Publié le 13 Septembre 2012

L’avifaune est abondante dans le delta. Les marais salants et lacs saumâtres qui longent la côte attirent d’immenses colonies d’oiseaux migrateurs. Les hérons, les aigrettes, les martins-pêcheurs, les marabouts, les vautours, les passereaux, les loriots, les flamants, les pélicans, les oies. Les mammifères : chauve-souris, chacals, gazelles du désert, ânes sauvages, chameaux, mulets. Les récifs de la mer Rouge sont réputés auprès des plongeurs du monde entier pour la diversité de leur étonnante vie sous-marine, invertébrés, coraux, requins, raies, mérous, murènes.

Le dattier, l’un des emblèmes de l’Egypte, pousse dans tout le pays, notamment dans les jardins et les cours. Dans les oasis du désert occidental, des milliers de dattiers fournissent à la population l’alimentation de base.


OUM KALSOUM

La voix féminine que vous entendrez chanter des complaintes égyptiennes dans votre hôtel, à la radio, dans le bus ou le taxi est vraisemblablement celle d’Oum Kalsoum (l’astre de l’Orient). La chanteuse égyptienne, disparue en 1975, a profondément influencé la musique égyptienne moderne, mais aussi celle de tout le monde arabe. Devenue célèbre à un tournant de l’histoire de l’Egypte, elle est toujours perçue comme l’une des voix du peuple égyptien.

Plantes de l’ancien Monde 

Utilisé par les anciens Egyptiens pour fabriquer le premier papier du monde, le papyrus ne pousse plus en abondance au bord du Nil, mais on peut le découvrir dans les jardins botaniques, comme celui de l’île Kitchener – ou île des Fleurs – à Assouan. Sacrée pour les pharaons, la fleur de lotus figure couramment sur les peintures et dans la statuaire, notamment sur les chapiteaux de colonnes. On peut admirer des fleurs de lotus dans la région marécageuse du delta du Nil.

 

Pur-sang arabes

On considère que les chevaux représentés sur des inscriptions égyptiennes remontant à 1400 av. JC. Seraient les ancêtres de l’espèce dénommée aujourd’hui arabe. Dans le haras d’Al-Zahraa, à 20 km du centre du Caire, rassemble plus de 250 juments et 130 étalons. Le haras est le premier d’Egypte, employant 2 000 personnes.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

         Depuis le renversement du dernier monarque égyptien suite au coup d’Etat militaire conduit par Nasser en 1953, l’Egypte est officiellement une république démocratique. Sous Nasser, toutefois, l’Egypte est en fait une dictature dominée par un parti unique, le Parti démocratique national, qui menace gravement les libertés civiles et celles des médias. Si le parti démocratique demeure une force incontestée de l’échiquier politique, on assiste cependant, sous Anouar el-Sadate et Hosni Moubarak (successeurs respectifs de Nasser), à un assouplissement des restrictions sur les médias ainsi que de l’emprise du parti sur la vie politique. Aujourd’hui, plusieurs petits partis d’opposition sont représentés au sein de l’Assemblée du peuple, le parlement égyptien, mais le Parti démocratique semble bien en place, du moins pour quelques temps.

 

         Le président, chef de l’Etat et leader politique à part entière, est élu pour six ans. Chef des forces armées, il nomme le vice-président, le premier ministre, les gouverneurs régionaux, les chefs de la police et autres grands officiels, exerçant ainsi son népotisme. Les lois sont votées en partie par décrets présidentiels, plutôt que par le parlement, et il n’existe pas de réel système de contrôle politique et judiciaire. Le parlement regroupe deux chambres, une assemblée consultative nommée, qui n’a aucun pouvoir législatif, et l’Assemblée du peuple, corps législatif élu tous les cinq ans au suffrage universel.

