dieu

Publié le 13 Septembre 2012

Que Dieu m'en soit témoin

Anglais

may / let God be my witness

 

hongrois je propose:
"Isten a tanúm rá

 

croate

Neka mi je Bog svjedok

Polonais

Biorę Boga na świadka

 

Russe

Бог (мне) свидетель

 

Néerlandais

Moge God getuige zijn

 

Portugais

Que Deus seja minha testemunha

 

Sanscrit: me upadraStā devaH |

 

Japonais

誰が生きて、見るのが出来 dare ga ikite, miru no ga deki

 

 

 

 

 

 

 

Qui vivra verra

 

Anglais

"What will be will be"

 

Hongrois

Lesz, ami lesz

 

Croate

Živi bili pa vidjeli

 

Polonais

Pożyjemy, zobaczymy

 

russe

Поживём увидим

 


Portugais: Quem viver, verá.

 

Sanscrit: yo jīviSyati so drakSyati

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #soit, #temoin, #vera, #vivra

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Publié le 13 Septembre 2012

Achille : fils de Thétis et de Pelée, roi des Myrmidons (peuple de Thessalie) et l’un des grands héros de l’Iliade. Il tua Hector sous les murs de Troie et fut atteint par la flèche empoisonnée de Pâris.

 

 Actéon : chasseur transformé en cerf par Artémis et dévoré par ses chiens. Il avait eu le malheur de surprendre la nudité de la déesse pendant son bain.

 

Agamemnon : roi de Mycènes et chef des grecs qui assiégèrent Troie. Après avoir sacrifié sa fille Iphigénie pour apaiser la colère d’Artémis, il fut assassiné à son retour à Mycènes par sa femme Clytemnestre aidée de son amant Egisthe.

 

Ajax : guerrier grec qui défendit en compagnie d’Ulysse le corps d’Achille pendant la guerre de Troie. Pour prix de sa vaillance, il voulut recevoir les armes du héros mort, mais Ulysse lui fut préféré. Fou de rage, il se suicida.

 

Aphrodite (Vénus) : née de l’écume et fille de Zeus et Dioné, déesse de la Beauté et mère de l’Amour, elle est aussi la divinité de la fécondité.

 

 

Apollon ( Phébus) : fils de Zeus et de Léto. Il naquit à Délos selon la tradition, puis tua le serpent Python avant de s’approprier l’oracle de Delphes. Dieu des prophéties et de la vérité.

 

 Arès (Mars) : dieu terrien de la Guerre. Son équivalent latin est Mars.

 

 

 

 

Ariane : fille de Minos. Elle aida Thésée à sortir du labyrinthe mais fut abandonnée par lui sur le rivage de l’île de Naxos où Dionysos l’enleva.

 

 Artémis (Diane) : fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d’Apollon. Surtout connue comme déesse de la chasse, elle resta toujours vierge mais fut paradoxalement associée à la fécondité, à la nature et aux moissons.

 

 

Asclépios (esculade) : dieu de la médecine et de la santé, qu’on reconnaît à son caducée. Dieu vénéré à Epidaure.

  

Athéna (Minerve) : fille de Zeus. Née tout armée du crâne de Zeus, déesse des Arts, de la science et de la Prudence guerrière.

  

Atlas : l’un des Titans. Révolté contre Zeus, il fut condamné à soutenir la voûte du ciel.

  

Borée : dieu des vents du nord.

  

Cécrops : roi mythique d’Athènes qu’il aurait fondée sous le nom de Cécropia.

  

Chiron : centaure qui assura l’éducation du jeune Achille et d’Asclépios.

  

Cybèle : mère des dieux, déesse de la nature et de la civilisation.

  

Cronos (Saturne)  : dieu du Temps, du ciel, règne sur les titans. Mari de Rhéa. Craignant d’être détrôné par un de ses enfants, il les avale à leur naissance jusqu’à ce que Zeus, le dernier-né, les libère.

  

Clytemnestre : épouse d’Agamemnon, roi de Mycènes.

  

Déméter (Cérès) : sœur de Zeus, déesse de la terre et de l’agriculture.

  

Dionysos (Bacchus) : fils de Zeus et de la nymphe Sémélé. Dieu du vin et de l’ivresse.

  

Egée : roi d’Athènes et père de Thésée. Il se jeta du haut de l’Acropole en croyant son fils mort.

