Publié le 13 Septembre 2012

Image3-copie-3.gif Alexandre le Grand a soumis le monde jusqu’à l’Inde, mais l’Epire voisine l’a tenu en échec. Un roi d’Epire, Pyrrhus, faillit gommer Rome de l’histoire mondial, et c’est en voulant croquer l’Epire que Mussolini s’est cassé les dents. Côtes radieuses, monts farouches, eaux brumeuses… tout conspire pour en faire une région d’atmosphère – moins à voir qu’à sentir. Quel contraste avec la Thessalie ! La patrie d’Achille avait bien besoin du site acrobatique des Météores et du bijou du Pélion pour faire oublier ses mornes paysages dignes de la Beauce.

 

  MONASTERE-DE-LA-SAINTE-TRINITE.jpg

 

Les Météores

 

Surplombant la vallée de la Pénée, ces rochers étranges, dressés à l’entrée de la plaine de Larissa que coiffent des monastères longtemps restés inaccessibles, constituent l’un des points forts de tout voyage en Grèce. Jamais sans doute, le christianisme orthodoxe, prônant le renoncement aux choses terrestres et le rapprochement avec Dieu, n’aura trouvé lieu plus conforme à son esprit. Devant ce défilé de pierres grises, il est en effet difficile de ne pas ressentir cette solitude que les moines recherchaient tant et que vient seulement troubler le tourisme et le vol de quelques aigles.

 

Le Météores dans l’histoire

 

Image4-copie-3.gif Selon les géologues, ces rochers de grès se trouveraient à l’emplacement du delta d’un grand fleuve qui, il y a 60 millions d’années, se jetait dans la plaine de Thessalie, alors vaste étendue maritime.

Si quelques ermites occupèrent les lieux dès le Xe. s., vivant dans des grottes et dans de petits ermitages de fortune, l’installation de communauté monastiques organisées remonte au XIVe s., date à laquelle la Thessalie subit des troubles liés aux raids des envahisseurs serbes. En 1334, Athanase, chassé du mont Athos, fonde alors le Grand Météore et attire avec lui quelques moines.

 

Plus tard, à son contact, le fils du roi de Serbie prononce ses vœux et prend le nom de Joasaph. Personnage éminent, il va apporter une grande prospérité et agrandir le monastère. D’autres communautés (jusqu’à 24 lors de l’apogée aux XVe et XVIe s.) s’installent alors sur les rochers voisins. Peu à peu néanmoins, l’heure du déclin arrive, les moines entrent dans des luttes fratricides. L’enjeu : les terres cultivables, rares et précieuses il est vrai. Aujourd’hui, seulement cinq monastères demeurent en activité : le Grand Météore, Varlaam, Haghias Trias sont tenus par des moines : Haghios Stéphanos et Rossanou par des nonnes.

 

 

Image5-copie-2.gif   Meteoros veut dire « pendu dans le ciel ». Même dégarnis de leurs monastères, ces piliers de grès, irréels comme les montagnes d’une icône, vaudraient le déplacement. Au début du christianisme, les stylites, ascètes fanatiques, s’isolent des ans durant au sommet d’une colonne. Dans le même esprit, les ermites colonisent les Météores, qu’on n’aménage cependant qu’au XIIIe s. : sous la truelle des moines du mont Athos naissent vingt monastères fauves aux toits de tuiles.

Passerelles volantes et monte-charge protègent contre les pillards – et plus tard contre l’armée allemande – un univers de parquets à grosses lattes, d’encensoirs à chaînes, d’images pieuses aux vitres fêlées, sous la surveillance étroite des fresques, de leurs paires d’yeux écarquillées et jamais de profil.

 

On entre dans ce petit monde par la bourgade de Kalambaka. Les sanctuaires sont tous au nord, sur un circuit de 20 km. Chacun a son atmosphère. Le piton de Doupiani abrite l’autel de Saint Georges. Vers Pâques, les hommes du village voisin y montent en s’encordant pour y déposer des linges, offrandes de leurs épouses.

 

Certains sanctuaires sont encore occupés, il faut donc prévoir des tenues « décentes », c’est-à-dire couvrantes, mais à l’exclusion du pantalon pour les femmes.

