Publié le 27 Mars 2020
synagogue
Publié le 30 Octobre 2012

"C'est la plus vieille synagogue encore en activité en Europe : remontant aux années 1270, c'est aussi l'un des plus anciens bâtiments gothiques de la capitale tchèque, d'une grande valeur historique et architecturale. Seule synagogue encore consacrée au culte dans le quartier de Josefov, elle reste le coeur spirituel de la communauté juive de Prague.
Appelée au moment de sa construction au 13è siècle " Nouvelle " par rapport à celle déjà existante (disparue depuis) elle devient " Vieille-Nouvelle " lorsque des synagogues plus récentes sont progressivement construites dans le quartier de Josefov.
A l'extérieur, elle apparaît assez austère avec son fronton en brique rouge et sa hauteur réduite ,comparée aux grands immeubles Art Nouveau du quartier. En raison du relèvement du niveau du sol depuis l'époque gothique, il faut descendre plusieurs marches pour accéder à l'intérieur du bâtiment. Après avoir franchi l'antichambre à la voûte en berceau, vous passez, pour accéder à la salle principale, sous un magnifique tympan orné d'une feuille de vigne en bas-relief, dont les racines représentent les 12 tribus d'Israël.
La grande salle est séparée en deux hautes nefs dont les voûtes sont portées par des piliers hexagonaux, aux chapiteaux ornés de feuillages ornementaux. Le centre de l'espace sacré est dominé par la bimah, pupitre utilisé pour la lecture de la Torah, entourée d'une grille gothique en fer forgé. La bannière qui la surmonte fut offerte par l'empereur Ferdinand III à la communauté juive de Prague pour la remercier de sa participation à la défense de la ville contre les Suédois. La Torah se trouve à son emplacement habituel, près du mur Est.
Suivant la coutume du judaïsme orthodoxe, la synagogue présentait des espaces séparés pour les hommes et les femmes : ces dernières pouvaient suivre les cérémonies religieuses depuis une annexe au Nord, construite au 18è siècle.
Attention, la synagogue Vieille-Nouvelle se visite indépendamment des autres synagogues qui font partie du musée juif. Elle est fermée tous les samedis et les jours de fêtes religieuses juives."
Publié le 13 Septembre 2012
Ce quartier est également appelé le « Vieux Caire » : c’est là en effet que s’élevait Babylone d’Egypte, la citadelle romaine puis byzantine qui servit de noyau à la première capitale musulmane, Fostat. Vestiges de ces temps reculés, les restes des fortifications romano-byzantines sous l’église de la Moallaqa, et la mosquée Amir, à la lisière nord du quartier, le premier oratoire construit par les musulmans sur la terre d’Egypte. Malgré les fondations de nouvelles capitales plus au nord, Fostat ne fut pas abandonnée. Derrière ses murs prospéra encore longtemps une communauté de commerçants chrétiens et juifs. De nos jours, les ruelles du quartier ont été rendues au calme et aux chats : un havre de pais bien loin de la foule ‘t du bruit du centre-ville. Et, pour les égyptiens, un lieu de pèlerinage : la Sainte Famille u aurait fait halte lors de la fuite en Egypte.
L’église El-Moallaqa (de la Vierge Marie)
L’église El-Moallaqa, « la suspendue », est la plus ancienne église chrétienne d’Egypte. Construite, sans doute à partir du V ème s., au-dessus du bastion sud de la
citadelle byzantine, elle fut l’objet d’agrandissements et de restaurations successives jusqu’au XIX ème s.
L’église Saint Serge
Elle passe pour la plus ancienne du Caire, l’un des plus anciens lieux de culte coptes en Egypte, Abou Serga date du V ème s. Au VII ème s. on y élisait déjà le patriarche
coptez d’Egypte. Pour les chrétiens, c’est un but de pèlerinage : selon la tradition, c’est ici que se reposa la Sainte Famille lors de sa fuite en Egypte. La crypte (inondée une grande
partie de l’année) marquerait l’emplacement exact de cette sainte halte : chaque année, le 1er juin, une messe y est célébrée. L’église conserve son plan basilical des premiers
siècles chrétiens : une nef centrale flanquée de deux nefs latérales, délimitées par deux rangées de colonnes monolithes, dont une en marbre rose, où l’on distingue encore des traces de
décoration peinte (sans doute des images de saints). L’iconostase en bois ouvragé est une œuvre des XII ème et XIII ème s
La synagogue Ben Ezra
En 1980, à la suite des accords israélo-égyptiens de Camp David, fut prise la décision de restaurer l’antique synagogue de Fostat, la réalisation étant assurée par des fondations nord-américaines. Les travaux durèrent près de 15 ans : en 1994, la synagogue Ben Ezra brillait comme un sou neuf. Elle est bâtie sur un plan basical dérivé des églises coptes médiévales, mais la bêma centrale évoque les synagogues européennes, tandis que la riche décoration d’arabesques l’inscrit dans son milieu oriental. Si elle n’est plus utilisée comme lieu de culte par la minuscule communauté juive qui subsiste au Caire (la grande synagogue se trouve dans la partie moderne de la ville, rue Ezi-Adly), elle reste un témoin privilégié de la présence millénaire d’une communauté juive en terre d’Egypte, probablement depuis la destruction de temple de Salomon au VI ème s. avant notre ère.
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