 

         Les décrets gouvernementaux ont permis a l’Egypte d’abolir des politiques économiques qui s’avéraient de moins en moins appropriées. Sous Nasser, l’Egypte a poursuivi le rêve soviétique d’une économie politiquement planifiée, des conseillers venus d’URSS ayant été à l’origine de projets grandioses de modernisation. Des chefs-d’œuvre ont vu le jour, notamment le haut barrage d’Assouan, capable de fournir au pays un approvisionnement quasi illimité en hydro-électricité. La plupart des projets ont néanmoins échoué. Nasser a nationalisé de nombreuses industries et entreprises. Parmi les victimes de cette politique, citons la vaste communauté gréco-égyptienne d’Alexandrie, qui a quitté en partie l’Egypte pour la Grèce, emportant avec elle son savoir-faire, ses capitaux, ses relations et mettant un terme à des liens vieux de plus de deux millénaires entre l’Egypte et la Grèce.

 

         Pendant les années 1980 et 1990, le gouvernement a poursuivi une politique économique plus libérale, diminuant le contrôle des changes et les restrictions sur les capitaux privés, encourageant les investissements à l’intérieur du pays et reconnaissant que le libre marché pouvait s’avérer une force de modernisation plus puissante qu’une planification inefficace imposée par le gouvernement.

 

         Depuis la fin des années 1970, le tourisme est devenu un facteur important de l’économie, notamment dans des régions comme Le Caire et LouXor, qui attirent les visiteurs européens depuis le XIXème siècle, mais aussi dans des sites comme Hourghada et les stations balnéaires du Sinaï, où il représente désormais la principale source d’emplois et de devises étrangères. Néanmoins, l’apparition d’un groupe de terroristes islamiques intégristes voués à la destruction violente du gouvernement et visant délibérément l’industrie touristique, a gravement sapé l’avenir du tourisme en Egypte – le nombre des visiteurs a chuté de 60 % après le massacre d’un groupe de touristes étrangers à LouXor en novembre 1997. Le tourismes est de nouveau en hausse[1] [2].



[1] L’EDUCATION

L’école est obligatoire de six à douze ans. Les écoles publiques sont gratuites, mais il existe aussi des établissements privés et islamiques. Les élèves qui fréquentent l’enseignement secondaire peuvent étudier ensuite dans les universités et les établissement techniques. L’Egypte compte plusieurs universités prestigieuses.

 

[2] AL-AZHAR

Vieille de plus d’un millénaire, l’université al-Azhar exerce toujours une influence considérable sur l’ensemble du monde islamique. Ses étudiants sont originaires d’Egypte et des pays arabes voisins, tels la Mauritanie et le Maroc, mais aussi de nations musulmanes plus lointaines comme l’Indonésie et la Malaisie. L’université attire en outre des spécialistes de l’islam provenant de communautés musulmanes établies en Europe, en Afrique de l’Est et du Sud, et en Amérique du Nord. Les étudiants étrangers sont hébergés gratuitement et beaucoup bénéficient d’un système de bourses existant depuis des siècles, et financées par de riches philanthropes.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

       Plus de 95 % des 68 millions d’habitants sont concentrés dans la vallée du Nil et le delta, de 18 à 20 millions de personnes vivant dans la chaotique zone urbaine du Caire. L’exode vers la capitale s’est accéléré dans les années 1980 et 1990, lorsque les jeunes ont décidé d’abandonner les conditions de vie rudes et le rythme indolent de l’existence villageoise pour les lumières du Caire et des autres métropoles. Mais comme celle du pays tout entier, la population du Caire s’accroît considérablement, conséquence d’un taux de natalité élevé et d’une espérance de vie plus longue, en raison d’une meilleure qualité de vie – eau, alimentation, santé. La population augmente actuellement de 1,25 millions par an, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

 

         La population des grandes villes – notamment Alexandrie et Le Caire – était auparavant cosmopolite. La ferveur nationaliste de la république de Nasser, associée à la naissance d’Israël, a conduit à la confiscation de la propriété privée aux mains des étrangers et au départ des minorités grecque et juive, relativement importantes. Actuellement, l’Egypte est sans doute moins cosmopolite qu’à toutes les périodes de sa longue histoire.

