée aux grands immeubles Art Nouveau du quartier. En raison du relèvement du niveau du sol depuis l'époque gothique, il faut descendre plusieurs marches pour accéder à l'intérieur du bâtiment. Après avoir franchi l'antichambre à la voûte en berceau, vous passez, pour accéder à la salle principale, sous un magnifique tympan orné d'une feuille de vigne en bas-relief, dont les racines représentent les 12 tribus d'Israël.
La grande salle est séparée en deux hautes nefs dont les voûtes sont portées par des piliers hexagonaux, aux chapiteaux ornés de feuillages ornementaux. Le centre de l'espace sacré est dominé par la bimah, pupitre utilisé pour la lecture de la Torah, entourée d'une grille gothique en fer forgé. La bannière qui la surmonte fut offerte par l'empereur Ferdinand III à la communauté juive de Prague pour la remercier de sa participation à la défense de la ville contre les Suédois. La Torah se trouve à son emplacement habituel, près du mur Est.
Suivant la coutume du judaïsme orthodoxe, la synagogue présentait des espaces séparés pour les hommes et les femmes : ces dernières pouvaient suivre les cérémonies religieuses depuis une annexe au Nord, construite au 18è siècle.
Attention, la synagogue Vieille-Nouvelle se visite indépendamment des autres synagogues qui font partie du musée juif. Elle est fermée tous les samedis et les jours de fêtes religieuses juives."
Publié le 30 Octobre 2012

La vieille ville de Prague offre une large concentration de restaurants, magasins, antiquaires, librairies..., et est très fréquentée tant par les Praguois que par les touristes. Ce quartier, qui vit le jour au XIIème siècle, fut miraculeusement épargné lors du grand incendie de 1541 ; il affiche une architecture à tendance baroque pour le plus grand plaisir des yeux. Il fait bon y flâner car au détour d’une petite rue, on rencontrera toujours une petite église, une jolie place, un petit jardin ou une maison avec une belle ornementation.
L’hôtel de ville (ou le palais de la municipalité) de la Vieille-Ville de Prague fut érigé en 1338 sur la base d’un privilège du roi Jean de Luxembourg. Son édification ne fut pas facile. Il doit son origine à la réunion, après une reconstruction, par étapes, des maisons bourgeoises, rachetées ou données. La base en fut le palais de pierre de Volflin de Kamen que la municipalité acquit déjà en 1338. Au-dessus du portail gothique original se trouve une fenêtre Renaissance avec les armoiries du Saint Empire romain, du Royaume de Bohême et de la Vieille-Ville de Prague. La deuxième maison fut rachetée par la municipalité après 1360. Au premier étage, une magnifique fenêtre Renaissance la décore. La maison suivante – celle du fourreur Mikes – a une façade néo-Renaissance. Après 1830, la municipalité obtint encore la maison adjacente « Au coq » avec une façade classiciste. Au rez-de-chaussée des deux maisons mentionnées en dernier furent découvertes des arcades de la seconde moitié du XIVème siècle. Depuis 1896, la maison « A la minute », ornée de sgraffites, fait aussi partie de l’hôtel de ville. Cela signifie donc que l’hôtel de ville est un assemblage de cinq maisons.
Publié le 30 Octobre 2012
Appelée à l’origine la Tour Nouvelle, fut construite après 1475 par l’architecte Matej Rejsek aux frais de la municipalité, à la place de l’une des portes des fortifications de la Vieille-Ville. L’architecte Rejsek s’inspira pour cette construction (haute de 65 mètres) à la Tour de Parler du pont Charles et la décora aussi richement. Cette porte avait son importance notamment vers la fin du XIVème siècle, aux temps où se trouvait à sa proximité (à la place du Palais municipal) la cour du roi – demeure des rois de Bohême aux temps des guerres hussites. Quand Vladislav II Jagellon, qui posa lui-même la première pierre de la Tour Nouvelle, transféra sa cour de nouveau au Château de Prague, la porte perdit sa fonction représentative et resta inachevée avec un toit provisoire. En 1757, quand Prague fut assiégé par les troupes prussiennes, elle servit de magasin à poudre et depuis elle est appelée « poudrière ». A l’intérieur, au 1er étage, sont visibles les restes des décorations originales. Une reconstruction générale de la tour a été effectuée dans les années 1875-1886 par l’architecte Josef Mocker.

/image%2F0650892%2F20250129%2Fob_756ff6_ezgif-36d06c8720607.gif)





