roi

Publié le 13 Septembre 2012

Elle abrite le Bouddha d’Emeraude (66 cm de haut), assis sur un trône figurant le chariot céleste, protégé par un parasol à neuf étages. La statue dispose de trois parures changées solennellement par le Roi au début de chaque saison : résille d’or l’hiver, paillettes bleues à la saison des pluies, or et diamant l’été. Les murs du bâtiment sont décorés de fresques évoquant la vie du Bouddha et représentant la cosmogonie hindouiste.

le-panth--on-royal.JPG


img385.jpg


















img383.jpg OR ET DIAMANT L'ETE

img384.jpg PAILLETTES BLEUES A LA SAISON DES PLUIES

img386.jpg RESILLE D'OR L'HIVER


C'est le roi et lui-même qui change les costumes à la fin de chaque saison.

La statue n'est pas en émeraude mais en jade impériale.



tt--9-.gif
 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #paillettes, #pluies, #resille, #roi, #saison

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Il s’agit de l’ancienne Cour de Justice, édifiée sous Rama 1er, où se déroule traditionnellement la cérémonie du couronnement. Vous remarquerez le parking de l’éléphant royal, devant les piliers rouges auxquels on l’attachait pendant que le roi prenait place.

img388.jpg

ENTREE

palais-dusit---le-tr--ne.JPG
PHOTO INEDITE CAR INTERDICTION FORMELLE DE PHOTOGRAPHIER. J'ai eu de la chance de ne pas me faire confisquer ma carte numérique. Il y a des gardiens partout dans la salle.

L’ancien harem du roi

Fermé au public, il est tombé en désuétude. On aimerait pourtant voir les pavillons et les jardins où déambulaient les belles jeunes femmes... Les dignitaires de la Cour et les diplomates étrangers ont le privilège de jouir des jardins une fois par an, à l’occasion de la garden-party qu’y donne le Roi pour son anniversaire.





    QUELQUES BEAUX SITES DU PALAIS DECRITS MAIS IL Y EN A D'AUTRES TOUT AUSSI MAGNIFIQUES...

etoiles-2D26.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #cour, #jardins, #l’ancien, #palais, #roi

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Haine, inceste, trahison, parricides, luttes de pouvoir : une sanglante fatalité poursuit les Atrides, cette illustre famille qui incarne la violence et l’esprit de vengeance. Jouets de la volonté des Dieux, les descendants d’Atrée témoignent d’un âge barbare où la justice était laissée à l’arbitraire du génos (la famille). Seul Apollon interrompra le cycle de la violence, en faisant juger Oreste, la matricide, sur la colline de l’Aréopage, par le premier tribunal criminel de la cité d’Athènes.

 

La malédiction originelle remonte au cruel Tantale, roi de Lydie

 

Qui sert aux lieux de l’Olympe un terrible repas, puisqu’il s’agit de son propre fils Pélops. La punition est à la mesure de l’offense faite aux divinités : Pélops est ressuscité et Tantale envoyé au Tartare, le séjour le plus profond des Enfers. En outre, sa descendance est vouée à la malédiction.

 

Cette malédiction ne tarde pas à se manifester

 

Car les fils de Pélops, Atrée et Thyeste, tuent par jalousie leur demi-frère Chrysippe. Bannis par leur père, ils se réfugient à Mycènes. Devenu roi, Atrée découvre que son frère est l’amant de sa femme Aéropé. Il noie son épouse et contraint Thyeste à l’exil.

 

Thyeste viole sa fille Pélopia pour qu’elle lui donne un fils

 

Egisthe, seul capable de le venger. Elevé par Atrée, Egisthe découvre qui est son véritable père : il tue Atrée et intronise Thyeste. Les fils d’Atrée, Agamemnon et Ménélas, trouvent refuge à Sparte chez le roi Tyndare et épousent ses filles, Clytemnestre et Hélène. Cette dernière sera à l’origine du déclenchement de la guerre de Troie.

 

Agamemnon, devenue roi d’Argos, veut organiser une expédition contre les troyens

 

Mais la déesse Artémis réclame de lui en échange le sacrifice de sa fille Iphigénie. Clytemnestre ne lui pardonnera pas d’avoir consenti à ce sacrifice. Avec l’aide d’Egisthe, elle assassine Agamemnon. Celui-ci sera vengé par son fils Oreste.

Image12-copie-1.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #atree, #fils, #malediction, #roi, #thyeste

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

                                        L’universalité des passions et des lois

 

                                                      

 

                

GRANDS MYTHES                                                               THEMES

   

Création du monde

Naissance des premiers dieux, issus de Chaos et de Nyx (la Nuit).

Titanomachie

Les Olympiens, autour de Zeus (Jupiter), affrontent les Titans.