 

 

Grand météore (Megalo Meteoros)

 


A 7 km de Kalambaka.

 

Ce monastère, construit sur le plus haut rocher (613 km), il fut nommé Grand Météore par Athanase d’Athos qui le fonda au XVème s. Son disciple Joasaph acheva le catholicon en 1388 qui subit de nouveaux remaniements en 1545. Aujourd’hui, c’est encore l’un des plus grands monastères du pays. L’église de la Transfiguration, dont on remarquera le transept carré pourvu d’absidioles [1]latérales à la manière des édifices de l’Athos, abrite un superbe ensemble de fresques peintes de 1483 à 1552. La plus ancienne (Jugement dernier), remontant peut-être à la fin du XIVe s., appartient à l’école macédonienne. En revanche, les plus récentes (Athanase et Joasaph, dans le narthex) se distinguent par leur style mieux maîtrisé et permettent de mesurer les progrès accomplis depuis la crise artistique qu’entraîna la chute de Constantinople. Cette église est également intéressante pour son mobilier, sa riche iconostase en bois doré (1791), mais aussi sa chaire épiscopale (XIVe s.) incrustée de nacre.

 

Le réfectoire, à 2 nefs avec sa colonnade axiale que surmontent des coupoles (musée abritant une collection d’icônes, de broderies et d’objets liturgiques). Plus loin, un belvédère offre une belle vue sur le site des Météores.

MONASTERE-GRANDE-METEORE.jpg

 

 

Monastère Saint-Stéphen (Agios Stefanos)

 

A 11,5 km de Kalambaka.

 

Dernier de ce circuit et dominant la plaine de Thessalie, Agios Stefanos a été fondé au XIVe s. par Antoine Cantacuzène, le neveu du roi serbe Siméon et le cousin de Joasaph. L’ancien (Saint-Stéphanos) et le nouveau (Saint-Charalambos) catholicons sont décorés de fresques postbyzantines intéressantes et possèdent un mobilier de toute beauté, notamment une iconostase de 1650 à Saint-Stéphanos et un trône épiscopal agrémenté de nacre à Saint-Charalambos ; l’aigle à deux têtes que l’on voit au sol de ce dernier édifice témoigne de la protection impériale du couvent. Dans le réfectoire, se trouve une belle série d’icônes et d’objets de culte. 

MONASTERE-SAINT-STEPHEN.jpg   MONASTERE-SAINT-STEPHEN--1-.jpg  






















 Le monastère de Varlaam

Le monastère de Varlaam est le second  par sa taille après le monastère du Grand Météore qui est situé juste en face.
En 1350, un ascète nommé Varlaam gavit le rocher sur lequel il bâtit une petite chapelle qu'il dédia aux Trois Pères de l'Eglise, une petite cellule et un réservoir pour l'eau. Il vécut là jusqu'à la fin de sa vie dans la solitude et la prière. Le rocher ne portera son nom qu'après sa mort.

ENTREE-MONASTERE-VARLAAM.jpg
Entrée du monastère

Le monastère de la Sainte Trinité (Agias Trias) ou (Agias Triados)

Le monastère a été construit au XVe siècle, entre 1458 et 1476. C'est le plus impressionnant de tous les monastères et le plus ancien du groupe des Météores. Il est construit sur un piton rocheux abrupt sur le plus beau site des Météores. Les pèlerins doivent gravir 140 marches taillées dans la roche pour l'atteindre après avoir suivi un sentier. On ne connait pas exactement les fondateurs de ce monastère. Il a été le plus richement doté en manuscrits anciens et pierres précieuses avant son pillage par les nazis lors de la seconde guerre mondiale.

MONASTERE-AGHIA-TRIADA-OU-MONASTERE-DE-LA-SAINTE-TRINITE.jpg
Le monastère Saint Nicolas Anapafsas (Agios Nikólaos) ou (Agiou Nikolaou Anapafsa)

Le monastère Saint Nicolas Anapafsa des Météores en Grèce est le premier que l'on rencontre sur la route qui vient de Kastraki, peu après la petite église de la Vierge Marie de Doupiani.

Il a été fondé vers le milieu du XIVe siècle par le moine Nikanoras.
A cause de la petite surface du sommet du pic rocheux, le batiment est construit sur trois étages.

