roi

Publié le 13 Septembre 2012

Selon la tradition la plus commune, Tyndare est le fils d'Oebalos et de Gorgophoné ; cette dernière était née de l'union de Persée et d'Andromède. A la mort de son père, Hippocoon s'empara du royaume de Sparte et chassa ses deux frères Icarios et Tyndare. Tyndare trouva refuge chez le roi Thestios d'Etolie, dont il épousa la fille, Léda. Il put recouvrir par la suite son royaume avec l'aide d'Héraclès.
La célébrité de Tyndare trouve son origine dans sa descendance, les Tyndarides, parmi lesquels on peut citer les Dioscures, Hélène, Clymnestre, tout en faisant la part de la paternité de Zeus, qui s'unit à Léda sous la forme d'un cygne. Ménélas devint son gendre et épousa Hélène, et il succéda à Tyndare sur le trône de Sparte. La fin du roi reste mystérieuse ; on dit qu'il compte au nombre des Grecs qui furent ressuscités par Asxclépios et divinisés.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L'un des plus grands héros grecs de l'Attique, Thésée était considéré par les Athéniens comme un personnage historique. Il est un fait qu'il joue son rôle dans la plupart des légendes, et un proverbe laconique cours dans la cité d'Athènes : "Rien sans Thésée". Suivant la tradition la plus communément admise, il est simplement le fils d'Aethra et d'Egée, roi d'Athènes ; mais on disait aussi que sa force prodigieuse ne pouvait lui avoir été conférée que par un dieu et que Poséidon était son père.

Élevé par sa mère chez son grand-père Pitthée, à Trézène, il ignora tout sur sa naissance. Égée avait en effet quitté Aethra en lui ordonnant de ne rien révéler à l'enfant qui allait naître tant que ce dernier ne serait pas capable de soulever le rocher sous lequel il avait placé ses sandales et son épée. Thésée grandit donc sans savoir qu'il était le fils d'un roi, mais fit preuve, dès son plus jeune âge, d'un courage et d'un sang-froid remarquables : Héraclès qui était venu se reposer à la cour de Pitthée, jeta négligemment à terre la peau de lion dont il se vêtait ; aussitôt, tous les serviteurs et les familiers du roi s'enfuirent affolés ; seul Thésée resta à sa place, et, tirant son épée, il s'apprêta à pourfendre le lion.

Lorsqu'il eut seize ans, Aethra le conduisit près du rocher, le jeune héros le souleva et découvrit les deux trophées cachés là par Égée. Il décida de rejoindre aussitôt son père. Mais comme la région qu'il devait parcourir était infestée de monstres et de bandits, sa mère et son grand-père lui recommandèrent de prendre la route de la mer. Thésée passa outre à ces conseils de prudence et prit le chemin d'Athènes par la voie de la terre, décidé à prouver à tous les habitants de l'Attique qu'il était véritablement le fils d'un roi. Il tua successivement Périphétès, Sciron, Sinis, une truie énorme qui désolait la contrée, Procuste, Cercyon, et, avant d'entrer dans Athènes, il se purifia de toutes les souillures de ces meurtres dans les eaux du Céphise.

Athènes était alors toujours gouverné par Égée, mais, en fait, le pouvoir réel était tout entier entre les mains de la magicienne Médée, qui avait épousé le roi et inspirait ses décisions. Médée comprit aussitôt qui était Thésée et décida Égée à empoisonner cet étranger, capable d'usurper le trône. Reçu avec d'hypocrites honneurs, Thésée put, au cours du repas, se faire reconnaître de son père de son père en tirant son épée pour découper un morceau de viande. Redevenu un roi dans toute sa puissance, parce qu'il sentait la pérennité du pouvoir enfin assurée, Égée répudia Médée et la chassa de son palais. Cependant, les Pallantides, les fils de Pallas, frère d'Égée, qui avaient cru que le roi n'aurait jamais de prospérité et qui avaient espéré régner un jour sur Athènes, conspirèrent pour abattre Thésée. Le héros réussit à les vaincre et à les massacrer tous. Il fut bannit de la ville pour ces crimes pendant une année.

Mais Athènes avait trop besoin Thésée pour la délivrer de l'effroyable tribut que lui imposait le roi de Crète Minos : sept jeunes gens et sept jeunes filles devaient, tous les sept ans, être envoyés dans l'île pour y être dévorés par le Minotaure. Thésée proposa immédiatement de délivrer sa patrie de cet impôt sanglant, et il s'embarqua avec les victimes. Parvenu en Crète, il séduisit Ariane, une des filles de Minos, et la jeune fille lui donna une pelote de fil grâce à laquelle le héros réussit à trouver son chemin dans le Labyrinthe, demeure du Minotaure, et put ainsi tuer à coups de poings le monstre endormi. Après avoir accompli cet exploit, qui devait lui valoir la reconnaissance de tout le peuple athénien, il enleva Ariane et reprit la route pour Athènes. Mais sur le chemin du retour, il abandonna Ariane dans l'île de Naxos, sans doute par ordre de Dionysos, qui désirait épouser le jeune femme. Attristé par cette séparation, mais fier de ses exploits, Thésée oublia de hisser la voile blanche comme son père le lui avait ordonné avant son départ. Égée scrutant la côte, aperçut les voiles noires du bateau et crut que son fils avait péri, de désespoir, il se précipita dans la mer qui porte à présent son nom.

