dieu

Publié le 13 Septembre 2012

Les dieux savent tout et sont très puissants, pensent les grecs. C’est pourquoi ils leur consacrent des fêtes publiques et leur font des offrandes. Il existe un dieu pour chaque événement de la vie. Mais les dieux eux-mêmes sont soumis à une force nommée Destin, que les grecs ne représentent jamais.

 

A quoi sert l’Homme ?

 

Les dieux immortels ont créé toutes choses : la Terre, le ciel, la mer, els arbres, les animaux. Ils ont aussi créé l’Homme à leur image. Mais à quoi leur sert l’Homme, puisqu’ils sont si puissants ? A leurs construire des temples et à les nourrir de leurs offrandes : les dieux ont besoin d’être adorés. Sans les hommes, les dieux seraient comme un roi sans sujets.

 

Les sources

 

L’Antiquité tout entière est baignée par les récits mythologiques. Les poètes chantent la vie des dieux et la représentent sur la scène des théâtres, les artistes la peignent sur les vases et la sculptent dans la pierre. Les romains, après avoir conquis la Grèce, restent fascinés par sa culture, et des auteurs latins tels qu’Ovide racontent encore l’histoire foisonnante de ces dieux turbulents, qui deviennent ceux de la Rome antique. Les temples, les sculptures et les fresques offrent également des représentations des dieux, des étranges créatures qui les entourent et de leurs innombrables aventures.

                                                             La famille des dieux

Les grecs croient en des milliers de divinités. Certaines sont très importantes : on les appelle les Olympiens. Les plus modestes, les nymphes, peuplent les rocs, les forêts et les rivières. Il existe aussi des créatures monstrueuses, qu’il vaut mieux ne pas rencontrer sur son chemin.

 

Les principaux dieux

 

Ils vivent sur le mont Olympe. C’est pourquoi on les appelle les Olympiens. Ils se nourrissent d’ambroisie (nourriture divine leur procurant l’immortalité) et boivent du nectar. Zeus est le roi et les commande tous, mais ils se querellent souvent entre eux et leurs aventures ne sont pas toujours simples ! Les dieux ont le pouvoir de se transformer à volonté. Ils voient tout ce qui se passe sur la Terre et peuvent descendre parmi les humains pour les séduire, les servir ou les punir. Hadès est le seul à ne pas habiter l’Olympe : il vit dans les Enfers, là où résident les morts.

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Publié le 13 Septembre 2012

Phoibos le magnifique.

 

 Dieu pastoral et guerrier à l’origine, Apollon devient dieu de la Lumière et vainqueur des Ténèbres après avoir tué le dragon Python, féroce gardien du sanctuaire de Delphes. Les rayons du soleil lui servent de flèches : sous la forme de traits d’esprit, ils éclairent la conscience des hommes. Surnommé Phoibos, c’est-à-dire le Brillant, le Rayonnant, il est décrit par Homère dans l’Hymne à Apollon comme « un astre qui luit en plein jour ». Sa sagesse fait de lui le maître de la divination, le prophète, le guide spirituel de la pensée grecque.

  

Apollon est doué de mille talents : ce fils de Zeus, brillant comme le soleil, est le meilleur des musiciens et le plus beau des dieux. Il possède aussi le pouvoir de prédire l’avenir.

 

Fils de Zeus et de Léto

 

La jalouse Héra, apprend un jour que la déesse Léto attend un enfant de Zeus, son infidèle mari. Furieuse, elle ordonne à toutes les terres de refuser l’hospitalité à sa rivale. Léto erre donc pendant des mois, à la recherche d’un lieu où accoucher. Elle se réfugie enfin sur un îlot aride, qui deviendra Délos, l’une des plus fameuses îles grecques. Là, elle met au monde des jumeaux : Artémis et Apollon.

 

Apollon à Delphes

 

Apollon ne reste enfant que quelques jours. Grâce au nectar et à l’ambroisie, nourriture des dieux, il devient vite un beau jeune homme. Il joue si bien de la lyre qu’il deviendra le patron des musiciens. Il se rend à Delphes, où il a décidé d’établir son sanctuaire : comme tous les dieux, il veut que les hommes le vénèrent et le nourrissent de leurs offrandes. Il abat le serpent Python, qui terrorise la région, et Delphes devient le plus fameux de ses sanctuaires. Le dieu y prédit l’avenir par la bouche d’une femme nommée la Pythie. Les hommes viennent de loin la consulter sur leur destin, comme Œdipe.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

  

Neuf créatures au chevet des artistes

 

 

Clio

« La célèbre ».

