Publié le 13 Septembre 2012

Cette fille vivait avec ses parents dans une petite maison au milieu de la forêt. Elle allait souvent à la rivière pour puiser de l'eau. Un jour, à son retour, chargé de deux sceaux remplis d'eau, elle rencontra un lion. Celui-ci, gentiment lui proposa son aide. Mais la jeune fille refusa d'une manière très impolie et très vexante.

Arrivée chez elle, très fière, elle raconta l'incident à ses parents. Ils la blâmèrent lui expliquant que l'on ne refuse pas une aide offerte aimablement et de surcroît de la part d'un animal aussi respectable que le lion. Elle ajouta qu'en fait c'était sa mauvaise haleine qui lui avait dicté ce comportement.

Le lion qui était à côté de la maison, avait tout entendu… Les propos de la jeune fille le touchèrent profondément… Il s'en alla.

Les jours passèrent lorsqu'une fois au même endroit, la jeune fille rencontra à nouveau le lion. Ce dernier lui dit :

« Prends cette branche et frappe-moi très fort à la tête. »

La fille lui répondit :

« Mais non, je ne peux pas, tu ne m'as rien fait et quand bien même, tu es quelqu'un de bien trop fort pour qu'on veuille te faire du mal.

"Frappe-moi tout de suite ou je vais te manger", lui dit le lion avec colère.


La jeune fille s'exécuta. Elle vit le sang couler sur le front du lion. En rentrant chez elle, elle n'osa pas raconter cette rencontre à ses parents. Elle avait trop peur de se faire gronder encore une fois.

Quelques jours plus tard, alors qu'elle revenait de la rivière, elle vit le lion sur son chemin, il semblait l'attendre. Elle déposa ses deux sceaux pleins d'eau et courut vers lui. Elle lui dit :

« Ô ! Lion, comment vas-tu ? Comment te sens-tu ? Je suis contente de te voir. Et ta blessure ? Mais tu n'as aucune cicatrice ».

« Oui. Tu m'as frappé, tu as vu le sang couler sur mon front, mais ma cicatrice s'est refermée et je suis complètement guéri. Je n'y pense même plus. Par contre, tu te souviens du jour où tu as refusé mon aide parce que j'avais mauvaise haleine, disais-tu ? Cela, je n'arrive pas à l'oublier, tes paroles ont provoqué une profonde cicatrice dans mon cœur et jamais plus elle ne se refermera".

" Ô lion, pardonne moi, je ne te dirai plus jamais de propos vexants ». lui dit la jeune fille.

"Comment veux-tu que je te pardonne, j'ai trop mal dans mon cœur. Je suis obligé de me venger". lui répondit-il.

Et il la mangea.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #fille, #jeune, #jour, #lion, #propos

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y avait autrefois, au temps où les hommes étaient avisés et sages érudit du nom de Daniel, qui longtemps avait espéré un fils. Mais enfin son rêve se réalisa, il était hélas bien vieux et tout près de la fin.

 

Avant d'être emporté vers l'au-delà, il fait venir son épouse et « Hélas C'est maintenant qu'il me faut vous quitter toi et l'enfant qui va naître. J'ai peu de biens à lui laisser en héritage, mais puisse-tu avec l'aide d'Allah, lui donner le goût et l'envie de s'instruire et d'acquérir la sagesse... »

 

Hasib naquit peu après la mort de son père. Respectant la volonté du défunt, sa mère accorda la plus haute importance à son éducation et à son instruction et l'envoya à l'école dès l'âge de cinq ans.

 

Mais Hasib ne ressemblait en rien à son père; à l'école il était toujours le dernier, et paraissait incapable d'apprendre un métier. Sa mère était désespérée et ne savait plus que faire de lui lorsque quelques bûcherons de ses voisins lui proposèrent de l'emmener avec 't eux couper les arbres de la forêt.

