Publié le 13 Septembre 2012

Epidaure dans l’histoire

 

Image2-copie-2.gif   Asclépios, dieu-guérisseur, naquit des amours d’Apollon et de Coronis, une fille de roi. Mais la jeune femme s’éprit d’un obscur mortel d’où le courroux d’Artémis, qui la tua et vengea ainsi l’affront subi par son frère. Apollon, pris de remords, voulut néanmoins sauver l’enfant et l’abandonna dans la forêt d’Epidaure. Recueilli par un berger, puis initié aux vertus des plantes médicinales par Chiron – le bon centaure du mont Pélion -, Asclépios passait pour soulager n’importe quelle maladie et même ressusciter les morts. Zeus, irrité de son trop grand pouvoir, le frappa de sa foudre.

Le culte d’Asclépios prit sa source naturellement à Epidaure et se propagea à Athènes, à Pergame, en Crète et à Rome, sous le nom d’Esculape. La prospérité du sanctuaire commença dès le VIe s. pour connaître son apogée à l’époque classique. Des fêtes – les Asclépéia -, des jeux panhelléniques, des concours de rhapsodes y étaient organisés. Les malades, venus d’un peu partout dans le monde antique, accouraient à Epidaure.

 

Rivalisant assez bien avec la montée du christianisme du fait sans doute de son caractère profondément humain, le culte d’Asclépios demeura vivant jusqu’au règne de Théodose II, qui l’interdit au début du Ve s.

 

 

 

 

 

A 30 km à l’est de Nauplie. Au box-office des sites antiques du Péloponnèse les plus visités, Epidaure occupe la première place aux côtés d’Olympie et de Mycènes. Ce succès, le sanctuaire d’Asclépios le doit autant à son fabuleux théâtre qu’à son site lui-même, dans une belle campagne solitaire plantée de bois de pins.

 

 

 

img038.jpg   Le théâtre d’Epidaure n’a pas son pareil en Grèce et en Asie Mineure. Même ceux d’Ephèse en Turquie ou de Dodone en Epire ne peuvent rivaliser avec lui. Construit au IVe s. avant J.C. par Polyclète le Jeune et presque intact, il pouvait accueillir – et accueille toujours lors du festival environ 14 000 spectateurs. En montant en haut des gradins qui épousent les flancs du mont Kynortion, la vue est magnifique sur la campagne environnante et l’on écoute les expériences acoustiques auxquelles se livrent sans cesse les groupes.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #asclepios, #d’asclepios, #epidaure, #site, #–

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Publié le 13 Septembre 2012

Mycènes et Nauplie

 

 

Image3-copie-1.gif   L’Argolide, dont le nom signifie « plaine », fut habitée sans interruption depuis les temps préhistoriques. Terre « nourricière de chevaux », selon Homère. L’Argolide est une plaine triangulaire, longue d’environ 20 km, s’ouvrant sur le golfe de Nauplie. Protégée par une suite continue de montagnes qui la séparent de l’Arcadie et la Corinthie, elle se prolonge par une péninsule montagneuse, le massif Didymon.

Nauplie

 

 

Nauplie dans l’histoire

 

Image4-copie-1.gif   D’abord base navale d’Argos, la ville devint réellement importante sous les Francs, qui la prirent aux Byzantins en 1210, puis sous la domination vénitienne. Appelée par ces derniers Napoli de Romanie, elle fut dotée de fortifications, encore en bon état aujourd’hui, que même les Turcs ne parvinrent jamais à violer. Seul un traité de paix leur livra la forteresse, en même temps que la ville en 1520, mais Venise reprit le tout au début du XVIIIe s. En 1829, cette petite cité devint la capitale de la Grèce libérée et accueillit, quatre ans plus tard, son premier souverain en la personne d’Othon de Bavière.

 

 

 

 

A 5 km au sud de Tirynthe et à 13 km d’Argos.

 

 

Bâtie sur une presqu’île rocheuse au fond du golfe Image6-copie-1.jpg Argolique, Nauplie est l’une de ces petites villes grecques où il fait bon vivre et qu’un tourisme pourtant massif n’affecte pas trop.

Elle est sans doute l’une des plus agréables étapes de votre séjour dans le Péloponnèse.

Nauplie compte trois curiosités principales : la forteresse Palamède, la citadelle d’Acronauplie et un petit musée.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Mycènes dans l’histoire

 

Image7-copie-1.gif   Venu d’Egypte, danaos serait le fondateur des dynasties qui s’imposèrent aux Pélasges aux alentours de 2800 av. J.C.. Son arrière petit-fils, Persée fonda Mycènes après ses longues expéditions en Asie. Ses descendants régnèrent jusqu’à l’arrivée des Achéens que conduisaient Pélops, vers l’an 2000 av. J.C.. Mycènes devint alors la capitale d’un royaume puissant.

