roi

Publié le 13 Septembre 2012

Envoyé en signe de vengeance par Aphrodite, pour laquelle le roi Oenée avait omis de faire un sacrifice, cette monstrueuse bête ravageait le territoire de Calydon, tuant le bétail et terrifiant les habitants du pays. Le fils du roi, Méléagre, fit appel aux plus braves des héros de par toute la Grèce pour combattre ce fléau. Atalante, la seule héroïne de la chasse, porta le premier coup mortel à la bête, que Méléagre acheva. Celui-ci offrit à la chasseresse la peau de la bête en signe d'hommage et de reconnaissance, provoquant par ce geste la fureur des autres chasseurs.

 

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Publié le 13 Septembre 2012

Sur l'origine et la généalogie de ce roi, les versions diffèrent. Homère le dit fils d'Atrée et petit-fils de Pélops. Ainsi que Ménélas son frère, il fut élevé avec Egisthe, fils de Thyeste, dans la maison d'Atrée. Après le meurtre d'Atrée par Egisthe et Thyeste, qui purent s'asseoir sur le trône d'Argos, Agamemnon et Ménélas s'exilèrent à Sparte. Mais ils y levèrent une armée et purent chasser les usurpateurs. Agamemnon devint souverain d'Argos et l'un des plus puissants rois de tout la Péloponnèse.
Il épousa Clytemnestre, fille de Tyndare, qui lui donna trois filles, Iphigénie, Chrysothémis et LAodicé (Electreoreste. Lorsque Pâris enleva Hélène, femme de Ménélas et sœur de Clytemnestre, Agamemnon résolut de venger son frère. Il fut choisi entre tous, après de nombreuses tractations, pour commander en chef l'expédition contre Troie. Pendant deux ans, on construit la flotte, on leva les armées qui convergèrent à Aulis, port de Boétie. Par malheur, sur le point de lever l'ancre, Agamemnon se vanta d'avoir tué une biche avec une si grande adresse que même la déesse Artémis n'aurait pu l'égaler. Pour se venger de cette vantardise impie, la déesse interdit aux vents de souffler sur les voiles des navires grecs et empêcha ainsi la départ de l'expédition punitive contre Troie. On consulta le devin Calchas, qui déclara que seul le sacrifice d'Iphigénie, la plus belle des filles d'Agamemnon, pourrait apaiser le courroux d'Artémis.
Malgré sa tristesse et sa répugnance, mais poussé par l'ambition politique, le roi se soumit, fit mander sa fille sous le fallacieux prétexte qu'on désirait la marier avec Achille, roi de Thessalie, et s'apprêta sur l'autel à la faire égorger quand, dit-on, Artémis, enfin calmée, enleva Iphigénie, la transporta en Tauride et lui substitua une biche, qui fut immolée. Le calme plat cessa ; la flotte prit le chemin de la Troade. Mais la victoire n'était pas encore à la portée des Grecs. Agamemnon se disputa avec Achille, à propos d'une jeune captive, Briséis, que l'un et l'autre désirait posséder. Achille, ayant dû se soumettre, se retira sous sa tente et refusa de prendre part aux combats. Agamemnon s'aperçut vite que toute victoire définitive restait impossible si le héro dieu, ayant abandonné les Troyens, permirent aux Grecs de mettre la ville à sac, Cassandre, fille de Priam, échut en partage au roi Agamemnon. Douée d'un don de prophétie particulièrement remarquable, mais condamnée à ne jamais être crue, Cassandre supplia son royal amant de ne pas retourner dans sa patrie elle prévoyait les funestes desseins de Clytemnestre. Agamemnon ne la crut pas, la rendit mère de deux enfants, Télédamos et Pélops, et regagna ses foyers. Clytemnestre et son amant Egisthe lui firent un accueil hypocritement bienveillant, lui préparèrent un ban pour délasser ses membres et le tuèrent lorsqu'il se trouva enfin sans armure et sans armes. Cassandre et ses deux nouveaux nés subirent le même sort. Plus tard, Oreste vengea la mort de son père.
