Publié le 18 Janvier 2014
empereur
Publié le 3 Mai 2013
Le temple du ciel 天坛 (Tiān Tán) est situé au sud de Beijing (Pékin), dans le district de Xuan Wu.
Dans l'ancienne Chine, l'empereur était consideré comme le « fils du ciel », qui administrait les tâches sur terre à la place d'une autorité céléste. C'est dans ce Temple que l'Empereur avait coutume de se rendre une fois par an, au solstice d'hiver, afin de prier le Ciel pour de bonnes récoltes.
Le Temple du ciel, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998. Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de le construction de la Cité Interdite. Le temple fût agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le reigne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle.
Le temple est en réalité un important complexe au coeur de la ville de 1,5 km du nord au sud et de 1 à 1,7 km d'est et ouest. Il est délimité par deux murs au nord et un seul au sud de forme rectangulaire. Il contient de nombreux temples dont :
- La Salle des prières pour une gracieuse récolte (Hall of Prayer for Good Harvest ou Qi Nian Dian) est un pavillon en forme de rotonde dans le nord du complexe. il est le symbole du Site Historique. Cette appellation et sa forme actuelle datent en réalité de 1751, succédant à des édifices successifs érigés au même endroit.
- La Salle de l'abstinence (Hall of Abstinence) est un palais situé dans la partie ouset du complexe
- L'Altar du Ciel est un espace ressemblant au support de la salle des prières pour une gracieuse récolte, mais sans la rotonde. Il est situé sur le même axe que la salle mais au sud du complexe.
On retrouve partout dans la conception du tempe le chiffre 9, dont le nombre de marches, de balustrades, de cercles de dalles de pierre, de clous sur les portes et probablement encore d'autres détails sont toujours un multiple. Pourquoi 9 ? Les chiffres impairs étaient "célestes", et 9 est le plus élevé d'entre eux.
Depuis janvier 2008, le Temple du ciel est jumelé avec le château de Chambord. Il s'agit d'une première entre deux monuments français et chinois.

http://www.chine-informations.com/guide/temple-du-ciel_755.html
Publié le 13 Septembre 2012
Un empereur, escorté par toute sa cour en parade, sortant de son palais afin de satisfaire à sa promenade matinale quotidienne, rencontre, sur son chemin, un mendiant.
Il lui demande:
« Toi qui est assis là, devant mon palais, une écuelle à tes pieds, que désires-tu? »
Le mendiant rit et lui répond:
« Tu m'interroges comme si tu pouvais satisfaire mon désir? »
L'Empereur rit de même et, hautain et fier, persiste dans son dire:
« Bien sûr que je peux satisfaire ton désir. Quelle est ton appétence? Simplement énonce-la-moi. »
Et le mendiant, humblement, allègue:
« - Pense-le deux fois avant de promettre. »
Le mendiant n'est pas un mendiant quelconque.
Dans une vie passée, il avait été le Maître de l'empereur. Et, dans l'une de ces vies antérieures, il lui avait promis: « Je reviendrai et, dans l'une de tes vies futures, je m'évertuerai à te réveiller car dans cette présente, tu es resté en sommeil. Sois dans la certitude, je reviendrai...»
Mais l'Empereur, sûr de sa dignité et de son importance, dans son dire, insiste:
« Je suis un empereur très puissant et, par ma puissance, je peux te donner toutes les faveurs que tu voudras me demander de t'accorder. Alors mendiant, dis-moi: Qu'est-ce que tu peux souhaiter que je ne puisse pas te donner? »
Alors, le mendiant, d'une voix calme, posée, et pleine de sagesse, lui dit :
« - C'est un désir très simple. Est-ce que tu vois cette écuelle? Est-ce que tu peux la remplir avec quoique ce soit que tu désires y verser dedans?
- Bien sûr », s'empresse de déclamer, avec emphase, suffisance, arrogance et fatuité, l'empereur.
Appelant l'un de ses domestiques, d'un ton péremptoire, il lui adjoint:
« Remplit d'argent l'écuelle de cet homme. »
Le domestique s'exécute... et, à peine les pièces déposées au fond de la sébile du mendiant, l'argent, comme par enchantement, disparait.
