Publié le 13 Septembre 2012

Des milliers d’hommes au travail

 

L’inondation permettait d’acheminer les blocs par barges jusqu’au pied du plateau, et les paysans alentour, réduits à l’inactivité, étaient sans doute conviés (sous forme de corvées) à se joindre au chantier où quelque 30 000 hommes pouvaient être employés simultanément.

 

Les mystères de la construction

 

L’utilisation de tout engin de levage étant exclue pour hisser de tels blocs, l’hypothèse communément admise est celle de l’utilisation d’une rampe. Faite de terre et de brique et étayée de poutres, elle offrait une chaussée enduite de limon sur laquelle on halait les blocs disposés sur des rondins. Cette technique de halage est attestée dans plusieurs peintures funéraires. Une expérience conduite dans les années 1930 a montré qu’un seul homme pouvait tirer un bloc d’une tonne sur une piste recouverte de limon et en terrain plat. Cette rampe s’élevait au rythme de la pyramide, en même temps qu’elle s’allongeait pour maintenir une pente d’environ 10°, permettant le halage. Reste que si l’on prend pour base les vingt années qu’Hérodote attribue à la construction (Chéops a régné 22 ans), c’est un bloc toutes les 4 minutes qui aurait été mis en place, cela de nuit comme de jour, et sans interruption durant toutes ces longues années. Quant à la rampe, elle aurait dû mesurer près de 1 500 m de long pour atteindre le sommet en maintenant de près de 8 millions de mètres cubes de matériaux (2,6 pour la seule pyramide).

 

La pyramide de Chéops

 

Claustrophobes s’abstenir. Il faut parcourir un long couloir d’à peine plus d’un mètre de haut, plié en deux, avant d’atteindre la rampe qui conduit à la chambre funéraire, au beau milieu de cette phénoménale mass de pierre. Et tout ça pour ne voir qu’une chambre vide…

 

L’extérieur : au sommet manque aujourd’hui le pyramidion doré et surtout le revêtement de calcaire blanc (extrait des carrières de Tounah, à une dizaine de km au sud du Caire) qui rendait les côtés lisses et brillants au soleil. Des siècles de pillages ont laissé les blocs à nu, dessinant une suite de gradins que des générations de touristes se sont fait un devoir d’escalader. L’ascension est aujourd’hui strictement interdite. L’accès à l’intérieur, sur le flanc nord comme pour toutes les pyramides, se fait par une petite brèche ouverte par des pillards dès l’Antiquité, au-dessous de l’entrée monumentale d’origine.

 

L’intérieur : comporte trois chambres funéraires qui correspondent peut-être à trois projets successifs. La première se trouve à 30 m au-dessous du niveau du sol ; la seconde, à 21 m au-dessus du sol, exactement dans l’axe de la pyramide. La dernière enfin, qui renferme le sarcophage de granit, à 42 m de hauteur. On y accède par un étroit couloir descendant, puis par une galerie ascendante longue de 47 m et dont la construction soignée mérite une attention particulière. Des banquettes aménagées à la base de chacune des parois réduisent à 1 m le passage pour les visiteurs. Le plafond s’élève à 8,50 m, donnant pour la première fois depuis l’entrée l’impression d’espace. Un système d’encorbellement réduit l’écartement des parois à mesure qu’elles s’élèvent. Puis, après deux chambres basses, ouvre la chambre funéraire où se trouve le sarcophage de granit, toujours en place. Ici,, ni peinture, ni relief, mais des blocs cyclopéens soigneusement appareillés ; les neuf dalles qui composent le plafond et qui totalisent un poids de 400 tonnes. Au-dessus, neuf chambres de décharge permettaient de soulager la poussée de l’énorme masse de pierre.