 

A la grande surprise de tous, ce travail a l'air de plaire à Hasib. Infatigable, il aide à couper le bois et à le transporter, si bien que les bûcherons, fort contents de lui, lui proposent de travailler avec eux.

 

Un jour, en pleine forêt, ils sont surpris par un orage et vont chercher refuge dans une grotte obscure en attendant que la pluie cesse.

 

Assis dans un coin, à l'écart des autres, Hasib s'amuse à donner des coups de hache dans les énormes blocs de pierre qui sont à ses pieds. Étonné par les sons creux que cela produit, et pensant que sans doute ces pierres dissimulent quelque ouverture, il entreprend de les déplacer, et là, il ne peut retenir un cri en découvrant juste au-dessous de lui, une sorte de niche d'où s'échappe une délicieuse odeur de miel...

 

Aussitôt les bûcherons se précipitent, et l'un d'entre eux glisse sa main dans l'ouverture; ses doigts s'enfoncent dans une substance épaisse et poisseuse aucun doute, Hasib vient de découvrir un plein bassin de miel...

 

Les bûcherons ne perdent pas une minute pour profiter de l'aubaine et en tirer avantage. Ils courent chez eux chercher des jarres, des bassines de cuivre et tout ce qu'ils peuvent trouver, et tandis qu'Hasib garde l'entrée de la grotte, ils vont et viennent, remplissant leurs récipients et vendant le miel jusqu'à la dernière goutte. De simples bûcherons qu'ils étaient, ils deviennent en quelques jours marchands, et c'est seulement alors qu'ils pensent à récompenser Hasib : c'était lui qui avait trouvé le miel. "Il n'y a qu'une chose à faire", dit le plus vieux d'entre eux après avoir longtemps réfléchi. « Il faut se débarrasser de lui. » Et tous les autres 'approuvèrent, car s'ils étaient devenus riches, ils étaient aussi devenus méchants et cupides...

Mettant à exécution leur funeste projet, ils proposent dès le lendemain à Hasib de le faire descendre au bout d'une corde dans le trou, pour en retirer les dernières gouttes de miel, et dès que ses pieds ont touché le fond, ils lâchent la corde, referment l'ouverture à l'aide de blocs de pierre, et s'en retournent à la ville en pleurant et en criant que le pauvre Hasib est mort, dévoré par les loups.

 

Or, tandis que sa mère sanglote et se lamente de la perte de son fils unique, Hasib, assis au fond du trou, cherche désespérément un moyen de s'échapper; enfin ses yeux rencontrent dans l'obscurité un faible rayon de lumière sur l'une des parois du trou. Comme il se dirige à tâtons vers cette lueur tremblotante, ses doigts rencontrent un pan de la paroi mal ajusté et qui semble céder facilement par une simple pression des mains. En fait Hasib a bientôt les mains en sang tant il est obligé de pousser pour finalement voir s'élargir le mince filet de lumière. Voyant ses efforts récompensés, il s'acharne de plus belle la paroi finit par céder et par lui laisser assez de place pour pouvoir passer... Il se trouve alors dans un étroit passage bien éclairé qui conduit à une immense porte de fer toute noire derrière laquelle brille une autre porte en argent ciselé fermée par une clef d'or... Hasib fait jouer la clef dans la serrure et ouvre la porte : là, devant lui, s'étend un lac d'un vert magnifique, Si étincelant qu'il peut à peine le regarder.

 

Or ce n'est pas un lac ordinaire. Et ce n'est pas la surface de l'eau qui brille d'un éclat aussi pur, mais une multitude d'émeraudes au milieu desquelles s'élève un trône d'or entouré d'une centaine de tous petits sièges Hasib essaye de les compter, mais à bout de forces, il se laisse bientôt envahir par le sommeil.

 

Qui sait depuis combien de temps il dort lorsqu'il est réveillé par d'étranges sifflements, comme s'il était entouré de milliers de serpents... Hélas, il ne s'agit pas de milliers de serpents mais plutôt de dizaines de milliers. Ils sont assis sur les petits sièges et se balancent d'un côté et de l'autre, leurs méchants yeux noirs fixés sur lui...