Le domestique déverse plus et plus de pièces, plus et plus de sacs de pièces d'argent, plus et plus de coffres de pièces d'or et dès que les pièves touchent le fond de l'écuelle, elles disparaissent.
Et la sébile du mendiant reste irrémédiablement vide. Nul ne peut comprendre, pas même l'empereur.
Tout le palais, autour du Maître incontestable et incontesté, afin de découvrir les raisons d'un mystère inexplicable, se réunit. Toutes les plus hautes autorités du Royaume se penchent sur l'affaire insoluble. Nul ne comprend cet acte magique.
La rumeur court par toute la ville: « Un habile prestidigitateur met en échec l'honorable Raïs! » et une grande multitude, se pressant, se regroupe autour de l'énigmatique mendiant.
Pour le palais impérial et pour le peuple aux aguets, le prestige du Maître Suprême est bafoué.
Le Souverain, dans un ultime sursaut d'orgueil et de suffisance, s'adresse à ses domestiques:
« Je suis disposé à perdre mon entier royaume car ce mendiant ne doit pas me vaincre. »
Diamants, perles, émeraudes... les salles du trésor continuent à se vider. L'écuelle ne semble n'avoir de fond. Tout ce qui s'y dépose disparait aussi vite.
Le jour tombe sur la ville et le peuple, en silence, s'est réuni autour de son monarque qui s'est jeté aux pieds du mendiant et qui, à contre cœur, admet son échec.
« - Tu as gagné, je ne puis qu'en convenir, mais, avant que tu ne partes vers d'autres cieux, satisfait ma curiosité... Dans quel matériau magique ton écuelle est-elle donc fondue? »
Dans un éclat de rire sardonique, le mendiant dit:
« Elle est faite du même granulat que l'esprit humain. Il n'y a aucun secret ni aucune illusion... elle est simplement faite de désirs humains. »
Proposé par Catalan
Publié le 13 Septembre 2012
De retour chez lui, il déclara à sa femme:
Sous le règne de l'Empereur Yao, dix Soleils parurent simultanément dans le ciel, causant une terrible sécheresse sur la Terre.
Que s'était-il passé? Jadis, la mère du Soleil Xihe avait eu dix enfants. Ils habitaient à Tanggu, un grand lac situé dans les régions orientales. Les dix Soleils passaient là leurs journées à se baigner et s'amuser; aussi l'eau du lac était-elle bouillante pendant les quatre saisons de l'année. Au centre du lac poussait le grand arbre Fusang, le "lieu où se lève le Soleil". Cet arbre mesurait plusieurs milliers de mètres de haut, et mille personnes ne pouvaient l'embrasser. Sur ses dix énormes branches reposaient les dix Soleils.
Sur l'ordre de l'Empereur Céleste, chaque Soleil allait à son tour éclairer le monde, se levant à l'Est à l'aube et se couchant à l'Ouest au crépuscule après avoir traversé tout le ciel. Ainsi, tous les dix jours, chacun d'entre eux apportait lumière et chaleur aux hommes.
Comme le monde était beau alors, avec ses montagnes altières, ses fleuves impétueux, ses forêts profondes, ses fleurs multicolores et ses champs aux récoltes abondantes!
Vraiment, pour nos dix Soleils, le monde était plus amusant que le lac Tanggu...
Mais ils ne pouvaient s'y rendre qu'une fois tous les dix jours.
Ces Soleils étaient de tempérament espiègle. Un jour la discussion s'échauffa:
- Le lac Tanggu n'est vraiment pas amusant! Nous y restons neuf jours sur dix, ce n'est pas drôle, se plaignit l'un d'entre eux.
- C'est vrai! Nous sommes sévèrement surveillés, nous ne pouvons pas aller où nous voulons, je trouve cela injuste! Renchérit un autre.
- Ces règlements sont raisonnables, intervint un troisième, si nous allons tous ensemble sur la terre, la chaleur y sera insupportable.