Devenu roi, Thésée eut un rôle politique immense et bienfaisant. En réunissant les différentes bourgades, il assura l'unité de la cité. Il instaura de grandes fêtes : les Panathénées, et créa les jeux Isthmiques en l'honneur de Poséidon. Il institua un gouvernement stable et promulgua les lois sociales peu favorables aux riches et aux nobles. Mais le temps de ses prouesses n'était pas terminé. En compagnie de Pirithoos, roi des Lapithes, un de ses plus fidèles amis, il accompagna les Argonautes dans leur conquête de la Toison d'or, participa à la chasse du sanglier de Calydon et mit son ingéniosité au service des Sept Chefs en aidant Adraste à recouvrer les corps des héros morts à Thèbes. On retrouve cette humanité du héros dans la bienfaisante hospitalité qu'il accorda à Oedipe banni de son pays. Mais, de toutes ses aventures, la plus célèbre demeure celle qu'il opposa aux Amazones ; il réussit à leur enlever leur reine Antiope, malgré le siège qu'infligèrent à Athènes ces femmes guerrières et cruelles. De cette union devait naître Hippolyte. Après la mort d'Antiope, Thésée épousa Phèdre, qui lui donna deux fils, Acamas et Démophon.

Avec Pirithoos, il partit pour le royaume des Ombres afin de s'emparer de Perséphone. Sur la Terre, dans la cité abandonnée par son roi, les intrigues se multiplièrent ; les nobles étaient irrités par les réformes démocratiques que Thésée avait imposées à la cité ; ils appelèrent les Dioscures à leur aide. Ceux-ci accoururent pour délivrer leur sœur Hélène, enlevée par Thésée et gardée par Acthra, ensuite pour placer Ménesthée sur le trône d'Athènes. Aux Enfers, pendant ce temps, Thésée et Pirithoos étaient accueillis avec une bienveillance feinte par Hadès et Perséphone, qui les invitèrent à s'asseoir à leur table. Ils ne purent se relever de leur siège, appelé "Chaise de l'oubli", parce qu'on y perdait la mémoire. Pirithoos devait rester fixer éternellement, tandis que Thésée, après de longs mois d'attente, était délivré par Héraclès. Mais l'état dans lequel il retrouva son royaume, après une si longue absence, l'incita à s'expatrier et à se retirer à Scyros chez le roi Lycomède, qui, après lui avoir manifesté des marques d'amitié, l'assassina traîtreusement. Une fois, pourtant, Thésée quitta le domaine de la mythologie pour entrer dans celui de l'histoire : les Athéniens affirmèrent l'avoir vu lors de la bataille de Marathon (490 av. J.-C.).


 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

r.rabat.JPG Partout du bleu, bleu intense de la mer et du ciel, et blottie dans l'écrin ocre de ses remparts, une ville blanche avec un minaret qui joue avec les nuages : voici Rabat, la capitale du Maroc. Rabat a une longue vocation de ville phare. Au XIIème siècle, Yacoub el Mansour, le grand conquérant almohade, l'avait élue pour symboliser sa splendeur. Mais l'histoire était déjà passée par Rabat. Les Mérinides (XIII et XIVème siècle) lui rendaient hommage en bâtissant la nécropole de Chellah sur l'antique cité romaine de Sala.

L'histoire passe par Rabat et ne la quitte plus. Elle resurgit au détour d'une ruelle, devant une échoppe de babouches et de poufs qui embaument le cuir, dans une vente de tapis à la criée. Elle imprègne chaque pierre de la casbah des Oudayas, forteresse d'indomptables corsaires andalous du XVIIème siècle. Rien de plus exaltant que d'imaginer leurs vies trépidantes, délicieusement installé au café maure en dégustant cornes de gazelle et thé à la menthe, et de laisser son regard se perdre, au loin, sur les barques qui dansent dans l'Oued Bou Regreg au pied des remparts de Salé. L'histoire est restée à Rabat et Rabat célèbre ceux qui la font. Yacoub el-Mansour avec la tour Hassan, dominant ce qui aurait dû être l'une des plus grandes mosquées du monde musulman ; le mausolée de feu Mohamed V, artisan de l'indépendance en 1956 ; l'imposant Palais Royal, résidence du Roi et siège du gouvernement depuis 1912.

 

Le mausolée Mohammed V a été construit en 1969 par Hassan II pour immortaliser la mémoire du roi qui s'est opposé aux français pendant le Protectorat et qui est mort en 1961 dans une opération chirurgicale. r.rabat-mausolee.JPG

















Un grand cercueil en onyx blanc est à voir à l'intérieur, celui de Hassan II a été déposé à côté récemment. Le décor intérieur et extérieur est fidèle au style hispano-mauresque. r.rabat-cercueil-hassan2.JPG




















La Tour Hassan
aurait dû être un minaret beaucoup plus élevé faisant partie de la mosquée la plus grande du Maroc au moment où le puissant roi Yacoub El Mansour (le Victorieux) a ordonné sa construction durant la fin de son règne à la fin du XIIème siècle. "Hassan" signifie "bonté" dans la langue arabe, ne voyez donc qu'une coïncidence avec le nom du roi qui a précédé "M6", comme l'appelle affectueusement les Marocains.

r.rabat-tour.JPG

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Rédigé par orange8454

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