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Publié le 13 Septembre 2012

Un don infernal et des oreilles d’âne !

 

 

 

Puni par Dionysos pour sa cupidité et par Apollon pour sa sottise, le roi Midas est plus un personnage de conte qu’un figure mythologique. Les légendes qu’on rapporte à son sujet illustrent le thème de l’obsession qui conduit à la folie de l’excès. Dans ce genre de morale fantastique, les dieux confrontent la cupidité et la bêtise humaine à elles-mêmes, au moyen de châtiments spectaculaires.

 

Roi de la région de Phrygie en « grande Grèce » (région occidentale de la Turquie actuelle), Midas passe pour avoir contribué à l’extension du culte de Dionysos, le dieu du Vin. Il aurait obtenu une faveur de ce dieu orgiaque en accordant son hospitalité au vieux satyre Silène, protecteur et éducateur de Dionysos durant son enfance errante.

 

Midas obtient une récompense à la mesure de son amour de l’or

 

Pour combler ce roi hospitalier., Dionysos le prend si bien au mot que Midas se retrouve bientôt dans une situation impossible. Le roi se saisit d’une branche de chêne et voilà qu’il tient un rameau d’or massif. Le miracle se reproduit tant et tant que les objets usuels, ses vêtements, sa nourriture et jusqu’à l’eau qu’il veut boire, sont changés instantanément en métal précieux.

 

Poussé à la folie par cette magie sage et cruelle, Midas supplie le dieu de le guérir. Indulgent, Dionysos lui indique le remède : pour se laver du sort divin que lui vaut sa cupidité, le roi devra trouver la rivière Pactole et s’immerger dans ses flots. Le malheureux Midas, n’a de cesse que d’aller s’y plonger et les eaux emportent avec elles le sortilège. Depuis, la rivière charrie des paillettes d’or, et le langage s’est enrichi d’un mot évoquant les richesses : « pactole ».

 

Une autre légende fait de Midas, non pas un roi hospitalier mais plutôt un souverain qui abuse de ses pouvoirs. Cette version raconte que le roi désirait fort acquérir le savoir du vieux Silène, le disciple et tuteur du dieu, individu assez ripailleur et laid d’apparence, qui était plein cependant, d’une bonne sagesse. Midas apprend que le vieil homme se désaltère en buvant la nuit dans une source des jardins royaux. Alors, il fait mélanger du vin à cette eau, enivre Silène et le capture, faisant de lui son hôte forcé.

 

Cette fresque fabuleuse où la morale s’illustre par un enchantement, est proche des contes des Mille et Une Nuits, et inspira Shakespeare pour le Songe d’une nuit d’été et son ridicule personnage Bottom.

 

Midas se voit pousser des oreilles d’âne

 

L’histoire des oreilles d’âne du roi Midas nous offre une tout autre moralité : les secrets finissent toujours par se savoir. Lors d’une joute musicale où le dieu Apollon lui-même se mesure au dieu Pan, Midas prend parti contre Apollon que l’arbitre a pourtant désigné vainqueur.

 

Pour la balourdise de Midas et pour l’offense subie, le dieu lui inflige une punition terrible et cocasse : deux oreilles d’ânes lui poussent et le roi est obligé de masquer son crâne par un bonnet extravagant, une sorte de capuche dont on se souvient comme du « bonnet phrygien » (Midas étant roi de Phrygie).

 

L’infortuné Midas est trahi par son coiffeur

 

Midas, accablé de honte, tente de masquer à tous sa disgrâce. Il interdit à son barbier, le seul à connaître son infirmité, de divulguer ce secret sous peine de mort. Mais aucun secret, surtout le plus désopilant, n’est facile à garder pour soi. Ainsi un jour, souffrant terriblement de devoir conserver le silence, et pour ne pas être puni pour s’être livré à quelqu’un, le barbier cherche un moyen de partager son secret sans avoir à trahir son roi.