 

Au milieu, sur le trône, un serpent à visage de jeune fille le regarde et l'interpelle : «Ne crains rien, Hasib. Ta destinée est liée à la mienne, et je ne te ferai aucun mal. Je suis la reine serpent, et je dois t'enseigner la sagesse car tel est mon destin; tu ne pourras retourner parmi les tiens que lorsque tu seras suffisamment sage et instruit...»

 

Hasib se demande un instant s'il n'est pas en train de faire un cauchemar, mais quand la reine lui fait apporter des fruits et de quoi se restaurer, il reprend confiance, et lui raconte ce qui lui est arrivé. « Tu ne connais pas encore les hommes », lui dit la reine quand il a terminé. « Désormais il te faudra m'écouter et apprendre jusqu'à ce que le monde commence à te manquer... »

 

Ainsi deux années s'écoulent, pendant lesquelles Hasib découvre et apprend toute la sagesse du monde, avant qu'enfin il ne se souvienne de sa maison et de sa mère. Alors il confie à la reine son désir de quitter le royaume des serpents pour s'en aller retrouver le monde. « Je savais que tu voudrais repartir un jour », lui dit la reine, « car c'est dans l'ordre des choses. Mais tu dois me promettre, car ma vie en dépend, de ne jamais entrer dans un bain public ni te montrer nu à qui que ce soit. »Hasib accepte, sans toutefois la comprendre, l'étrange requête de la reine, puis celle-ci le reconduit à travers les nombreuses galeries jusqu'à la surface de la terre, après l'avoir comblé de cadeaux. Aussitôt Hasib se hâte d'aller embrasser sa mère qui se met à pleurer de joie en le voyant en vie et en bonne santé, elle qui l'avait cru mort années...

 

Même les bûcherons, qui sont maintenant devenus de riches marchands, lui font bon accueil et chacun d'eux lui donne une partie de sa fortune; ainsi Hasib devient en peu de temps un homme fort respecté. Aussi quoi de plus naturel qu'Hasib devienne très vite un habitué de la cour du sultan? Tous l'admirent pour l'étendue de ses connaissances, et il n'a que des amis excepté le vizir Schumur qui le jalouse secrètement..Or un jour, le sultan Karazdan contracte la lèpre, et personne pas même Hasîb, malgré son savoir, n'est en mesure de le soigner. Il advient alors dans le même temps que le vizir Schumur invite Hasib dans son hammam personnel... Celui-ci, bien qu'il ait toujours respecté le désir de la reine serpent, se trouve cette fois dans l'impossibilité de refuser l'invitation. Que dire au vizir? Il se rend donc au hammam, mais dès qu'il s'est déshabillé le vizir appelle ses gardes et le fait saisir. "Persistes-tu toujours à dire que tu ne connais aucun remède à la maladie du sultan ?"lui dit-il, et il ajoute « Tu as la peau de l'abdomen e, seuls ceux qui ont été initiés par la reine serpent portent que cette marque ». « Et quel rapport avec la maladie du sultan ? » demande Hasib étonné. « Je constate que tu n'es pas aussi instruit qu'on le dit », explique le vizir, « car il est écrit dans tous les livres qu'on ne peut guérir un lépreux qu'en lui faisant absorber un morceau de chair cuite de la reine serpent... Et comme tu es la seule personne qui sache où se trouve son royaume, tu vas immédiatement nous y conduire sinon le sultan mourra ainsi que toi-même. » Le malheureux Hasib ne peut qu'obéir, et il conduit le vizir et ses gardes jusqu'à la grotte. Très vite il retrouve les galeries et les passages et arrive bientôt à la porte d'argent où l'attend déjà la reine.