Gigantomachie

Combat de Zeus et des autres dieux de l’Olympie contre les Géants.

Travaux d’Hercule

Epreuves imposées par Héra (Junon) à Héraclès (Hercule), fils de Zeus, pour racheter le meurtre de ses enfants.

Toison d’Or

La quête de Jason et de son équipage (Les Argonautes) à Bord de l’Argos.

Mythe de Thésée

Les exploits d’un valeureux roi d’Athènes.

Mythe de Persée

Les aventures d’un demi-dieu, roi d’Argos.

Mythe d’Oedipe

Le destin tragique d’un roi thébain.

Guerre de Troie

(Iliade)

Siège et prise de Troie (Ilion) par les grecs, après l’enlèvement d’Hélène.

Odyssée

Les dix années d’exil d’Ulysse, roi d’Ithaque ayant pris part à la guerre de Troie.

 

Enéide et fondation

 de Rome

Epopée du troyen Enée, ancêtre mythique des romains. Histoire de Remus et Romulus.

  

Née de la rencontre de différentes traditions, et du besoin universel d’expliquer le monde, la mythologie antique embrasse une multitude de thèmes. Les récits indo-européens et méditerranéens se mêlent pour donner naissance au panthéon gréco-romain que nous connaissons, centré sur les douze grands dieux de l’Olympe. Les histoires innombrables des dieux rejoignent celles des hommes, notamment à travers la vie des héros comme hercule, Thésée ou Ulysse, souvent eux même d’ascendance divine.

  

Le mythe raconte le temps sacré des origines

 

Il a pour vocation d’expliquer un fait, une coutume, une pratique, et de les justifier en narrant leur origine divine, comme le fait le poète latin Ovide dans ses Métamorphoses. Ces légendes, à l’aube de notre ère, reprennent l’ensemble des récits mythiques de la Grèce, afin d’expliquer les origines divines du monde. Ovide écrit certes à une époque où la mythologie a perdu une partie de son caractère sacré, au profit d’une vocation plus pédagogique et sociale. Il n’en reste pas moins qu’il retrouve l’esprit des Achéens (les anciens Grecs qui, avant l’époque classique, ont inventé la plupart des légendes de l’Antiquité.

 

Nul hasard

 

Dès lors, si une bonne partie de la mythologie est constituée d’aventures divines. Les dieux grecs sont des figures emblématiques, des « archétypes » : Zeus est l’incarnation d’une certaine virilité, Héra celle de la jalousie, Apollon représente l’idéal d’équilibre vanté par Platon au IVème siècle avant J.C. et interprété bien plus tard par Nietzsche, au XIXème siècle.

 

Si Apollon se conforme bien à cet idéal

 

Ses frères, cousins et parents olympiens sont d’un naturel plus désordonné, et leurs faits et gestes ne révèlent pas toujours de la plus parfaite sérénité. Peu respectables, ces dieux grecs ? Il faut bien comprendre qu’ils sont vus comme des puissances, bien plus que des idées. Leurs conflits, leurs haines, traduisent les grands phénomènes de la nature.

 

De cet équilibre

 

La passion et la raison sont dans le monde humain les principaux protagonistes. La passion est souvent inspirée par un dieu. Quant à la raison elle est une des figures de l’ordre, de cet ordre que les dieux imposent quand les hommes se sont laissés entraîner trop loin par leurs passions. La plupart des héros humains ont en effet derrière eux une faute. Thésée, roi légendaire d’Athènes, est responsable de l’abandon d’Ariane et de la mort d’Egée. Ulysse a offensé Poséidon en faisant tort à son fils Polyphème.

 

Le vrai tort des hommes

 

Leur seule faute véritable, c’est de se croire les égaux des dieux. La concurrence est impossible, la prétention des chanteurs étant punie par le croassement, celle des poètes par l’aveuglement. On nomme « hybris » (le « y » se prononce « u ») cette faute majeure, qui se traduit inévitablement par une mise au pas. L’homme emporté par ses passions peut être la victime d’un dieu, et on lui pardonnera. Mais l’homme coupable d’hybris est voué à une punition exemplaire, d’où émergera une loi : c’est le monde de la tragédie.

 

 La vie des grecs dans l’Antiquité était soumise à des puissances extérieures incontrôlables, comme le vent, la mer, la pluie et le cycle des saisons. Celles-ci s’incarnaient dans les théoï, c’est-à-dire les dieux. Afin de les maintenir dans de bonnes dispositions, les anciens leurs offraient régulièrement des offrandes sans toutefois s’assurer par là leur bénédiction. Pouvant rester sourdes à toutes séductions, les divinités étaient pourvues d’un sens peu développé du bien et du mal et leur puissance frappait aveuglément le juste comme le coupable. En cas de retard ou d’erreur dans l’observation des rites, la colère divine s’exprimait sous forme de catastrophes naturelles ou individuelles.

