Publié le 13 Septembre 2012

La mère du panthéon grec, protectrice de la continuité de la vie.

 

Génitrice attentionnée d’innombrables enfants et mère du panthéon grec, Gaia, impérieuse, s’obstine à protéger ses rejetons, dût-elle pour cela comploter contre celui d’entre eux qui est devenu son époux, Ouranos. Mais le dieu du Ciel n’est pas le seul à faire les frais de sa colère : Zeus, son petit-fils, doit lui aussi affronter son courroux…

 

Au commencement du monde est un gouffre obscur où règne le silence, Chaos. Puis, apparaissent Gaia, la Terre à la généreuse poitrine, et Eros, l’Amour. Chaos engendre ensuite l’Erèbe, l’endroit le plus sombre et le plus inaccessible des Enfers, et Nyx, la Nuit, qui à leur tour s’unissent pour enfanter Ether, la partie supérieure du Ciel, et Héméra, le Jour.

 

L’union de Gaia et d’Ouranos, de la Terre et du Ciel

 

Le premier enfant de Gaïa est Ouranos, le ciel parsemé d’étoiles. Elle en fait son égal en grandeur afin qu’il la recouvre entièrement. Elle engendre ensuite les hautes montagnes, fruit de son activité terrestre, puis Pontos, la mer sombre.

L’Univers étant désormais créé par les soins de Chaos et de Gaia, reste à peupler cet immense espace. La Terre s’unit alors à son premier fils, Ouranos, le Ciel et tous deux enfantent la race des Titans, au nombre de douze, six mâles et six femelles : Océanos, Coios, Crios, Hypérion, Japet, Cronos, Théia, Rhéa, Mnémosyne, Phoebé, Téthys et Thémis.

 

Une fois cette première espèce établie, Gaia et Ouranos s’unissent à nouveau pour enfanter cette fois-ci les Cyclopes : Brontès, Stéropès et Angès. Trois autres monstres naissent également : il s’agit de Cottos, Briarée et Gyès, les Hécatonchires ou Centimanes, des géants à cent bras.

 

La redoutable Gaia se venge de l’outrage qu’Ouranos lui a fait subir

 

Ouranos est le premier à faire la douloureuse expérience de l’amour maternel que porte Gaia à ses enfants. Horrifié par les monstres issus de son union avec sa mère, Ouranos enferme ses enfants dans le sein de Gaia à mesure qu’ils naissent. Gémissant de douleur, une terrible colère s’empare bientôt d’elle… la punition d’Ouranos sera à la mesure de sa souffrance.

 

Elle convoque alors ses enfants et tente de les liguer contre leur père, mais aucun d’entre eux ne parvient à trouver assez de courage pour affronter Ouranos. Excepté le dernier-né, Cronos, le plus téméraire, qui accepte d’assouvir le désir de vengeance de sa mère. Gaïa arme alors son fils d’une faucille acérée, trempée dans l’acier qu’elle extrait de son sein. Tous deux élaborent ensuite un piège…

 

Le soir venu, Ouranos, comme à son habitude, rejoint son épouse en compagnie de la Nuit. Mais alors qu’il étend sa voûte céleste sur elle, Gaïa donne le signal à Cronos qui, arme à la main, se précipite sur son père endormi et l’émascule.

 

Il s’empare ensuite de ses organes génitaux et les lance à la mer. Le sang noir d’Ouranos s’infiltre dans la terre avant de donner naissance aux terribles Erinyes, aux redoutables Géants et aux Nymphes Méliades. De ses organes emportés par les vagues jaillit Aphrodite, la jeune déesse de l’Amour.

