osiris

Publié le 13 Septembre 2012

Souvent dans la mythologie, l’histoire des dieux est liée à la nature. L’histoire de Râ ne fait pas exception. Dans le soleil qui voyage au firmament, dans le Nil aux inondations salutaires, mais aussi dans le scarabée qui roule sa boule de fumier, tout Egyptien peut voir Râ. Ainsi la nature a-t-elle contribuée à façonner l’image et le mythe de ce démiurge, dieu né de rien et pourtant maître de tout.

 

Le voyage que fait chaque jour le soleil dans le ciel, c’est celui que fait Râ chaque jour depuis la création. Et de même que le soleil est levant ou couchant, Râ prend un nom plus précis. Ce voyage de Râ, c’est aussi le voyage que l’homme fait en une vie, de la naissance à la mort qui l’attend.

 

Voyage diurne

 

Chaque matin, Nout donne naissance à Râ, qui se lève à l’Orient aux sons des chants et des danses. Il ouvre son œil étincelant et est reçu par les deux divinités de l'Est qui l'entourent de soins respectueux. Râ prend alors le nom de Khépri, le soleil du matin. La joie éclate autour de lui : les femmes qui vivent autour de lui chantent : "Eveille-toi en paix, de même que les déesses des couronnes s'éveillent en paix ! Tu apportes la joie, la lumière et la chaleur sur la terre". Ensuite, il va dans la salle des bains froids, où la déesse "Fraicheur", fille d’Anubis, l'inonde avec ses quatre cruches. Horus frotte les chairs de Râ et Thot essuie ses jambes. Puis  Amon-Râ (le soleil qui donne la vie au pays) s'habille et prend son petit-déjeuner. Puis il monte dans la Barque Diurne, Mândjet, qui apparaît à l'est et "resplendit comme de l'or" qui glisse sur les eaux.

 

A l'aube, Apophis, le serpent des ténèbres attaque l'astre solaire dans sa course, mettant ainsi en péril la stabilité du cosmos. Le serpent enserre le monde dans ses anneaux - décrits comme des bancs de sable - le long de la ligne d'horizon, position idéale pour se lancer à l'assaut du soleil quand celui-ci s'approchait. L'astre riposte avec succès et Apophis, vaincu, perd du sang, en teintant le ciel de rouge au lever du soleil. Râ, pour combattre Apophis, prend la forme d'un chat. Il porte alors le nom de "Grand chat d’Héliopolis". On le représente terrassant Apophis sous l'arbre sacré ished.

Râ continue alors sa promenade journalière autour du monde. A midi, il prend la forme d'un puissant taureau qui féconde sa mère Nout et donne naissance à un nouveau soleil : Harakhty, le soleil au zénith, qui brille de toute sa splendeur et toute sa puissance. Le soir, à l'ouest, sous les traits d'un vieillard, Atoum, le soleil couchant, il monte dans sa barque nocturne (Mesektet) pour commencer son voyage dans l'au-delà... Au coucher du soleil, Apophis Apophis recommence son attaque, et, étant à nouveau vaincu, il reteint le ciel de son sang.

La "Barque des millions d'années" est le nom du bateau que Râ utiliserait le jour où ce serait la fin du monde, quand le chaos succédera à la terre une fois de plus.


Voyage Nocturne

Râ arrive alors à l’Occident. Il passe dans la Barque de la Nuit (Mesekhet) à bord de laquelle il traversera le monde inférieur, un monde nocturne et dangereux habité par la mort Râ a alors l’apparence d’un bélier ou d’un homme à tête de bélier et est appelé Auf-Râ, le soleil de l'ouest. C’est lors de sa course nocturne que Râ ranime Osiris. Grâce aux rites funéraires de conservation des corps, tout défunt devient un « Osiris » en puissance. Aussi chaque Egyptien nourrit-il un seul et même souhait : être ranimé à une nouvelle vie, comme Osiris l’a été par les bons soins de Râ.

Dans le domaine funéraire, Râ protège l’au-delà du pharaon. Mais Osiris, et la force du culte qui lui était rendu, s’imposa à sa place. Si Osiris s’imposa dans le monde des morts, il doit le faire avec Râ. En effet, en mourant, Râ se transforme en Osiris : Djafi, l'âme double, ou dualité entre Osiris et Râ. Durant son vivant, le Pharaon est identifié à Râ, mais à sa mort à Osiris. Il est donc identifié à Djafi, représenté avec une tête de bélier.