 

C’est alors qu’une idée lumineuse lui vient. Il se rend près d’un fleuve, creuse un trou dans la berge et dit en chuchotant son secret à la terre. L’homme rentre chez lui plus serein, mais en bruissant, des roseaux qui poussent à l’endroit où il s’est confié font bientôt entendre des sons étranges, « …le roi Midas a des oreilles d’âne… le roi Midas… ». Porté comme un écho par les vents de tout le royaume, le message des roseaux fait du roi la risée du peuple tout entier.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #d’un, #midas, #oreilles, #roi

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Publié le 13 Septembre 2012

Dionysos n’est pas un dieu comme les autres : c’est le fils d’un dieu et d’une mortelle. A la différence des autres Olympiens, il mange de la viande crue, aime danser, rire et boire du vin jusqu’à l’ivresse. C’est le dieu de la folie et de la joie.

 

Sa naissance

 

Zeus aime Sémélé, une mortelle, la fille du roi de Thèbes. Elle attend bientôt un enfant de lui. Mais la jalouse Héra, sous les traits d’une mortelle, conseille à Sémélé : « Demande à Zeus de se présenter dans toute sa puissance et dans son rayonnement divin ! ». Héra sait que nul humain ne peut survivre à cette vision du dieu. Sémélé tombe en effet foudroyée ! Zeus sauve l’enfant qu’elle portait et le cache dans sa cuisse jusqu’à sa naissance. Il s’agit de Dionysos.

 

Les pirates

 

Un jour, Dionysos prend place à bord d’un navire de pirates pour effectuer une traversée. Mais les pirates, qui ne le reconnaissent pas, veulent faire de lui un esclave ! Fou furieux, Dionysos utilise ses pouvoirs pour faire pousser de la vigne et du lierre sur le bateau, et transforme les avirons en serpents. L’embarcation ne peut plus avancer. Dionysos se change soudain en lion. Les pirates, effrayés, sautent à la mer et le dieu, dans sa colère, les transforme en dauphins. Peut-être ce mythe explique-t-il pourquoi, aujourd’hui, les dauphins recherchent la compagnie de l’homme.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Toute sa vie, le demi-dieu Persée a volé d’exploit en exploit. Il est fort et courageux, mais surtout il est protégé des dieux. Sans eux, il n’aurait pas pu vaincre un monstre tel que Méduse, la terrible Gorgone.

 

La naissance de Persée

 

Acrisios, roi d’Argos, va un jour consulter un oracle qui lui a dit : « Si tu as un petit-fils, il te tuera ». Acrisios, terrifié, fait construire une prison sous terre pour y enfermer sa fille unique, Danaé. « Ainsi, elle n’aura jamais d’enfants », se dit-il. Mais Zeus, depuis l’Olympe, a remarqué la beauté de Danaé. Il se transforme en pluie d’or et pénètre ainsi dans la prison par une fente du toit. Quelques mois plus tard, un enfant naît de l’union de Zeus et de Danaé : Persée. Acrisios, en rage, enferme Danaé et l’enfant dans un coffre de bois qu’il fait jeter à la mer. Mais les dieux ont décidé que ces deux-là vivraient. Le coffre s’échoue sur une île. Ils sont recueillis par le roi de cette terre : Polydectès.


 

Un roi violent

 

Dès que Polydectès la voit, il devient fou amoureux de la belle Danaé. Mais elle refuse ses avances et Persée, devenu adulte, la protège. Polydectès cherche pourtant à écarter Persée en l’envoyant combattre la terrible Gorgone, Méduse.

 

A quoi ressemble Méduse ?

 

Elle est effrayante, ses cheveux sont des serpents vivants, elle a des dents de sanglier et des ailes dans le dos. Méduse a deux sœurs aussi laides qu’elle qui sont immortelles. On les appelle toutes les trois les Gorgones. Quiconque croise leu regard est transformé en pierre.

