roi

Publié le 13 Septembre 2012

Cette vallée s’étend à environ 7 km du débarcadère, au nord-ouest du vieux village de Qurna. Au premier abord, la vallée des Rois n’offre aucun intérêt, se réduisant à une crevasse étroite entre des escarpements rocheux, dénudés et brûlés de soleil. Les hypogées, creusés à flanc de colline, ont été conçus de manière de plus en plus complexe par les pharaons successifs afin de prévenir leur exploration et le pillage de leurs trésors. Malgré toutes ces précautions, un seul tombeau – celui du jeune pharaon Toutankhamon – a été découvert complètement intact

 

62 tombes ont été découvertes. Une quinzaine est ouverte à la visite, des fouilles étant actuellement en cours sur plusieurs sites, et peu de visiteurs souhaitant les explorer tous.

 

THOUTMOSIS III

 

            C’est la tombe la plus spectaculaire de la nécropole royale. Tout au bout de la vallée, dissimulée dans une anfractuosité de la montagne – ce qui ne l’empêcha d’être pillée dès l’antiquité -, ouvre la tombe de l’un des plus grands rois de l’Egypte ancienne. On accède à l’entrée, à une dizaine de mètres au-dessus du sol, par une échelle de fer moderne. Puis c’est la plongée au fond du tombeau en suivant deux couloirs entrecoupés d’escaliers qui descendent à 45° au cœur de la montagne. Passé le puits rituel (dont c’est le premier exemple dans la vallée des Rois ; plafond astronomique), on aboutit à une première salle à deux piliers : au mur, les représentations des 741 divinités qui président à la renaissance quotidienne de l’astre solaire. Dans un angle de cette salle, un escalier descend à la chambre funéraire, dotée de deux piliers et sur laquelle ouvrent quatre petites salles annexes. Sa forme évoque un cartouche royal. Le sarcophage de quartzite rouge, lui aussi en forme de cartouche, se trouve au fond de la salle : lors de la découverte de la tombe par Victor Loret en 1898, le couvercle gisait à terre, brisé. Aux murs sont dessinés au trait et en écriture cursive pour les hiéroglyphes, à la manière d’un papyrus déroulé, des scènes du Livre de l’Amdouat. Les piliers portent des scènes des Litanies de Rê sur toutes leurs faces sauf une, qui montre le roi allaité par la déesse Isis au sycomore, représentée sous la forme d’un arbre. 

vall--e-des-roi-entr--e-d-un-tombeau.JPG   vall--e-des-rois.JPG

Entrée                                                   Vue depuis la tombe

 

RAMSES IX

 

            Ensemble de scènes empruntées aux différents livres funéraires et réalisées avec un souci du détail particulièrement remarquable dans l’exécution des hiéroglyphes. Dans la chambre funéraire, la momie, qui fut retrouvée dans la cache de Deir el-Bahari, reposait dans une fosse creusée dans le sol, comme pour la tombe de Ramsès VII.

 

RAMSES VII

 

            Ouverte dès l’antiquité, cette tombe à axe unique est décorée d’un cycle de reliefs où l’on voit, entre autres scènes, le dieu solaire sur sa barque, trônant dans son naos [1]protégé par des serpents. Dans la chambre funéraire au beau plafond astronomique, la momie reposait dans un sarcophage creusé dans le roc (dégagé en 1983) et recouvert d’un couvercle de pierre, en fait en sarcophage renversé.



 [1] Naos : petite construction en bois ou en pierre abritant, au cœur du temple, la statue du dieu. 

vjcwcn1p.gif  


Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #d’un, #roi, #scenes, #tombe, #vallee

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

En 1079, les chevaliers d’Europe occidentale de la première croisade arrivent en Palestine avec l’intention de chasser les musulmans de la Terre sainte et de reprendre Jérusalem pour la chrétienté. Les croisés créent une succession de petits royaumes et duchés le long de la côte méditerranéenne. Avec l’aide de renforts venus d’Europe, ils prennent de l’expansion, s’emparant de Jérusalem en 1099. Au milieu du XIIème siècle ils menacent l’Egypte, mais le chef musulman Kurde Salah al-Din (Saladin) leur inflige une défaite décisive. Jérusalem est reprise en 1187 et les royaumes des croisés sont entièrement reconquis. Saladin se proclame ensuite chef de l’Egypte, fortifiant Le Caire et élevant la massive citadelle qui se dresse toujours au cœur de la ville ancienne.

