Publié le 13 Septembre 2012
L’universalité des passions et des lois
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GRANDS MYTHES THEMES |
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Création du monde |
Naissance des premiers dieux, issus de Chaos et de Nyx (la Nuit). |
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Titanomachie |
Les Olympiens, autour de Zeus (Jupiter), affrontent les Titans. |
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Gigantomachie |
Combat de Zeus et des autres dieux de l’Olympie contre les Géants. |
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Travaux d’Hercule |
Epreuves imposées par Héra (Junon) à Héraclès (Hercule), fils de Zeus, pour racheter le meurtre de ses enfants. |
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Toison d’Or |
La quête de Jason et de son équipage (Les Argonautes) à Bord de l’Argos. |
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Mythe de Thésée |
Les exploits d’un valeureux roi d’Athènes. |
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Mythe de Persée |
Les aventures d’un demi-dieu, roi d’Argos. |
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Mythe d’Oedipe |
Le destin tragique d’un roi thébain. |
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Guerre de Troie (Iliade) |
Siège et prise de Troie (Ilion) par les grecs, après l’enlèvement d’Hélène. |
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Odyssée |
Les dix années d’exil d’Ulysse, roi d’Ithaque ayant pris part à la guerre de Troie. |
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Enéide et fondation de Rome |
Epopée du troyen Enée, ancêtre mythique des romains. Histoire de Remus et Romulus. |
Née de la rencontre de différentes traditions, et du besoin universel d’expliquer le monde, la mythologie antique embrasse une multitude de thèmes. Les récits indo-européens et méditerranéens se mêlent pour donner naissance au panthéon gréco-romain que nous connaissons, centré sur les douze grands dieux de l’Olympe. Les histoires innombrables des dieux rejoignent celles des hommes, notamment à travers la vie des héros comme hercule, Thésée ou Ulysse, souvent eux même d’ascendance divine.
Le mythe raconte le temps sacré des origines
Il a pour vocation d’expliquer un fait, une coutume, une pratique, et de les justifier en narrant leur origine divine, comme le fait le poète latin Ovide dans ses Métamorphoses. Ces légendes, à l’aube de notre ère, reprennent l’ensemble des récits mythiques de la Grèce, afin d’expliquer les origines divines du monde. Ovide écrit certes à une époque où la mythologie a perdu une partie de son caractère sacré, au profit d’une vocation plus pédagogique et sociale. Il n’en reste pas moins qu’il retrouve l’esprit des Achéens (les anciens Grecs qui, avant l’époque classique, ont inventé la plupart des légendes de l’Antiquité.
Nul hasard
Dès lors, si une bonne partie de la mythologie est constituée d’aventures divines. Les dieux grecs sont des figures emblématiques, des « archétypes » : Zeus est l’incarnation d’une certaine virilité, Héra celle de la jalousie, Apollon représente l’idéal d’équilibre vanté par Platon au IVème siècle avant J.C. et interprété bien plus tard par Nietzsche, au XIXème siècle.
Si Apollon se conforme bien à cet idéal
Ses frères, cousins et parents olympiens sont d’un naturel plus désordonné, et leurs faits et gestes ne révèlent pas toujours de la plus parfaite sérénité. Peu respectables, ces dieux grecs ? Il faut bien comprendre qu’ils sont vus comme des puissances, bien plus que des idées. Leurs conflits, leurs haines, traduisent les grands phénomènes de la nature.
De cet équilibre
La passion et la raison sont dans le monde humain les principaux protagonistes. La passion est souvent inspirée par un dieu. Quant à la raison elle est une des figures de l’ordre, de cet ordre que les dieux imposent quand les hommes se sont laissés entraîner trop loin par leurs passions. La plupart des héros humains ont en effet derrière eux une faute. Thésée, roi légendaire d’Athènes, est responsable de l’abandon d’Ariane et de la mort d’Egée. Ulysse a offensé Poséidon en faisant tort à son fils Polyphème.
Le vrai tort des hommes
Leur seule faute véritable, c’est de se croire les égaux des dieux. La concurrence est impossible, la prétention des chanteurs étant punie par le croassement, celle des poètes par l’aveuglement. On nomme « hybris » (le « y » se prononce « u ») cette faute majeure, qui se traduit inévitablement par une mise au pas. L’homme emporté par ses passions peut être la victime d’un dieu, et on lui pardonnera. Mais l’homme coupable d’hybris est voué à une punition exemplaire, d’où émergera une loi : c’est le monde de la tragédie.
La vie des grecs dans l’Antiquité était soumise à des puissances extérieures incontrôlables, comme le vent, la mer, la pluie et le cycle des saisons. Celles-ci s’incarnaient dans les théoï, c’est-à-dire les dieux. Afin de les maintenir dans de bonnes dispositions, les anciens leurs offraient régulièrement des offrandes sans toutefois s’assurer par là leur bénédiction. Pouvant rester sourdes à toutes séductions, les divinités étaient pourvues d’un sens peu développé du bien et du mal et leur puissance frappait aveuglément le juste comme le coupable. En cas de retard ou d’erreur dans l’observation des rites, la colère divine s’exprimait sous forme de catastrophes naturelles ou individuelles.
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