Auf-Râ voyageait dans le Monde Inférieur jusqu'à atteindre l'est et, sur son chemin il devait combattre des créatures nuisibles qui essayaient de couler leur barque ; toutefois il restait dans la cabine protégée par le serpent Mehen, qui le défendait d’Apophis jusqu'à l'aube.

Auf-Râ traversait sur Mesektet, du couchant jusqu'à l'aube, les douze régions de l'au-delà correspondant aux douze heures de la nuit. Un fleuve sillonne les douze régions de la nuit éternelle, comme le Nil les provinces de l'Egypte. Ces douze régions portent un nom et sont placées sous la protection d'une déesse, indiqués dans les textes hiéroglyphiques. Deux guides du monde inférieur - l'un connu sous le nom de "Ce qu'il y a dans l'Au-delà" (ou "Livre de Celui qui est dans l'Au-delà"), l'autre sous celui du "Livre des Portes"- donnent une description assez sèche et technique des diverses régions et indiquent leur nom respectif et ceux des divinités bienveillantes ou hostiles qui y séjournent.

Voici une courte description des ces douze régions, avec leur nom et leur déesse protectrice:

 

1ère heure : Grande cité (Net-Ra) ; déesse qui décapite les ennemis de Râ. Lors de cette étape, Râ porte une tête de bélier et se nomme "chair".


2ème heure : Champ d'Ouernes; déesse sage gardienne de son seigneur. Durant cette heure Râ s'impose comme juriste en établissant le droit des dieux des céréales sur les terres.

 

3ème heure : Champ des dieux des céréales, eaux d'Osiris (Net-neb-ua-kheper-aut); déesse qui tranche les âmes. A ce moment Râ redonne naissance à Osiris.

 

4ème heure : Grotte de la vie des formes (Ankhet-Kheperu) ; déesse de grande puissance. Râ se retrouve devant la porte des passages conduisant aux enfers et qui est gardée par des dieux serpents. Cette porte mène aussi au corps de Sokaris et au tombeau d'Osiris.

 

5ème heure : Grotte de Sokaris ; déesse qui est dans la barque. La barque solaire se retrouve face à un mont d'où émerge une tête dite "chair d'Isis qui est aux dessus du sable du pays de Sokaris". Quatre têtes cracheuses de flammes gardent le cœur du mont. En ce lieu tout symbolise la mort. Râ en sort victorieux.

 

6ème heure : Eaux profondes (Metchet-mu-nebt-tuat) ; déesse meneuse experte. L'histoire indique l'arrêt de la barque solaire devant le dieu Thot dépeint sous les traits d'un babouin tenant dans ses mains un ibis sacré. Râ prend l'aspect d'un cadavre pour observer Khépri prisonnier d'un serpent à cinq têtes.

 

7ème heure : Ville de la grotte mystérieuse ; déesse qui éloigne le serpent. Râ assiste à l'exécution des adversaires d'Osiris et à la capture d' Apophis qui tente en permanence d'avaler le dieu solaire afin de rendre le monde au chaos. Nécropole d'Osiris (Naref).

 

8ème heure : Villes des sarcophages du dieu (Tebat-neteru-s); déesse maîtresse de la nuit. Des emblèmes de la puissance de Râ au nombre de neuf le précèdent pour pénétrer dans la 8ème heure. Ils détruisent les ennemis du dieu solaire. Ils ont l'aspect de bâtons à tête humaine et sont armés d'un couteau. A cette étape, de nombreux dieux Zoomorphes se manifestent sans attaquer Râ.

 

9ème heure : Ville des manifestations vivantes (Best-Aru-Ankhet-Kheperu) ; déesse adoratrice. Râ croise douze cobras cracheurs de feu, gardiens d'Osiris.

 

10ème heure : Ville des eaux profondes et des rives escarpées (Metet-qa-utchebu) ; déesse qui décapite les rebelles. Cette heure évoque le commencement de la résurrection du dieu solaire. Douze dieux le précèdent et garantissent sa sécurité. Râ leur ordonne de détruire ses ennemis dans l'ombre.

 

11ème heure : Ville du décompte des cadavres (Re-en-qerert-apt-khatu); déesse étoilée qui éloigne les rebelles. Râ assiste au châtiment des rebelles prisonniers plongés dans un puits où ils sont découpés en morceaux par le couteau d'une déesse. Horus leur indique qu'ils ne reverront plus jamais la terre.