Parmi les personnages grecs de la guerre de Troie, Agamemnon se détache surtout non pas tant par sa bravoure, sa ruse ou sa chevalerie, éminentes qualités qui sont l'apanage de héros tels Achille ou Ajax, mais par sa majesté, sa dignité et, nous dit Homère, par ses yeux et sa tête semblables à ceux de Zeus, par sa poitrine égale à celle de Poséidon. S'il n'est pas un héros, au sens antique du terme, Agamemnon est le digne représentant de la race achéenne, celle qui a fait
n'apparaît dans la légende que beaucoup plus tard), et un fils lui refusait son concours. Il se réconcilia donc avec lui et lui renvoya Briséis. Lorsque les la Grèce.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L'un des célèbres héros de la mythologie grecque, Héraclès était le fils de Zeus et d'Alcmène, une descendante de Persée. Le dieu suprême l'avait engendré en l'absence d'Amphitryon, l'époux légitime. Au bout de neuf mois, Héra, jalouse, fit promettre à Zeus que tout descendant de Persée qui naîtrait la nuit suivante acquerrait sur les hommes un immense pouvoir. La déesse se transporta ensuite à Mycènes et permit à Nicippé, épouse de Sthénélos, lui aussi descendant de Persée, de mettre au monde un fils Eurysthée, avant qu'Alcème ne donnât le jour à Héraclès. Ainsi, ce dernier se trouvait privé de ses droits. Héra continua son œuvre de vengeance. Elle envoya sur le berceau du nouveau-né deux serpents ; mais tandis qu'Iphiclès, le frère jumeau d'Héraclès et fils d'Amphitryon, s'enfuyait épouvanté, le futur héros, sans perdre son sang-froid, réussissait à étrangler de ses deux mains les deux monstres, prouvant ainsi qu'il était bien de race divine.
Au cours de son enfance, Héraclès reçut une éducation de choix : il apprit d'Amphitryon l'art de conduire un char, d'Eurytos, la manière de tirer à l'arc, de Linos, la façon de chanter et de jouer agréablement de la lyre. Il fut ensuite préposé à la garde des troupeaux d'Amphitryon et commença la série d'exploits en tuant le lion de Cithéron, qui ravageait le royaume de son père et celui du roi Thespios ; en récompense, ce dernier accorda au jeune héros les faveurs de ses cinquante filles. On vit alors Héraclès combattre et tuer Erginos, le roi d'Orchomène, qui imposait un lourd tribut aux Thébains. Le roi de Thèbes Créon lui donna la main de sa fille Mégara. Mais Héra, dont la colère ne s'était pas apaisée, frappa Héraclès de folie et le héros massacra alors ses propres enfants. Désespéré d'avoir accompli ces crimes involontaires, il se réfugia chez Thespios, qui le purifia, et, sur les conseils de la Pythie, il se rendit en expiation à Tirynthe, chez Eurysthée, qui lui imposa les Douze Travaux. Si les Douze Travaux avaient été victorieusement accomplis et si les douze années étaient passées, le héros pourrait songer à briguer l'immortalité.