 

« Je sais ce qui t'amène, Hasib », lui dit-elle en l'accueillant, « et je sais aussi que je dois mourir, bien que j'aie tout fait pour empêcher un destin si cruel. Ne crains rien et emmène-moi au palais du sultan. »

 

A la grande stupéfaction des gardes, Hasib soulève la reine serpent dans ses bras et la conduit jusqu'au palais. Là, le vizir se hâte dans la chambre du sultan pour lui annoncer la bonne nouvelle, laissant la reine un instant seule avec Hasib. «Ecoute», lui dit-elle alors, « ce sont sans doute mes dernières paroles... Le vizir Schumur a fait le projet de te tuer. Quand il m'aura coupée en morceaux, il me mettra à cuire, et te demandera alors de recueillir l'écume dans une petite bouteille. Garde celle-ci précieusement, car peu après il te demandera de remplir une deuxième bouteille identique, prends bien garde de ne pas boire de celle-là ... »

 

A peine a-t-elle achevé sa phrase que le vizir revient avec un large couteau à la lame tranchante. Et tout se passe exactement comme elle l'a dit. Ainsi, au moment venu, le vizir dit à Hasib « Donne-moi la première bouteille d'écume, et toi prends la seconde. Trinquons ensemble pour devenir les plus sages parmi les sages...» Hasib, suivant les derniers conseils de la pauvre reine serpent, lui tend alors la deuxième bouteille. Mais dès que Schumur avale la première gorgée1 il tombe raide mort, pris à son propre piège...

 

Quant au sultan Karazdan, il recouvre peu à peu la santé après avoir absorbé la chair de serpent, et une fois complètement rétabli il fait d'Hasib son grand vizir, car qui dans le royaume pourrait montrer plus de sagesse que celui qui a appris de la reine serpent elle-même ?...



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Rédigé par orange8454

Publié dans #hasib, #reine, #serpent, #sultan, #vizir

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois, dans un village lointain, une très belle fille qui s’appelait Hina.

Hina avait une très longue chevelure brillante, des lèvres roses, et une peau blanche et douce comme le coton. On pouvait facilement la reconnaître grâce à ses yeux pleins de vie aux longs cils noirs.

« Heureux, sera celui qui t’épouserait Hina » lui répète-t-on toujours. Cet heureux était bien sûr son cousin Ali.

Comme le voulait la tradition, une fille devrait épouser son cousin. Tous les deux, étaient très amoureux l’un de l’autre, et attendaient le jour de leur mariage impatiemment. Mais la vie ne nous offre pas le bonheur sans qu’elle nous prive d’autres choses.

Un jour, Hina et quelques filles du village étaient sorties à la forêt pour couper les bûches. Il faisait beau. Soudain, le ciel devint lourd, il fit noir et la pluie tomba. Hina s’est trouvée seule, toutes les filles s’étaient réfugiées dans un abri, car elles savaient que l’ogre n’était pas loin.

Malheureusement, la pauvre Hina était une proie facile pour lui. Malgré ses cris, ses coups et ses morsures, l’ogre l’avait emportée dans son château.

Les mauvaises nouvelles se répondent toujours très vite. Durant tous ces jours là, tout le village était en deuil ; pour eux, jamais ils ne rêveraient la belle Hina, non qu’elle soit morte mais juste qu’elle ne pourrait jamais ressortir du grand château.

L’ogre était une créature redoutable, et personne, je dis bien personne n’avait le courage de l’affronter. Cependant, l’amour est plus fort que tout, et Ali décida d’aller délivrer sa bien aimée.

« Mais mon fils, songe aux conséquences, qui sait on pourrait te perdre pour toujours » Disait l’un.

« Renonce à cette idée absurde Ali, Hina est déjà dans les cieux et si tu y pars, tu vas la rejoindre là haut » lui déclara l’autre.