MONASTERE-SAINT-NICOLAS-ANAPAFSAS-OU-Agios-Nik--laos.jpg
Le monastère de Roussanou

Le monastère de Roussanou qui est également connu sous le nom de  monastère de Sainte Barbara se situe au sommet d'un pilier vertical sur le site des Météores.

MONASTRE-ROUSSANOU.jpg
grece002.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #grand, #meteoros, #monastere, #saint, #xve

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Artisanat d'icônes à côté de Kalambaka

img130a.jpg

jeune prêtre qui peint des icônes.

 

img130.jpg

travail du bois

grece010.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #artisanat, #cote, #icones, #jeune, #kalambaka

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Image1-copie-3.gif

Athènes (Athina) ne se limite pas à l’Acropole, c’est avant tout une capitale centraliste qui a su garder son pittoresque en dépit d’une industrialisation éclair, d’une bureaucratie ubuesque [1] et d’un urbanisme qui fonce à coups de klaxons et dans son métro flambant neuf vers le rendez-vous olympique des jeunes de 2004. Active, jeune, culturelle, relookée, Athènes a son charme, hiver comme été ; qui plus est, elle se trouve au centre d’une région agréable et intéressante.

 

 

Athènes dans l’histoire

 

Image2-copie-1.gif   Fondée au IIème millénaire par Cécrops, le dieu serpent légendaire, Athènes connaît un essor comparable à Mycènes avec laquelle elle rivalise très tôt. Vers 1587 av. J.C., la lignée royale issue de Cécrops est renversée par Erechthée, dont le culte s’associe rapidement à celui de Poséidon et d’Athéna, respectivement symbolisés par le cheval et l’olivier.

Ville brillante et prospère, elle se dote d’une muraille cyclopéenne [2]– le Pélasgicon – qui n’arrête pourtant pas la vague dorienne au XIIème s. av. J.C., après laquelle elle sombre dans un oubli complet jusqu’au VIIIème s. av. J.C..

 

A cette date, si l’on s’en réfère à la qualité des œuvres des potiers athéniens, Athènes redevient un important foyer de civilisation. L’unification de l’Attique, que la légende attribue faussement à Thésée quatre siècles plus tôt, s’effectue sous son égide. De grandes fêtes, les Synoekia et les Panathénées, perpétuent les faits d’armes de Thésée. Le culte commun d’Athéna, protectrice de la cité de l’Attique, et dont la chouette devient l’emblème, achève de souder les peuples de la région. Le pouvoir des rois issus de Thésée glisse peu à peu dans les mains de l’ aristocratie. Mais les familles régnantes ne tardent pas à entrer à leur tour dans des rivalités sans fin qui ne cesseront de croître tout au long du VIIème s.

 

Solon [3]et  archonte [4]en 594 av. J.C., règle les tensions résultant d’une aristocratie toute puissante. La terre est libérée, le commerce encouragé et les échanges favorisés par l’utilisation massive de la monnaie, fabriquée avec le minerai d’argent du Laurion. La marche vers la démocratie n’est pas compromise par la tyrannie, qui touche Athènes, au VIème s., au même titre que les autres cités grecques. Sous Pisistrate et ses fils (561-510), Athènes étend même son influence sur les colonies de l’Egée, fait capital et lourd de conséquences pour l’avenir, et devient ainsi la première puissance du monde grec. La ville s’embellit et les fêtes des Grandes Dionysies sont l’occasion d’en montrer tout le faste. Sa puissance militaire devenue sans équivalent, Athènes cherche à accentuer son rôle de leadership, tant en Grèce même (jouant Platées contre Thèbes en 506) qu’à l’extérieur. Les batailles de Marathon et de Salamine (490 et 480) marquent à cet égard deux dates significatives où Athènes parvient à éliminer définitivement le péril perse qui pèse sur les destinées des Hellènes. Forte de ces victoires, la ville se place à la tête d’une fédération des cités de l’Egée (la ligue de Délos) et dicte rapidement sa loi.