 

12ème heure : Grotte de la fin des Ténèbres, ville de la beauté de Râ incarnée (Kheper-khekiu-khau-Mestu) ; déesse qui voit la naissance. La barque solaire qui transporte Râ pénètre dans la queue d'un serpent géant qui recrache le dieu sous forme du scarabée Khépri. Il monte alors dans sa barque diurne qui lui fait parcourir les douze heures du jour.

 

Il parcourt ainsi les deux royaumes diurne et nocturne et parfois s'arrête dans son palais du ciel, appelé Akhet, pour y recevoir des courtisans et le pharaon, en compagnie de Maât.

 

Les différents aspects du soleil : Il existe une multitude de divinités solaires, mais elles sont toutes des aspects de Râ. En voici quelques unes :

 

Khépri : soleil naissant.

Harakhty : soleil au zénith.

Atoum : soleil couchant.

Horus de Behedet : soleil au zénith.

Aton : disque solaire.

Harpra : jeune soleil.

Horkhentikhet : soleil matinal.

Harmakhis : soleil de l'aube et du crépuscule.

Api : son images symbolise les deux étapes majeures de la course du soleil.

Auf-Râ : soleil de la nuit.

Grand chat d’Héliopolis : forme que prend Râ pour terrasser Apophis.

 

Les défenseurs de la barque contre Apophis: Durant son voyage, Râ est escorté des étoiles et de divinités qui le défendent contre les nuages et surtout contre les serpents Apophis. Voici les principaux défenseurs de la barque solaire :

 

Seth, considéré comme le fils adoptif de Râ, est le principal défenseur de la barque solaire.


Méhen est l'entité contraire d'Apophis. Il représente le serpent bénéfique, protecteur de la barque nocturne. Ant et Abdyu sont deux poissons mythiques qui nagent à côté de la barque solaire, dans son parcours nocturne, en chassant dans l'eau tout être malin.

 

Horus tient le gouvernail de la barque.

 

Râ est généralement accompagné des trois premiers dieux créés, Sia (la perception), Houb (la parole) et Heka (la magie) et d'autres dieux notaires comme Shou, Geb, Oupouaaout, Osiris et Thot.

 

Parfois des déesses, notamment Hathor et Isis, font partie du voyage.

 

 

Une légende raconte, qu'un jour Apophis parvint à manger le soleil et que donc il devait faire nuit pour toujours. Mais Bastet, sous la forme d'une lionne, alla attaquer Apophis qui finit par être vaincu et qui dut rendre le soleil. Cependant elle avait eu les crocs si près de Râ, qu'elle avala un peu de sa chaleur et de sa lumière, qu'elle transmit à ses descendants, les chats. Depuis, leurs pupilles se rétractent pour former des ronds lumineux comme Râ. De leur pelage à peine effleuré s'échappent des étincelles et ils recherchent toute chaleur. Ainsi Bastet est souvent représentée avec un poignard dans la patte, coupant la tête Apophis. Cette légende, très peu connue, explique le phénomène de l'éclipse.

 

La nuit, c'est Pasht, divinité lunaire à tête de chat, qui veille sur le soleil endormi pour le protéger d'Apophis qu'elle maintient sous sa patte.

 




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Publié le 13 Septembre 2012

Osiris, Il fut le premier être vivant à triompher de la mort. C’est sur lui que fut pratiquée pour la première fois la momification. Depuis, il règne sur les Occidentaux – les morts -, et préside au jugement des âmes. Défunt, le roi est assimilé à un nouvel Osiris : le pharaon sous sa forme osiriaque est l’un des thèmes majeurs de l’art égyptien. Même Akhénaton, le pharaon hérétique défenseur d’un strict monothéisme, se fit représenter sous la forme d’un Osiris. Le dieu des morts est toujours montré sous la forme d’un homme enveloppé dans un linceul et coiffé d’un haut bonnet paré de deux plumes.


