aphrodite

Publié le 13 Septembre 2012

La force au service de la violence et de la mort.

 

Image5.gif Mars pour les romains. Fils de Zeus et d’Héra, Arès compte parmi les douze grands dieux de l’Olympe. Son agressivité excessive, sa brutalité légendaire font de lui l’une des divinités les plus mal-aimées de toute la Grèce antique. En dépit de ses nombreux défauts, Arès possède suffisamment d’attraits pour séduire la plus gracieuse de toutes les déesses, Aphrodite, personnification de l’Amour et de la Beauté.

 

Si la Théogonie du poète grec Hésiode décrit Arès comme le fils de Zeus et d’Héra, sa généalogie est incertaine car, selon l’Iliade d’Homère, Héra aurait enfanté de lui sans intervention masculine. Le dieu de la Guerre est tellement violent, que même les autres dieux se méfient de ses emportements : sa soif de bataille et de sang paraît intarissable.

 

Un guerrier sanguinaire dans les bras d’Aphrodite

 

Image7.gif Le plus rustre des dieux n’est pas dénué de charme : il séduit Aphrodite elle-même par son ardeur et sa stature colossale. Or, Zeus a marié la belle déesse à Héphaïstos, le dieu forgeron boiteux. Son ardente liaison avec Arès doit donc demeurer secrète et notamment échapper au regard d’Hélios le dieu Soleil, qui voit tout dès les premières lueurs de l’aube.

 

C’est donc sous le couvert de la nuit qu’Arès rejoint la chambre de sa divine maîtresse. Prudent, il poste un éphèbe nommé Alectryon en sentinelle : celui-ci doit quitter le lever du jour. Comme on peut s’y attendre, un matin, Alectryon s’assoupit et laisse dormir les amoureux : Hélios s’empresse de prévenir Héphaïstos, le mari trompé. Pour punir Alectryon de sa négligence, Arès le transformera en coq : il sera condamné à signaler le lever du Soleil pour l’éternité.

 

Arès le ténébreux est la risée des dieux

 

L’habile Héphaïstos ne perd pas de temps et use de son savoir-faire unique pour fabriquer une couverture magique qu’il jette sur les amants, toujours enlacés. Tel un filet invisible, cette couverture légère comme une gaze mais solide comme l’acier piège dans leur étreinte la femme adultère et son terrible amant. Il ne reste plus au mari trahi qu’à convoquer les dieux, pour soumettre les fautifs à l’opprobre général.

 

Les amants surpris en si fâcheuse position ne provoquent aucunement l’indignation qu’Héphaïstos était en droit d’attendre, mais déclenchent un immense éclat de rire chez les dieux. Le jugement des immortels est empreint d’indulgence. Poséidon prend même la dépense des amoureux, tandis qu’Apollon et Hermès estiment que l’amour d’Aphrodite valait bien cette épreuve. Quant aux autres déesses, elles se gardent bien de toute moquerie à l’égard de la belle.

 

A la demande de Zeus, Arès doit, pour être libéré, dédommager l’époux légitime, en lui versant une compensation. Humilié, le dieu de la Guerre s’enfuit en Thrace, son pays natal, tandis que la belle déesse, quelque peu honteuse, mais pas repentie, gagne l’île de Chypre.

 

Des descendants généralement peu fréquentables

 

Arès n’a pas d’épouse mais il engendre plusieurs enfants, fruits de ses nombreuses aventures galantes. Aphrodite, qui est aussi déesse de la Fécondité, lui donne trois enfants : Deimos (la terreur), Phobos (la Crainte) et Harmonie. Les deux premiers, jumeaux effroyables, accompagnent leur père sur les champs de bataille. Certaines légendes attribuent également au couple adultère, qu’Arès forme avec Aphrodite la parenté d’Eros (Cupidon), dieu du Désir amoureux.

 

Tous ses enfants ne naissent pas d’histoires d’amour, loin de là : le dieu de la Guerre pratique le viol et engrosse ainsi certaines de ses victimes. C’est le cas d’Astyoché, dont naissent Ascalaphos et Lalménos. Les enfants d’Arès sont, pour la plupart, violents et frustes, comme Cycnos le brigand ou Diomède de Thrace, qui nourrit ses chevaux de chair humaine.

 

La farouche et sage Athéna s’oppose au dieu de la Guerre

 

Le caractère sanguinaire et sans scrupules d’Arès effraie même les autres dieux et, s’il vit en bonne intelligence avec Aphrodite, il a une ennemie déclarée en la personne de la sage et brillante Athéna.