 

La barque solaire

 

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Lors des travaux d’aménagement en 1959, deux fosses furent mises au jour au pied du flanc méridional de la Grande pyramide. Elles contenaient chacune une embarcation en bois de cèdre, déposée en pièces détachées. L’une d’entre elles est toujours en place ; l’autre a été reconstituée : elle ne compte pas moins de 1 244 pièces dont l’assemblage a pris une dizaine d’années. Le résultat est exposé aujourd’hui dans un édifice spécialement construit à cet effet. Par un promenoir, on peut faire le tour de cette splendide embarcation et la découvrir ainsi sous toutes ses faces. Avec un peu d’attention les éléments du bateau ne sont pas fixés par des clous mais reliées avec des cordages. On pense communément qu’il s’agit d’une embarcation rituelle, la barque solaire qu’utilisait le pharaon ressuscité au cours de son long voyage dans l’au-delà.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

 

MYKERINOS

Mykerinos.JPG  entrée principale


Cette petite pyramide de 66 m de hauteur, qui se dresse au sud-ouest des autres,est également revêtue d’un parement de calcaire, mais sur les trois quarts supérieurs seulement, le dernier quart a la base étant décoré de granit rouge d’Assouan. Une partie de cette décoration subsiste près de la porte d’entrée. L’ouverture sur le côté nord est due aux mamelouks qui voulaient explorer ses trésors. Des archéologues anglais ont trouvé l’accès à la chambre funéraire en 1817, mais le sarcophage mis au jour a sombré avec le navire qui l’emportait en Angleterre – sans doute une malédiction jetée par les pharaons défunts pour protéger leurs tombeaux.


Presque aussi grande que celle de khéops, avec ses 136 m de hauteur, la pyramide paraît pourtant plus impressionnante car elle a conservé en partie son revêtement au sommet de calcaire et qu’elle est davantage surélevée. Comme la pyramide de Khéops, elle est vide. Elle contient le sarcophage vide du pharaon, à l’exclusion de toute décoration. Un temple funéraire en ruines jouxte la pyramide.


C’est la plus importante des trois grandes pyramides. A l’origine, les pyramides étaient recouvertes de marbre poli. Elles représentèrent ainsi une source de pierres taillées pour les générations suivantes de constructeurs. La pyramide de Khéops a été dépouillée de son revêtement en marbre, exposant ses niveaux de blocs de calcaire – 2,5 millions au total – et se dressant à 137 m au-dessus du sable. A l’intérieur, la grande galerie conduit à la chambre du Roi, grotte vide et humide. Dénué de toute inscription et peinture, le sarcophage est vide – contraste saisissant avec l’extérieur. A l’est de la pyramide de Khéops se dressent trois petites pyramides, appelées pyramides des Reines, renfermant les tombes des veuves et sœurs de Khéops, ainsi qu’un ensemble de mastabas vides, tombeaux ressemblant à des maisons, datant des IV eme et V eme dynasties. D’autres mastabas forment une austère cité des morts à l’ouest de la pyramide.


KEPHREN

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Presque aussi grande que celle de khéops, avec ses 136 m de hauteur, la pyramide paraît pourtant plus impressionnante car elle a conservé en partie son revêtement au sommet de calcaire et qu’elle est davantage surélevée. Comme la pyramide de Khéops, elle est vide. Elle contient le sarcophage vide du pharaon, à l’exclusion de toute décoration. Un temple funéraire en ruines jouxte la pyramide.

KHEOPS

KHEOPS.JPG  Entrée de la grande pyramide

C’est la plus importante des trois grandes pyramides. A l’origine, les pyramides étaient recouvertes de marbre poli. Elles représentèrent ainsi une source de pierres taillées pour les générations suivantes de constructeurs. La pyramide de Khéops a été dépouillée de son revêtement en marbre, exposant ses niveaux de blocs de calcaire – 2,5 millions au total – et se dressant à 137 m au-dessus du sable. A l’intérieur, la grande galerie conduit à la chambre du Roi, grotte vide et humide. Dénué de toute inscription et peinture, le sarcophage est vide – contraste saisissant avec l’extérieur. A l’est de la pyramide de Khéops se dressent trois petites pyramides, appelées pyramides des Reines, renfermant les tombes des veuves et sœurs de Khéops, ainsi qu’un ensemble de mastabas vides, tombeaux ressemblant à des maisons, datant des IV eme et V eme dynasties. D’autres mastabas forment une austère cité des morts à l’ouest de la pyramide.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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Le sphinx « Abnou’l Hol », le père la terreur. C’est ainsi que les arabes du Moyen Age appelèrent le sphinx. C’est toujours sous ce nom-là que le connaît le petit peuple du Caire. Cette statue colossale aurait été » commandée par Khéphren, fils de Khéops. Atteignant 20 m de hauteur
et sculptée dans un gigantesque morceau de pierre, elle a le corps d’un lion ou d’un homme divin (sans doute Khéphren) coiffé du némès royal. Erigé sans doute pour servir de gardien a la nécropole de Giza  La roche calcaire a souffert de l’érosion, et le sphinx, de nombreuses agressions – les traits du visage ont été endommagés au XIV eme siècle et la barbe, tombée sous les coups d’artilleurs turcs, se trouve au British Muséum.  Il s’agit néanmoins d’une curiosité impressionnante, objet d’un spectacle son et lumière.