Image19.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #divine, #d’un, #grecs, #roi

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Un don infernal et des oreilles d’âne !

 

 

 

Puni par Dionysos pour sa cupidité et par Apollon pour sa sottise, le roi Midas est plus un personnage de conte qu’un figure mythologique. Les légendes qu’on rapporte à son sujet illustrent le thème de l’obsession qui conduit à la folie de l’excès. Dans ce genre de morale fantastique, les dieux confrontent la cupidité et la bêtise humaine à elles-mêmes, au moyen de châtiments spectaculaires.

 

Roi de la région de Phrygie en « grande Grèce » (région occidentale de la Turquie actuelle), Midas passe pour avoir contribué à l’extension du culte de Dionysos, le dieu du Vin. Il aurait obtenu une faveur de ce dieu orgiaque en accordant son hospitalité au vieux satyre Silène, protecteur et éducateur de Dionysos durant son enfance errante.

 

Midas obtient une récompense à la mesure de son amour de l’or

 

Pour combler ce roi hospitalier., Dionysos le prend si bien au mot que Midas se retrouve bientôt dans une situation impossible. Le roi se saisit d’une branche de chêne et voilà qu’il tient un rameau d’or massif. Le miracle se reproduit tant et tant que les objets usuels, ses vêtements, sa nourriture et jusqu’à l’eau qu’il veut boire, sont changés instantanément en métal précieux.

 

Poussé à la folie par cette magie sage et cruelle, Midas supplie le dieu de le guérir. Indulgent, Dionysos lui indique le remède : pour se laver du sort divin que lui vaut sa cupidité, le roi devra trouver la rivière Pactole et s’immerger dans ses flots. Le malheureux Midas, n’a de cesse que d’aller s’y plonger et les eaux emportent avec elles le sortilège. Depuis, la rivière charrie des paillettes d’or, et le langage s’est enrichi d’un mot évoquant les richesses : « pactole ».

 

Une autre légende fait de Midas, non pas un roi hospitalier mais plutôt un souverain qui abuse de ses pouvoirs. Cette version raconte que le roi désirait fort acquérir le savoir du vieux Silène, le disciple et tuteur du dieu, individu assez ripailleur et laid d’apparence, qui était plein cependant, d’une bonne sagesse. Midas apprend que le vieil homme se désaltère en buvant la nuit dans une source des jardins royaux. Alors, il fait mélanger du vin à cette eau, enivre Silène et le capture, faisant de lui son hôte forcé.

 

Cette fresque fabuleuse où la morale s’illustre par un enchantement, est proche des contes des Mille et Une Nuits, et inspira Shakespeare pour le Songe d’une nuit d’été et son ridicule personnage Bottom.

 

Midas se voit pousser des oreilles d’âne

 

L’histoire des oreilles d’âne du roi Midas nous offre une tout autre moralité : les secrets finissent toujours par se savoir. Lors d’une joute musicale où le dieu Apollon lui-même se mesure au dieu Pan, Midas prend parti contre Apollon que l’arbitre a pourtant désigné vainqueur.

 

Pour la balourdise de Midas et pour l’offense subie, le dieu lui inflige une punition terrible et cocasse : deux oreilles d’ânes lui poussent et le roi est obligé de masquer son crâne par un bonnet extravagant, une sorte de capuche dont on se souvient comme du « bonnet phrygien » (Midas étant roi de Phrygie).

 

L’infortuné Midas est trahi par son coiffeur

 

Midas, accablé de honte, tente de masquer à tous sa disgrâce. Il interdit à son barbier, le seul à connaître son infirmité, de divulguer ce secret sous peine de mort. Mais aucun secret, surtout le plus désopilant, n’est facile à garder pour soi. Ainsi un jour, souffrant terriblement de devoir conserver le silence, et pour ne pas être puni pour s’être livré à quelqu’un, le barbier cherche un moyen de partager son secret sans avoir à trahir son roi.

 

C’est alors qu’une idée lumineuse lui vient. Il se rend près d’un fleuve, creuse un trou dans la berge et dit en chuchotant son secret à la terre. L’homme rentre chez lui plus serein, mais en bruissant, des roseaux qui poussent à l’endroit où il s’est confié font bientôt entendre des sons étranges, « …le roi Midas a des oreilles d’âne… le roi Midas… ». Porté comme un écho par les vents de tout le royaume, le message des roseaux fait du roi la risée du peuple tout entier.

Image17-copie-1.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #d’un, #midas, #oreilles, #roi

Repost0