 

1° Combat contre le lion de Némée

Cette bête redoutable, fruits des amours d'Echidna et de Typhon, terrorisait la vallée de Némée. Héraclès, après avoir vainement essayé d'abattre de ses flèches et de sa massue l'animal, finit par l'étrangler de ses propres mains ; il l'écorcha et se revêtit de sa peau, qu'aucune flèche ne pouvait transpercer.

 

2° Combat contre l'HYdre de Lerne

Envoyé par Héra, ce monstre à neuf têtes de serpents venimeux ravageait le pays de Lerne, près d'Argos ; Héraclès coupa les têtes les unes après les autres et enterra celle qui était immortelle sous un énorme rocher.

 

3° Capture du sanglier d'Erymanthe

Héraclès avait reçu d'Eurysthée l'ordre de ne pas tuer l'animal qui vivait sur cette montagne d'Arcadie ; le héros le poursuivit donc pendant de longs mois. Il reçut l'hospitalité du centaure Pholos, mais, au cours d'une discussion, il entra en lutte avec les centaures et en tua un grand nombre. Par la suite, le héros retrouva la trace du sanglier, qu'il attrapa dans un filet. A la vue de la bête, Eurysthée fut si effrayé qu'il se cacha dans un tonneau.

 

4° Prise de la biche de Cérynie

Cette biche magique, qui avait des cornes d'or et des pieds d'airain, fut poursuivie une année durant par Héraclès, mais en vain. Enfin, le héros réussit à blesser l'animal d'une de ses flèches et, le plaçant sur ses épaules, la rapporta vivant à Eurysthée.

 

5° Destruction des oiseaux du lac Stymphale

Immenses aigles, aux becs et serres d'airain, ces oiseaux se nourrissaient de chair humaine et semaient la terreur autour du lac Stymphale, en Arcadie. Aidé par Athéna, qui lui avait offert des cymbales qui effrayaient les rapaces, Héraclès réussit à les abattre de ses flèches.

 

6° Nettoyage des écuries d'Augias

Toujours sur l'ordre d'Eurysthée, Héraclès nettoya les gigantesques écuries d'Augias, roi d'Elide, en détournant les cours de l'Alphée et du Pénée. Le roi, qui, auparavant, lui avait promis de le dixième de son bétail, refusa alors de lui accorder cette récompense. Héraclès devait le tuer lui et tous ses fils, à l'exception de Phyléos, qui eut le courage de témoigner en sa faveur.

 

7° Capture du taureau de Crète

Poséidon ayant rendu furieux un taureau blanc que Minos, roi de Crète, avait refusé de lui sacrifier, l'animal dévastait les récoltes de l'île et menaçait les habitants de famine. Le héros réussit à l'attraper par les cornes, à la dompter et à l'apporter sans dommage à Eurysthée, en Grèce. Là, le taureau fut rendu à la liberté et finalement capturé par Thésée aux portes de Marathon.

 

8° Capture des cavales de Diomède en Thrace

Aidé de son compagnon Abdéros, Héraclès fut chargé de s'emparer des cavales de Diomède, roi des Bistones, qui se nourrissaient de chair humaine. Au cours d'un combat, Diomède fut tué par le héros et sa dépouille jetée à ses chevaux carnivores, qui venaient de dévorer le malheureux Abdéros. Apaisés, les animaux furent livrés aux bêtes féroces sur le mont Olympe.

 

9° Prise de la ceinture de la reine des Amazones

Cette ceinture magique, cadeau d'Arès, ornait la taille d'Hippolyte, la reine des Amazones. Héraclès, d'abord bien accueilli par la souveraine, dut finalement la tuer pour s'emparer du précieux objet. A son retour, le héros délivra Hésioné, sur le point d'être dévorée par un monstre marin. Mais n'ayant pas reçu en récompense les deux chevaux que Laomédon, roi de Troie et père de la jeune fille, lui avait promis, Héraclès jura de se venger.

 

10° Capture des bœufs de Géryon

Ce Hélios de ses flèches. Pour l'apaiser, le Soleil lui prêta un bateau d'or qui lui permit de franchir l'Océan. Héraclès tua alors Géryon, les gardiens du troupeaux et s'empara du bétail. Il revint ensuite par la Gaule, l'Italie et la Thrace dans le territoire d'Eurysthée, qui sacrifia tous les animaux à Héra.

 

11° Les pommes d'or des Hespérides

Ces fruits merveilleux, qu'Héra avait reçus à l'occasion de son mariage avec Zeus, étaient gardés par des nymphes et par un dragon dans un jardin enchanté. Après avoir appris de Nérée la route à suivre, Héraclès prit provisoirement la place du géant Atlas, qui soutenait le monde, et lui demanda de lui rapporter les pommes. Le géant revint quelques temps après avec les fruits, mais refusa de reprendre son fardeau. Héraclès réussit cependant à s'enfuir, grâce à une ruse, avec les pommes, et les fruits furent consacrés à Athéna.