  

Egisthe : amant de Clytemnestre et assassin d’Agamemnon. Il fut tué par Orestre.

  

Electre : amant de Clytemnestre. Avec son frère Oreste, elle vengea la mort de son père.

  

Eôs : déesse de l’aurore ; sœur d’ Hélios et de Séléné.

  

Erinyes : déesses de la vengeance : Tisiphone, Alecto, Mégère.

  

Eros  (cupidon) : fils d’Aphrodite, il était vénéré comme dieu de l’Amour.

  

Gaïa ou Gê (Terra) : personnification de la terre et nourricière universelle.

 
Ganymède : échanson [1] des dieux.

  

Hadès (Pluton) : fils de Cronos à qui échut le monde souterrain.

 

Hébé : déesse de la jeunesse éternelle ; elle versait à boire aux dieux jusqu’au jour où elle fut remplacée dans cette charge par Ganymède, épouse d’Héraclès.

  

Hécate : déesse des revenants et des fantômes, compagne de Ernyes.

 

Hector : fils de Priam, le roi de Troie, et époux d’Andromaque. Il fut tué par Achille.

  

Héphaïstos  (vulcain) : fils de Zeus et d’Héra, dieu boiteux des Forges. A l’aide d’un filet, le jaloux surprend sa femme, la belle Aphrodite, en pleins ébats avec Arès.

  

Hélène : épouse de Ménélas. Son enlèvement par le prince troyen Pâris fut à l’origine de la guerre de Troie.

  

Hélios (Sol) : dieu du soleil.

 

Héra  (Junon) : femme de Zeus, déesse du mariage et de l’accouchement, protectrice des femmes mariées ; reine des dieux.

  

Héraclès (Hercule) : fils de Zeus et Alcmène ; une série d’épreuves toutes plus impossibles les unes que les autres lui furent imposées, connues sous le nom des Douze travaux d’Héraclès.

  

Hermès (Mercure) : fils de Zeus et de Maïa. Divinité du commerce et des voleurs, de l’éloquence et messager des dieux. Le dieu Pan était l’un de ses fils.

  

Hestia (Vesta) : sœur de Zeus, déesse vierge  du foyer.

  

Hippolyte : fils de Thésée et d’Antiope. Accusé par sa belle-mère Phèdre de l’avoir séduite, il fut maudit par son père qui le fit tuer par Poséidon.

  

Hypnos (somnus) : dieu du sommeil.

  

Iphigénie : fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Son père la sacrifia à la déesse Artémis pour permettre le départ de la flotte grecque retenue à Aulis par l’absence de vent.

  

Moires : divinités du destin (Clotho, lachétis, Atropos) qui président successivement à la vie, à la mort des humains.

  

Nérée : dieu marin et père des cinquante Néréides [2].

  

Océan ou Okéanos : divinité entourant la terre.

  

Olympe : plus haut sommet grec (2911 m), résidence des dieux (aujourd’hui Olimbos).

  

Œdipe : héros malheureux de la légende thébaine. Abandonné par son père Laïos, il fut élevé par le roi de Corinthe, Polybos. Sur le chemin de Thèbes à Delphes, il rencontra son père : il ne le connaissait pas et le tua. Après avoir débarrassé la Boétie du Sphinx, il reçut pour prix de sa victoire la main de Jocaste, et ainsi épousa sa mère à son insu. Lorsqu’il apprit la vérité, il se creva les yeux et disparut à Colone.

  

Ouranos (Uranus) : dieu du ciel ; père des titans.

  

Orphée : fils Oeagre et de la muse Calliope. Après avoir participé à l’expédition des Argonautes, Orphée revint dans sa Thrace natale et épousa la nymphe Eurydice. Parti retrouver dans les Enfer sa femme défunte, il émut les dieux par ses chants et le jeu de sa lyre. Ceux-ci lui accordèrent de ramener Eurydice à la vie à condition de ne pas regarder en arrière. La curiosité d’Orphée signa le retour définitif de la nymphe au séjour des morts. Orphée, revenu sur terre, fut mis en pièces par les femmes thraces excédées par ses plaintes.

 

Pan : dieu des forêts et des pâturages, protecteur des troupeaux, des bergers et des chasseurs.

  

Pandore : la première femme créée par Héphaïstos. Elle ouvrit la boîte contenant toutes les calamités du monde que Zeus lui avait confiée.

  

Pégase : cheval ailé né du sang de Méduse lorsque Persée lui eut tranché la tête.