 

Le meurtre de Méduse

 

Les dieux donnent à Persée des sandales ailées, Hadès son casque qui rend invincible et Athéna son bouclier. Persée s’envole donc à la recherche de Méduse. Au-dessus de lui défilent les silhouettes pétrifiées des victimes des Gorgones. Invincible, il survole Méduse endormie. En faisant bien attention de ne regarder que le reflet du monstre dans le bouclier d’Athéna (pour ne pas devenir pierre), il lui tranche la tête d’un coup de serpe et l’emporte avec lui. De la blessure jaillit Pégase, le cheval ailé fils de Méduse et de Poséidon.

 

Une arme invincible

 

Longtemps, Persée survole la Terre. Il se sert de la tête de la Gorgone et de son regard pour transformer en pierre le géant Atlas, qui refuse de lui accorder l’hospitalité (ils donnent ainsi naissance au mont Atlas, en Afrique du Nord). Il se venge ensuite de Polydectes, qu’il pétrifie.

 

La prédiction

 

Persée souhaite connaître son grand-père, Acrisios. Celui-ci s’est enfui, puisque son petit-fils est destiné à le tuer. Mais sans le savoir, un jour, ils se rendent tous les deux aux jeux publics. Persée, lors d’une épreuve, lance le disque et tue par accident un spectateur : Acrisios. La prédiction s’accomplie. Après sa mort, Persée est transformé par des dieux en une constellation.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #acrisios, #dieu, #gorgone, #meduse, #persee

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Publié le 13 Septembre 2012

Le royaume d’où l’on ne revient ps.

 

Image23-copie-1.gif Séjour de tous les Morts, les Enfers d’Hadès se situent à l’extrême Occident, bien au-delà du fleuve Océan. Si les âmes pures sont admises aux champs Elysées, l’île des Bienheureux, celles de ceux qui se sont rendus coupables de crimes durant leur vie terrestre sont condamnés aux pires supplices dans le Tartare, régi d’une main de fer par le ténébreux Hadès et son épouse Perséphone. Ces derniers sont assistés de monstres terrifiants qui se partagent les tâches liées aux châtiments infligés aux impurs : ainsi, ils jugent, fouettent, injurient, torturent.

 

Quand les trois frères Zeus, Poséidon et Hadès se sont partagé l’univers, Hadès a reçu les Enfers. Ni les hommes ni les dieux n’aiment ce lieu obscur où séjournent les âmes des morts. Rares sont ceux qui ont pu en revenir !

Où se trouvent les Enfers ?

 

Les grecs les situent au-delà de l’océan, à l’ouest de la Terre, qu’ils imaginent plate. Puis ils découvrent que l’océan n’est sans doute pas limite du monde des humains. Ils transportent alors le domaine des morts sous terre. Ses entrées sont de profondes cavernes et des fleuves qui coulent sous le sol.

 

Qui est Hadès ?

 

C’est le roi des Enfers. Son nom signifie « l’invincible », et il l’est grâce au casque magique que lui ont offert les Cyclopes. Les humains ont peur de prononcer son nom ; ils l’ont donc surnommé Pluton, ce qui signifie « le riche ». En effet, il est le maître des richesses qui viennent du sol : métaux et pousses printanières. Hadès ne sort presque jamais de son royaume. Une fois, blessé par une flèche d’Héraclès, il doit tout de même se rendre sur l’Olympe pour se faire soigner.

 

Qui est l’épouse d’Hadès ?

 

Hadès tombe un jour amoureux de sa nièce Coré, fille de Zeus et de Déméter. Il l’enlève et l’entraîne dans son domaine par une ouverture dans la terre. Déméter entend sa fille crier de terreur. Mais elle ne la trouve pas. Où est Coré ? Elle parcourt la terre de sa recherche, sans jamais la trouver. Désespérée, elle en oublie sa tâche de déesse des moissons : les champs ne produisent plus. Zeus doit y mettre bon ordre. Il ordonne à Hadès de libérer sa prisonnière. Mais quiconque a goûté à la nourriture des Enfers doit y rester et Coré, prise par la faim, n’a pu résister. Hadès l’épouse et la rebaptise Perséphone.