 

Le roi de l’Olympe aux prises avec sa grand-mère

 

Si Gaïa a sauvé Zeus une première fois en le protégeant de l’appétit glouton de son père Cronos, elle n’hésite pas à se retourner contre lui quand celui-ci s’en prend à ses enfants. En effet, les Titans ne tolèrent pas le pouvoir des nouveaux dieux. Ils sont déterminés, à l’exception d’Océanos, à reconquérir le royaume qui leur revient. Une lutte acharnée s’engage alors entre l’Olympe et les Titans. Au bout de dix années de combat, Zeus délivre les Cyclopes et les Hécatonchires, emprisonnés dans le Tartare, et en fait ses alliées.

 

Le roi de l’Olympe obtient des Cyclopes la foudre, et les Hécatonchires, dotés de leurs cent bras, projettent à tours de main d’énormes blocs rocheux sur leurs frères ennemis. Les Titans, terrassés par le foudre que Zeus déchaîne contre eux et écrasés par les rochers des Centimanes, sont ensuite précipités au plus profonds des abîmes terrestres.

 

Comment Zeus vient à bout des géants et du monstrueux Thyphon

 

Mais Zeus n’est pas encore au bout de ses peines. Gaïa, qui ne tolère pas la défaite de ses fils les Titans, n’est pas prête à céder les pleins pouvoirs à son impétueux petit-fils. Elle organise alors la révolte de ses fils, les Géants, issus du sang d’Ouranos et place à la tête de cette armée colossale Porphyrion, Alcyonée et Eurymédon. Le combat qui se livre alors entre dieux et Géants est nommé Gigantomachie. De manière à les rendre immortels, Gaia fournit à ses fils une herbe magique. Zeus, face à ce combat inégal, plonge l’Univers dans l’obscurité la plus totale et dérobe la plante aux Géants. Aidé ensuite des autres dieux de l’Olympe, il enferme les monstres aux tréfonds de la Terre.

 

Gaia est furieuse. Les Titans et les Géants ont été mis hors d’état de nuire par Zeus, elle ne sait plus vers qui se tourner. C’est alors que lui vient l’horrible idée d’enfanter un nouveau monstre. Elle s’unit donc au Tartare et engendre avec lui Typhon, une des plus terrifiantes créatures de toute la Grèce. A la fois dragon, volatile, serpent et géant, il est né pour accomplir les dessins haineux de sa mère. A sa vue, les dieux, terrifiés, s’enfuient en Egypte, à l’exception de Zeus. Typhon terrasse aisément le dieu qui est emprisonné par la multitude de serpents qu’abrite le corps de son adversaire. Le monstre sectionne ensuite les tendons des mains et des pieds de Zeus et le laisse pour mort. Mais, délivré et soigné par Hermès, son fils, Zeus, repart au combat et foudroie impitoyablement Typhon avant de l’enfermer à jamais sous l’Etna.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Chez les peuples anciens, parmi les mythes, qui remplissaient les fonctions de la culture orale populaire – contes ou fables morales et religieuses, il existait des récits permettant d’organiser et d’interpréter les phénomènes et les mystères naturels, notamment celui des origines du monde. Les mythes grecs du commencement établissent la « théogonie », c’est-à-dire la généalogie et la hiérarchie des dieux, préalable nécessaire à tout discours mythologique.

 

Les récits des origines décrivent les étapes au cours desquelles un monde s’ordonne, les figures les plus primitives de la vie sortant progressivement de la confusion. A chaque apparition d’une divinité première, le monde s’élabore : il n’est donc pas livré « tel quel », brutalement. L’ordre et l’harmonie se créent par étapes, pour se perpétuer.

 

Océan, nuit ou amour : qu’y avait-il avant le monde ?

 

Si certains récits évoquent les puissances aquatiques, Océanos et Téthys, aux origines de toutes choses, le « commencement » peut être relié à d’autres forces, d’autres motifs : l’éternité tyrannique de Cronos (Saturne), la présence de la Nuit originelle (Nyx), la « béance » du Chaos, l’énergie transformatrice d’Eros (l’Amour) ou la générosité de Gaïa ( la Terre)…

 

 De ces êtres dérivent, comme des émanations, d’autres entités ou puissances qui ne sont pas encore tout à fait des dieux aux traits humains. Ainsi apparaissent Ouranos (le Ciel), le Flot marin, ou les Ténèbres.