 Muse de l’Histoire

Calliope

« La Belle Voix ».

 Muse de la Poésie épique et de l’Eloquence

 
 

Euterpe

« La Gaieté ».

Muse de la Musique instrumentale

Melpomène

« La Chanteuse ».

Muse de la Tragédie

Polymnie

« A plusieurs Chants ».

Muse de la Poésie sacrée et de la Pantomime

Erato

« L’Aimable ».

 Muse de la Poésie lyrique et érotique

 

 

 

 

Terpsichore

« La Séduction de la danse ».

Muse du Chant choral

et de la Danse

 
 

Thalie

« Abondance, bonne chère ».

Muse de la Comédie

 

Uranie

« La Céleste ».

Muse de l’Astronomie

Les neufs Muses

 

Filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne (divinité de la Mémoire), toujours associées au dieu Apollon, les Muses ne jouent qu’un rôle mineur dans la religion officielle des grecs et des romains. Pourtant, elles sont célèbres car les créateurs se plaisent à les invoquer et à puiser dans leurs mythes. Figures féminines des arts, de la poésie et de l’éloquence, qu’elles personnifient avec grâce et bonté, les Muses sont à l’origine au nombre de trois, mais leur effectif est adapté à la diversité des arts et l’on en compte finalement neuf.

 Les grecs ont longtemps considéré qu’il existait trois Muses

 

Métélé (la Pratique), Mnémé (la Mémoire) et Aoedé (le Chant). Elles ont leur demeure dans des montagnes, celle de l’Hélicon qui domine la Boétie, où on leur rend un culte et celle de Piérie, près de l’Olympe. Une tradition plus tardive les fait vivre sur le mont Parnasse, près de Delphes.

 

Associées à Apollon, le dieu Musicien

 

(d’où son surnom de « musagète »), elles prennent à Delphes le nom des trois cordes de la lyre : aiguë, grave et médiane (Nété, Hypaté et Mésé). A la différence de la plupart des autres divinités du monde grec, elles incarnent des abstractions. Intemporelles, elles insufflent à perpétuité le Talent et le Génie qui font l’artiste. Nul hasard si on les représente avec des ailes, car elles vivent aux frontières des puissances et des idées.

 

Dans l’Olympe les Muses distraient les dieux

 

Elles dansent avec les Heures, divinités des saisons et les Charités (les Grâces, compagnes d’Aphrodite), lors des fêtes éternelles de l’Olympe. Dans le monde des hommes : elles sont ainsi présentes lors des grandes fêtes, telles les noces d’Harmonie et Cadmos, ainsi que celles de Thétys et Pélée, les parents d’Achille.

 

Inspiratrice des poètes, des philosophes et des musiciens

 

Elles apportent de la douceur dans le monde brutal des héros. Depuis le VIIIème siècle avant J.C. et les œuvres du poète Hésiode, elles sont au nombre de neuf.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Le porteur céleste des dépêches divines.

 

Image8.gif    Coiffé de son chapeau à larges bords (le pétasos), des ailes attachées aux chevilles, Hermès est le très populaire messager de Zeus qui doit porter sa voix partout dans le monde. Héraut officiel des dieux, il n’a de cesse de parcourir les airs pour accomplir sa mission. Fin diplomate et protecteur des bergers et des coureurs, c’est un gaillard rusé, forçant la sympathie par son astuce.

 

Une nuit, pendant le sommeil des autres dieux, Zeus visite Maïa, la plus jeune des Pléiades, filles du Titan Atlas. La belle ne met que quatre jours avant d’enfanter Hermès. Elle le met au monde dans une caverne du Mont Cyllène, au sud de l’Arcadie.

