Publié le 13 Septembre 2012

Ces êtres fabuleux, pourvus d'un oeil unique au centre du front, apparaissent dans de nombreuses légendes gréco-latines. On en distingue quatre sortes : les Cyclopes ouraniens, les Cyclopes forgerons, les Cyclopes bâtisseurs et les Cyclopes pasteurs.

Les Cyclopes ouraniens sont nés de l'union monstrueuse de Gaia (la Terre) et d'Ouranos (le Ciel). Comme ils étaient trois frères, Ouranos redouta de les voir se retourner contre lui et s'emparer de ses pouvoirs. Aussi, il les jeter dans le Tartare. Plus tard, avec l'aide de leurs frères les Titans, de Cronos en particulier, et de leur mère indignée, ils se révoltèrent et mutilèrent leur père. Mais Cronos, lui aussi, qui trouvait leur existence dangereuse pour sa suprématie, les précipita à nouveau dans les Enfers. Zeus les délivra. Par gratitude, ils forgèrent la foudre, l'éclair et le tonnerre, qui permirent à Zeus de vaincre Cronos et de s'emparer du trône céleste. Les trois Cyclopes, pour commémorer leurs rôles dans cette révolution, prirent alors respectivement les noms d'Argês ("l'éclair"), Stéropês ("la foudre") et Brontês ("le tonnerre"). A Hadès, ils offrirent un casque qui rendait invisible ; à Poséidon, le trident grâce auquel celui-ci soulève ou apaise les ondes marines. Par la suite, les trois Cyclopes furent mis à mort par Apollon : le dieu ne leur pardonnait pas d'avoir fourni à Zeus la foudre qui avait frappé et tué Asclépios, son fils.

A ces trois auxiliaires de Zeus viennent s'ajouter les aides-forgerons d'Héphaïstos , qui ont élu domicile au cœur des volcans où ils travaillent l'airain afin d'en façonner l'armure des Dieux et des héros. Pyracmon ("l'enclume") et Acamas ("l'infatigable") comptent parmi les plus souvent cités de ces Cyclopes. Plus tardivement encore, on a donné le nom de "murailles cyclopéennes" aux murs constitués d'énormes blocs de pierre, dont on peut voir encore les restes à Mycènes et à Tirynthe. Certains Cyclopes bâtisseurs les auraient édifiés.

Mais les plus fameux des Cyclopes restent ceux que décrit Homère. Géants brutaux, sans foi ni loi, ils élèvent des troupeaux de moutons, récoltent, sans user d'aucun moyen de technique agricole , ce que la terre consent à faire pousser spontanément, et ne craignent pas, à l'occasion, de dévorer les êtres humains qui se risquent sur leurs territoires et dans leurs cavernes. Ils représentent, aux yeux des Grecs, le type de la race sauvage, inculte, dénuée de toute idée de civilisation. Au cours de leur pérégrination, Ulysse et ses compagnons se mesurèrent avec le plus redoutable d'entre eux, Polyphème.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Expressions des forces de la nature, les dieux personnifient aussi les qualités et les défauts des hommes dont ils prennent l'apparence tout en conservant l'immortalité. Les dieux sont, pour la plupart, nés, sous le nom général de "Titans", de l'union cosmique des deux entités du Monde, la voûte céleste et la croûte terrestre. Puis Cronos, Coeos et Océan ont engendré la génération des dieux, qui, après des luttes gigantesques avec les divinités primordiales et anarchiques, se sont installés sur l'Olympe.

Toutefois, certains dieux ont été créés de manière étrange. Héphaïsto est né de la seule Héra, sans le concours de Zeus, l'époux de la déesse, tandis qu'Athéna sortait tout armée du crâne de Zeus sans qu'aucune femme ne l'ait portée en son sein. En outre, Aphrodite, selon une des légendes, jaillit elle-même de la mer, et Dionysos fut le fruit des amours de la mortelle Sémélé et de Zeus. D'une manière générale, les dieux nés de la nature même pouvaient prétendre à la régenter et à la diriger selon leur volonté.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