Ces dieux qui dévorent leurs enfants

 

Hésiode est l’auteur de la plus vénérable généalogie, celle qui fait sortir de l’abîme (c’est-à-dire du Chaos) l’Amour et la Nuit, et de Gaïa (la Terre) le Ciel et l’Océan. De l’union de Gaïa et du ciel, surgiront ensuite les douze Titans, dont le cadet s’appelle Cronos. Celui-ci va rendre possible le début de l’histoire, faite de luttes entre divinités rivales, en châtrant son père, jaloux de ses propres enfants.

 

Le thème du conflit entre le roi paternel et sa descendance est très présent dans la mythologique gréco-romaine. Au cours des premiers temps du monde, il se répète deux fois de suite. Après s’être révolté contre son père, Cronos, prendra soin d’avaler Zeus. Aidé de sa complice et maîtresse, Métis (la Ruse), le futur roi des dieux oblige son père à recracher ses frères et sœurs immortels.

 

Zeus cédera lui aussi à l’ivresse du pouvoir solitaire, mangeant à son tour la Titanide Métis, enceinte de lui, pour éviter qu’un futur descendant ne prenne à son tour sa place. Mais Athéna, la déesse de la Raison, fille de Métis et de Zeus, se développe à l’intérieur de son père, le faisant atrocement souffrir. Héphaïstos (Vulcain), dieu forgeron, lui fend alors le crâne, laissant sortir Athéna, brillante et toute armée.

 

Des Humains qui se veulent à l’image de leurs dieux

 

Après cette année de l’Intelligence sur la scène divine, le récit de la création mouvementée du monde peut s’ouvrir sur les rapports entre Humains et Immortels. Car la seule qualité commune entre les dieux et les hommes, c’est bien l’Intelligence.

 

D’ailleurs, nul ne peut évoquer la création du monde sans songer à celle de l’Homme. Né de la volonté des dieux de se divertir et de se faire servir, ou sorti de l’argile pétrie par le bienveillant Prométhée (qui osera voler le feu de l’Olympe, pour l’offrir à l’humanité), l’Homme ne peut s’imaginer que comme une copie imparfaite des dieux.

 

Des récits nombreux issus des expériences de l’homme

 

Comme alternative à la cosmogonie (récit de la formation du monde) d’Hésiode, qui retrace l’établissement d’un ordre politique hiérarchique, on peut citer les mythes « orphiques » des origines, qui contestent un ordre déchu et relatent la succession du Temps, ou Nuit.

 

De cette Nuit sort un œuf duquel est issu le « brillant » Eros. A partir de là, le récit décrit la dégradation progressive et fatale d’une perfection initiale affectée par la distinction des sexes : celle-ci entraîne la multiplication des dieux et leur lutte fratricide. Le monde est ainsi livré au malheur et à un morcellement indéfini. Cette déchéance atteint son point ultime avec l’apparition des humains.

 

Tous ces récits illustrent cette variabilité du mythe de création du monde, qui n’est pas seulement une collection de fables élégantes, mais qui traduit un réel effort d’organisation du monde par la raison. La mythologie emprunte ainsi à toutes les expériences de l’homme dans la nature et adopte différentes formes de discours, épiques, politiques, philosophiques ou théâtrales. Elle n’est pas uniquement religion, science ou folklore, mais tout ensemble : une œuvre mouvante de civilisation.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Au début, il n’y avait que le chaos. Puis sont apparus le Terre, Gaia, et aussi l’Enfer, Tartare, le Désir, Eros, et enfin la Nuit.