 

Le temple de la vallée

 

A gauche du sphinx s’élèvent les murs de temple de la vallée, ou temple bas, du complexe funéraire de Chéphren. Aux temps anciens, il était bordé vers l’est par un quai que baignaient les eaux du Nil lors de la crue annuelle du fleuve. Une rampe maçonnée le reliait au complexe de la pyramide. Lors de son dégagement par Auguste Mariette, au milieu de XIX ème s., il a révélé plusieurs statues du roi, dont celle de diorite qui orne la salle du musée du Caire.

 

 

Un monument en danger

 

En 1987, une équipe de scientifiques convoqués au chevet de Sphinx mettait en évidence la présence de nattes d’eau souterraine sous les pattes de l’animal. Les remontées par infiltration étaient susceptibles de causer de grands dommages à la célèbre statue. De fait, quelques mois plus tard, el 7 février 1988, un bloc de 200 kg se détachait de l’épaule droite. Depuis, des missions égyptienne, américaine et française veillent sur le sphinx. Leurs études ont montré que la statue avait été taillée dans des couches hétérogènes. Tête et cou sont en pierre dure, tandis que le reste du corps est taillé dans une roche poreuse et friable. Des capteurs installés sur plusieurs points de la statue permettent d’analyser quotidiennement différents paramètres : vents, hygrométrie, rayonnements solaires, vibrations ou secousses telluriques. Grâce à des prélèvements réguliers, on peut enfin évaluer l’état de dégradation du monument dont tous les spécialistes s’accordent sur les origines : l’infiltration des eaux provenant de la nappe phréatique, alimentée depuis les dernières décennies par les drains sanitaires des quartiers environnants, et la pollution atmosphérique.

Restauration du Sphinx : en 1998, les spécialistes de la restauration ont achevé un projet de rénovation du Sphinx qui a duré dix ans ; le chef-d’œuvre avait été sérieusement endommagé pendant des millénaires, par l’érosion, le vandalisme et, plus récemment, la pollution de l’air, mais aussi par des malencontreuses initiatives de restauration (des morceaux de l’épaule gauche de la statue sont tombés en 1988). La première rénovation du Sphinx a eu lieu sous les Ptolémées, il y a plus de deux millénaires. Bien que l’objet de la statue tête d’homme et corps de lion reste un mystère pour les archéologues, la tête d’homme symboliserait l’intelligence e le corps de lion, la puissance et la royauté.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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A 43 km au sud du Caire et à 6 km au sud-est de Saqqara. Occupant un site stratégique au sud du delta du Nil, Memphis était la capitale de l’Ancien Empire. Même après le déplacement de la capitale à Louqsor (Thèbes) par les dynasties du Nouvel Empire, Memphis resta la principale ville de la Basse Egypte, jusqu’à l’ère des Ptolémées hellénistiques, qui fondèrent Alexandrie et gouvernèrent depuis là-bas. Memphis, qui aurait été créée par Ménès, fut la première ville impériale.

 

Lieu de résidence des pharaons à partir de la III eme dynastie, Memphis perdit sont statut de capitale au XX eme s. Avant notre ère, lorsque les souverains de la XII eme dynastie lui préférèrent Licht, à une trentaine de km plus au sud. Si les rois du Nouvel Empire règnent ensuite à partir de Thèbes, Memphis n’en disparaît pas pour autant. Bien au contraire, à partir de la XVIII eme dynastie, la ville connaît un regain d’activité : restée un centre religieux de première importance avec ses vénérables sanctuaires de Ptah, Hathor, Apis, elle accueille les grandes cérémonies monarchiques au cours desquelles les souverains, des Hyksos à Alexandre, fondent ou renouvellent leur légitimité. Elle devient, à partir de la XVIII eme dynastie, le grand centre d’échange de l’Egypte grâce à son port international où, remontant les bras du Nil, accostent des bateaux venus de toute la Méditerranée.