 

12° Enlèvement de Cerbère aux Enfers

Ce fut la dernière et la plus périlleuse des missions qu'accomplit Héraclès. Aidé par Hermès et Athéna, le héros descendit dans le royaume des Ombres, d'où jamais aucun mortel n'était revenu. Il profita de ce voyage pour délivrer Thésée, immobilisé depuis plusieurs années sur la chaise de l'Oubli, et réussit à s'emparer de Cerbère et à le transporter en Argolide. Épouvanté, Eurysthée lui fit aussitôt rendre le monstre aux Enfers.

 

Après ces travaux, Héraclès put regagner Thèbes ; il donna Mégara, sa première épouse, à lolaos ; il gagna ensuite un concours à l'arc sur le roi Eurytos, mais ne reçut pas Iole, la fille du roi, qui lui avait été promise s'il était vainqueur. Furieux, il tua Iphitos, le fils du roi, et fut contraint, pour se laver totalement de ce crime, de se placer comme esclave au service d'Omphale, le reine de Lydie : celle-ci humilia le héros, l'obligeant suivant une version romancée de la légende, à filer la laine à ses pieds. Mais on dit aussi qu'Héraclès eut quelques libertés pour mener à bien certains hauts faits : il prit ainsi part à la chasse au  sanglier de Calydon  et à l'expédition des Argonautes. Délivré du joug d'Omphale, il partit contre Troie et tua Laomédon, comme il se l'était juré. Il prêta ensuite son concours aux Dieux de l'Olympe pour combattre les Géants, puis se vengea d'Augias, qui avait refusé de lui payer son salaire, combattit le roi Nélée, qui n'avait pas voulu le purifier, entreprit une expédition contre Sparte, où régnait Hippocoon, et accomplit une foule d'autres exploits. Il se rendit ensuite à Calydon, où il épousa Déjanire, non sans avoir été obligé de combattre un des prétendants de la jeune femme, le dieu-fleuve Achéloos. Toutefois, ayant tué accidentellement le jeune Eunomos, un des pages de son beau-père Oenée, il dut s'exiler avec Déjanire. Pendant le voyage, le centaure Nessus tenta de faire violence à cette dernière, et Héraclès le blessa mortellement de ses flèches ; mais en mourant, le centaure offrit à l'épouse du héros un filtre empoisonné. Établi à Trachis, Héraclès accomplit sa dernière vengeance en tuant le roi Eurytos et tous ses fils, et en s'emparant enfin d'Iole. A cette nouvelle, Déjanire versa le filtre sur une tunique, pensant que le héros, s'il la revêtait, lui resterait désormais fidèle, comme le lui avait assuré Nessus. Mais le vêtement consuma le corps du malheureux. Déjanire épouvantée se pendit ; Hyllos, le fils aîné d'Héraclès, reçut les dernières volontés de son père, qui se fit brûler sur un bûcher au sommet du mont Oeta. On dit, à ce sujet, que Zeus le ravit à la Terre et, l'ayant transporté dans l'Olympe, lui accorda l'apothéose et l'immortalité.

Symbole de la force et de l'énergie, et même de l'héroïsme, Héraclès fut vénéré autant comme un héros que comme un dieu. Grand buveur, gros mangeur, bon vivant, il représente aux yeux des Grecs le justicier qui combat le méchant et le parjure, punit l'impie, et il reste le modèle du courage devant les périls mortels qui assaillent l'homme. Enfin, par sa prospérité, les Héraclides, il est l'ancêtre mythique de tous les Grecs de la Péloponnèse.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Dymas, roi de Phryhie, ou fille de Cissée, roi de Thrace, suivant les traditions, Hécube épousa Priam, souverain de Troade, et donna le jour à de nombreux enfants, qui, tous, devaient s'assurer dans la légende de la guerre de Troie une célébrité tragique : Hector, Pâris, Créüse, Laodicé, Polyxène, Déiphobos, Hélénos, Pammon, Politès, Antiphos, Hipponoos, Polydoros, Troïlos, Cassandre. Un devin ayant prédit que Pâris ruinerait la ville de Troie, Hécube exposa cet enfant ; mais celui-ci réussit à survivre et à rejoindre plus tard sa ville natale, où il fut accueilli avec joie par son père Priam. Si Hécube joue un rôle modeste dans la légende, les malheurs dont elle fut accablée, le massacre de ses enfants, presque sous ses yeux, sa solitude autant que sa fermeté d'âme lui ont donné une grandeur incontestable : après la prise de Troie, alors qu'elle était choisie comme esclave par Ulysse, elle aperçut sur le rivage le corps de Polydoros, qu'elle avait confié avec des trésors considérables au roi de Chersonnèse, Polymestor. Hécube décida de se venger ; elle convoqua le roi traître, lui arracha les yeux et tua ses deux fils. Poursuivie par les compagnons du roi, qui voulaient la mettre à mort, sur le point d'être lapidée, elle fut métamorphosée en chienne et sauta dans la mer, au lieu appelé depuis lors Cynossema ("le tombeau du chien").