A ces mots, le premier Soleil se fâcha:
- Raisonnable! Raisonnable! Faire ce que nous voulons, voilà ce qui est raisonnable!
C'est insupportable de toujours rester ici! Et si, à partir de demain, nous allions jouer tous ensemble?
- D'accord! Répondirent en chœur les neuf autres Soleils.
Le lendemain, les dix Soleils quittèrent le lac Tanggu au mépris des ordres de l'Empereur Céleste.
Lorsqu'un seul Soleil apparaissait dans le ciel à l'aube, tout était normal. mais lorsque ce jour-là, les dix Soleils se levèrent simultanément, ils dégagèrent une chaleur torride: Tous les cours d'eau furent asséchés, les champs brûlés se crevassèrent, les arbres et les céréales se desséchèrent et les hommes durent se réfugier dans des grottes, n'osant plus en sortir.
Mais les dix Soleils s'amusèrent comme si de rien n'était. Ils étaient même ravis de leur mauvais tour.
L'Empereur Yao, qui régnait à cette époque sur la Chine, habitait une chaumière et menait la vie simple et sobre du peuple. Ayant à cœur les intérêts de son peuple, il demanda aux Soleils de se retirer immédiatement, au risque d'anéantir toutes les espèces vivantes sur terre. Mais les Soleils n'en eurent cure et continuèrent à s'amuser.
L'Empereur Yao fut obligé d'intercéder pour son peuple auprès de l'Empereur Céleste. En apprenant que les dix Soleils
avaient transgressé ses ordres, l'Empereur Céleste se mit dans une colère noire. Il fit appeler Yi, l'archer céleste.
- Les fils de Xihe ont trahi leur serment, lui dit-il. Ils sont sortis tous ensemble, causant de graves sécheresses. Voici un arc rouge et un carquois de dix flèches blanches. Va et chatie-les comme il se doit !
Obtempérant à l'ordre de l'Empereur Céleste, Yi prit son arc et ses flèches et descendit immédiatement sur Terre.
Les souffrances du peuple écrasé par la chaleur des Soleils l'affligèrent beaucoup. Il leva la tête, défia du regard les dix Soleils et, sans dire un mot, saisit son arc et le banda. La flèche partit comme une étoile filante. Une violente déflagration se répercuta dans le ciel, le Soleil touché par la flèche de Yi se changea en une boule de feu et tomba. Les autres prirent la fuite. Mais Yi visa le deuxième Soleil, puis le troisième, le quatrième... Ils tombèrent l'un après l'autre. Au moment où il retirait la dixième flèche de son carquois, l'Empereur Yao retint son bras :
- Arrête! Lui dit-il, tous les êtres vivants ne peuvent vivre ni se multiplier sans Soleil. Epargne le dernier. Yi acquiesça en silence.
Après avoir fait disparaître les neuf Soleils, la température redevint normale. les hommes purent sortir de leurs abris, labourer la terre, moissonner, chasser, réparer et construire leurs maisons. Ils menaient à nouveau une vie paisible.
Sa mission accomplie, Yi s'apprêta à retourner au ciel. Mais, pleins de gratitude, les hommes le retinrent auprès d'eux et émirent l'espoir qu'il restât quelques jours de plus sur Terre. On avait encore besoin de lui pour venir à bout d'autres calamités. Yi accepta sans rien dire...
Publié le 13 Septembre 2012
Avez-vous déjà entendu parler du palais de Brocart ? Mais si, bien sûr, c'est le palais des deux fées célestes qui tissent tout le long du jour, les nuages, pour l'empereur du Ciel. Vous vous tromperiez bien si vous les croyiez heureuses de leur sort car les deux fées s'ennuient à mourir dans leur palais. Un jour d'ailleurs, elles se sont sauvées. Écoutez plutôt...
Ce jour-là, c'était l'anniversaire de l'empereur du Ciel et tous ses serviteurs étaient occupés aux préparatifs d'un grand festin. Les employés célestes s'amusaient dans les salles impériales et la garde de la porte du Sud, celle par laquelle on descend sur la terre, buvait joyeusement à la santé de l'empereur et sombrait peu à peu dans une somnolence béate. Les deux fées célestes étaient restées seules.
