• Ce quartier est également appelé le « Vieux Caire » : c’est là en effet que s’élevait Babylone d’Egypte, la citadelle romaine puis byzantine qui servit de noyau à la première capitale musulmane, Fostat. Vestiges de ces temps reculés, les restes des fortifications romano-byzantines sous l’église de la Moallaqa, et la mosquée Amir, à la lisière nord du quartier, le premier oratoire construit par les musulmans sur la terre d’Egypte. Malgré les fondations de nouvelles capitales plus au nord, Fostat ne fut pas abandonnée. Derrière ses murs prospéra encore longtemps une communauté de commerçants chrétiens et juifs. De nos jours, les ruelles du quartier ont été rendues au calme et aux chats : un havre de pais bien loin de la foule ‘t du bruit du centre-ville. Et, pour les égyptiens, un lieu de pèlerinage : la Sainte Famille u aurait fait halte lors de la fuite en Egypte.

     

     

    L’église El-Moallaqa (de la Vierge Marie)

     

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    L’église El-Moallaqa, « la suspendue », est la plus ancienne église chrétienne d’Egypte. Construite, sans doute à partir du V ème s., au-dessus du bastion sud de la citadelle byzantine, elle fut l’objet d’agrandissements et de restaurations successives jusqu’au XIX ème s.

     

     

    L’église Saint Serge

     
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    Elle passe pour la plus ancienne du Caire, l’un des plus anciens lieux de culte coptes en Egypte, Abou Serga date du V ème s.  Au VII ème s. on y élisait déjà le patriarche coptez d’Egypte. Pour les chrétiens, c’est un but de pèlerinage : selon la tradition, c’est ici que se reposa la Sainte Famille lors de sa fuite en Egypte. La crypte (inondée une grande partie de l’année) marquerait l’emplacement exact de cette sainte halte : chaque année, le 1er juin, une messe y est célébrée. L’église conserve son plan basilical des premiers siècles chrétiens : une nef centrale flanquée de deux nefs latérales, délimitées par deux rangées de colonnes monolithes, dont une en marbre rose, où l’on distingue encore des traces de décoration peinte (sans doute des images de saints). L’iconostase en bois ouvragé est une œuvre des XII ème  et XIII ème s

     

    La synagogue Ben Ezra

     
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    En 1980, à la suite des accords israélo-égyptiens de Camp David, fut prise la décision de restaurer l’antique synagogue de Fostat, la réalisation étant assurée par des fondations nord-américaines. Les travaux durèrent près de 15 ans : en 1994, la synagogue Ben Ezra brillait comme un sou neuf. Elle est bâtie sur un plan basical dérivé des églises coptes médiévales, mais la bêma centrale évoque les synagogues européennes, tandis que la riche décoration d’arabesques l’inscrit dans son milieu oriental. Si elle n’est plus utilisée comme lieu de culte par la minuscule communauté juive qui subsiste au Caire (la grande synagogue se trouve dans la partie moderne de la ville, rue Ezi-Adly), elle reste un témoin privilégié de la présence millénaire d’une communauté juive en terre d’Egypte, probablement depuis la destruction de temple de Salomon au VI ème s. avant notre ère.
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    Entrée à l’angle de Sharia el-Muski et Sharia el-Muizz. Khan el-Khalili est beaucoup plus qu’une attraction touristique. C’est toujours le cœur du Caire, qui bat à un rythme régulier de l’aube jusque tard dans la nuit. Le bazar, ouvert en 1382, semble n’avoir jamais fermé depuis. Ce centre commercial est aussi le refuge de milliers d’habitants du Caire.

     

    Narguilés et objets en cuivre, tapis, meubles anciens et instruments de musique côtoient herbes, épices, denrées de base et produits domestiques divers. Cafés et salons de thé se succèdent le long des trottoirs.

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    Situé au nord de Midan el-Tahrir s’impose. Après des vestiges de l’Ancien Empire, on découvre des antiquités des dynasties du Moyen et du Nouvel Empire, avant d’atteindre l’époque romaine/héllénistique. Le premier étage abrite plusieurs trésors provenant du tombeau de Toutankhamon, tandis que des momies de Ramsès II et d’autres pharaons sont exposées dans la salle des Momies. Plusieurs ouvrages disponibles facilitent la visite.