 Le royaume ne cessa de s’étendre jusqu’aux invasions doriennes. Cet âge d’or, qui donna son nom à toute une civilisation, se manifesta par d’étroites relations commerciales avec la Crète, l’Egypte et la Syrie. La dynastie des Atrides, célèbres par ses cruautés, régna sur la ville au cours du XIII s. av J.C..

 

Une guerre civile et dynastique s’en suivit qui annonce la fin de Mycènes. Les Doriens, par leurs pillages, ne firent que précipiter sa chute. Après la destruction des Argiens (vers 468 av. J.C.), il n’en subsistait déjà plus que des ruines. On doit la redécouverte de Mycènes, que l’on croyait appartenir à la mythologie, à Heinrich Schliemann (1822-1890), qui mit au jour le fabuleux trésor des Atrides, aujourd’hui au Musée national d’Athènes.

 

 

Image8-copie-1.jpg   A 44 km au sud de Corinthe.

Le site se trouve après le village moderne de Mycènes. Une colline aride où pousse une rare végétation, des pierres dont la couleur s’accorde parfaitement à une terre brûlée par le soleil : Mycènes est déjà un cadre parfait de tragédie. Moment de grâce de votre séjour, la visite de la cité d’Agamemnon vous donnera l’impression d’aller à la rencontre d’un mythe désincarné qui peu à peu prend vie.

 

En montant vers l’Acropole, un espace triangulaire d’environ 30 000 m2 encerclé de murailles d’une épaisseur de  3  à  8  m  (XIVe s.  av. J.C.), nous arrivons devant la  fameuse porte des Lions, dont le fronton représente deux fauves qui se frottent à un pilier chef-d’œuvre de ces temps reculés et marqués par l’Orient, elle signale l’entrée du palais.

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En continuant notre ascension, nous trouvons sur la droite le cercle des tombes royales, un enclos circulaire formé de deux rangées de dalles dressées. A proximité, se trouve un quartier d’habitations difficilement identifiable.

 

Image9-copie-1.gif Du palais des Atrides (XIVe s. av. J.C.), au sommet de l’Acropole, ne subsiste plus que le plan au sol. Nous entrons d’abord dans une cour pavée de galets avant d’atteindre, par un escalier monumental, la salle du trône où se tenaient les cérémonies officielles. A l’opposé de la cour, on voit encore les traces du mégaron. Précédé d’un portique à colonnes probablement en bois, il était pavé de gypse et ses murs devaient être ornés de fresques.

L’extrémité orientale de l’Acropole présente quelques autres vestiges intéressants : des maisons, des magasins.

 

Du parking, nous descendons la route sur environ 500 m.

 

img048.jpg   Le trésor d’Atrée, appelé tombeau d’Agamemnon (v. 1300 av. J.C.), est le plus parfait exemple de l’architecture funéraire mycénienne. Comme celui de Clytemnestre, on y pénètre par un dromos taillé dans le roc auquel fait suite une porte monumentale. On entre ensuite dans la salle à coupole, où des oiseaux ont maintenant élu domicile, à laquelle succède une petite pièce.

La grande chambre, d’environ 14,50 m de diamètre sur 13 m de hauteur, est une véritable prouesse technique pour l’époque. Le trésor qu’elle contenait certainement a été entièrement pillé.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

img049-copie-1.jpg   Aux portes de l'Argolide, Tolo, agréable village de 1500 habitants situé à une dizaine de kilomètres de Nauplie, dominé par sa citadelle vénitienne, devient une station touristique très animée en saison.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

        Mystra, Sparte

 

 

Image10-copie-1.gif   La Laconie, c’est le pays des Spartiates, prodigues en coups d’épée et avares en paroles – d’où notre mot « laconique ». Ici commence le Sud. Les cyprès se multiplient, les chèvres cherchent l’ombre, tandis que s’affirment les traits méditerranéens de la péninsule.

 

 

Mystra

 

 

Mystra dans l’histoire

 

L’histoire de Mystra débuta seulement en 1249, lorsque Guillaume de Villehardouin décida d’y bâtir un château fort qui contrôlerait l’ensemble de la Morée (nom médiéval du Péloponnèse). Le site, un contrefort du mont Taygète entouré de falaises inaccessibles et de pentes escarpées, s’avérait particulièrement facile à défendre.

 

Mystra demeura franque jusqu’en 1262, date où elle fut cédée aux byzantins en échange de la libération de Villehardouin, fait prisonnier par Michel VIII Paléologue. La ville devint alors le siège d’un gouverneur byzantin et son importance s’accrut peu à peu au début du XIVe s.