 

 

La Terre et le Ciel

 

Gaia, la Terre, donne naissance aux montagnes, à la mer et à Ouranos, el ciel étoilé. Puis elle s’unit à Ouranos. Leurs enfants sont monstrueux : 12 Titans violents, 3 Cyclopes et les « Cent-Bras », qui ont chacun 100 bras et 50 têtes ! Ouranos les enferme au plus profond de la terre. Mais Cronos, el plus jeune Titan, se révolte contre son père.

Cronos

 

Cronos libère ses frères les Titans de leur prison souterraine. Devenu roi, il s’unit à sa sœur Rhéa. Gaia et Ouranos lui ont prédit qu’il serait à son tour détrôné par un de ses fils. C’est pourquoi, il dévore sans pitié ses enfants dès qu’ils viennent au monde. Rhéa parvient à épargner et à cacher son dernier-né : Zeus. A sa place, elle présente à son époux une pierre enveloppée de langes. Cronos l’avale.

 

Zeus se venge

 

Le jeune dieu grandit dans l’île de Crète. Plus tard, pour se venger der son père, il lui donne une boisson à vomir ses enfants. Et voilà Poséidon, Hadès, Héra, Déméter et Hestia. Ils aident leur frère, leur sauveur, à devenir roi des dieux.
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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Les dieux savent tout et sont très puissants, pensent les grecs. C’est pourquoi ils leur consacrent des fêtes publiques et leur font des offrandes. Il existe un dieu pour chaque événement de la vie. Mais les dieux eux-mêmes sont soumis à une force nommée Destin, que les grecs ne représentent jamais.

 

A quoi sert l’Homme ?

 

Les dieux immortels ont créé toutes choses : la Terre, le ciel, la mer, els arbres, les animaux. Ils ont aussi créé l’Homme à leur image. Mais à quoi leur sert l’Homme, puisqu’ils sont si puissants ? A leurs construire des temples et à les nourrir de leurs offrandes : les dieux ont besoin d’être adorés. Sans les hommes, les dieux seraient comme un roi sans sujets.

 

Les sources

 

L’Antiquité tout entière est baignée par les récits mythologiques. Les poètes chantent la vie des dieux et la représentent sur la scène des théâtres, les artistes la peignent sur les vases et la sculptent dans la pierre. Les romains, après avoir conquis la Grèce, restent fascinés par sa culture, et des auteurs latins tels qu’Ovide racontent encore l’histoire foisonnante de ces dieux turbulents, qui deviennent ceux de la Rome antique. Les temples, les sculptures et les fresques offrent également des représentations des dieux, des étranges créatures qui les entourent et de leurs innombrables aventures.

                                                             La famille des dieux

Les grecs croient en des milliers de divinités. Certaines sont très importantes : on les appelle les Olympiens. Les plus modestes, les nymphes, peuplent les rocs, les forêts et les rivières. Il existe aussi des créatures monstrueuses, qu’il vaut mieux ne pas rencontrer sur son chemin.

 

Les principaux dieux

 

Ils vivent sur le mont Olympe. C’est pourquoi on les appelle les Olympiens. Ils se nourrissent d’ambroisie (nourriture divine leur procurant l’immortalité) et boivent du nectar. Zeus est le roi et les commande tous, mais ils se querellent souvent entre eux et leurs aventures ne sont pas toujours simples ! Les dieux ont le pouvoir de se transformer à volonté. Ils voient tout ce qui se passe sur la Terre et peuvent descendre parmi les humains pour les séduire, les servir ou les punir. Hadès est le seul à ne pas habiter l’Olympe : il vit dans les Enfers, là où résident les morts.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La vie des grecs dans l’Antiquité était soumise à des puissances extérieures incontrôlables, comme le vent, la mer, la pluie et le cycle des saisons. Celles-ci s’incarnaient dans les théoï, c’est-à-dire les dieux. Afin de les maintenir dans de bonnes dispositions, les anciens leurs offraient régulièrement des offrandes sans toutefois s’assurer par là leur bénédiction. Pouvant rester sourdes à toutes séductions, les divinités étaient pourvues d’un sens peu développé du bien et du mal et leur puissance frappait aveuglément le juste comme le coupable. En cas de retard ou d’erreur dans l’observation des rites, la colère divine s’exprimait sous forme de catastrophes naturelles ou individuelles.

