femme

Publié le 13 Septembre 2012

Un jour deux hommes viennent trouver le hodja et lui proposent de le prendre pour arbitre de leur différend. Le premier plaideur commence à exposer son affaire.  Il parle, il s’excite, il fulmine et le hodja qui l’a écouté avec attention lui dit à la fin :

 

- C’est juste. Tu as raison.

 

Mais voilà que l’autre prend la parole et il expose si bien la question qu’il n’y a pas moyen de ne pas lui donner raison.

 

- C’est vrai, dit le hodja, tu es dans ton bon droit.

 

Alors la femme de notre hodja, qui assistait à la scène et qui avait entendu les deux décisions de son époux, éclate.

 

- Voyons, comment peux-tu dire des choses pareilles ? C’est celui-ci qui a raison, ou celui-là, mais non pars les deux à la fois.

 

Alors le hodja se retourne vers sa femme et, en se caressant la barbe :

- Par Dieu, femme, toi aussi tu as raison.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #deux, #femme, #hodja, #raison

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Publié le 13 Septembre 2012

Un matin de bone heure, notre hodja sortant de sa maison, rencontre son voisin sur le seuil de sa porte.

 

- Eh ! hodja, dit le voisin, tu as ce matin bien mauvaise mine. Es-tu malade ou indisposé ?

 

- Nullement, répond notre bonhomme qui veut couper court.

 

Mais le voisin est curieux.

 

- Tu n’aurais pas cet air-là sans raison si tu n’avais eu quelque ennui.

 

- Non, dis-je, non frère, je n’ai rien. Me cacherais-je de toi, comme d’un étranger ?

 

- Et puis, hodja, cette nuit un bruit étrange est venu de votre maison. Qu’était-ce donc ?

 

- Ma femme et moi nous sommes quelque peu querellés.

 

- Ce sont des choses qui arrivent en ménage. Et ensuite ?

 

- Y a-t-il un ensuite ? Tu sais bien qu’une femme en colère n’entend ni ne cherche à entendre.

 

- Et le bruit, hodja, qu’était-ce que le bruit ?

 

- Mon cher, ma femme a donné quelques coups de bâton à ma robe et l’a jetée au bas de l’escalier. Ce sont les cris de cette malheureuse que tu as sans doute entendus.

 

- Les cris de la robe ? Me prends-tu pour un imbécile ? A-t-on jamais vu une robe crier ?

 

- Et pourquoi pas ?

 

- Allons, tu te moques, mais je ne suis pas à ce point simple d’esprit pour qu’on me fasse avaler de pareilles sornettes.

 

Et le voisin tourne le dis et fait mine de s’en aller. Alors notre hodja :

 

- Voyons, voisin, ne t’irrite pas. Ne t’avais-je donc pas dit que j’étais dans ma robe ?

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #cris, #femme, #hodja, #robe, #voisin

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja achète deux onces de viande, dans l’intention de faire faire à sa femme un bon pâté pour le soir. Mais tandis qu’il vaque à ses affaires, sa femme donne avec la viande un petit festin à ses amies du quartier. Quand vient le soir le hodja s’assied et s’apprête à faire honneur aux menu. Mais il voit arriver quelques galettes sèches et de la bouillie.

 

- Eh femme ! qu’est-ce que cela ? demande le hodja. J’avais acheté de la viande pour faire un pâté. Qu’en as-tu fait ?

 

- Ah ! ne m’en parle pas. C’est ce misérable chat qui l’a volé et a tout dévoré.

 

- Quoi ? Il a tout mangé. Ah ! l’infâme !

 

Et notre hodja, comme blessé jusqu’au fond du cœur se lève en coup de vent, s’empare d’un bâton et manifeste l’intention de faire payer cher au malheureux chat ses rapines. Mais ne voilà-t-il pas justement la pauvre bête qui s’avance en miaulant, car c’est l’heure du dîner, et il n’a vraiment que la peau sur les os. Le hodja à cette vue est pris d’un soupçon.

 

- Où est donc ce qu’il a mangé ? Allons, qu’on m’apporte vite une balance. La balance arrive et le hodja pèse le chat. C’est juste deux onces.