 

Image11-copie-2.gif   En 1349, l’empereur Jean VI Cantacuzène décida d’envoyer en Morée son fils Manuel, afin de lutter plus efficacement contre les incursions franques et vénitiennes dont souffrait toujours le Péloponnèse. Doté des pleins pouvoirs par son père, Manuel parvint rapidement à pacifier la région, et fit de Mystra la capitale de la Morée. Jusqu’à l’arrivée des Ottomans en 1461. La ville ne cessa de prospérer et devint un centre intellectuel, artistique et industriel (tissage de la soie) de tout premier plan.

 

Résidence d’un pacha, puis de seigneurs vénitiens de 1687 à 1715, la ville fut reprise par les turcs et finalement incendiée en 1770 par les albanais habitants des montagnes voisines. Au début du XIXe s. Chateaubriand remarquait déjà son abandon. La rénovation de Sparte en 1831 ne fit que précipiter les choses.

 

 

Au point le plus haut, le château franc qui n’a plus grand chose à voir avec la construction de Villehardouin du fait des ajouts successifs byzantins et turcs, il reste un bon exemple de l’architecture militaire de la fin du Moyen Age. Vue magnifique sur le site et ses environs.

 

La porte de Nauplie était la seconde entrée de la ville haute. Le chemin conduit ensuite à Sainte-Sophie.

img050d.jpg Cette église servait en même temps de chapelle au palais des Despotes et de catholicon d’un monastère. Son plan est le même que celui de la Péribleptos, c’est-à-dire cruciforme, et elle semble avoir été construite au début du XIVe s.. Quelques rares fresques subsistent à l’intérieur. img050c.jpg

 

img051-copie-1.jpg   Nous arrivons au palais des Despotes après être passé près d’une petite mosquée, l’un des rares souvenirs, avec les bains proches, de la domination turque sur Mystra.

Le palais en lui-même date des XIII-XVe s.. Ses ruines donnent encore une bonne idée du gigantisme d’un plan que ses propriétaires successifs, francs et byzantins, agrandirent constamment.

 

La porte de Monemvasie, du XIIIe s., donne accès à la seconde enceinte qui protégeait la ville haute.

 

img061.jpg En descendant le sentier qui longe la colline, nous arrivons ensuite au couvent de la Pantanassa. Encore habité par quelques religieuses, la Pantanassa (Reine du Monde) tranche avec l’aspect abandonné de Mystra. Construit en 1428, le couvent aux six coupoles fut plusieurs fois restauré et a reçu une décoration sculptée nettement plus sophistiquée que les autres églises, notamment à l’abside, dont l’allure d’ensemble est franchement occidentale.

Les fresques de l’intérieur (v. 1430) ont certainement subi l’influence de celles de la Péribleptos mais apparaissent pourtant moins spectaculaires.

 

img056.jpg   Le monastère de la Péribleptos est accolé à la falaise dont il épouse la forme. C’est l’un des plus beaux monuments de Mystra. Sa fondation, mal connue, remonterait peut-être à la période franque, mais le monument que l’on voit aujourd’hui appartient vraisemblablement au XIVe s. Après avoir remarqué l’originalité du plan et les nombreuses réminiscences latines « chevet et tour crénelées », vous pénétrez dans l’édifice entièrement recouvert de fresques exécutées dans les années 1340-1380 dont la lecture est rendue délicate par l’imbrication de trois cycles iconographiques (Eucharistie, Passion du Christ et Vie de la Vierge).

 Les scènes de la Nativité du Christ (bras sud), du Chemin de Croix (diakonicon) ou de la Dormition (côté nord), sont sans doute les plus belles réussites de cet art de rythme et de couleur qui a su ne pas rester insensible à l’Italie, notamment à travers ses recherches dans le rendu de la profondeur.

Dans la ville basse avec son petit cimetière, l’église de l’Evanghélistria (fin XIVe s.) est sans doute celle qui incite le plus à la mélancolie. Le temps a ici complètement effacé l’histoire de cet édifice.

 

Le monastère de Brontochion se trouve à l’extrémité est de la ville basse et regroupe deux églises, les Saints Théodore et l’Hodigitria. La première (XIIIe s.) adopte un plan octogonal que surmonte une grande coupole. On remarquera la belle abside dont l’ornementation affirme nettement les lignes horizontales. La seconde (début XIVe s.) faisait fonction d’église principale. Son plan, sans doute influencé par Constantinople, est beaucoup plus complexe (deux étages et cinq coupoles) et combine les formes basilicale et à croix inscrites, chose rare en dehors de Mystra. A l’intérieur, la décoration en marbre est complétée de fresques (XIVe s.) aujourd’hui un peu altérées par le temps mais encore significatives. Certaines font même penser au Trecento italien (les Miracles de Jésus dans le narthex). Vous arrivez enfin à la Métropole, la cathédrale dédiée à Saint Démètre (fin du XIIIe s. (à l’est) au début du XIVe s. (nef centrale et narthex)).

A côté de l’église, un musée abrite quelques icônes et fragments de fresques ainsi que des poteries et des bijoux byzantins.

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Rédigé par orange8454

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