  

Perséphone (Proserpine) : déesse de la mort et de la fertilité.

  

Poséidon (Neptune) : fils de Cronos à qui échut la souveraineté sur la mer. Patron d’Eleusis, il se disputa avec Athéna pour la possession de l’Attique. Son culte semble originaire de Thessalie. Dieu des mers et de l’élément liquide. Père d’enfants célèbres comme : Triton, le Géant Orion, le cyclope Polyphème, Pégase.

  

Priam : roi de Troie, père de Pâris et époux d’Hécube.

  

Priape : dieu de la fécondité et de la génération.

  

Prométhée : génie du Feu qui créa le premier homme avec du limon.

  

Rhéa (Cybèle) : femme de Cronos ; déesse mère.

  

Séléné : déesse de la lune, sœur d’Hélios et d’Eros.

  

Styx : fleuve des Enfers.

  

Thésée : héros athénien et ami d’Héraclès. A son exemple, il accomplit des travaux (victoires sur le Minotaure, les Centaures et les Amazones) qui le font apparaître comme redresseur de torts.

  

Zeus (Jupiter) : président de l’assemblée des douze dieux de l’Olympe, il siège en toute logique au sommet de ce mont de Thessalie, qui est le point culminant de la Grèce.



 [1] Echanson : personne dont la fonction était de servir à boire à la table du dieu.

 [2] Néréides : elles personnifiaient les vagues de la mer. 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #deesse, #dieu, #fils, #fut, #zeus

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Publié le 13 Septembre 2012

Au début, il n’y avait que le chaos. Puis sont apparus le Terre, Gaia, et aussi l’Enfer, Tartare, le Désir, Eros, et enfin la Nuit.

 

 

La Terre et le Ciel

 

Gaia, la Terre, donne naissance aux montagnes, à la mer et à Ouranos, el ciel étoilé. Puis elle s’unit à Ouranos. Leurs enfants sont monstrueux : 12 Titans violents, 3 Cyclopes et les « Cent-Bras », qui ont chacun 100 bras et 50 têtes ! Ouranos les enferme au plus profond de la terre. Mais Cronos, el plus jeune Titan, se révolte contre son père.

Cronos

 

Cronos libère ses frères les Titans de leur prison souterraine. Devenu roi, il s’unit à sa sœur Rhéa. Gaia et Ouranos lui ont prédit qu’il serait à son tour détrôné par un de ses fils. C’est pourquoi, il dévore sans pitié ses enfants dès qu’ils viennent au monde. Rhéa parvient à épargner et à cacher son dernier-né : Zeus. A sa place, elle présente à son époux une pierre enveloppée de langes. Cronos l’avale.

 

Zeus se venge

 

Le jeune dieu grandit dans l’île de Crète. Plus tard, pour se venger der son père, il lui donne une boisson à vomir ses enfants. Et voilà Poséidon, Hadès, Héra, Déméter et Hestia. Ils aident leur frère, leur sauveur, à devenir roi des dieux.
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Rédigé par orange8454

Publié dans #cronos, #dieu, #enfants, #ouranos, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

Chez les peuples anciens, parmi les mythes, qui remplissaient les fonctions de la culture orale populaire – contes ou fables morales et religieuses, il existait des récits permettant d’organiser et d’interpréter les phénomènes et les mystères naturels, notamment celui des origines du monde. Les mythes grecs du commencement établissent la « théogonie », c’est-à-dire la généalogie et la hiérarchie des dieux, préalable nécessaire à tout discours mythologique.

 

Les récits des origines décrivent les étapes au cours desquelles un monde s’ordonne, les figures les plus primitives de la vie sortant progressivement de la confusion. A chaque apparition d’une divinité première, le monde s’élabore : il n’est donc pas livré « tel quel », brutalement. L’ordre et l’harmonie se créent par étapes, pour se perpétuer.

 

Océan, nuit ou amour : qu’y avait-il avant le monde ?

 

Si certains récits évoquent les puissances aquatiques, Océanos et Téthys, aux origines de toutes choses, le « commencement » peut être relié à d’autres forces, d’autres motifs : l’éternité tyrannique de Cronos (Saturne), la présence de la Nuit originelle (Nyx), la « béance » du Chaos, l’énergie transformatrice d’Eros (l’Amour) ou la générosité de Gaïa ( la Terre)…

 

 De ces êtres dérivent, comme des émanations, d’autres entités ou puissances qui ne sont pas encore tout à fait des dieux aux traits humains. Ainsi apparaissent Ouranos (le Ciel), le Flot marin, ou les Ténèbres.

