Publié le 13 Septembre 2012
Installé dans un bâtiment judicieusement situé en contrebas du Parthénon, il abrite les chefs-d’œuvre inestimables trouvés lors des fouilles, notamment le Moscophore ou Porteur de veau (salle II, v. 570 av. J.C.), la somptueuse collection de korês (salle IV), qui permettra de saisir les différences de style qu’affectent ces délicates sculptures, sans oublier le relief de l’Athéna pensive (v. 460 av. j.c., salle VI).
Mais ce musée doit surtout sa célébrité aux fragments du fronton du temple d’Athéna (v. 525, salle V) et de la frise ionique du Parthénon (v. 440 av. JC, salle VIII), œuvre du grand Phidias montrant la procession des Panathénées.
Dans les deux cas, une présentation soignée permet de reconstituer ce véritable puzzle et d’en retrouver tout le souffle épique. Près de là (salle IX), les plaques du temple d’Athéna Niké, œuvres de cinq ou six sculpteurs différents, et, dans la dernière salle, les fameuses Caryatides de l’Erechthéion.
De là, avant de se diriger vers l’Erechthéion, depuis le belvédère, la vue sur Athènes est magnifique.
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Exemple le plus parfait de l’architecture grecque, il est dédié conjointement à Athéna et à Poséidon-Erechthée, d’où la complexité de son plan que vient encore accentuer la déclivité du terrain. Adoptant l’ordre ionique, sa construction commença en 421 et ne s’acheva qu’en pleine guerre du Péloponnèse, en 406 av. J.C..
Deux portiques viennent enfin équilibrer l’ensemble. L’un d’eux, celui des Caryatides, résume à lui seul toute la grâce et la liberté de cet édifice que les architectes ont sans doute voulu opposer à la rigueur un peu austère du Parthénon.