tempe

Publié le 3 Mai 2013

Le temple du ciel 天坛 (Tiān Tán) est situé au sud de Beijing (Pékin), dans le district de Xuan Wu.

Dans l'ancienne Chine, l'empereur était consideré comme le « fils du ciel », qui administrait les tâches sur terre à la place d'une autorité céléste. C'est dans ce Temple que l'Empereur avait coutume de se rendre une fois par an, au solstice d'hiver, afin de prier le Ciel pour de bonnes récoltes.

Le Temple du ciel, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998. Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de le construction de la Cité Interdite. Le temple fût agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le reigne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle.

Le temple est en réalité un important complexe au coeur de la ville de 1,5 km du nord au sud et de 1 à 1,7 km d'est et ouest. Il est délimité par deux murs au nord et un seul au sud de forme rectangulaire. Il contient de nombreux temples dont :

  • La Salle des prières pour une gracieuse récolte (Hall of Prayer for Good Harvest ou Qi Nian Dian) est un pavillon en forme de rotonde dans le nord du complexe. il est le symbole du Site Historique. Cette appellation et sa forme actuelle datent en réalité de 1751, succédant à des édifices successifs érigés au même endroit.
  • La Salle de l'abstinence (Hall of Abstinence) est un palais situé dans la partie ouset du complexe
  • L'Altar du Ciel est un espace ressemblant au support de la salle des prières pour une gracieuse récolte, mais sans la rotonde. Il est situé sur le même axe que la salle mais au sud du complexe.

On retrouve partout dans la conception du tempe le chiffre 9, dont le nombre de marches, de balustrades, de cercles de dalles de pierre, de clous sur les portes et probablement encore d'autres détails sont toujours un multiple. Pourquoi 9 ? Les chiffres impairs étaient "célestes", et 9 est le plus élevé d'entre eux.

Depuis janvier 2008, le Temple du ciel est jumelé avec le château de Chambord. Il s'agit d'une première entre deux monuments français et chinois.

Temple du ciel
http://www.chine-informations.com/guide/temple-du-ciel_755.html

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Delphes

 

 

Fleur001.gif   Site divin, devins perfides, trésor maudit : malgré les nombreux visiteurs qui s’y pressent comme au temps de l’oracle, Delphes dégage encore l’aura d’une légende qui cimenta la Grèce… au milieu d’une région d’une prodigieuse variété.

 

 

 

Delphes dans l’histoire

 

Image1-copie-2.gif   A l’origine (IIe millénaire av. J.C.), le site était consacré à la déesse de la Terre Gé. La Légende la faisait habiter une grotte du Parnasse gardée par son fils, le serpent Pyhton. Elle y rendait des oracles avec sa fille Thémis. Vers 1200 av. J.C., le culte d’Apollon Delphinios, vénéré sous la forme d’un dauphin, remplaça celui de Gé.

 

Le fils de Zeus tua Python et dut s’expatrier huit ans dans la vallée de Tempé pour laver son crime. A son retour, Apollon s’empara de l’oracle et le sanctuaire prit le nom de Delphoi. L histoire de Delphes débuta véritablement vers 590 av. J.C., à l’issue de ce que l’on nomme la « première guerre sacrée ». Une ligue de douze tribus grecques se constitua pour opposer aux exactions de la ville voisine de Krissa, qui tentait de mettre la main sur le sanctuaire. Un territoire sacré fut créé. Il était interdit à la culture et au pacage des animaux. Cette décision entraîna bien des problèmes ultérieurs. La ligue amphictyonique administrait l’oracle et laissait les rivalités naturelles de côté. Elle rendit possible des choses étonnantes, comme par exemple les souscriptions internationales de 548 et de 373 av. J.C. ; l’argent collecté permit la reconstruction du temple d’Apollon après un incendie et un tremblement de terre.

Malgré tout, prédire l’avenir est un art convoité et délicat, surtout aux moments de tourmentes politiques. L’oracle dut prendre position dans les conflits qui agitèrent le monde antique. Il subit les pressions d’Athènes et de Sparte (deuxième guerre sacrée, 448 av. J.C.) puis des macédoniens. Ceux-ci intervinrent lorsque les phocidiens tentèrent de cultiver la plaine interdite (troisième et quatrième guerres sacrées, 356-346 av. J.C., 339-338 av. J.C.).

Fait étonnant, jamais ces guerres n’affectèrent le succès de l’oracle. Les pèlerins venaient toujours aussi nombreux et les dons des cités ne déclinaient pas.

En 191 av. J.C., les romains chassèrent les étoliens, eux-mêmes à l’origine de l’expulsion des macédoniens en 279 av. J.C.. Les empereurs ne s’intéressèrent qu’assez peu à l’oracle et ne virent souvent de Delphes qu’une source inépuisable de statues anciennes à piller (notamment Sylla). Seuls Auguste et Hadrien s’en préoccupèrent : l’un tenta de réorganiser l’Amphictyonie[1], le second restaura entièrement les temples. Plus tard, Constantin emporta une grande partie des trésors pour décorer sa nouvelle capitale des bords du Bosphore. Enfin, comme pour beaucoup d’autres centres religieux, le coup de grâce fut porté par Théodose au IVe s. ap. J.C., qui interdit purement et simplement le culte d’Apollon.

Sans jamais tomber dans l’oubli, visité par Byron ou Flaubert, le site fut vraiment fouillé par l’Ecole française à partir de 1860. On démolit à cet effet le village moderne installé à l’emplacement du sanctuaire à la fin du siècle dernier, pour le reconstruire un peu plus loin (actuelle Delphes moderne). En 1965 enfin, un mouvement international « Sauver Delphes » se créa à l’initiative du Conseil de l’Europe. Il s’attache à préserver le site de toute agression. 