C'est sous ce nom que, dans la mythologie, l'on désigne Castor et Pollux, fils de Léda ; mais Castor avait pour père Tyndare, tandis que Pollux était l'enfant de Zeus ; ils étaient les frères de Clytemnestre et d'Hélène. Leurs existences inséparables, leur affection fraternelle sont attestées non seulement par les récits de leurs aventures, mais aussi les oeuvres d'art qui les représentent la main dans la main et souvent leur deux profils superposés dans une médaille. Ils ne se quittèrent en effet jamais, et participèrent à toutes les grandes actions légendaires. Natifs de Sparte, ils symbolisèrent la rivalité séculaire entre la Laconie et l'Attique, en prenant la tête d'une expédition victorieuse contre Athènes, afin de délivrer leur sœur Hélène, enlevée par Thésée et cachée dans la citadelle d'Aphidna ; ils prirent part à la chasse au sanglier de Calydon ; ils accompagnèrent les Argonautes dans leur périple, chacun mettant ses talents particuliers au service de Jason : Pollux par une lutte victorieuse au ceste contre Amycos, roi des Bébryces, Castor par son art de monter les chevaux. Les Dioscures furent cependant moins heureux dans leurs entreprises amoureuses. Ils enlevèrent, en effet, Phoibê et Hilaera, les deux filles du roi Leucippos, qui étaient fiancées à Idas et Lyncée, leurs cousins. Les fiancés, irrités, poursuivirent les deux ravisseurs. Castor fut tué au cours du combat qui s'ensuivit. Mais Pollux, immortel, fut seulement blessé et enlevé par son père, Zeus, dans les cieux. Pollux, toutefois, ne put se consoler de la mort de frère. Zeus lui accorda alors la faveur de partager son immortalité avec son Castor un jour sur deux. Ainsi, la mort même, ne put séparer les deux frères, si unis dans la vie.

Le culte des Dioscures divinisés s'étendit de la Sparte à l'ensemble de la Grèce, à la Sicile et à l'Italie. Dans ce dernier pays, ils furent placés au rang des deux marins. Mais à cette attribution s'en ajoutent beaucoup d'autres. Protecteur des jeux gymniques, ils étaient également censés inspirer les chantres qui se faisaient entendre au cours des festivités. Leurs bienfaits changèrent parfois le cours des événements historiques. Au cours de la guerre du Péloponnèse, les Dioscures voltigèrent sous la forme de deux feux autour du gouvernail du stratège Lysandre, lui confirmant ainsi leur protection. Ces feux qui, parfois, brillent par temps d'orage autour des navires sont bien connus des marins, qui les nomment "Feux Saint-Elme", ce mot Elme étant sans doute une contraction de "Hélène", sœur des Dioscures. On dit aussi que, montés sur des coursiers, ils aidèrent les Romains à remporter la victoire du lac Régille sur les Italiens et que le dictateur Albinus leur voua un temple sur le forum, à Rome, en face de celui de Vesta. Enfin, deux exemples apportent encore le témoignage de l'importance du culte des Dioscures à Rome : la classe équestre considérait les Dioscures comme leur patron et les fêtait le 15 Juillet de chaque année. Quant au petit peuple de Rome, il éternisa le nom des Dioscures en employant souvent les jurons d’Edepol ("par Pollux") et d'Ecastor ("par Castor").

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Après avoir vaincu les Titans, Zeus, ses frères et ses sœurs durent entreprendre une nouvelle lutte contre les Géants, nés du sang qui coulait de la blessure d'Ouranos mutilé par Cronos. Colosses d'une taille immense, ils avaient un torse terminé par une queue de serpent ; d'une bravoure indomptable, ils entreprirent d'escalader l'Olympe en accumulant montagnes sur montagnes ; devant ce nouveau danger, les Dieux appelèrent à l'aide Prométhée, fils du Titan Japet, et Héraclès, car un oracle avait prédit que seul un mortel pouvait faciliter la victoire totale des dieux. Héraclès repoussa les montagnes, qui s'écroulèrent sur les Géants et les assommèrent, tandis que Zeus les foudroyait. Ceux qui survécurent, comme Encelade, furent enfermés dans les profondeurs de la terre.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Ces filles de Thaumas et de l'Océanide Electre, Aellô, Ocypétès, à qui l'on joignit plus tard Caelano, étaient considérées par Hésiode comme des femmes ailées à la belle chevelure, puis, peu à peu, la légende leur donna l'apparence de monstres épouvantables. Leur corps osseux de vautour, leur visage ridé, leur bec et leurs ongles crochus, l'odeur infecte qu'elles répandent sont autant de représentations sensibles de la sécheresse, de la famine et des épidémies, mais aussi l'image de monstres impossibles à rassasier, qui enlèvent les enfants et pourvoient en morts les Enfers. Les dieux ne les détruisent pas parce qu'ils se servent de leur méchanceté pour tourmenter les mortels, tel l'aveugle Phinée, dont elles ravissent ou souillent la nourriture. Chassées par les fils de Borée, Zétès et Calaïs, elles s'établirent dans les îles Strophades. Mais leur rôle infernal continue, et les Latins les assimilent la plupart du temps aux Furies, gardiennes du sombre Tartare.


 

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Rédigé par orange8454

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