 

L’été et l’hiver

 

Hadès et Zeus décident ensemble que, chaque année, Perséphone reviendra auprès de sa mère au printemps et en été ; alors, la végétation repoussera sur terre. Puis elle retournera auprès d’Hadès, et ce sera l’hiver.

 

Qui habite les Enfers ?

 

Image24-copie-1.gif Hadès et Perséphone sont entourés de sujets toujours plus nombreux, puisque l’âme de chaque mort doit se rendre aux Enfers. Cerbère, féroce chien à trois têtes, veille à ce que personne n’en sorte. C’est Hermès, messager des dieux, qui mène les nouveaux venus jusqu’au monde souterrain.

Le passeur Charon, un vieillard grincheux, leur fait franchir l’un des fleuves infernaux, le Styx ou l’Achéron, selon les traditions D’autres créatures divines, comme Hécate, une redoutable magicienne, y sont aussi présentes.

 

Que font les âmes ?

 

Selon les récits les plus anciens, toutes les âmes, légères, errent dans les Enfers. Elles sont marquées d’un éternel regret pour leur vie terrestre. Plus tard, les grecs imaginent des destins différents pour les bons et pour les méchants. Les assassins et ceux qui ont bravé les dieux vont au Tartare, tout au fond des Enfers, et y subissent un supplice sans fin. Les âmes des justes se rendent aux Champs Elysées pour festoyer et chanter la gloire des dieux.

 

Deux célèbres damnés

 

Tantale et Sisyphe sont de ceux qui ont osé s’élever contre les dieux. Après leur mort, ils sont donc condamnés à des peines éternelles dans le Tartare. Sisyphe doit rouler un lourd rocher vers le sommet d’une montagne. Chaque fois qu’il est sur le point d’y parvenir, le rocher lui échappe et retombe. Il recommence sans fin le même travail impossible à accomplir. Le corps de Tantale est plongé dans un lac. Seule sa tête en émerge. Il souffre pourtant d’une soif terrible, mais, chaque fois qu’il se penche pour boire, le niveau de l’eau baisse. Il a faim aussi mais, dès qu’il tend la main pour saisir les fruits qui se balancent à sa portée, une bourrasque de vent divin les rend inaccessible.

 

Orphée et Eurydice

 

Rares sont les vivants qui ont pu pénétrer aux Enfers et en ressortir. Plus rares encore sont les morts qui ont pu s’en échapper. Le demi-dieu Orphée a réussi le premier exploit, mais il n’a pas pu sauver son épouse, Eurydice. Orphée a le don de séduire de sa lyre tous ceux qui l’entendent : animaux, végétation, hommes et dieux. Il porte un amour sans fin à Eurydice mais leur bonheur est de courte durée : Eurydice, meurt, mordue par un serpent, et descend aux Enfers. Inconsolable, Orphée reste seul sur terre. Il part alors vers le royaume de Hadès pour réclamer sa femme. Sa peine et sa musique touchent le passeur Charon, Cerbère et même Hadès. « Tu peux ramener Eurydice sur terre, à condition de ne pas te retourner vers elle en chemin », déclare le dieu des Enfers. La permission est inespérée, mais Orphée est impatient. Il regarde derrière lui pour apercevoir sa bien-aimée, qui disparaît à jamais.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #enfers, #hades, #mort, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

Les chants tragiques des héros grecs et troyens.

 

 

Mi-légendaire mi-réelle. Ce récit épique est, avec l’Odyssée, l’une des œuvres magistrales attribuées au poète grec Homère, dont la vie est elle-même entourée de légendes. Il conte les malheurs de l’orgueilleuse cité – située sur les rivages méditerranéens d’Asie Mineure, dans l’ancienne Turquie – qu’une guerre oppose aux armées grecques, il y a plus de 3 000 ans.