 

         [1]Il existe d’énormes différences entre la vie des citadins et celles des villageois du delta et du Nil, ces disparités tendant néanmoins à s’estomper avec l’arrivée de la télévision et de la vidéo, qui apportent une vision (bien que déformée) du monde extérieur jusque dans les villages les plus retirés. Les Egyptiens des villes partagent les mêmes préoccupations que les citadins du monde entier. Métropoles résolument modernes, Le Caire et Alexandrie abritent des vestiges de l’Egypte ancienne et médiévale, qui semblent parfois sur le point d’être engloutis sous les voitures et les constructions nouvelles. A la campagne, en revanche, les villages ont conservé un rythme de vie beaucoup plus traditionnel. La plupart des villageois se lèvent avec le soleil, et l’âne, la charrette à bœufs et les felouques l’emportent encore comme moyens de transport sur le camion de ramassage. Tout village digne de ce nom possède une mosquée, l’appel à la prière ponctuant la journée. Mais pour les jeunes villageois, les routes modernes, le chemin de fer et les transports aériens impliquent que les tentations de la ville ne sont jamais bien loin.

 

         Si la population se répartit entre les grandes métropoles, les petites villes et les villages agricoles, quelques milliers de nomades pasteurs sillonnent toujours les déserts à l’est et l’ouest du Nil et les terres désolées du Sinaï. Ces bergers bédouins résistent à la volonté du gouvernement de les regrouper dans des villages, s’accrochant à un mode de vie hors du temps qui a peu évolué au fil des siècles. Presque aussi intemporels, les villages éparpillés autour des oasis fertiles du désert occidental ne sont reliés que récemment aux rives du Nil par des routes modernes. Dans l’extrême sud, à la frontière de l’Egypte et du Soudan, vivent des villageois nubiens à la peau noire, qui sont adeptes de l’islam et de langue arabe, mais qui sont ethniquement plus proches des peuples d’Afrique centrale.

 

         Le peuple occupant l’oasis de Siwa constitue une petite minorité ethnique descendant des Berbères venus du nord pour se fixer là il y a plusieurs siècles. Ils ont conservé la plupart de leurs coutumes et même leur propre langue[2].



[1] LES HOMMES

La plupart des Egyptiens sont de races mixtes, descendants d’Arabes, Egyptiens anciens, Berbères, Grecs et Turcs, parmi d’autres origines. Les Nubiens, à l’extrême sud, forment une peuplade distincte, parlant sa propre langue. Quant aux Bédouins, qui vivent dans les déserts du Sinaï et de l’ouest, ils descendent des Arabes de la péninsule arabique.

 

[2] LE SPORT

Le football est le sport favori des Egyptiens, les deux principales équipes, Ahly et Zamalek (otiginaires du Caire) étant soutenues par de fervents supporters. Toutefois, l’Egypte s’est fait peu remarquer sur la scène internationale. La plupart des grandes villes possèdent des piscines et les Egyptiens avisés pratiquent le tennis et l’avion. Des courses de chevaux et de chameaux ont lieu dans le désert, notamment dans les régions bédouines La plongée est de plus en plus prisée des Egyptiens et des touristes, tandis que la population locale apprécie la planche à voile sur les côtes de la Méditerranée et de la mer Rouge.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #caire, #egyptiens, #population, #vie, #ville

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Publié le 13 Septembre 2012

         L’arabe est la langue qui prévaut en Egypte, de même que dans l’ensemble de l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Si la version égyptienne diffère considérablement de l’arabe du Maroc, par exemple, la forme écrite est identique à travers les pays du monde arabe. L’écriture arabe se lit de droite à gauche et l’alphabet compte 28 lettres. Celles-ci ne peuvent pas toujours être transcrites dans les autres langues : ainsi, les sons gutturaux, représentés sous la forme Q, Kh ou G, posent des problèmes spécifiques, de même que les voyelles Soulignons à ce propos que, sur les cartes et dans les guides locaux, les noms de lieux apparaissent souvent sous diverses variantes (Qéna / Kena, Edku / Idfu, Saqqara / Sakkara).