« Non, il n’en est pas question, Hina est encore vivante, mon cœur me le dit, et si je devrais sacrifier ma vie pour la revoir, je n’hésiterais pas une seconde, je l’aime !! Hina est mon âme et depuis son enlèvement ma vie n’a plus de sens ».

Et ainsi, Ali avait pris le chemin des sept dunes où vivait l’ogre. Arrivé devant la blanche, il cria : « Oh blanche dune, pourquoi tu es si blanche ? » et la dune lui répondit : « c’est normal que je sois si blanche, car la belle Hina est passée par là » Après une longue distance, Ali arriva devant la dune bleue, et lui demanda : « Oh dune bleue, pourquoi tu es si bleue ? » et la dune bleue lui répondit : « Puisque la belle Hina est passée par là » Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il soit arrivé devant la septième dune, la rouge. Il lui demanda : « Oh dune rouge pourquoi tu es si rouge ? » et la dune lui répondit : « c’est normal que je sois si rouge, car Lalla Hina est en moi ».

Pendant tout ce temps, Hina était la servante du dégoûtant ogre. Toute la journée elle s’occupait des tâches ménagères. Le soir, elle tissait la laine en compagnie d’une poule, sa seule amie. Quand Ali était enfin arrivé au château, il avait demandé un verre d’eau à la poule qui picorait ça et là. Dès qu’il avait fini de boire, il mit sa bague de fiançailles dans le verre et demanda à la poule de le rapporter à sa maîtresse. Ce qui était fait. Hina, pour lui répondre, avait enroulé sa bague aussi dans la laine qu’elle tissait, et avait demandé à la poule de la remettre au visiteur. Le message était bien reçu.

La nuit, à l’arrivée de l’ogre, Hina avait laissé la porte quasi-fermée pour que son amour puisse entrer. Ali s’est glissé sans faire de bruit et parvint à délivrer sa bien-aimée. Mais à peine furent-ils sortis que tous les ustensiles de la cuisine donnèrent l’alerte à l’ogre afin qu’il se réveille de son profond sommeil. Pour les calmer, Hina avait jeté du sel sur eux et pourtant l’ogre se réveilla.

A ce moment là, les fugitifs étaient déjà en route, toutefois, la créature était plus rapide. Et ils se sont affrontés. Ali était très courageux, il combattait avec acharnement. Hina aussi l’avait aidé, sachant bien que l’ogre ne supportait pas le sel, elle lui en avait jeté sur les yeux, tandis qu’Ali le transperçait de son glaive.

Enfin, le cauchemar était fini, et les deux amoureux sont rentrés chez eux. Une fois arrivés au village, les fêtes ne se sont pas arrêtées. Elles avaient duré sept jours et sept nuits. Et sans attendre plus, les deux amoureux avaient célébré leur mariage. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.



 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #ali, #bien, #dune, #hina, #l’ogre

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois une femme mariée à un homme cruel. Dès qu'un bébé voyait le jour il l'égorgeait au grand désespoir de sa femme. Un jour, il partit pour un long voyage. Durant son absence son épouse mit au monde un garçon. Elle l'éleva deux années durant avec amour.
Quand elle apprit le retour de son mari, elle confia son fils à la voisine en lui faisant promettre de garder le secret. Cette dernière accepta avec joie.

L'enfant grandissait et avait coutume de jouer devant chez lui. Dès qu'il voyait l'homme apparaître, il lui disait : « Que le salut soit sur toi, ô mon père ». Intrigué, l'homme regardait, puis passait son chemin. Il en fut ainsi tous les jours. À la fin, excédé par cet état de fait, l'homme en fit part à sa femme. Il la chargea de dire à la voisine que si le garçon persistait à lui souhaiter la bienvenue et à l'appeler « père », il le tuerait.

Malgré la mise en garde de sa mère adoptive, l'enfant récidiva. L'homme entra dans une violente colère.
Craignant alors que son mari ne mette la menace à exécution, la vraie mère prit son fils sur son dos et abandonna son domicile. Elle marcha longtemps...