 

La rapidité d’Arès est vertigineuse et sa force sans égale, mais ses emportements sont à l’opposé de l’intelligence et de la mesure de la déesse guerrière. Le terrible cri d’Arès qui glace le sang de ses victimes (îalalè, alalaî !) ne l’impressionne pas, et la grande protectrice de la cité d’Athènes n’hésite pas à le désarmer. Elle l’empêche souvent de prendre part aux combats qu’elle juge ne pas le concerner, en l’affrontant directement s’il le faut.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Héphaïstos, maître du feu, est le seul dieu a être laid. Aphrodite, déesse de l’amour, est de loin la plus belle des l’Olympe. L’union de ces deux-là fait quelques étincelles…

 

Comment ce mariage a-t-il pu se faire ?

 

Héphaïstos est le fils de Zeus et de Héra. Sa mère, le trouvant trop laid, le jette en bas de l’Olympe. C’est pourquoi, dit-on, il est devenu boiteux. Recueilli par des nymphes, il est élevé dans une grotte sous-marine. Il y forge ses premiers chefs-d’œuvre, dont un trône magique en or, qu’il offre à sa mère. Heureuse d’un tel cadeau, Héra s’y assied, mais ne peut plus se relever. Seul Héphaïstos peut l’en délivrer ! Sa condition : obtenir la main d’Aphrodite. Et voilà comment ces deux êtres si différents se sont épouses.

 

Aphrodite est-elle fidèle ?

 

Non, elle va souvent retrouver Arès, fougueux dieu de la guerre. Héphaïstos fabrique un invincible et solide filet qu’il jette sur les deux amants. Puis il rassemble les Olympiens autour des coupables. Quelle punition vont-ils décréter ? Aucune : ils éclatent tous de rire. Vexés, Aphrodite et Arès s’exilent sur terre, loin de l’Olympe.

 

Qui est la plus belle ?

 

La déesse Discorde lance un jour au cours d’un banquet divin une pomme portant ces mots : « A la plus belle des déesses. » Héra, Athéna et Aphrodite veulent le fruit. Pâris le Troyen est chargé de les départager. Il choisit Aphrodite, qui lui a promis en retour l’amour d’une mortelle. Aphrodite est décrétée la plus belle des déesses.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l'entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n'arrête, qui rend fous d'amour ceux qu'elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, poussent les époux à l'adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices. Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n'apparaît véritablement que chez la Vénus
Sur l'origine d'Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d'après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d'une vague, aussi blanche et aussi belle que l'écume. Dès lors, l'amour dont elle était l'incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d'Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Eros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux, qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d'Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l'amour des dieux de l'Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Enée, l'ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l'amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatale à la ville de Troie.
des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l'entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demie vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Appelé aussi "Alexandre", Pâris était le fils cadet de Priam, roi de Troie, et d'Hécube. Avant sa naissance, sa mère rêva qu'elle enfantait un brandon enflammé qui incendiait toute la ville, rêve prémonitoire de la ruine de Troie. Redoutant ce mauvais présage, Hécube abandonna Pâris sur le mont Ida, où il fut recueilli par le berger Agélaüs. Ayant réussi à découvrir son origine, le héros retourna à la cour de Priam, se fit reconnaître au cours de jeux funèbres par son frère Déiphobos et par sa soeur Cassandre, la prophétesse, et fut accueilli aussitôt avec joie par son père, qui le croyait mort.

A Pâris se rattache l'histoire d'un jugement célèbre. Lorsque Pélée et Thétis célèbrent leurs noces, tous les Dieux furent invités à l'exception d'Éris, la Discorde. Furieuse de cette omission volontaire, le déesse jeta une pomme d'or parmi les convives avec cette inscription : "A la plus belle". Aussitôt, Aphrodite, Athéna et HéraZeus en appela au jugement de Pâris. Les trois déesses se présentèrent devant lui, dans leur nudité. Héra lui promit la souveraineté sur l'Asie, Athéna la gloire des guerriers, et Aphrodite la plus belle des femmes. C'est à cette dernière que Pâris offrit la pomme. Afin d'exaucer sa prophétie, la déesse le protégea et lui permit d'enlever Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte : telle fut l'origine de la guerre de Troie. Et, jalouses de n'avoir point été choisies, Athéna et Héra témoignèrent au cours de cette guerre d'une haine farouche à l'égard du Troyen Pâris et protégeaient les Grecs. Pâris échappa de peu aux coups de Ménélas, qui l'avait provoqué en un combat singulier. Aphrodite le cacha dans une nuée. Il tua de nombreux guerriers et surtout il perça mortellement Achille au talon. Blessé lui-même par une flèche de Philoctète, Pâris devait succomber peu après, sa première épouse Oenone ayant refusé de le soigner.
revendiquèrent cette prodigieuse épithète. Pour les départager,