Ces dieux qui dévorent leurs enfants

 

Hésiode est l’auteur de la plus vénérable généalogie, celle qui fait sortir de l’abîme (c’est-à-dire du Chaos) l’Amour et la Nuit, et de Gaïa (la Terre) le Ciel et l’Océan. De l’union de Gaïa et du ciel, surgiront ensuite les douze Titans, dont le cadet s’appelle Cronos. Celui-ci va rendre possible le début de l’histoire, faite de luttes entre divinités rivales, en châtrant son père, jaloux de ses propres enfants.

 

Le thème du conflit entre le roi paternel et sa descendance est très présent dans la mythologique gréco-romaine. Au cours des premiers temps du monde, il se répète deux fois de suite. Après s’être révolté contre son père, Cronos, prendra soin d’avaler Zeus. Aidé de sa complice et maîtresse, Métis (la Ruse), le futur roi des dieux oblige son père à recracher ses frères et sœurs immortels.

 

Zeus cédera lui aussi à l’ivresse du pouvoir solitaire, mangeant à son tour la Titanide Métis, enceinte de lui, pour éviter qu’un futur descendant ne prenne à son tour sa place. Mais Athéna, la déesse de la Raison, fille de Métis et de Zeus, se développe à l’intérieur de son père, le faisant atrocement souffrir. Héphaïstos (Vulcain), dieu forgeron, lui fend alors le crâne, laissant sortir Athéna, brillante et toute armée.

 

Des Humains qui se veulent à l’image de leurs dieux

 

Après cette année de l’Intelligence sur la scène divine, le récit de la création mouvementée du monde peut s’ouvrir sur les rapports entre Humains et Immortels. Car la seule qualité commune entre les dieux et les hommes, c’est bien l’Intelligence.

 

D’ailleurs, nul ne peut évoquer la création du monde sans songer à celle de l’Homme. Né de la volonté des dieux de se divertir et de se faire servir, ou sorti de l’argile pétrie par le bienveillant Prométhée (qui osera voler le feu de l’Olympe, pour l’offrir à l’humanité), l’Homme ne peut s’imaginer que comme une copie imparfaite des dieux.

 

Des récits nombreux issus des expériences de l’homme

 

Comme alternative à la cosmogonie (récit de la formation du monde) d’Hésiode, qui retrace l’établissement d’un ordre politique hiérarchique, on peut citer les mythes « orphiques » des origines, qui contestent un ordre déchu et relatent la succession du Temps, ou Nuit.

 

De cette Nuit sort un œuf duquel est issu le « brillant » Eros. A partir de là, le récit décrit la dégradation progressive et fatale d’une perfection initiale affectée par la distinction des sexes : celle-ci entraîne la multiplication des dieux et leur lutte fratricide. Le monde est ainsi livré au malheur et à un morcellement indéfini. Cette déchéance atteint son point ultime avec l’apparition des humains.

 

Tous ces récits illustrent cette variabilité du mythe de création du monde, qui n’est pas seulement une collection de fables élégantes, mais qui traduit un réel effort d’organisation du monde par la raison. La mythologie emprunte ainsi à toutes les expériences de l’homme dans la nature et adopte différentes formes de discours, épiques, politiques, philosophiques ou théâtrales. Elle n’est pas uniquement religion, science ou folklore, mais tout ensemble : une œuvre mouvante de civilisation.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

                                        L’universalité des passions et des lois

 

                                                      

 

                

GRANDS MYTHES                                                               THEMES

   

Création du monde

Naissance des premiers dieux, issus de Chaos et de Nyx (la Nuit).

Titanomachie

Les Olympiens, autour de Zeus (Jupiter), affrontent les Titans.

Gigantomachie

Combat de Zeus et des autres dieux de l’Olympie contre les Géants.

Travaux d’Hercule

Epreuves imposées par Héra (Junon) à Héraclès (Hercule), fils de Zeus, pour racheter le meurtre de ses enfants.

Toison d’Or

La quête de Jason et de son équipage (Les Argonautes) à Bord de l’Argos.

Mythe de Thésée

Les exploits d’un valeureux roi d’Athènes.

Mythe de Persée

Les aventures d’un demi-dieu, roi d’Argos.