La nuit la surprit au bord de la mer. Elle avisa au loin une belle maison, s'en approcha et y pénétra. Un vrai château : elle trouva là un vieil ogre qui agonisait ; il avait dévoré tous les habitants... Un instant après il rendit l'âme ; la mère le traîna jusqu'au bord de l'eau et le poussa dans les flots.

Elle prit alors possession des lieux, et vécut heureuse avec son fils. Les années passèrent...

Le garçon s'était métamorphosé en un beau jeune homme. Sans cesse, il demandait des nouvelles de son père ; sa mère lui répondait évasivement. Elle ne voulait pas qu'il sache la vérité. Néanmoins il insista tant et si bien que sa mère finit par satisfaire sa curiosité. Elle sortit de la maison et lui déclara :

« Vois-tu ces champs qui s'étendent à perte de vue, ces gens qui y travaillent, ces bêtes qui y paissent ? Eh bien, toute cette contrée appartient à ton père : bêtes et gens ».

Emerveillé par cette nouvelle, le jeune homme interpelle les paysans occupés à ramasser du blé :
« Holà, braves gens qui travaillez chez mon père !... »

Les paysans levèrent la tête mais ne répondirent point. Le soir, quand ils virent leur maître, ils lui apprirent qu'un jeune homme les avait appelés. Qui était-il ? Le maître se dit qu'il s'agissait certainement de son fils disparu avec sa mère quelques années plus tôt. Il dit aux paysans :
« Demain, s'il renouvelle son appel, répondez-lui. »

Le lendemain, quand le jeune homme les appela, ils levèrent la tête et répondirent en chœur :
« Nous t'écoutons !
Dites ceci à mon père : ma mère a abandonné avec moi le domicile conjugal, Dieu a veillé sur nous, elle m'a construit un château au bord de l'eau. »

Le soir donc, les paysans transmirent le message à leur maître. Ce dernier ne douta plus qu'il s'agissait en effet de son fils. Comment faire pour se débarrasser de ce garçon dont il ne voulait pas entendre parler ?

Après mûre réflexion, il se tourna vers les paysans et leur dit :

« Demain, quand mon fils vous appellera, vous lui répondrez ceci :

puisque ta mère a abandonné son domicile, et qu'elle t'a construit un château au bord de l'eau, puisque Dieu a veillé sur vous, il te faudra pour le château des portes en bois d'ébène que tu iras chercher dans la montagne lointaine. Fais-le et prouve-moi que tu es un homme ! »

Le lendemain, quand l'homme apprit que son père le soumettait à une dure épreuve, il eut beaucoup de chagrin, il se confia à sa mère qui lui dit :

« Mon cher fils, ton père es un monstre, il veut se débarrasser de toi. Tu sais bien que le bois d'ébène est difficile à acquérir, la montagne recèle beaucoup de dangers.

Qu'à cela ne tienne ! Par Dieu, je prouverai à mon père que je suis un homme, je m'en vais. »

Il sella son cheval et prit le départ pour la montagne. Deux jours plus tard, il revint à la maison triomphant. Il monta les portes et fenêtres en bois d'ébène. Au matin suivant, il sortit et annonça aux paysans qu'il avait réussi dans son entreprise ; il les chargea d'avertir son père. Ce dernier, en apprenant la nouvelle, fut très étonné. « Mon fils est brave » se dit-il.
Il déclara aux paysans :

« Demain, vous direz ceci à mon fils : puisque ta mère a abandonné le domicile conjugal et que Dieu a veillé sur vous, puisqu'elle t'a construit un château au bord de l'eau et que tu l'as doté des portes et fenêtres en bois d'ébène, il te faudra les peindre avec du lait de lionne. »

Le lendemain, quand le jeune homme apprit par les paysans que son père le soumettait à une seconde épreuve, il se mit à pleurer. Sa mère essaya de le consoler :
« Je te l'avais bien dit, ton père veut ta mort, il use de stratagèmes pour se débarrasser de toi.
Où pourrais-je trouver du lait de lionne ?