 

Le temps de Périclès, intervenant au lendemain des victoires sur les Perses Darius et Xerxès et favorisé par le paix de 30 ans conclue avec Sparte (446 av. J.C.), marque l’apogée de la puissance athénienne. Bénéficiant d’une stabilité économique et politique (Périclès règne jusqu’à sa mort en 429 av. J.C.), Athènes devient le principal foyer de civilisation grecque : Phidias est choisi pour superviser les travaux de l’Acropole et réalise le Parthénon ; Sophocle écrit ses tragédies, d’Oeudipe Roi à Antigone en passant par Electre ; Socrate, le père de la philosophie, forme son disciple Platon.

Image3-copie-4.gif   La guerre du Péloponnèse, qu’immortalise Thucydide, sonne le glas des ambitions impérialistes de la cité. Déclenchée afin de venir à bout de sa rivale continentale, Sparte, elle se solde par le fiasco total de 405 av. J.C., date à laquelle Athènes perd sa fameuse flotte victorieuse à Salamine, piteusement capturée par l’Amiral lacédémonien Lysandre. Vaincue, la ville doit raser ses fortifications, et son système démocratique pourtant éprouvé est même mis à mal.

La vie culturelle demeure toutefois toujours aussi intense : Platon écrit ses fameux dialogues, Aristophane invente la comédie…

 

Passé le temps des tentations hégémoniques [5], Athènes cherche à sauvegarder son empire du Nord et de l’Egée de l’effritement. Mais la poussée des Macédoniens est trop forte. Philippe II et les « barbares » gagnent finalement la bataille décisive de Chéronée (338) où Athènes s’est pourtant liée avec sa rivale de toujours, Thèbes. Après cette date, la ville ne jouera plus jamais un rôle vraiment éminent. Choyée malgré tout par Alexandre le Grand, restée indépendante après la conquête romaine, dévastée par Sylla en 86 av. J.C., elle brille de nouveaux feux sous Hadrien (76-138) qui, en fervent admirateur de l’hellénisme, la comble de faveurs et édifie de nombreux monuments. Délaissée, ravagée par les Hérules [6]en 267, puis par les Goths d’Alaric en 396, Athènes perd définitivement son rôle de capitale intellectuelle à l’époque byzantine. Convertie au christianisme, ses temples sont pillés et transformés en églises (Parthénon, Erechthéion), ses écoles de philosophie encore vivantes fermées par l’empereur Théodose II au VIème s.. La ville se transforme en petite bourgade de province.

 

Image4-copie-4.gif Vers l’an 1000, Athènes sort de sa léthargie. Le grand Basile II vient y fêter sa victoire sur les bulgares, signe de l’importance retrouvée ce cette ville qui se couvre par ailleurs de monastères byzantins. Mais cette prospérité relative est de courte durée. La IVème croisade, détournée de son but par les vénitiens en 1204, touche non seulement Constantinople mais aussi Athènes, qui connaît jusqu’à la conquête ottomane le joug successif des Francs, des Catalans, des Florentins et des Vénitiens.

 

Ehmed II, vainqueur de Constantinople, laisse une certaine autonomie à la ville, conquise en même temps que l’Attique en 1456. Le Parthénon  se  transforme  en  mosquée  avec minaret et l’Erechthéion en harem. Dans la cité se construisent néanmoins de multiples petites églises. La ville est alors de taille modeste, et à peine 10 000 habitants se massent alors au pied de l’Acropole. Peu à peu, l’Occident, à travers les voyages des artistes et des écrivains, s’intéresse au sort de cette oubliée de l’Histoire.

 

Quand la révolution éclate en 1821, Athènes retrouve immédiatement son indépendance. Mais elle est de courte durée et dès 1823, des troupes turques occupent de nouveau l’Acropole. En 1833, un général français, aux ordres du roi Othon, la reprend définitivement. L’année suivante, elle recouvre son rang de capitale. Othon de Bavière élève les édifices de style germanique assez étonnant sous ces latitudes. La population atteint sous son règne le chiffre de 40 000 habitants. Après l’échec de l’expédition grecque en Asie Mineure (1921-1922), qui amène un flux important de réfugiés, la ville compte brusquement près d’un demi-million d’habitants : elle éclate alors littéralement.

