Publié le 13 Septembre 2012
La princesse Anne était une enfant gâtée. Lors de la promenade avec ses parents, elle vit un troupeau de moutons qui broutaient tranquillement dans un pré. Elle remarqua aussitôt un petit agneau tout blanc et demanda à ses parents de l’acheter.
Plusieurs mois passèrent et la petite bête devint une superbe brebis. La princesse en demanda d’autres et au bout que quelques temps elle posséda un véritable troupeau.
Elle aimait passer tout son temps à garder son troupeau,
mais son teint halé par le soleil déplaisait à ses parents qui décidèrent de trouver un berger.
Le roi rencontra le jeune Jean-Louis et le ramena au château.
Il dit à sa fille :
-
maintenant tu n’auras plus besoin d’aller aux champs.
Très triste de cette décision elle demanda à son père de pouvoir les emmener le matin et d’aller les rechercher le soir.
Un matin, à l’approche d’un grand bois elle dit au petit berger :
-
n’entre pas dans ce bois car il est habité par trois géants méchants.
-
Je n’y entrerai pas, dit Jean-Louis.
Mais dès que la princesse de fut éloigné, il s’enfonça dans la forêt. Il se trouva face à face avec un géant tout recouvert d’acier.
-
Que viens-tu faire ici ?
-
Je me promène et garde les moutons de la Princesse Anne.
-
Qu’as-tu dans le dos ?
-
Un sac contenant du pain, de la viande et du vin.
-
Donne.
Le géant dévora tout et vida la bouteille de vin.
Pas habitué par l’alcool, le géant s’étendit sur le sol et s’endormit.
Jean-Louis tira un couteau de sa poche et le planta dans la gorge du géant qui périt aussitôt.
Le petit berger poursuivit sa promenade et découvrit dans une clairière une grande maison tout en acier.
A l’intérieur tout le mobilier était d’acier, dans l’écurie un cheval était recouvert d’un caparaçon d’acier. Il était dans la maison du géant.
Le soir venu la princesse trouva le petit berger qui gardait paisiblement le troupeau.
-
Es-tu allé dans le bois ?
-
Non ma princesse répond t-il ?
-
Bien, car j’ai eu très peur pour toi.
-
Ma princesse, j’ai eu très soif aujourd’hui.
-
Si une boutielle ne te suffit pas, je t’en donnerais une autre.
Le lendemain, sur le chemin elle recommanda à Jean-Louis de ne pas rentrer dans le bois.
A peine partie, le petit berger retourna dans le bois.
Il vit un géant encore plus effrayant tout vêtu d’argent.
-
Que fais-tu ici ?
-
Je me promène et garde les moutons de ma princesse.
-
Qu’as-tu dans ton dos ?
-
Mes provisions pour la journée ; du pain, de la viande et du vin. Tu as faim ?
-
Oui répondit le géant.
Le géant mangeât de bon appétit et but les deux bouteilles de vin.
Le géant s’endormit et Jean-Louis lui trancha la gorge. Non loin de là il découvrit la maison du géant qui était toute d’argent.
Le soir, la princesse lui demanda :
-
Tu n’es pas entré dans la forêt ?
-
Non ma princesse, mais aujourd’hui il a fait encore plus chaud.
-
Je te donnerai donc trois bouteilles de vins, ta soif sera étanchée.
Le jour suivant, la princesse renouvela ses recommandations.
Mais aussitôt le dos tourné, il lui désobéit.
Il rencontra le troisième géant qui était tout couvert d’or et lui donna son repas et les trois bouteilles de vin.
Jean-Louis le tua, et se mit aussitôt à chercher sa maison. Il la repéra bien vite car elle était toute couverte d’or.
A l’intérieur le mobilier, le harnais du cheval et ses sabots étaient d’or.
Le roi qui voulait marier sa fille organisa un tournoi pendant trois jours. Chaque jour un pot de fleur était en jeu, le chevalier qui remporterait les trois pots épouserait la princesse.
Amoureuse du petit berger, elle lui dit :
-
Tâche demain de gagner le prix.
Le petit berger endossa l’armure d’acier et personne ne le reconnut. Ayant prit au premier géant l’écu protecteur et la lance qui atteint toujours son but, il triompha aisément de ses
rivaux.
La petite princesse était malheureuse car elle n’avait pas vu le petit berger.
Le soir, elle lui demanda :
-
Pourquoi n’es-tu pas venu ?
-
J’étais malade, mais je viendrais demain.
Le lendemain il revêtit l’armure d’argent.
Le roi le trouva beau sans le reconnaître.
Et comme la veille le petit berger vainquit ses rivaux.
Mais Anne était de plus en plus triste et quand elle rencontra le petit berger le sermonna de ne pas être venu.
-
Je ne suis pas un chevalier répondit-il.
-
Soit, je te prêterais des vêtements lui dit-elle.
-
Merci, mais je n’en ai pas besoin, demain je viendrais.
Le jour suivant, il se présenta tout couvert d’or. En le voyant le roi en fut ébloui.
-
Je n’ai jamais vu un aussi beau chevalier.
Le petit berger gagna le troisième pot de fleurs.
Le soir, la princesse alla voir le petit berger et lui dit :
-
Tu n’as promis de venir, c’est toi que je voulais épouser. Mon père va me donner en mariage à un autre.
-
Demain je vous expliquerai, dit-il.
Le lendemain, il emmena la princesse dans la forêt et lui montra les trois maisons.
-
Mon dieu dit-elle, tu es plus riche que mon père.
Alors ensemble ils retournèrent au château et Jean-Louis donna au roi les trois pots de fleurs.
Emerveillé par tant de richesse, le roi lui donna sa fille en mariage.
C’est ainsi que Jean-Louis le petit berger épousa Anne la petit princesse.
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