Il te sera difficile d'en avoir mon fils : les fauves te dévoreront. »

Après réflexion, le jeune homme alla trouver le vieux sage. Il lui raconta son histoire et lui demanda conseil. « C'est une difficile entreprise pour toi jeune homme. Il te sera difficile d'atteindre ton but. Néanmoins voilà ce que tu devras faire : achète une vache, égorge-la, puis coupe-la en morceaux de viande au pied d'un arbre. Cache-toi dans un coin et attends. »
Le jeune homme suivit à la lettre les conseils du vieux sage. Tapi dans un coin il attendait... Peu après, les fauves, attirés par l'odeur de la chair fraîche, s'approchèrent de l'arbre et se régalèrent. La lionne, repue, se détacha du groupe et dit à haute voix :
« Je jure par Dieu que je donnerai à l'auteur de cet acte généreux tout ce qu'il demandera, même si c'est du lait ».

A ces mots, le jeune homme sortit de sa cachette, il s'avança vers la lionne en disant :
« Justement c'est ce qui m'amène.

Hum ! Si je n'avais pas prêté serment, je t'aurais dévoré ».

Elle se tourna, présenta ses mamelles au jeune homme. Il remplit alors une outre de lait et s'en retourna chez lui content. Sa mère fut heureuse de le revoir.

Le lendemain, dès que le soleil se leva, il sortit et annonça la nouvelle aux paysans. Ces derniers en avisèrent leur maître dès leur retour des champs.

A l'annonce de la nouvelle, le père resta muet de surprise. Néanmoins, il ne désarma pas ; il avait à proposer à son fils une épreuve plus ardue. Il déclara donc à ses ouvriers :
« Demain vous direz ceci à mon fils : Puisque ta mère a abandonné son domicile, et qu'elle t'a construit un château au bord de l'eau, puisque Dieu a veillé sur vous et que tu as doté le château des portes et fenêtres en bois d'ébène, puisque tu les as peintes avec du lait de lionne, il te faudra maintenant ramener chez toi la fille de l'empereur des ogres. »

Le lendemain, quand le message lui fut transmis, le jeune homme devint anxieux. Sa mère le dissuada d'entreprendre un long voyage pour satisfaire la volonté d'un père cruel. Sourd aux supplications de sa mère, le jeune homme sella son cheval et s'éloigna de chez lui au triple galop. Il voyagea trois jours durant... Il arriva enfin dans un pays étranger et se renseigna auprès des habitants. L'un d'eux lui dit :

« Je sais où habite la fille de l'Empereur des Ogres mais je te déconseille d'y aller.
Pourquoi donc ?

La fille en question habite au septième étage d'un palais, elle est sous la garde de quatre-vingt-dix-neuf ogres. Ce sont ses frères et quiconque s'approche du palais met sa vie en danger.
Qu'à cela ne tienne, j'irai la retrouver ! »

Il acheta alors une vache, l'égorgea, puis la coupa en quatre-vingt-dix-neuf morceaux qu'il mit dans un sac, et il prit la direction du château. Il arriva à la nuit tombante. Il descendit de cheval et déposa les morceaux de viande devant la porte. Les ogres, attirés par l'odeur de la chair fraîche, sortirent du château et se régalèrent. Repus, ils déclarèrent tous en chœur :
« Nous jurons par Dieu d'épargner la personne qui nous a permis de bien manger. En outre nous lui promettons tout ce qu'elle nous demandera même si c'est notre sœur. »

À ces mots, le jeune homme sortit de sa cachette et leur dit :

« Justement, c'est pour cela que je suis venu.