 

Memphis est en partie retournée dans la boue du delta d’où elle est issue.

 

Colosse de Ramsès II

 

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Deux colosses de ce grand pharaon de l’Ancien Empire ont été exhumés sur le site en 1820. L’un d’eux se dresse aujourd’hui devant la gare centrale du Caire. Le second est couché sur le ventre dans une sorte de hangar entouré de jolis jardins où sont exposées d’autres statues plus petites. La plus impressionnantes est un sphinx de marbre datant du Nouvel Empire environ 1200 avant notre ère.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

saqqara.JPG  entrée d'un mastaba

Si Gizeh laisse transparaître un air de banlieue, l’animation de la capitale épargne Saqqara, à 19 km au sud de Gizeh et à 30 km du Caire. Cet ensemble de tombeaux et de pyramides paraît un peu plus isolé. Il est aussi moins assailli par les rabatteurs, les guides, les vendeurs de souvenirs et les chameliers que son voisin, plus célèbre et plus fréquenté.

 

Le mastaba de Mérérouka

 

C’est le plus vaste des mastabas de la nécropole de Saqqara : pas moins de 31 pièces et couloirs qui abritent les appartements funéraires de Mérérouka inhumé près de son souverain, Téti, dont il fut le vizir. Le mastaba est en fait divisé en trois parties : l’une, la plus vaste, est réservée au chef de famille ; une seconde, comprenant cinq pièces ; une dernière, enfin, la plus petite, qui est celle du fils. Plus de la moitié des salles sont ornées de reliefs dont la profusion, impossible à détailler ici, restitue la vie quotidienne des égyptiens d’il y a plus de quarante siècles. De part et d’autre de l’entrée figure une représentation du défunt et de son épouse ; dans les appartements de Mérérouka se succèdent scènes de chasse et de pêche qui conduisent à la salle abritant une fausse porte et par où l’on accédait à la fosse funéraire. Au-delà ouvre une salle dotée de six piliers : c’est la plus vaste du complexe. On peut y voir une statue du défunt qui conserve une bonne partie de sa polychromie. De là, on accède aux quatre pièces des appartements du fils ; dans la première, curieuse scène de gavage des oies.

 

Le mastaba de Kegemni

 

De dimensions plus modestes que son voisin, le mastaba de Kagemni, autre vizir de Téti, le surpasse en revanche par la finesse et la qualité de ses reliefs. Dans la salle des trois piliers, de curieuses scènes de sport ainsi qu’une remarquable scène de chasse à l’hippopotame. La dernière salle du complexe conserve une grande partie de sa polychromie.

 

Pyramide de Djoser

 

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Construite pour le pharaon de la III eme dynastie et de 200 ans plus vieille que le site de Gizeh, la pyramide de Djoser, ou pyramide à degrés, en forme de ziggourat, date d’environ 2700 av. JC. Cette version la plus ancienne de pyramide consiste en un ensemble à étages de mastabas (chambres funéraires) carrés. La conception d’Imhotep architecte et grand vizir du roi Djoser (III eme dynastie, 2617 – 2591) a inspiré les générations suivantes de constructeurs, qui sont parvenus à une forme plus régulière en recouvrant les pyramides de marbre. La pyramide de Djoser se dresse au centre d’une vaste nécropole, ensemble de murs et de cours décorés de frises figurant le pharaon et ses nombreux exploits. La pyramide proprement dite n’est pas la moindre des réalisations – elle constitue l’une des plus anciennes structures en pierre (les mastabas qui l’entourent sont en brique crue).

Si vous êtes au Caire, cette pyramide est à visiter impérativement, car sa restauration coûterait trop chère, donc elle s'écroule petit à petit.

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coucher de soleil sur saqqara et ses pyramides.

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Rédigé par orange8454

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