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans les Métamorphoses, Apulée raconte Psyché était la plus jeune et la plus belle des trois filles d'un roi. Tous les sujets de son royaume se pressaient autour d'elle pour l'admirer, et il lui rendait même un culte, oubliant les marques de dévotion qu'ils devaient à Aphrodite. La déesse de l'Amour en conçut alors une jalousie vengeresse et appela son fils Eros à son aide, lui demandant d'inspirer à Psyché de l'amour pour le plus laid et le plus méprisable des hommes. Éros banda son arc et s'envola vers la jeune fille. Mais il fut tellement frappé par sa beauté qu'il s'éprit d'elle et n'exécuta pas les ordres de sa divine mère. Tandis que les deux sœurs de Psyché épousaient de riches personnages, la belle jeune fille ne se décidait pour aucun de ses prétendants.
Fort soucieux, le roi son père consulta l'oracle d'Apollon, qui lui ordonna de vêtir sa fille en noir et de l'accompagner du haut d'une colline, où un serpent hideux viendrait s'unir à elle. Malgré son désespoir, le roi exécuta les ordres des Dieux et abandonna Psyché. Alors s'éleva un doux vent, et le souffle de Zéphyr transporta la jeune fille dans les airs pour la déposer saine et sauve sur une moelleuse prairie odoriférante, où elle s'endormit.

Le lendemain, lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans le jardin enchanté d'un palais d'or et d'argent incrusté de pierreries. Elle s'approcha, inquiète et curieuse, de la demeure inconnue et entendit le son d'une voie, qui l'invitait à pénétrer dans la riche demeure ; elle poussa la porte et trouva dans des salles luxueuses un bain tout préparé, un dîner et un lit somptueux, où elle s'étendit au commencement de la nuit. Elle se rendit compte, peu après, d'une présence à ses côtés, et elle crut que c'était le mari dont lui avait parlé l'oracle. Cet époux amoureux et tendre demanda à Psyché de ne pas tenter de le regarder. La jeune femme, en outre, obtint bientôt la permission de regagner quelques jours ses foyers et de revoir ses parents. Mais ses sœurs, jalouse de le voir si heureuse, tentèrent d'insinuer le doute dans son cœur et lui déclarèrent que, dans les ténèbres de la Nuit, elle devait certainement s'unir à un monstre.

Bouleversée, Psyché, dès la nuit qui suivit son retour dans le palais, s'approcha de son époux endormi et l'éclaira d'une lampe. Au lieu d'un monstre, elle distingua Éros, le plus beau et le plus aimable des dieux ; éblouie, elle avança la lampe plus près encore, et une goutte d'huile bouillante tomba alors sur l'épaule de son divin époux. Celui-ci s'éveilla en sursaut, reprocha à Psyché sa méfiance et disparut. Folle de douleur, l'infortunée erra à sa recherche et s'adressa finalement à Aphrodite. La déesse, trop heureuse de se venger, retint Psyché à son service comme esclave et lui imposa des travaux rudes et humiliants. Mais aucune tâche ne semblait impossible à la jeune femme, tant son amour lui donnait du courage et de la persévérance. Avec l'aide des fourmis, elle tria des graines de toutes espèces qu'Aphrodite avait mélangées. Elle rapporta la laine d'or de moutons féroces ; grâce au concours d'un aigle, elle put puiser l'eau de la source du Styx, réputée inaccessible, amadouer Cerbère et parvenir jusqu'au trône de Perséphone, au plus profond des Enfers, pour apporter à Aphrodite un peu de la beauté de la reine des Ombres. Cependant, le curiosité devait la perdre une seconde fois. Elle ouvrit une boîte que lui avait remise Perséphone et sombra dans un profond sommeil.

Pendant ce temps, enfermé dans le palais de sa mère, Éros mourait d'amour pour la belle Psyché, jusqu'au jour où il réussit à s'envoler par une des fenêtres de la demeure, et, lorsqu'il eut retrouvé son épouse endormie, il l'éveilla d'une légère piqûre de ses flèches. Devant tant d'amour, Aphrodite ne resta point sensible. Hermès ravit Psyché à la Terre et la déposa dans le palais des dieux, où elle but l'ambroisie et le nectar, qui lui conférèrent l'immortalité.

Ainsi, pour toujours, elle put rester unie à l'Amour. Le sens du conte est clair : Psyché est le symbole de l'âme humaine purifiée par les passions et les malheurs, et préparée à jouir, dans l'amour, d'une félicité éternelle.

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Rédigé par orange8454

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