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Publié le 13 Septembre 2012

Déesse du ciel et reine de la nuit, Nout était la mère d’Isis, Osiris, Seth et de la déesse Nephthys. Elle est l’une des divinités primordiales de l’Ennéade éliopolitaine. On la représente le corps courbé, touchant la terre des mains et des pieds. Chaque soir, elle avale le Soleil qui poursuit sa course nocturne à travers son corps et chaque matin, elle lui donne naissance à nouveau. Elle était également l’épouse (et sœur) de Geb, dieu de la terre figuré comme un homme allongé. Geb partagea l’Egypte entre ses fils ; il remit la Haute-Egypte à Seth et la Basse-Egypte à Osiris.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Dieu de la renaissance et souverain du royaume des morts, Osiris apparaît comme la figure le plus vénérée du panthéon égyptien. En compagnie de son épouse Isis et de leur fils Horus, ils forment la première tirade divine.

                                NOUT         et           GEB

                        ISIS et OSIRIS       SETH et NEPHTYS
                           
                              HORUS

Un roi juste et bon

 
         Fils de Geb, dieu de la Terre, et de Nout, déesse du Ciel, Osiris succéda à son père sur le trône de l’Egypte. Epoux de sa sœur Isis et souverain modèle, il apporta aux hommes l’art de l’agriculture et des pratiques religieuses. Sous son règne bienfaisant, les hommes vivaient un véritable âge d’or. Son frère, Seth le roux, seigneur des déserts stériles, en conçut une vive jalousie. Flanqué de 72 acolytes, il convia Osiris à un grand banquet ; au cours des festivités, il présenta à l’assemblée un magnifique coffre de bois ouvragé et le promit à celui qui s’y coucherait et le trouverait à sa taille. A peine Osiris s’y fut-il allongé que Seth et ses complices se précipitèrent sur le coffre, y clouèrent un couvercle, l’entourèrent d’un cordage et jetèrent le tout dans le Nil. Le cadavre d’Osiris noyé dériva au fil du courant et finit par s’échouer sur la côte de la Méditerranée orientale, à Byblos, en pays phénicien.

 
La longue quête d’une veuve

          Folle de douleur, Isis parcourt la monde à la recherche de son époux. Elle parvient à Byblos et réussit à convaincre le roi du pays de lui rendre le coffre sur lequel un bel arbre avait poussé. Isis ramène alors le corps tant aimé en terre d’Egypte et le dissimule dans les fourrés du delta du Nil. L’ayant appris, Seth réussit à dérober le corps de son frère ; cette fois, il le découpe en quatorze morceaux qu’il dissémine en autant de points du territoire égyptien. Isis doit partir pour sa seconde quête. Patiemment, elle réussit à retrouver chaque partie du corps de son époux, à l’exception de son membre viril, qui avait été avalé par l’oxyrhynque, le poisson emblème du XIXème nome et vénéré par les habitants de la région comme une représentation de Seth. Grâce à ses talents de magicienne et aidée par Anubis, qui pratiqua la première momification en enveloppant le corps d’Osiris de sa propre peau, Isis parvient à rendre la vie à son époux. Prenant l’apparence d’un oiseau, elle s’unit à lui et conçoit leur fils Horus. Ressuscité, Osiris ne retrouvera pas pourtant son trône terrestre : c’est Horus qui devra recueillir l’héritage que lui disputera son oncle Seth. Osiris règne désormais sur le royaume des morts.

Le premier des Occidentaux

 
         Osiris est le maître des Enfers ; il préside le tribunal devant lequel doit comparaître chaque âme avant d’être admise à l’immortalité. A partir du Moyen Empire, à mesure que l’espoir de l’immortalité, jadis réservé au seul souverain, s’étend progressivement à l’ensemble de la population, le culte d’Osiris sauveur connaît une ferveur croissante. En chacune des quatorze cachettes où Seth dissimula les morceaux de son frère, s’élèvent désormais des temples, autant de buts de pèlerinage. Le plus célèbre est celui d’Abydos où fut enterrée sa tête. Chaque année s’y déroulent des mystères, réservés aux seuls initiés, où les prêtres miment la mort et la résurrection du dieu. A la Basse Epoque, le culte d’Osiris se répand dans tout le bassin méditerranéen. Alors qu’il était, à l’origine, également vénéré comme une divinité de la nature qui, comme elle, meurt et renaît, il n’est plus désormais considéré que dans sa dimension de sauveur. Quant à Isis, la mère divine d’Horus, dont le culte connaît une faveur exceptionnelle dans tout l’Empire romain, elle inspira aux chrétiens les premières représentations de la Vierge.


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Rédigé par orange8454

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