Hum, si nous n'avions pas prêté serment, nous t'aurions dévoré. Notre sœur nous est aussi chère que la prunelle de nos yeux. Prends-la mais avant de partir, prends ceci. »

Ils découpèrent chacun à leur tour un morceau de leur peau et ils mirent tout cela dans un sac qu'ils tendirent au jeune homme en lui disant :
« Aussitôt que tu te sentiras en danger, tu jetteras les morceaux de peau dans le feu. »

Le jeune homme acquiesça, aida la jeune fille à monter en selle et disparut dans la nuit...

Après avoir longtemps galopé en compagnie de la fille de l'Empereur des Ogres, il arriva en vue de son château. Sa mère angoissée, l'attendait au seuil de la maison. Dès qu'elle le vit, elle se jeta dans ses bras en sanglotant. Le lendemain au lever du jour, le jeune homme annonça aux paysans qu'il avait réussis dans son entreprise et les pria d'aviser son père.

Quand ce dernier apprit la nouvelle, il entra dans une violente colère ; puisque son fils avait échappé à tous les dangers, il le tuerait lui-même : il chargea les paysans d'annoncer à son fils qu'il lui déclarait la guerre. Quand le jeune homme apprit la nouvelle, il fut consterné. À la joie de la veille, succéda la tristesse : la mère et son fils pleurèrent à chaudes larmes.

Le père regroupa tous les hommes valides des trois tribus de la région et leur distribua des armes. Ils encerclèrent le château et se préparèrent à l'attaque.

Stoïques, la mère et son fils s'en remirent à Dieu. La fille de l'Empereur des Ogres apparut alors, tenant entre ses mains le sac que lui avaient remis ses frères. Elle le jeta dans le feu et, un moment après, les ogres apparurent dans un nuage de fumée et de poussière. À la vue des ogres, les soldats prirent peur ; Le père du jeune homme était parmi eux, et pensa : « Mon fils est un homme véritable ! »

« Mère, dit le jeune homme, mon père t'a fait du mal, il faudrait qu'il soit châtié. Comment le reconnaître ?

C'est celui qui porte un burnous blanc et une calotte rouge » répondit la mère. Le jeune homme donna aux ogres l'ordre d'exterminer tous les soldats et de n'épargner que son père. Ce qui fut fait sur le champ.
Peu après, il invita son père à rentrer au château et demanda à sa mère de chauffer une grande bassine d'eau. Il lui présenta un beau costume en lui disant :

« Je veux que tu prennes un bain dans cette eau de jouvence, mais avant cela tu prononceras ces paroles : « O Dieu tout puissant, débarrasse-moi de mes rides et cheveux blancs et redonne-moi l'ardeur de mes vingt ans. »

Lorsque l'eau devint bouillante, le père plongea dans la bassine tout en prononçant la formule magique. Le miracle ne se produisit pas. Le père mourut, brûlé vif, à la satisfaction du jeune homme et de sa mère qui furent ainsi vengés...

Voilà, mon histoire a suivi le lit de l'oued

Je l'ai racontée à des fils de seigneurs

A moi, que Dieu pardonne

quant aux chacals, qu'il leur en cuise.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #fils, #homme, #jeune, #mer, #pere

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans sa longue quête d'une retraite, la Reine Tin Hinan s'était établi à In Salah. A cette époque, Ben Azzi Salah, un noble voyageur venant du Touat se fit offenser par elle :

C'est contraire aux lois de l'hospitalité lui dit-il, comment oses-tu refuser de l'eau à un voyageur en plein désert ?

Mes chameaux risquent de ne pas pouvoir se désaltérer lui répondit-elle d'une manière méprisante !

Ben Azzi pris de colère leva son bâton et le planta dans le sol. Miraculeusement l'eau se mit à couler devant la reine abasourdie par le prodige.

C'est, dit la légende, autour de cette source que la ville fut construite. (Ain sallah, la source de Sallah)

Remarque : toutes les légendes font venir l'ancêtre d'ailleurs. Il n'est jamais originaire du lieu dont il est question.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #azzi, #eau, #legende, #reine, #salah

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