Publié le 13 Septembre 2012

Un soir la femme du hodja lave la rode de son mari et la surpend dans le jardin pour la faire sécher. Notre homme, rentrant à la nuit, est pris de terreur.

 

- Il y a un voleur dans le jardin, dit-il à sa femme. Donne vite mon arc et mes flèches.

Et le hodja vide son carquois sur la rode qui tombe à terre. Puis il s’enferme dans sa chambre et se couche. Le lendemain à l’aube il se lève et va examiner le cadavre. Il voit que c’est sa propre robe qu’il a transpercée. Alors il se dit à lui-même :

 

- c’est donc ma robe. Grâces soient rendues au Dieu tout-puissant. Je ne l’avais pas sur le dos hier soir ».


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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #femme, #hodja, #jardin, #rode

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Publié le 13 Septembre 2012

Nasreddin hodja allait au marché de la ville voisine, menant son âne par le licou. Il marchait en fredonnant des chansons, sans beaucoup se soucier de l’animal qu’il tirait derrière lui. Deux coquins voient le profit à tirer de la situation et, suivant notre homme à pas feutrés, ils détachent habillement l’animal. L’un prend l’âne et l’emmène. L’autre s’attache le licol au cou et marche silencieusement derrière le bonhomme qui ne s’est aperçu de rien.

 

Pourtant un moment vient où le hodja jette un coup d’œil derrière lui. Le spectacle qui s’offre à ses yeux le laisse confondu. Il croit à un sortilège et invoque la miséricorde divine. Mais l’homme raconte son histoire.

 

- Hodja, j’étais jadis un homme mais j’ai commis une faute grave. Un jour je me suis parjuré. Dieu dans sa colère m’a transformé en âne. Mais aujourd’hui mon temps d’expiation est terminé. J’ai retrouvé ma forme première. Affranchis-moi. Rends-moi à la liberté.

 

Que faire d’autre d’ailleurs ? Bon gré mal gré le hodja y consent. C’est œuvre charitable et c’est, pense-t-il, un heureux présage. Et voilà, le bonhomme qui rentre à la maison, le licou dans la main. Des jours se passent. Un matin de bonne heure voilà encore notre homme parti pour le marché. Mais que rencontre-t-il au premier coin de route ? Son âne, son propre âne en chair et en os, qui portait de fagots. Il s’étonne d’abord puis s’approche, examine la bête et, se penchant à l’oreille, li dit :

 

- Allons, mon frère, c’était là ta destinée. Mais dis-moi, qu’as-tu encore fait ?

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #ane, #dernier, #hodja, #homme, #marche

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Publié le 13 Septembre 2012

C’était la saison des fruits. Un jour Nasreddin hodja projette de choisir les plus beaux produits de son jardin et d’en faire présent au grand Timour. Il cueille, il trie, il soupèse les figues, les pêches, les coings, des coings splendides dont il remplit un panier et il s’en va, quand tout à coup il change d’idée. Les figues seraient plus convenables. Et de vider son panier et de le remplir de fort belles figues bien rangées et ornées de feuillage. Le voilà parti avec son cadeau. Il arrive au palais, attend quelques instants et on l’introduit à l’audience. Mais le résultat escompté n’est pas obtenu. Timour rejette dédaigneusement ce méprisable cadeau et n’y voit qu’une insolence. Il se saisit des figues et les jette à la figure du pauvre homme où les fruits mûrs éclatent et se collent. Alors le hodja, loin de fuir ou de courber la tête, élève les mains vers le ciel et rend grâces à Dieu. Timour s’étonne :

 

- Quoi hodj, que dis-tu ? Ne vois-tu donc pas dans quel état tu es, pour rendre ainsi grâces à Dieu ?

 

Mais l’autre :

- Louanges soient rendues au seigneur. Ce panier était d’abord rempli de coings Si je te les avais offerts, et non des figues, aurais-je encore figure humaine ?

 




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Rédigé par orange8454

Publié dans #coings, #figues, #hodj, #panier, #timour

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Publié le 13 Septembre 2012

C’était la saison des fruits. Un jour Nasreddin hodja projette de choisir les plus beaux produits de son jardin et d’en faire présent au grand Timour. Il cueille, il trie, il soupèse les figues, les pêches, les coings, des coings splendides dont il remplit un panier et il s’en va, quand tout à coup il change d’idée. Les figues seraient plus convenables. Et de vider son panier et de le remplir de fort belles figues bien rangées et ornées de feuillage. Le voilà parti avec son cadeau. Il arrive au palais, attend quelques instants et on l’introduit à l’audience. Mais le résultat escompté n’est pas obtenu. Timour rejette dédaigneusement ce méprisable cadeau et n’y voit qu’une insolence. Il se saisit des figues et les jette à la figure du pauvre homme où les fruits mûrs éclatent et se collent. Alors le hodja, loin de fuir ou de courber la tête, élève les mains vers le ciel et rend grâces à Dieu. Timour s’étonne :

 

- Quoi hodj, que dis-tu ? Ne vois-tu donc pas dans quel état tu es, pour rendre ainsi grâces à Dieu ?

 

Mais l’autre :

- Louanges soient rendues au seigneur. Ce panier était d’abord rempli de coings Si je te les avais offerts, et non des figues, aurais-je encore figure humaine ?

 




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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

C’était la saison des fruits. Un jour Nasreddin hodja projette de choisir les plus beaux produits de son jardin et d’en faire présent au grand Timour. Il cueille, il trie, il soupèse les figues, les pêches, les coings, des coings splendides dont il remplit un panier et il s’en va, quand tout à coup il change d’idée. Les figues seraient plus convenables. Et de vider son panier et de le remplir de fort belles figues bien rangées et ornées de feuillage. Le voilà parti avec son cadeau. Il arrive au palais, attend quelques instants et on l’introduit à l’audience. Mais le résultat escompté n’est pas obtenu. Timour rejette dédaigneusement ce méprisable cadeau et n’y voit qu’une insolence. Il se saisit des figues et les jette à la figure du pauvre homme où les fruits mûrs éclatent et se collent. Alors le hodja, loin de fuir ou de courber la tête, élève les mains vers le ciel et rend grâces à Dieu. Timour s’étonne :

 

- Quoi hodj, que dis-tu ? Ne vois-tu donc pas dans quel état tu es, pour rendre ainsi grâces à Dieu ?

 

Mais l’autre :

- Louanges soient rendues au seigneur. Ce panier était d’abord rempli de coings Si je te les avais offerts, et non des figues, aurais-je encore figure humaine ?

 




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Rédigé par orange8454

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