Publié le 13 Septembre 2012

A droite de la route principale, en face du Memnon Hôtel, à 3 km à l’ouest du débarcadère. Site non clos. Deux statues colossales, en position assise, marquent le site, désormais abandonné aux cultures, du temple disparu d’Aménophis III. Très endommagés (les visages sont mutilés), les colosses attirent les touristes depuis plus de deux millénaires.

 

Les statues furent appelées colosses de Memnon, en référence au fils de l’Aurore qui, tué par Achille, reprenait vie chaque matin sous les caresses de sa mère.

 

Suite au séisme de l’an 27 de notre ère, qui mit à bas le temple, un des colosses se fissura et s’écroula à demi. Chaque matin, la statue chantait, pour les romains, c’était un prodige qui attirait beaucoup de monde.

 

Au IIIème siècle, Septime Sévère fit restaurer la statue. Depuis elle est muette.

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Impressionnants, les monuments de la rive gauche animent un décor grandiose ; les temples et colosses se dressent devant les escarpements rocheux de Qurna, désuètes et joliment colorées, apportent un heureux contraste avec le paysage désolé. Beaucoup de villageois ont été relogés dans le nouveau village de Qurna, à 4,5 km du fleuve, sur le canal d’Al-Fadlya, mais certains ont refusé de quitter leurs demeures ancestrales. On accède à la nécropole thébaine par un bac depuis l’embarcadère situé au sud de la Corniche el-Nil, ou par un pont récent, à 9 km au sud de LouXor, qui nécessite un long détour, mais qui est très fréquenté par les cars d’excursions. Les sites de la nécropole thébaine couvrent une superficie d’environ 10 km, ils commencent à 3 km du débarcadère et sont reliés par une route construite à cet effet. img183.jpg

















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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Ces tombeaux sont situés à 5 km du débarcadère, au nord-ouest du vieux village de Qurna. Figurant par mi les vestiges les plus fascinants de l’Egypte ancienne, ils sont peu visités. Parmi les 400 tombeaux éparpillés sur le site, couvrant la période de la VIème dynastie à l’ère romaine, environ une douzaine méritent une visite. Ils sont répartis en cinq groupes, nécessitant chacun un billet séparé. Tous sont superbement décorés ; les gigantesques tombeaux des pharaons sont ornés de fresque très stylisées relatant leurs exploits et leurs conquêtes, tandis que les petits tombeaux de leurs conseillers et ministres, de dimensions plus modestes, sont rehaussés de décorations colorées figurant des scènes de la vie quotidienne – chasse, bateau, vie de village.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette vallée s’étend à environ 7 km du débarcadère, au nord-ouest du vieux village de Qurna. Au premier abord, la vallée des Rois n’offre aucun intérêt, se réduisant à une crevasse étroite entre des escarpements rocheux, dénudés et brûlés de soleil. Les hypogées, creusés à flanc de colline, ont été conçus de manière de plus en plus complexe par les pharaons successifs afin de prévenir leur exploration et le pillage de leurs trésors. Malgré toutes ces précautions, un seul tombeau – celui du jeune pharaon Toutankhamon – a été découvert complètement intact

 

62 tombes ont été découvertes. Une quinzaine est ouverte à la visite, des fouilles étant actuellement en cours sur plusieurs sites, et peu de visiteurs souhaitant les explorer tous.

 

THOUTMOSIS III

 