 

Hermès révèle des talents précoces de négociateur

 

Dès sa naissance, le garçon se montre imprévisible et turbulent. Il se libère des bandelettes qui l’emmaillotent et part en Macédoine où il trouve douze vaches sacrées du troupeau d’Apollon. Voleur de bétail improvisé, il échappe au dieu de la clairvoyance par une ruse impertinente : il mène les bêtes par la queue pour brouiller le sens de leurs traces et se débarrasse de ses propres sandales dans le fleuve Alphée

 

Pour flatter les dieux après son larcin, il sacrifie deux des bêtes volées et se sert des boyaux comme cordes pour la lyre qu’il fabrique avec la carapace d’une tortue. Puis il retourne se blottir dans les bras de sa mère, juste avant qu’Apollon ne débarque furieux. Maïa plaide l’innocence de son fils, lequel se rachète finalement auprès du dieu solaire en lui offrant sa lyre. Le maître des arts et des muses, ému, accepte le marché.

 

Plus tard, en échange de sa syrinx ou « flûte de Pan », un autre instrument de musique qu’il aurait aussi fabriqué lui-même, Apollon lui remet son sceptre d’or, le caducée, autour duquel s’enroulent deux serpents. Ce bâton – devenu l’emblème des médecins – est un symbole de la finesse du jugement pratique, du diagnostic et de la négociation difficile. Par ce troc, Hermès obtient la maîtrise de l’art des présages.

 

Hermès jour de son charme et de son astuce

 

Hermès est un coureur intrépide dans tous les sens du terme. Beau parleur (il est le dieu de l’Eloquence) et tricheur en amour comme dans le affaires, il enchaîne les conquêtes. Un jour, il surprend Aphrodite, déesse de la Beauté, dans son bain matinal. Malgré sa belle allure, la déesse se refuse à lui, mais l’effronté Hermès est un garçon plein de ressources. Il a l’idée de faire venir l’aigle de Zeus qui dérobe une des sandales d’Aphrodite. Désireuse de retrouver son bien, celle-ci sacrifie sa pudeur coquette, et accorde ses faveurs à Hermès. De cet amour serait né Hermaphrodite, créature androgyne, mi-homme mi-femme. Image9.gif

 

Quant à la malheureuse Apémosyne, parce qu’elle est insaisissable, Hermès la fait tomber à terre : ce n’est plus de la séduction, mais du viol. Avec une nymphe inconnue, il engendre Pan (le dieu des Champs et des Bergers), effroyablement laid avec ses cornes et ses pieds de bouc.

 

Hermès aima aussi Perséphone et Hersé, dont il pétrifia le chaperon de sœur. Même la belle-mère d’Hermès, la cruelle et jalouse Héra, ne lui résiste pas. Croyant nourrir son fils Arès, elle lui donne le sein et finit par le traiter comme son enfant.

Dévoué et serviable, Hermès vole au secours des dieux et des hommes

 

Hermès est avant tout au service de Zeus. Ainsi, c’est sur ordre de Zeus qu’il soustrait le petit Dionysos à la fureur d’Héra. Et après que le titan Typhon eut tranché les tendons de Zeus et les eut caché, il va les chercher dans la grotte du dragon Delphynè, restaurant ainsi la force du roi de l’Olympe. Toujours pour satisfaire Zeus, amoureux d’Io, il élimine le trop vigilant Argos « aux cent yeux » (qu’il endort en le berçant d’histoires).

 

Etant le seul à qui Hadès, le dieu de la Mort, ouvre la route des Enfers, Hermès est qualifié de spychopompe ou « guide des âmes ». C’est pourquoi Zeus lui commande de guider Hercule, descendu aux Enfers pour capturer Cerbère, et de reconduire à la lumière Perséphone, enlevée par Hadès.

 

Subtil et fin stratège, Hermès rendra par ailleurs de nombreux services aux mortels et aux héros, en distribuant conseils avisés et objets magiques. Par exemple, il sauve Ulysse en lui remettant une herbe contre les maléfices de Circé, puis convainc Calypso de l’aider et souffle même à l’exilé d’Ithaque la science qui lui fait défaut pour bâtir un esquif.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La force au service de la violence et de la mort.

 

Image5.gif Mars pour les romains. Fils de Zeus et d’Héra, Arès compte parmi les douze grands dieux de l’Olympe. Son agressivité excessive, sa brutalité légendaire font de lui l’une des divinités les plus mal-aimées de toute la Grèce antique. En dépit de ses nombreux défauts, Arès possède suffisamment d’attraits pour séduire la plus gracieuse de toutes les déesses, Aphrodite, personnification de l’Amour et de la Beauté.