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    Le masque funériare est magnifique




















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  • saqqara.JPG  entrée d'un mastaba

    Si Gizeh laisse transparaître un air de banlieue, l’animation de la capitale épargne Saqqara, à 19 km au sud de Gizeh et à 30 km du Caire. Cet ensemble de tombeaux et de pyramides paraît un peu plus isolé. Il est aussi moins assailli par les rabatteurs, les guides, les vendeurs de souvenirs et les chameliers que son voisin, plus célèbre et plus fréquenté.

     

    Le mastaba de Mérérouka

     

    C’est le plus vaste des mastabas de la nécropole de Saqqara : pas moins de 31 pièces et couloirs qui abritent les appartements funéraires de Mérérouka inhumé près de son souverain, Téti, dont il fut le vizir. Le mastaba est en fait divisé en trois parties : l’une, la plus vaste, est réservée au chef de famille ; une seconde, comprenant cinq pièces ; une dernière, enfin, la plus petite, qui est celle du fils. Plus de la moitié des salles sont ornées de reliefs dont la profusion, impossible à détailler ici, restitue la vie quotidienne des égyptiens d’il y a plus de quarante siècles. De part et d’autre de l’entrée figure une représentation du défunt et de son épouse ; dans les appartements de Mérérouka se succèdent scènes de chasse et de pêche qui conduisent à la salle abritant une fausse porte et par où l’on accédait à la fosse funéraire. Au-delà ouvre une salle dotée de six piliers : c’est la plus vaste du complexe. On peut y voir une statue du défunt qui conserve une bonne partie de sa polychromie. De là, on accède aux quatre pièces des appartements du fils ; dans la première, curieuse scène de gavage des oies.

     

    Le mastaba de Kegemni

     

    De dimensions plus modestes que son voisin, le mastaba de Kagemni, autre vizir de Téti, le surpasse en revanche par la finesse et la qualité de ses reliefs. Dans la salle des trois piliers, de curieuses scènes de sport ainsi qu’une remarquable scène de chasse à l’hippopotame. La dernière salle du complexe conserve une grande partie de sa polychromie.

     

    Pyramide de Djoser

     

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    Construite pour le pharaon de la III eme dynastie et de 200 ans plus vieille que le site de Gizeh, la pyramide de Djoser, ou pyramide à degrés, en forme de ziggourat, date d’environ 2700 av. JC. Cette version la plus ancienne de pyramide consiste en un ensemble à étages de mastabas (chambres funéraires) carrés. La conception d’Imhotep architecte et grand vizir du roi Djoser (III eme dynastie, 2617 – 2591) a inspiré les générations suivantes de constructeurs, qui sont parvenus à une forme plus régulière en recouvrant les pyramides de marbre. La pyramide de Djoser se dresse au centre d’une vaste nécropole, ensemble de murs et de cours décorés de frises figurant le pharaon et ses nombreux exploits. La pyramide proprement dite n’est pas la moindre des réalisations – elle constitue l’une des plus anciennes structures en pierre (les mastabas qui l’entourent sont en brique crue).

    Si vous êtes au Caire, cette pyramide est à visiter impérativement, car sa restauration coûterait trop chère, donc elle s'écroule petit à petit.

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    coucher de soleil sur saqqara et ses pyramides.

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    A 43 km au sud du Caire et à 6 km au sud-est de Saqqara. Occupant un site stratégique au sud du delta du Nil, Memphis était la capitale de l’Ancien Empire. Même après le déplacement de la capitale à Louqsor (Thèbes) par les dynasties du Nouvel Empire, Memphis resta la principale ville de la Basse Egypte, jusqu’à l’ère des Ptolémées hellénistiques, qui fondèrent Alexandrie et gouvernèrent depuis là-bas. Memphis, qui aurait été créée par Ménès, fut la première ville impériale.

     

    Lieu de résidence des pharaons à partir de la III eme dynastie, Memphis perdit sont statut de capitale au XX eme s. Avant notre ère, lorsque les souverains de la XII eme dynastie lui préférèrent Licht, à une trentaine de km plus au sud. Si les rois du Nouvel Empire règnent ensuite à partir de Thèbes, Memphis n’en disparaît pas pour autant. Bien au contraire, à partir de la XVIII eme dynastie, la ville connaît un regain d’activité : restée un centre religieux de première importance avec ses vénérables sanctuaires de Ptah, Hathor, Apis, elle accueille les grandes cérémonies monarchiques au cours desquelles les souverains, des Hyksos à Alexandre, fondent ou renouvellent leur légitimité. Elle devient, à partir de la XVIII eme dynastie, le grand centre d’échange de l’Egypte grâce à son port international où, remontant les bras du Nil, accostent des bateaux venus de toute la Méditerranée.