Mythe d’Oedipe

Le destin tragique d’un roi thébain.

Guerre de Troie

(Iliade)

Siège et prise de Troie (Ilion) par les grecs, après l’enlèvement d’Hélène.

Odyssée

Les dix années d’exil d’Ulysse, roi d’Ithaque ayant pris part à la guerre de Troie.

 

Enéide et fondation

 de Rome

Epopée du troyen Enée, ancêtre mythique des romains. Histoire de Remus et Romulus.

  

Née de la rencontre de différentes traditions, et du besoin universel d’expliquer le monde, la mythologie antique embrasse une multitude de thèmes. Les récits indo-européens et méditerranéens se mêlent pour donner naissance au panthéon gréco-romain que nous connaissons, centré sur les douze grands dieux de l’Olympe. Les histoires innombrables des dieux rejoignent celles des hommes, notamment à travers la vie des héros comme hercule, Thésée ou Ulysse, souvent eux même d’ascendance divine.

  

Le mythe raconte le temps sacré des origines

 

Il a pour vocation d’expliquer un fait, une coutume, une pratique, et de les justifier en narrant leur origine divine, comme le fait le poète latin Ovide dans ses Métamorphoses. Ces légendes, à l’aube de notre ère, reprennent l’ensemble des récits mythiques de la Grèce, afin d’expliquer les origines divines du monde. Ovide écrit certes à une époque où la mythologie a perdu une partie de son caractère sacré, au profit d’une vocation plus pédagogique et sociale. Il n’en reste pas moins qu’il retrouve l’esprit des Achéens (les anciens Grecs qui, avant l’époque classique, ont inventé la plupart des légendes de l’Antiquité.

 

Nul hasard

 

Dès lors, si une bonne partie de la mythologie est constituée d’aventures divines. Les dieux grecs sont des figures emblématiques, des « archétypes » : Zeus est l’incarnation d’une certaine virilité, Héra celle de la jalousie, Apollon représente l’idéal d’équilibre vanté par Platon au IVème siècle avant J.C. et interprété bien plus tard par Nietzsche, au XIXème siècle.

 

Si Apollon se conforme bien à cet idéal

 

Ses frères, cousins et parents olympiens sont d’un naturel plus désordonné, et leurs faits et gestes ne révèlent pas toujours de la plus parfaite sérénité. Peu respectables, ces dieux grecs ? Il faut bien comprendre qu’ils sont vus comme des puissances, bien plus que des idées. Leurs conflits, leurs haines, traduisent les grands phénomènes de la nature.

 

De cet équilibre

 

La passion et la raison sont dans le monde humain les principaux protagonistes. La passion est souvent inspirée par un dieu. Quant à la raison elle est une des figures de l’ordre, de cet ordre que les dieux imposent quand les hommes se sont laissés entraîner trop loin par leurs passions. La plupart des héros humains ont en effet derrière eux une faute. Thésée, roi légendaire d’Athènes, est responsable de l’abandon d’Ariane et de la mort d’Egée. Ulysse a offensé Poséidon en faisant tort à son fils Polyphème.

 

Le vrai tort des hommes

 

Leur seule faute véritable, c’est de se croire les égaux des dieux. La concurrence est impossible, la prétention des chanteurs étant punie par le croassement, celle des poètes par l’aveuglement. On nomme « hybris » (le « y » se prononce « u ») cette faute majeure, qui se traduit inévitablement par une mise au pas. L’homme emporté par ses passions peut être la victime d’un dieu, et on lui pardonnera. Mais l’homme coupable d’hybris est voué à une punition exemplaire, d’où émergera une loi : c’est le monde de la tragédie.

 

 La vie des grecs dans l’Antiquité était soumise à des puissances extérieures incontrôlables, comme le vent, la mer, la pluie et le cycle des saisons. Celles-ci s’incarnaient dans les théoï, c’est-à-dire les dieux. Afin de les maintenir dans de bonnes dispositions, les anciens leurs offraient régulièrement des offrandes sans toutefois s’assurer par là leur bénédiction. Pouvant rester sourdes à toutes séductions, les divinités étaient pourvues d’un sens peu développé du bien et du mal et leur puissance frappait aveuglément le juste comme le coupable. En cas de retard ou d’erreur dans l’observation des rites, la colère divine s’exprimait sous forme de catastrophes naturelles ou individuelles.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #divine, #d’un, #grecs, #roi

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