 

         Si les Egyptiens ne se sentent pas supérieurs aux autres Arabes, ils sont conscients de leur identité et fiers de leur cosmopolitisme, façonné par l’influence du nationalisme sous Nasser, le français était la seconde langue des classes instruites ; le grec représente la première langue de la communauté marchande d’Alexandrie, tandis que, sous le protectorat anglais, l’anglais est venu s’ajouter au patrimoine linguistique local. Ainsi, de nombreux Egyptiens – et presque tous les acteurs de l’industrie du tourisme, des chameliers et capitaines de felouques au personnel des hôtels de luxe – parlent et comprennent l’anglais, mais aussi, dans une certaine mesure, le français, l’allemand et l’italien.

 

         Comme partout dans le monde, les Egyptiens apprécient les touristes qui connaissent au moins les rudiments de leur langue.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #arabe, #egyptiens, #langue, #sous, #        

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Publié le 13 Septembre 2012

            L’art égyptien ancien est peu connu. On peut seulement constater que les peintres dont les œuvres rehaussent les murs de tombeaux millénaires avaient une parfaite maîtrise des lignes et des couleurs, ainsi qu’un merveilleux talent en matière de mélange des pigments, comme l’attestent leurs peintures, dont les couleurs sont superbement préservées.

 

         L’art moderne a souffert à la fois d’un manque de subsides gouvernementaux et d’aides de la part de mécènes, et en dehors du Caire, peu d’événements culturels sont facilement accessibles au visiteur. Même dans la capitale, on ne peut que regretter l’absence de manifestationS culturelles, à la fois intellectuelles et populaires. Jadis prospère, l’industrie cinématographique, qui produisait des films pour l’Egypte, mais aussi pour l’ensemble du monde arabe, a été sévèrement menacée par l’arrivée de la vidéo et des chaînes satellites de TV. L’interdiction, traditionnelle dans l’islam, de la représentation d’être vivants a gravement freiné le développement des arts plastiques, et plus récemment, l’intégrisme a manifesté ses tendances répressives dans le domaine de l’art, du cinéma, du théâtre et de la littérature.

 

         [1]En 1996, l’Egypte a enregistré un succès international sans précédent avec le représentation de l’opéra de Verdi, Aïda, dans le temple de Karnak à LouXor, mais les actes terroristes des intégristes musulmans ont compromis l’avenir de telles manifestation. Au Caire, en dehors des spectacles proposés dans les hôtels pour touristes, citons les opéras d’origine étrangère et les concerts donnés au nouvel opéra, ainsi que les pièces de théâtre en anglais et en arabe au théâtre Gumhuria ou au théâtre Wallace, à l’université américaine. Des spectacles de danse du ventre sont proposés aux touristes dans les discothèques dépendant des principaux hôtels.



[1] LA MUSIQUE

L’Egypte dans sur divers rythme, même si les touristes parviennent difficilement à découvrir autre chose que la soi-disant danse du ventre dans les hôtels. Musique rythmée de la vallée du Nil, la say’idi se joue avec un tambour, le naharsan et une clarinette, la mismar saiyidi. Chaque région possède ses traditions musicales ; fellahi dans les villages du delta, sawahlee sur la côte méditerranéenne, musique nubienne, bédouine, classique – autant de variétés que les oreilles occidentales ont du mal à différencier Alliance d’influence pop occidentales et de rythmes traditionnels, le jeel est très apprécié des jeunes citadins.


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Rédigé par orange8454

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