     

    Memphis est en partie retournée dans la boue du delta d’où elle est issue.

     

    Colosse de Ramsès II

     

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    Deux colosses de ce grand pharaon de l’Ancien Empire ont été exhumés sur le site en 1820. L’un d’eux se dresse aujourd’hui devant la gare centrale du Caire. Le second est couché sur le ventre dans une sorte de hangar entouré de jolis jardins où sont exposées d’autres statues plus petites. La plus impressionnantes est un sphinx de marbre datant du Nouvel Empire environ 1200 avant notre ère.

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    Le sphinx « Abnou’l Hol », le père la terreur. C’est ainsi que les arabes du Moyen Age appelèrent le sphinx. C’est toujours sous ce nom-là que le connaît le petit peuple du Caire. Cette statue colossale aurait été » commandée par Khéphren, fils de Khéops. Atteignant 20 m de hauteur
    et sculptée dans un gigantesque morceau de pierre, elle a le corps d’un lion ou d’un homme divin (sans doute Khéphren) coiffé du némès royal. Erigé sans doute pour servir de gardien a la nécropole de Giza  La roche calcaire a souffert de l’érosion, et le sphinx, de nombreuses agressions – les traits du visage ont été endommagés au XIV eme siècle et la barbe, tombée sous les coups d’artilleurs turcs, se trouve au British Muséum.  Il s’agit néanmoins d’une curiosité impressionnante, objet d’un spectacle son et lumière.

     

    Le temple de la vallée

     

    A gauche du sphinx s’élèvent les murs de temple de la vallée, ou temple bas, du complexe funéraire de Chéphren. Aux temps anciens, il était bordé vers l’est par un quai que baignaient les eaux du Nil lors de la crue annuelle du fleuve. Une rampe maçonnée le reliait au complexe de la pyramide. Lors de son dégagement par Auguste Mariette, au milieu de XIX ème s., il a révélé plusieurs statues du roi, dont celle de diorite qui orne la salle du musée du Caire.

     

     

    Un monument en danger

     

    En 1987, une équipe de scientifiques convoqués au chevet de Sphinx mettait en évidence la présence de nattes d’eau souterraine sous les pattes de l’animal. Les remontées par infiltration étaient susceptibles de causer de grands dommages à la célèbre statue. De fait, quelques mois plus tard, el 7 février 1988, un bloc de 200 kg se détachait de l’épaule droite. Depuis, des missions égyptienne, américaine et française veillent sur le sphinx. Leurs études ont montré que la statue avait été taillée dans des couches hétérogènes. Tête et cou sont en pierre dure, tandis que le reste du corps est taillé dans une roche poreuse et friable. Des capteurs installés sur plusieurs points de la statue permettent d’analyser quotidiennement différents paramètres : vents, hygrométrie, rayonnements solaires, vibrations ou secousses telluriques. Grâce à des prélèvements réguliers, on peut enfin évaluer l’état de dégradation du monument dont tous les spécialistes s’accordent sur les origines : l’infiltration des eaux provenant de la nappe phréatique, alimentée depuis les dernières décennies par les drains sanitaires des quartiers environnants, et la pollution atmosphérique.

    Restauration du Sphinx : en 1998, les spécialistes de la restauration ont achevé un projet de rénovation du Sphinx qui a duré dix ans ; le chef-d’œuvre avait été sérieusement endommagé pendant des millénaires, par l’érosion, le vandalisme et, plus récemment, la pollution de l’air, mais aussi par des malencontreuses initiatives de restauration (des morceaux de l’épaule gauche de la statue sont tombés en 1988). La première rénovation du Sphinx a eu lieu sous les Ptolémées, il y a plus de deux millénaires. Bien que l’objet de la statue tête d’homme et corps de lion reste un mystère pour les archéologues, la tête d’homme symboliserait l’intelligence e le corps de lion, la puissance et la royauté.



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