            C’est la tombe la plus spectaculaire de la nécropole royale. Tout au bout de la vallée, dissimulée dans une anfractuosité de la montagne – ce qui ne l’empêcha d’être pillée dès l’antiquité -, ouvre la tombe de l’un des plus grands rois de l’Egypte ancienne. On accède à l’entrée, à une dizaine de mètres au-dessus du sol, par une échelle de fer moderne. Puis c’est la plongée au fond du tombeau en suivant deux couloirs entrecoupés d’escaliers qui descendent à 45° au cœur de la montagne. Passé le puits rituel (dont c’est le premier exemple dans la vallée des Rois ; plafond astronomique), on aboutit à une première salle à deux piliers : au mur, les représentations des 741 divinités qui président à la renaissance quotidienne de l’astre solaire. Dans un angle de cette salle, un escalier descend à la chambre funéraire, dotée de deux piliers et sur laquelle ouvrent quatre petites salles annexes. Sa forme évoque un cartouche royal. Le sarcophage de quartzite rouge, lui aussi en forme de cartouche, se trouve au fond de la salle : lors de la découverte de la tombe par Victor Loret en 1898, le couvercle gisait à terre, brisé. Aux murs sont dessinés au trait et en écriture cursive pour les hiéroglyphes, à la manière d’un papyrus déroulé, des scènes du Livre de l’Amdouat. Les piliers portent des scènes des Litanies de Rê sur toutes leurs faces sauf une, qui montre le roi allaité par la déesse Isis au sycomore, représentée sous la forme d’un arbre. 

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Entrée                                                   Vue depuis la tombe

 

RAMSES IX

 

            Ensemble de scènes empruntées aux différents livres funéraires et réalisées avec un souci du détail particulièrement remarquable dans l’exécution des hiéroglyphes. Dans la chambre funéraire, la momie, qui fut retrouvée dans la cache de Deir el-Bahari, reposait dans une fosse creusée dans le sol, comme pour la tombe de Ramsès VII.

 

RAMSES VII

 

            Ouverte dès l’antiquité, cette tombe à axe unique est décorée d’un cycle de reliefs où l’on voit, entre autres scènes, le dieu solaire sur sa barque, trônant dans son naos [1]protégé par des serpents. Dans la chambre funéraire au beau plafond astronomique, la momie reposait dans un sarcophage creusé dans le roc (dégagé en 1983) et recouvert d’un couvercle de pierre, en fait en sarcophage renversé.



 [1] Naos : petite construction en bois ou en pierre abritant, au cœur du temple, la statue du dieu. 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

 

            A 4,5 km du débarcadère et 1,5 km à l’ouest du temple de Ramsès III. Plus de 70 reines, princes et princesses furent ensevelis à cet endroit. Moins luxueux que ceux des pharaons, leurs tombeaux n’en sont pas moins intéressants. Les décorations sont moins stylisées, et les peintures offrent parfois une vivacité qui fait défaut dans les sépultures des pharaons. Parmi les quelques tombeaux ouverts, deux méritent une visite.

 

REINE Tithi

 

            Petite tombe, peu profonde.

 

REINE Khaemouaset

 

            Lorsqu’elle fut explorée, la même année 1903, la tombe était encombrée de sarcophages, signe qu’elle servit ultérieurement de sépulture collective. Cet usage secondaire n’a pas endommagé sa splendide décoration peinte. Parmi d’autres, dans la chambre funéraire une belle scène où le roi figure en compagnie de son fils, le crâne rasé à l’exception d’une mèche unique, comme il était d’usage de représenter les enfants.

LE  TEMPLE   D’HATSHEPSOUT  

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A 6 km du débarcadère et 750 m au nord du vieux village de Qurna. Le temple funéraire de la reine Hatchepsout a été construit dans les hautes falaises roses. Hatchepsout, fille du pharaon de la XVIIIème dynastie, Touthmôsis 1er, fut la première femme à diriger l’Egypte. Sur les colonnes du temple, de superbes sculptures ouvragées relatent le développement des relations commerciales entre l’Empire et le pays de Pount (actuelle Somalie). Les représentations très réalistes des animaux de la mer Rouge sont tout à fait remarquables, de même que le roi et la reine de Pount, presque obèses, comparés aux élégants Egyptiens. Les chapiteaux des colonnes figurent la déesse vache Hathor sous les traits d’Hatchepsout. D’autres représentations de la reine ont été défigurées par son beau-fils et successeur, Touthmôsis III, qui réfutait son pouvoir et profana ses temples ici et ailleurs, les remplaçant souvent par les siens.

 

Plus tard, le temple est devenu un monastère chrétien, d’où son autre nom, Deir-el-Bahari (monastère du Nord). Une porte en brique crue délabrée, ouvrant au sud de la route, marque le site du village romain. 

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Rédigé par orange8454

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