Dans leur merveilleux palais, elles s'ennuyaient de vivre constamment dans la béatitude, de boire tous les jours du nectar et de tisser tous les jours un nuage en forme d'enclume et sept nuages blancs moutonneux. Leurs jours se ressemblaient comme un neuf ressemble à un autre neuf et nos deux fées s'ennuyaient, s'ennuyaient à mourir.
« Tu sais, petite sœur, » soupirait la plus jeune, « je préférerais m'en aller et descendre sur la terre plutôt que de continuer à m'ennuyer ici. Les hommes ne connaissent pas leur bonheur !
Tant de travail, et toujours du nouveau, ça me plairait tellement ! »
« A moi aussi, » continua l'aînée, « et si tu voyais leurs montagnes et leurs rivières qui serpentent ! Que c'est beau ! Rien de pareil dans ce palais ennuyeux. Et si nous nous sauvions ? »
Le chemin n'est pas long de la pensée à l'acte. Les deux fées célestes se mirent en route et, sur la pointe des pieds, tout doux, tout doux, elles se faufilèrent jusqu'à la porte du Sud qui conduisait à la terre. Les gardes dormaient profondément. Les deux jeunes filles se glissèrent dehors furtivement.
« Maintenant, petite sœur, » proposa la cadette, « nous allons nous séparer. Tu iras vers le Sud, et moi vers le Nord. Et lorsque nous aurons trouvé un être en détresse, nous resterons pour l'aider. »
Ainsi se séparèrent les deux fées. Et tout se passa comme l'avait dit la plus jeune. Toutes deux rencontrèrent deux vieilles femmes solitaires et usées et restèrent à les aider. Bientôt, elles perdirent leur teint transparent et devinrent toutes roses. Elles se plaisaient beaucoup sur la terre. Jamais plus elles ne pensaient au ciel.
Mais rien n'est éternel, hélas. Cent ans avaient passé sur la terre, cent ans, ce qui fait exactement sept jours au ciel. Les festivités avaient pris fin et l'empereur Céleste commença à chercher les deux jeunes filles. Mais en vain, elles étaient introuvables. « Où sont-elles donc passées, » gronda l'empereur. «Voilà un moment qu'il n'a pas plu et j'aurais besoin qu'on me tisse au plus vite un nuage d'orage. » Et l'empereur fit chercher les deux fées. Les serviteurs revinrent bientôt pour lui apprendre que la porte du Sud était ouverte et que les deux jeunes filles s'étaient probablement sauvées.
C'est un comble ! » s'écria l'empereur. «Qu'on me les ramène au plus vite ! Sinon, j'enverrai sur la terre une sécheresse abominable ! »
Alors les messagers célestes descendirent sur la terre à la recherche des deux fées. Ils les trouvèrent enfin. Mais les jeunes filles ne voulaient pas rentrer. Pourtant, il fallut bien se rendre ! Pouvait-on désobéir à un ordre de l'empereur du Ciel ? Tête baissée, les yeux pleins de larmes, les deux fées reprirent le chemin du ciel.
En arrivant devant la porte du Sud, la plus jeune dit :
«Petite sœur, je crois que je mourrai de regret si je ne peux plus regarder le monde en bas ! »
L'aînée hocha la tête en soupirant, puis elle dit :
«J'ai une idée. Jetons nos miroirs. Ainsi, quand nous regarderons en bas, nous y verrons se refléter le monde entier. »
Alors les deux jeunes filles sortirent leurs miroirs de leurs larges manches et les jetèrent en bas. Les miroirs descendirent en scintillant, ils tournoyèrent un instant avec de petits sifflements et tombèrent sur la terre où ils se transformèrent en deux lacs enchantés dont les eaux limpides reflétaient les montagnes, les forêts, les collines et les hommes. Et savez-vous où sont ces deux lacs ? L'un est en Chine, c'est le Grand Lac Occidental, et l'autre au Vietnam, à Hanoi.
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