 

 

La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !

 

Image52.gif Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.

 

Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.

 

Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.

 

L’Iliade est un poème épique en vers, composé de vingt-quatre chants. Sa rédaction peut aujourd’hui être datée du VIIIème siècle avant notre ère. Le texte, plein de vie, foisonne d’émotion, de grandeur et de tendresse, malgré la distance imposée par le style épique. Depuis l’Antiquité, il parle à l’âme des hommes.

 

La discorde s’installe entre le héros Achille et le roi Agamemnon

 

Image53.gif Le contexte nous renvoie donc à des événements forts lointains, au cœur d’un conflit sanglant et mouvementé. L’action se passe au cours de la neuvième année du siège de Troie par les grecs, ou achéens, venus faire justice par les armes après l’enlèvement d’Hélène, épouse du roi de Sparte Ménélas, par le prince troyen Pâris.

 

Au moment où débute le récit, la peste cause des ravages dans le camp des grecs. Des bataillons entiers de courageux guerriers sont décimés par l’affreuse épidémie. C’est le terrible châtiment du dieu Apollon. Il veut ainsi punir Agamemnon, qui a pris pour esclave Chryséis, une de ses prêtresses. Agamemnon consent à rendre la liberté à Chryséis, à la condition qu’Achille lui cède Briséis, la belle captive qui lui était échue. Achille, le meilleur des achéens, est profondément indigné. Il décide de se retirer sous sa tente et refuse de combattre.

 

 

La colère d’Achille a de funestes conséquences

 

L’absence d’Achille est bien pire que la désertion de centaines de guerriers. Sur le front, l’armée grecque fortement handicapée par son absence, n’est pas sûre de sa force et perd peu à peu toute motivation. Les achéens subissent défaite sur défaite, et tombent de plus en plus nombreux sous les coups de l’ennemi. Agamemnon propose alors à Achille de lui rendre Briséis, mais le héros, debout sur le pont de son navire, observe sans broncher la déroute de ses compatriotes. N’y tenant plus, son ami Patrocle le supplie de lui prêter son armure et de le laisser combattre à sa place Achille obtempère de mauvaise grâce.

 

Hélas ! Après quelques actions bien menées, Patrocle finit pas succomber face au troyen Hector. La douleur d’Achille est immense. Les cris qu’il pousse près du bûcher funéraire de son ami le plus cher suffisent à faire fuir les troyens. Tout son être n’aspire plus qu’aux représailles.


La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !

 

Image54.gif   Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.

 

Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.

 

Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.

 

Comment Homère exprime son génie dans l’art du récit

 

Les événements relatés dans l’Iliade ne couvrent que deux mois, une très petite partie de l’interminable guerre de Troie : le siège des murailles impénétrables de la citadelle par l’armée grecque aura en effet duré près de dix ans ! Cependant, le récit est constitué de telle manière que nous apprenons au fil de ces quelques semaines l’essentiel de ce qui s’est déroulé tout au long de la guerre.

 

En un sens, donc, l’Iliade raconte bine l’histoire du siège de Troie, et nous informe, en dehors de l’action qui se déroule sous nos yeux, sur la cause de la guerre, l’organisation du champ de bataille, la composition des troupes achéennes, les occupations des troyens assiégés, ainsi que celles des assiégeants.

 

Un aspect sans doute très populaire de l’épopée homérique réside dans son caractère imagé, qui se traduit par l’abondance des épithètes et des comparaisons. Au nom des dieux sont attachés des qualificatifs récurrents : Poséidon est « l’ébranleur de sol », Zeus « l’assembleur de nuées », etc. Le texte revêt ainsi une tonalité noble, sans être rigide. Il n’est pas étonnant qu’il ait inspiré nombre de tragédiens modernes ! 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #achille, #dieu, #heros, #sous, #troyen

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