 

Occupée en 1941 par les allemands et libérée en octobre 1944, Athènes est le théâtre des affrontements entre partisans de gauche et droite monarchiste. Afin de loger une population toujours plus nombreuse, des cubes de bétons remplacent les vieilles maisons ou les demeures néo-classiques. Aujourd’hui néanmoins, la tendance est au sauvetage du patrimoine ancien. Plaka et le centre ville font l’objet de mesures de protection.


  [1] Ubuesque : grotesque.

 [2] Muraille cyclopéenne : muraille énorme, gigantesque.

 [3] Solon : législateur athénien. Son nom est attaché aux réformes qui permirent l’essor d’Athènes et la mise en place de la démocratie.

 [4] Archonte : magistrat.

 [5] Hégémoniques : suprématie d’un Etat, d’une Nation sur d’autres.

 [6] Hérules : ancien peuple germanique.

rome007.gif


Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #athenes, #cite, #d’un, #sous, #ville

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

 

L’accès s’effectue par la rue Thorias. Delà on prend un chemin qui conduit à
G.GRECE-ATHENES-ACROPOLE.jpg l’Acropole. Une autre entrée se situe à droite de la Porte Beulé en contrebas du temple d’Athéna Niké.

On ne présente plus l’Acropole, à la fois le plus bel ensemble architectural laissé par une brillante civilisation à son apogée, et l’un des hauts lieux de l’humanité.

Des acropoles, il y en a dans toute la Grèce et l’Asie Mineure ; Corinthe, à Lindos, à Smyrne… Mais une seule a droit à la majuscule, celle d’Athènes. Cette citadelle n’est pas qu’une ruine antique, c’est toute l’histoire de la Grèce.

 

 

L’Acropole dans l’histoire

 

Image5-copie-3.gif   Avant même de devenir purement religieux, le rôle de l’Acropole (l’endroit le plus haut de la ville) fut surtout défensif. Chaque ville mycénienne en possédait une, bien utile pour le repli en cas d’attaque. Athènes ne dérogea pas à la règle et choisit ce rocher naturellement fortifié, qui surplombe la ville d’une hauteur d’une centaine de mètres, pour y bâtir une forteresse.

 Le changement de vocation intervint seulement à l’époque archaïque où elle devint un lieu de culte. La décision de rebâtir l’Acropole à échelle monumentale, après son incendie par les Perses en 480 av. J.C., fut prise par Périclès, au lendemain de la signature du traité de paix avec l’ennemi héréditaire Mède (448 av J.C.). Les travaux durèrent tout le long du siècle. La guerre du Péloponnèse vint ensuite faute de crédits suffisants, ralentir l’activité des centaines de maçons et d’ouvriers, mais n’empêcha pas l’achèvement du temple d’Athéna Niké, en 415 av. J.C., ni celui de l’Erechthéion (460 av. J.C.).

 

L’aspect général de l’Acropole demeura inchangé jusqu’au début du XIXe s. Certes, le Parthénon se transforma en église puis en mosquée l’Erechthéion en harem et les Propylées en dépôt de poudre (elles explosent pour cette raison en 1650), mais toute cela n’affecta pas la physionomie de l’ensemble.

 

En revanche, le pillage de Lord Elgin, commencé en 1801, élimina pratiquement l’ensemble des décorations (toujours réclamées par l’Etat grec au British Museum).

 

Aujourd’hui, un autre péril le menace malgré les restaurations importantes entreprise depuis 1975 : la pollution.

rome014.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #centaine, #d’athena, #grec, #l’acropole, #ville

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

LA-PORTE-BEULE.jpg   Après avoir monté le sentier passé la porte Beulé, nous accédons aux Propylées, l’entrée monumentale du sanctuaire, que les Anciens jugeaient esthétiquement supérieures au Parthénon lui-même. Entièrement en marbre pantélique, leur architecte Mnésiclès a manifestement voulu faire grandiose et y est parvenu. Les sommes dépensées suscitèrent un tel tollé qu’il dut réviser à la hâte ses plans et le bâtiment ne fut jamais vraiment achevé. La visite se réduit aujourd’hui à une promenade parmi les colonnes tronquées. Elle permet d’apprécier la complexité du plan, due aux différences de niveau, ainsi que la liberté apportée dans le mélange des ordres dorique et ionique.

LES-PROPYLEES.jpg

rome004.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #architecte, #dut, #mnesicles, #plan, #propylees

Repost0