[1] Amphictyonie : association des cités, puis de peuples autour d’un sanctuaire commun.

 

A 154 km au nord-ouest de Patras et à 169 km au nord-est d’Athènes.

Adossée aux pentes du Parnasse, ouvert sur une forêt d’oliviers et l’horizon de la mer, Delphes pourrait n’être qu’un lieu idyllique de plus… Pourtant, ces ingrédients sans cesse ressassés donnent cette fois un cocktail bien différent, un résultat fascinant.

Austère – mot galvaudé, mais qui convient le mieux à un tel site – Delphes l’est assurément, comme toute terre sacrée. Mais comment pourrait-il en être autrement du nombril de la terre où réside le dieu de la Lumière Apollon, d’un sanctuaire vénéré par l’ensemble du monde antique d’une seule voix depuis le temps d’Homère jusqu’au christianisme ?.

Un théâtre naturel, creusé dans le mont Parnasse avec la mer en face : Terre et Eau, le site de Delphes résume le pays entier. Pour couronner le tout, le sanctuaire est consacré au dieu de la Beauté. Delphes est la Grèce idéale.

 

 

Le musée

 

Les collections, d’une incroyable richesse, proviennent exclusivement de Delphes. Elles bénéficient d’une présentation soignée et attrayante.

 

En haut de l’escalier, on entre dans la salle de l’omphalos, grosse pierre sculptée (copie romaine) trouée près du temple d’Apollon qui marquait le centre d’un monde alors en forme de disque. Elle indiquait selon la légende l’emplacement où les aigles envoyés par Zeus des deux extrémités de la terre s’étaient rencontrés.

 

La salle des œuvres romaines où se tient une touchante représentation d’Antinoüs (v. 130 ap. J.C.), le favori de l’empereur Hadrien.

 

Les autres salles du musée (salles des boucliers, du trésor de Siphnos, du trésor des athéniens, les 4 salles consacrées aux sculptures du temple d’Apollon, les statues de Dionysos et de l’athlète Agias).

 

Dans la salle du taureau, l’animal grandeur nature fait de plaques d’argent et de laiton clouées sur bois (VIe s. av. J.C.), se trouvent ici des fragments uniques de statues chryséléphantines avec leurs bijoux, ainsi qu’un élégant brûle-parfum en bronze (v. 450 av. J.C.).

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Le chef-d’œuvre absolu que nous ait laissé la statuaire grecque,  l’aurige de Delphes. Retrouvé presque intact, il faisait partie d’un quadrige en bronze consacré en souvenir de Plyzalos, tyran de Gela en Sicile et vainqueur des jeux Pythiques de 478 ou 474 av. J.C.. L’extraordinaire étirement des membres inférieurs est dû à la disparition du char, dans lequel se tenait à l’origine la statue.

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Le site

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La Pythie, prêtresse d’Apollon, se tenait derrière une crypte de roc, que l’on voit à droite du Trésor des Athéniens – édifié vers 485 av. J.C. avec le butin pris à Marathon. Bâti en marbre de Paros, il était orné de sculptures figurant les exploits d’Héraclès et de Thésée, et d’une Amazonomachie -.

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Assise à côté des boutiques

 

La Pythie, était comme nos voyantes : les hommes politiques lui envoyaient des messagers pour préparer leur campagne électorale, les explorateurs pour trouver un endroit où fonder une colonie.

 

TEMPLE-APOLLON.jpg   Le temple d’Apollon Pythien s’élève sur une terrasse réalisée au VIe s. av. J.C. pour la construction du premier édifice détruit par un tremblement de terre. Les vestiges actuels datent des années 370-330 av. J.C.. L’omphalos ou « centre du monde » se trouvait ici. Au dessus, la Pythie respirait les exhalaisons [2] qui la faisaient entrer en transes. Dans le vestibule de ce temple dorique étaient gravées les devises des Sept Sages de la Grèce, dont le célèbre « Connais-toi toi-même » de Socrate.

 

LE-THEATRE.jpg   Au-dessus se dessine le théâtre, construit au IVe s. av. J.C. et restauré au IIe s. av. J.C. puis à l’époque romaine. Il pouvait contenir 5 000 spectateurs. Malheureusement, son accès est aujourd’hui interdit et il est impossible de jouir du panorama depuis ses gradins.

 

img127.jpg   En continuant le sentier qui serpente dans les oliviers, se trouve le stade du IIIe s. av. J.C., destiné aux jeux qu’on donnait en l’honneur du dieu. Les principaux vestiges datent des temps romains.

 

DELPHES-THOLOS--3-.jpg   Le cercle de colonnes du Tholos est l’un des monuments les plus fameux de l’architecture grecque. Cette rotonde, œuvre attique du IVe s. av. J.C., comprenait à l’origine vingt colonnes doriques dont trois ont pu être relevées. A l’angle ouest, vous voyez aussi les restes du nouveau temple d’Ethéna (370-360 av. J.C.), édifié en calcaire gris du Parnasse.

DELPHES-THOLOS--1-.jpg   DELPHES-THOLOS--2-.jpg



   [1] Amphictyonie : association des cités, puis de peuples autour d’un sanctuaire commun.

 [2]  Exhalaisons : gaz ou odeur qui s’exhale d’un corps.

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Rédigé par orange8454

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