 

- Alors, dit-il, femme, c’est là notre chat. Où est la viande ? Et si c’est là la viande, je le concède, mais où est le chat ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chat, #c’est, #femme, #hodja, #viande

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Publié le 13 Septembre 2012

La femme du hodja vient se lamenter auprès de son époux.

 

- Crois-moi, ma patience est à bout. Vois cet enfant, effendi. Il ne sait ni dormir ni se taire. Reprend-il son souffle ? C’est pour crier de plus belle. Je n’en puis plus.

 

- Femme, je vais te venir en aide. Prends ce livre dans ta main. Retourne près de l’enfant et tourne les pages à côté de lui.

 

- Quoi ? Faut-il que, par –dessus le marché, mon époux se gausse de moi ? Sa femme est plongée dans les soucis, lui plaisante. Ah ! mon Dieu, que je suis malheureuse !

 

- Mon Dieu, mon Dieu ! Quelle engeance curieuse que ces femelles. Ecoute donc ce que je dis. Tu peux me faire l’honneur de croire que je parle en connaissance de cause.

 

- Très bien. J’écoute et j’obéis. Apporte le livre.

 

O miracle ! Le remède agit immédiatement sur l’insomnie du bébé. La femme du hodja en reste toue stupéfaite.

 

- Hodja, il dort. Comment cela se peut-il ? Il y a là-dessous quelque sorcellerie.

 

- Ne t’inquiète pas. Les vertus soporifiques de ce livre, c’est à la mosquée que je les ai apprises. Quand j’en tire la matière de mes leçons au peuple, il ne reste dans l’assemblée personne qui ne dorme bientôt à poings fermés.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #epoux, #femme, #hodja, #livre, #tire

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y a de cela bien longtemps, en Anatolie, un chef nomade et sa femme n'arrivaient pas à avoir d'enfant. Leur tristesse rejaillissait sur toute la tribu, et celle-ci se déplaçait, encore et encore, en espérant qu'elle finirait par trouver un endroit propice.

Enfin, au bout de sept années d'errance, l'épouse du chef tomba enceinte et un fils naquit. Pour la première fois de son histoire, la tribu resta au même endroit quarante jours et quarante nuits : ce fut une fête mémorable où toutes les autres tribus passèrent pour rendre hommage au nouveau-né et à ses parents.

Au matin du quarantième jour, même les plus grandes réjouissances ayant une fin, il fallut reprendre la route. Les nomades arrivèrent bientôt dans une forêt profonde, effrayante, où le vent se mit à souffler en tempête. Malgré ses efforts pour rester groupée, la tribu dut se disperser, et chacun de ses membres se retrouva seul pour lutter contre les éléments. La tribu se reforma petit à petit à la sortie de la forêt. Tout le monde semblait être là, mais on s'aperçut que le berceau du nouveau-né, porté à dos de chameau, était vide.

Lorsque la tempête se fut calmée, la tribu retourna dans la forêt. L'enfant demeura introuvable, mais on découvrit en haut d'un arbre, dans un nid d'aigle, la couverture qui l'avait enveloppé. Le tissu était déchiré, taché de sang. Folle de douleur, la mère se mit à courir dans tous les sens en hurlant. Elle disparut au cœur de la forêt en jurant qu'elle n'en ressortirait pas sans son fils.

Le chef ordonna que l'on recherche sa femme mais, comme pour son fils, cela ne donna aucun résultat. Certains des nomades revinrent quand même lui dire que, parfois, quand le vent se mettait à souffler, on entendait un chant désespéré qui s'élevait pour se lamenter de la perte d'un enfant.

Ecrasé de douleur, le chef décida de partir seul pour retrouver sa femme et son fils. La tribu attendit longtemps, très longtemps, à la sortie de la forêt, mais lui non plus on ne l'a jamais revu. On dit que dans cette forêt maudite, on peut toujours entendre le chant de la mère cherchant son fils, un chant si beau et si triste qu'encore aujourd'hui les femmes de la tribu se le transmettent de génération en génération, de mère en fille.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #chef, #femme, #fils, #foret, #tribu

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