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Issu de la race royale de Dardanos et parent de Piram, roi de Troie, dont il épousa la fille Créüse, Énée était le fils d'Anchise et d'Aprhodite. Élevé dans les bois par des Nymphes et le centaure Chiron, Énée ne prit pas part au commencement de la guerre de Troie ; cependant, un jour qu'il gardait ses troupeaux, il fut attaqué par Achille, qui lui ravit une partie de son bétail. Il se réfugia alors à Lyrnessos et, poursuivi par Achille, il dut quitter, sous la protection de Zeus cette ville pour celle de Troie, où il s'engagea dans les rangs des guerriers troyens. Au cours de cette longue guerre, Énée fut un héros courageux, sage et pieux ; il savait payer de sa personne, mais il eut bien souvent recours, dans des situations périlleuses, au secours et à la protection des Dieux, notamment lorsqu'il se mesura avec Achille : Poséidon le voyant en danger de mort, le ravit, dans une nuée, aux yeux de son ennemi. Lors de la destruction de Troie et l'extinction de la race de Priam, Énée, selon une des plus anciennes traditions, se serait retiré sur l'Ida avec son père, son fils et quelques fidèles, et il aurait fondé un nouveau royaume de Troade.
Cependant, selon des traditions plus tardives, qui ont été universalisés par Virgile dans l'Énéide, Énée s'enfuit de Troie, portant son père Anchise, aveugle et paralysé, sur son dos, traînant son fils Ascagne d'une main, tenant dans l'autre les dieux de la cité -- les Pénates --, ainsi que le Palladion. Il réunit quelques compagnons sur l'Ida et s'embarqua pour les Hespérides, l'Occident mal connu. Au cours d'un périple mouvementé, il établit de solides liens d'amitié avec le pilote de son navire, Palinure, avec Achate, dont la fidélité devint proverbiale, et avec bien d'autres Troyens. Il fit escale en Thrace, passa par Délos, puis arriva en Crète. Pendant plus de sept ans, il erra ensuite sur la mer à la recherche d'un rivage, bravant les tempêtes et la colère des divinités, en particulier celle d'Héra. Sur le point de toucher les côtes d'Italie, après avoir fait étape en Sicile, à Drépanon, où mourut le vieil Anchise, les navires d'Énée furent rejetés brusquement par une tempête sur la côte africaine, près de Carthage. La reine Didon, la fondatrice de Carthage, y accueillit le héros et l'aima. Mais les dieux ne souhaitaient pas un mariage entre Didon et Énée ; Zeus ordonna à celui-ci de regagner les rivages de la Sicile, où il reçut l'hospitalité du roi Aceste. Parvenu enfin sur les côtes d'Italie, à Cumes, il descendit aux Enfers, guidé par la sibylle, puis, revenu parmi les vivants, il se dirigea vers le Latium. Là, après avoir conclu une alliance avec Evandre, il combattit et tua Turnus, le chef des Rutules, afin d'obtenir la main de Lavinia, la fille du roi Latinus. C'est sur cette victoire que s'achève le poème de Virginie. Les historiens romains ont raconté la fondation de Lavinium par Énée. Celle d'Albe-la-Longue par Ascagne, et la naissance légendaire d'une petite nation, appelée, comme l'avait prédit le dieu Faunus, à dominer le monde.

 

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Rédigé par orange8454

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