Des dieux à l’image des hommes

 

La principale originalité des mythes grecs réside dans son caractère fondamentalement anthropocentrique [1] . Même s’ils n’obéissent pas aux mêmes lois, les dieux n’en sont pas moins des hommes auxquels est donnée l’apparence de la réalité. En revêtant des formes humaines les aspects irrationnels de la nature, les grecs tentent donc maladroitement d’expliquer le monde qui les entoure. A la différence des autres cultures méditerranéennes, les monstres demeurent rares et presque toujours associés au mal.

 

Les satyres, les centaures et autres chimères peuvent être considérés comme des sortes de reliquats de croyances primitives, et les luttes d’Héraclès ou de Thésée comme des allégories du triomphe de la raison. Ces héros ou demi-dieux font d’ailleurs partie intégrante du panthéon.

 

Le combat de Zeus contre les Titans

 

Zeus, père des dieux et des hommes selon Homère, annonce par sa suprématie dans le polythéisme [2] la conception d’une souveraineté universelle fondée sur la Raison, un thème cher à Platon. Dernier enfant du couple primordial Cronos-Rhéa, sauvé grâce à une habile substitution alors qu’il allait être dévoré par son père, Zeus passe sa jeunesse en Crète où il est élevé par les Nymphes et les Courètes. Devenu adulte, il donne à boire une drogue à Cronos qui le fait vomir la fameuse pierre donnée par Rhéa (elle sera déposée ensuite à Delphes) et tous ses autres enfants. Commence alors une guerre terrible entre Cronos allié aux Titans et ses fils aidés du Géant Prométhée, sauveur du genre humain. Vainqueur, Zeus doit faire face à d’autres rébellions mais les mate facilement avec l’aide d’Héraclès. Celle de Typhon aux cent têtes, le dernier-né de la déesse Terre, n’est plus qu’une formalité. Finalement, l’équilibre du monde est assuré une fois les Titans précipités dans le Tartare.

 

Zeus, souverain des dieux et des hommes

 

Zeus et ses frères s’installent alors sur l’Olympe et se partagent le pouvoir : Poséidon, époux de Déméter, règne sur les mers tandis qu’Hadès, amant de Perséphone, obtient les Enfers. Zeus reçoit le Ciel et établit ainsi sa prééminence. Epoux de la déesse Héra, il est le père des dieux Arès, Héphaïstos, Hébé et Ilythie, et de ses amours tumultueuses naissent une multitude de divinités ou de héros : les Heures, les Muses, Aphrodite, Hermès, Apollon et sa sœur jumelle Artémis, pour ne citer que les plus célèbres. Pour séduire ses nombreuses conquêtes, il n’hésite pas à prendre de multiples formes. Elles vont du taureau (Europe) au cygne (Léda) en passant par l’aigle (Ganymède) ou l’homme aimé (Alcmène).

 

Parfois Zeus se passe même de partenaire : Athéna sort ainsi tout armée de son crâne et Dionysos termine sa gestation dans sa cuisse… Tout cela montre l’ubiquité de la divinité suprême : comme le dit Euripide, « il n’est rien qui ne soit de Zeus ». Quoi qu’il en soit, son rôle est primordial et semble bien avoir été celui d’un garant de l’ordre social, de la justice, du respect de l’hospitalité ou du culte des morts, celui qui dispense le bien-être et les maux. En comparaison, les autres dieux occupent une place différente et inférieure. Si leurs attributions sont bien définies, elles pouvaient être remises en question et changer temporairement d’autorité.


 [1]  Anthropocentrique : attitude qui rapporte toute chose de l’univers à l’homme.

 [2]  Polythéisme : religion qui admet l’existence de plusieurs dieux.

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Rédigé par orange8454

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