 

Si la Théogonie du poète grec Hésiode décrit Arès comme le fils de Zeus et d’Héra, sa généalogie est incertaine car, selon l’Iliade d’Homère, Héra aurait enfanté de lui sans intervention masculine. Le dieu de la Guerre est tellement violent, que même les autres dieux se méfient de ses emportements : sa soif de bataille et de sang paraît intarissable.

 

Un guerrier sanguinaire dans les bras d’Aphrodite

 

Image7.gif Le plus rustre des dieux n’est pas dénué de charme : il séduit Aphrodite elle-même par son ardeur et sa stature colossale. Or, Zeus a marié la belle déesse à Héphaïstos, le dieu forgeron boiteux. Son ardente liaison avec Arès doit donc demeurer secrète et notamment échapper au regard d’Hélios le dieu Soleil, qui voit tout dès les premières lueurs de l’aube.

 

C’est donc sous le couvert de la nuit qu’Arès rejoint la chambre de sa divine maîtresse. Prudent, il poste un éphèbe nommé Alectryon en sentinelle : celui-ci doit quitter le lever du jour. Comme on peut s’y attendre, un matin, Alectryon s’assoupit et laisse dormir les amoureux : Hélios s’empresse de prévenir Héphaïstos, le mari trompé. Pour punir Alectryon de sa négligence, Arès le transformera en coq : il sera condamné à signaler le lever du Soleil pour l’éternité.

 

Arès le ténébreux est la risée des dieux

 

L’habile Héphaïstos ne perd pas de temps et use de son savoir-faire unique pour fabriquer une couverture magique qu’il jette sur les amants, toujours enlacés. Tel un filet invisible, cette couverture légère comme une gaze mais solide comme l’acier piège dans leur étreinte la femme adultère et son terrible amant. Il ne reste plus au mari trahi qu’à convoquer les dieux, pour soumettre les fautifs à l’opprobre général.

 

Les amants surpris en si fâcheuse position ne provoquent aucunement l’indignation qu’Héphaïstos était en droit d’attendre, mais déclenchent un immense éclat de rire chez les dieux. Le jugement des immortels est empreint d’indulgence. Poséidon prend même la dépense des amoureux, tandis qu’Apollon et Hermès estiment que l’amour d’Aphrodite valait bien cette épreuve. Quant aux autres déesses, elles se gardent bien de toute moquerie à l’égard de la belle.

 

A la demande de Zeus, Arès doit, pour être libéré, dédommager l’époux légitime, en lui versant une compensation. Humilié, le dieu de la Guerre s’enfuit en Thrace, son pays natal, tandis que la belle déesse, quelque peu honteuse, mais pas repentie, gagne l’île de Chypre.

 

Des descendants généralement peu fréquentables

 

Arès n’a pas d’épouse mais il engendre plusieurs enfants, fruits de ses nombreuses aventures galantes. Aphrodite, qui est aussi déesse de la Fécondité, lui donne trois enfants : Deimos (la terreur), Phobos (la Crainte) et Harmonie. Les deux premiers, jumeaux effroyables, accompagnent leur père sur les champs de bataille. Certaines légendes attribuent également au couple adultère, qu’Arès forme avec Aphrodite la parenté d’Eros (Cupidon), dieu du Désir amoureux.

 

Tous ses enfants ne naissent pas d’histoires d’amour, loin de là : le dieu de la Guerre pratique le viol et engrosse ainsi certaines de ses victimes. C’est le cas d’Astyoché, dont naissent Ascalaphos et Lalménos. Les enfants d’Arès sont, pour la plupart, violents et frustes, comme Cycnos le brigand ou Diomède de Thrace, qui nourrit ses chevaux de chair humaine.

 

La farouche et sage Athéna s’oppose au dieu de la Guerre

 

Le caractère sanguinaire et sans scrupules d’Arès effraie même les autres dieux et, s’il vit en bonne intelligence avec Aphrodite, il a une ennemie déclarée en la personne de la sage et brillante Athéna.

 

La rapidité d’Arès est vertigineuse et sa force sans égale, mais ses emportements sont à l’opposé de l’intelligence et de la mesure de la déesse guerrière. Le terrible cri d’Arès qui glace le sang de ses victimes (îalalè, alalaî !) ne l’impressionne pas, et la grande protectrice de la cité d’Athènes n’hésite pas à le désarmer. Elle l’empêche souvent de prendre part aux combats qu’elle juge ne pas le concerner, en l’affrontant directement s’il le faut.

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Rédigé par orange8454

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