 SALADIN

Salah al-Din Yusuf al-Ayyubi n’était pas arabe, mais Kurde musulman. A la tête de l’armée de l’émir (roi) de Syrie, Nur al-Din, il participe à la conquête de l’Egypte, se proclamant ensuite vice-roi sous le calife de Bagdad, qui le confirme sultan d’Egypte et de Syrie en 1174. Après avoir conquis la Mésopotamie (actuel Iraq), il attaque les royaumes de Terre sainte des croisés, leur infligeant une défaite écrasante à Hattin en 1187. La troisième croisade, conduite par le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, arrête son expansion et le contraint à céder les cités de la côte méditerranéenne, ainsi qu’à autoriser les pèlerins chrétiens à entrer dans Jérusalem. Les croisés considéraient Saladin comme leur ennemi le plus digne et le plus honorable, et sa dynastie régna sur la Syrie jusqu’à son renversement par les mamelouks en 1250.


llllllllllllllllllllllllll.jpg


Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #croises, #jerusalem, #roi, #royaumes, #saladin

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

P1030113.JPG  

                     Situé à 61 km au nord de Bangkok, cette île de la rivière Chao Phraya fut élue résidence d’été, dès le XVIIème siècle, par les souverains d’Ayuthaya. Elle a connu des fortunes diverses, avant de recevoir les faveurs du roi Chulalongkora  (Rama V) qui fit édifier la plupart des bâtiments actuels. Il ne reste plus rien des bâtiments d’origine, détruits par les Birmans lors du sac d’Ayuthaya. Dans le parc des statues néo-classiques contemples des pièces d’eau reflétant un observatoire en forme tarabiscoté, des palais baroques à l’italienne, ou encore des résidences à la française.
 

                   Premier des souverains siamois à découvrir l’Europe, le roi Rama V voulut ainsi traduire son admiration pour les architectures occidentales. Le palais royal comporte cinq bâtiments importants, de styles divers. Chulalongkorn aimait passer la saison chaude à Bang Pa-In. Une de ses épouses y périt noyée, avec trois de ses enfants : la règle, en effet, interdisant de toucher une personne royale et aucun courtisan n’osa se porter au secours de la reine qui ne savait pas nager.

 

                   Dressé au milieu d’un petit lac, le Phra Thinang Aisawan Thipya-art, qui date de 1876, est un exemple unique de l’architecture thaï classique au summum de sa préciosité.

 

                   Le pavillon chinois (Vihat Chamroon), situé au centre du parc, fut offert par la communauté chinoise en remerciement des facilités d’installation qui lui étaient consenties au Siam.

 

                   Autre curiosité du parc, les arbres taillés en forme d’animaux, qui constituaient un décor très prisé au début du siècle.

Lieu de rencontre du roi Rama V et de mademoiselle In

P1030114.JPG

















le Phra Thinang Aisawan Thipya-art


P1030117-copie-1.JPG













fleur-108.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #batiments, #parc, #rama, #roi, #                  

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

         A 154 km au nord de Bangkok. La cité de Lopburi connut deux fois la gloire : sous l’empire khmer (du Xème au XIIème s ;) et sous le règne du roi Naraï, le contemporain siamois de Louis XIV. En 1686, Louis XIV envoya un diplomate avec une lettre de créance, à son tour le roi envoie un diplomate qui accoste à Brest. Lopburi et Brest sont 2 villes jumelées. Vestiges de l’époque où Lopburi était une capitale khmère, de nombreuses ruines sont désormais le domaine de hordes de singes, incarnations démoniaques du brave Hanuman.

img223.jpg

singes-20-16-.gif

 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #brest, #diplomate, #lopburi, #roi, #sous

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

C’est une des silhouettes emblématiques de Bangkok, avec ses tours qui se reflètent dans les eaux de la rivière Chao Phraya, depuis la rive de Thonburi. Il fut édifié par le roi Rama II, au début du XIXème s., sur l’emplacement de l’ancien temple royal de Taksin (du temps où Thonburi était la capitale). Il ne fut terminé que sous le règne de Rama III et les architectes durent faire appel à la générosité des fidèles pour récupérer la vaisselle nécessaire à la décoration.


WAT-ARUN.jpg

A BANGKOK il y a environ 400 temples, certains somptueux, d'autres plus humbles et méconnus. Les wat (temples) ne sont pas des monuments au sens traditionnel, ils abritent une activité sociale et religieuse.

Le temple de l’aube offre une architecture typique du royaume d’Ayuthaya (1350-1767). Le PRANG CENTRAL haut de 79 mètres, reliquaire aux influences khmères et indiennes évoque la représentation symbolique mahayaniste de l’univers. Quatre escaliers abrupts, orientés selon des points cardinaux, donnent accès à des terrasses soutenues par des divinités. Les niches abritent des représentations du dieu Indra monté sur Erawan, l’éléphant à trois têtes.

LES AUTRES PRANG entourent le prang central, ils symbolisent les quatre océans. On y voit le dieu de la Lune, monté sur un cheval blanc.

LE BOT (chapelle) période Rattanakosin, est décoré à l’intérieur de fresques décrivant la vie de Bouddha.

WAT-ARUN--1-.jpg

Tableau représentant la dynastie des Rois Rama de 1 à 9 l’actuel. Le Roi Rama 4 (le film « Anna et le roi »).

div172.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #bangkok, #prang, #rama, #roi, #temple

Repost0