Publié le 13 Septembre 2012
hassan
Publié le 13 Septembre 2012
Il était une fois un pauvre bûcheron qui vivait dans la forêt avec sa femme et ses deux enfants Hassan et
hassnae.
Un jour, la mère à bout de force ne trouvant rien à manger ni pour elle et son mari, ni pour ses enfants, proposa à son mari de se débarrasser de Hassan et hassnae de peur qu’ils meurent de
faim.
Le bûcheron qui était tellement accablé par tant de misère n’a pu trouver une issue à son malheur et décida de les abandonner dans forêt dans l’espoir qu’un gentil homme les trouve et les
aide.
Ayant écoutés toute la conversation des parents, Hassan et sa sœur hassnae étaient tellement tristes qu’ils avaient versé de chaudes larmes toute la nuit.
Le lendemain matin, très tôt, la mère réveilla ses deux petits enfants pour aller à la forêt cueillir des fruits.
En marchant Hassan laissa tomber le long du chemin des miettes de pain sec qu’il avait caché dans ses poches, pour marquer le chemin du retour.
Le père et la mère les menèrent dans l’endroit de la forêt le plus épais et le plus obscur. Ainsi les deux enfants ne purent retrouver les miettes de pain sec qu’ils avaient semé sur leur chemin,
car il faisait si sombre et forêt était si épaisse.
Le matin après une longue nuit pleine de peur, ils se réveillèrent devant une belle maison toute en chocolat. Une bonne femme leur ouvrit la porte et leur donna à manger toutes les bonnes
choses.
Mais savez vous mes chers enfants que la bonne femme n’est autre qu’une maudite sorcière ? Elle a emprisonné Hassan et hassnae et leur a ordonné de faire les taches les plus difficiles :
nettoyer, balayer, faire la vaisselle, laver le linge, etc.
Hassan étant bien chétif et faible fut enfermé. Chaque jour la vilaine sorcière lui donna énormément de nourriture pour qu’il devienne fort et capable de faire les travaux les plus
difficiles.
Chaque matin la vieille femme demanda à Hassan de faire glisser son petit doigt sous la porte pour voir s’il a grossit ou pas.
Un jour alors que hassnae était occupée à préparer le four elle se rappela ce que sa mère lui avait révélé à propos des sorcières : «celles-ci se transforment en cendre si elles respirent de la
fumée »
Hassnae a allumé un grand feu et l’a rempli d’un tas de broussailles, ensuite elle a appelé la vieille sorcière : « s’il vous plait madame, montrez moi comment faire pour mettre le pain dans le
four ?»
Dès que la vielle sorcière s’approcha du four une immense fumée l’envahie .Elle a crié tout son saoul mais en vain. La fumée l’a entièrement enveloppée. Elle tomba par terre et devint
poussière.
Hassnae qui assistait stupéfaite à cet horrible spectacle, se précipita, prit les clés et déchaîna son frère Hassan.
Avant de quitter la maison de la vieille sorcière, hassnae a pris un peu de nourriture et Hassan un bâton pour chasser les animaux sauvages sur leur chemin.
Cependant, combien était grande leur surprise lorsqu’ils ont vu ce bâton ; qui glissa des mains de Hassan ; illuminer toute la maison ; qui s’écroula sous leurs pieds ; et toutes les pierres se
transformaient en pierres précieuses.
En ce moment là, les deux enfants remplirent deux grands sacs de pierres précieuses, et prirent la fuite.
Après quelques jours de marche, ils ont compris qu’il n’y avait aucune chance de retrouver la maison de leurs parents. Très en colère Hassan frappa très fort le bâton qu’il avait dans la main
contre une pierre en criant :
« Aaaahhh ! Si j’avais mis une longue corde jusqu’à la maison au lieu des miettes de pain sec ! »
A peine la phrase terminée, qu’une longue corde de différentes couleurs s’allongea entre les arbres jusqu’à leur maison.
Les deux enfants comprirent qu’ils avaient entre leurs mains le bâton magique de la vielle sorcière.
Arrivés à la maison ils ont trouvé leur mère entrain de chanter une triste chanson et leur pauvre père entrain de couper le bois.
Le soir ils fêtèrent ensemble leur retrouvaille et vécurent heureux le reste de leur vie.
Publié le 13 Septembre 2012
Partout du
bleu, bleu intense de la mer et du ciel, et blottie dans l'écrin ocre de ses remparts, une ville blanche avec un minaret qui joue avec les nuages : voici Rabat, la capitale du Maroc. Rabat a une
longue vocation de ville phare. Au XIIème siècle, Yacoub el Mansour, le grand conquérant almohade, l'avait élue pour symboliser sa splendeur. Mais l'histoire était déjà passée par Rabat. Les
Mérinides (XIII et XIVème siècle) lui rendaient hommage en bâtissant la nécropole de Chellah sur l'antique cité romaine de Sala.
L'histoire passe par Rabat et ne la quitte plus. Elle resurgit au détour d'une ruelle, devant une échoppe de babouches et de poufs qui embaument le cuir, dans une vente de tapis à la criée. Elle imprègne chaque pierre de la casbah des Oudayas, forteresse d'indomptables corsaires andalous du XVIIème siècle. Rien de plus exaltant que d'imaginer leurs vies trépidantes, délicieusement installé au café maure en dégustant cornes de gazelle et thé à la menthe, et de laisser son regard se perdre, au loin, sur les barques qui dansent dans l'Oued Bou Regreg au pied des remparts de Salé. L'histoire est restée à Rabat et Rabat célèbre ceux qui la font. Yacoub el-Mansour avec la tour Hassan, dominant ce qui aurait dû être l'une des plus grandes mosquées du monde musulman ; le mausolée de feu Mohamed V, artisan de l'indépendance en 1956 ; l'imposant Palais Royal, résidence du Roi et siège du gouvernement depuis 1912.
Le mausolée
Mohammed V a été construit en 1969 par Hassan II pour immortaliser la mémoire du roi qui s'est opposé aux français pendant le Protectorat et qui est mort en 1961 dans une opération
chirurgicale.
Un grand cercueil en onyx blanc est à voir à l'intérieur, celui de Hassan II a été déposé à côté récemment. Le décor intérieur et extérieur est fidèle au style hispano-mauresque.
La Tour Hassan aurait dû être un
minaret beaucoup plus élevé faisant partie de la mosquée la plus grande du Maroc au moment où le puissant roi Yacoub El Mansour (le Victorieux) a ordonné sa construction durant la fin de son
règne à la fin du XIIème siècle. "Hassan" signifie "bonté" dans la langue arabe, ne voyez donc qu'une coïncidence avec le nom du roi qui a précédé "M6", comme l'appelle affectueusement les
Marocains.
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