Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Zeus et de Maia et petit-fils d'Atlas, Hermès naquit dans une caverne de mont Cyllène en Arcadie. Il manifesta aussitôt son étonnante précocité et des qualités d'intelligence et de ruse extraordinaires. Il était encore nouveau-né quand il parvint à quitter son berceau et à s'enfuir en Piérie. Là, par goût de la farce et du lucre, il s'empara des bœufs d'Apollon. De retour dans sa caverne natale, il heurta une écaille de tortue qui traînait sur le sol ; il la ramassa et tendit des cordes sur cette boîte de résonance originale : ainsi naquit la lyre. Pendant ce temps, Apollon avait réussi à rejoindre Hermès, son voleur, mais loin d'entrer en fureur contre le jeune dieu, il fut charmé par les sons qui sortaient du nouvel instrument de musique et il fit aussitôt d'Hermès son ami. Il lui offrit sa houlette de berger qui, transformée, devint le célèbre caducée. Promu quelques temps après messager officiel des Dieux, Hermès apparaît dans un grand nombre de légendes, et son influence sur les dieux, les hommes et le cours des événements n'est pas négligeable. On voit ainsi le dieu conduire Piram à Achille pour réclamer le corps d'Hector, placer les trois déesses, Aphrodite, Athéna et Héra, en présence de Pâris qui jugera leur beauté, tuer Argos, gardien de Io, offrir à Néphélé le bélier à toison d'or qui sauvera Phrixos et Hellê, se porter maintes fois au secours d'Ulysse en danger, et offrir à des héros aussi célèbres qu'Héraclès et Persée leurs armes imparables. Il a également la triste fonction de conduire les âmes du monde des vivants à celui des morts : il porte en cette douloureuse occasion le surnom de Psychopompe. Hermès revêt souvent un casque ailé, un manteau et un chapeau de voyageur et des ailettes attachées à ses talons. Ainsi paré, l'ambassadeur de l'Olympe, l'instrument de la volonté divine peut exercer toutes ses fonctions sans difficulté et avec célérité.

Intelligent, rusé, fraudeur même, Hermès est sans doute un des dieux les plus pittoresques de l'Olympe. Les Grecs le vénéraient comme patron des orateurs, comme inventeur de l'alphabet, de la musique, de l'astronomie, des poids et des mesures (il était alors le dieu des commerçants), de la gymnastique. Des statues lui étaient élevées aux carrefours ou sur le bord des routes. Sa présence soutenait le courage du voyageur et le dur labeur du marchand ambulant, car le dieu écartait d'eux les périls de la route et les mauvaises rencontres. Ainsi, ni surhumain ni inhumain, Hermès était le véritable ami divin de tous les Grecs.

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Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Cronos et de Rhéa, Hestia appartient à la génération des douze grandes divinités de l'Olympe. Quand Zeus, son frère, s'empara du pouvoir suprême, elle obtint la faveur de conserver éternellement sa virginité, afin d'échapper aux assiduités amoureuses d'Apollon et de Poséidon.

Incarnation de foyer domestique, de la flamme sacrée qui brûle sans cesse dans les demeures et dans les temples, et qui les purifie, Hestia est vénérée comme la protectrice des familles, des villes et des colonies. En effet, quand les Grecs voulaient fonder une colonie, ils emportaient de la métropole le feu d'Hestia destiné à allumer le foyer de la nouvelle patrie. Hestia, toujours immuable et inchangée, symbolise ainsi la pérennité religieuse, la continuité d'une civilisation et de ses lumières au mépris des émigrations, des destructions, des révolutions et des vicissitudes des temps. Elle fut assimilée par les Romains à la célèbre déesse Vestia.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

1° Fruit des amours de Thésée et de la reine des Amazones, Antiopé, Hippolyte fut confié, dès sa naissance, à sa grand-mère Aethra à Trézène, tandis que son père se remariait quelque temps plus tard avec Phèdre. Comme sa mère, Hippolyte honorait tout particulièrement la déesse Artémis ; mais il manifestait un tel dégoût pour les femmes qu'Aphrodite, à la fois jalouse du culte dont bénéficiait sa divine rivale et furieuse de la façon dont Hippolyte traitait l'amour, décida de se venger. Elle inspira à Phèdre une folle passion pour son beau-fils. Hippolyte dédaigna cet amour. Craignant qu'il ne révélât à Thésée les avances qu'elle lui avait faites, Phèdre calomnia le jeune homme, qui reçut de son père l'ordre de quitter Athènes et de n'y plus jamais revenir. Puis, le roi pria Poséidon de punir son fils d'une manière exemplaire. Hippolyte, monté sur un char, longeait la mer lorsqu'il vit sortir de l'écume blanche des flots un monstre qui affola les chevaux ; ceux-ci s'emballèrent, renversèrent le char et piétinèrent Hippolyte.
D'après Ocide et Virgile, Artémis demanda à Asclépios de le ressusciter, et, depuis lors, Hippolyte vécut en Italie, près d'Aricie, où on l'identifia avec le dieu Virbius.

 

2° Une autre Hippolyte aurait existé. Elle serait la reine des Amazones et tomba amoureux d'Héraclès, venu chercher sa ceinture. Elle aurait été tué durant la bataille qui opposèrent le héros à ses Amazones.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Né de Typhon et d'Echidna, ce monstre vivait dans une caverne près du lac de Lerne. Il avait le corps d'un chien et neuf têtes de serpent. Une seule de ces têtes était immortelle. Envoyé par Eurysthée pour tuer l'Hydre, Héraclès accomplit alors le second de ses douze travaux. Le héros coupa d'bord une tête, mais aussitôt deux autres repoussèrent à la place. Aussi, avec l'aide d' Iolaos, son fidèle compagnon, Héraclès brûla les têtes de l'Hydre, trancha celle qui était immortelle et l'enterra sous un lourd rocher ; puis il trempa ses flèches dans le sang du monstre afin de rendre leur blessure mortelle. On dit que ce sang entra dans la composition du philtre empoisonné que Nessus, en mourant, offrit à Déjanire et qui provoqua la mort d'Héraclès. On raconte encore que l'odeur pestilentielle qui s'exhalait du fleuve Anigros avait été provoquée par les flots de sang du monstre qui s'étaient déversés dans ses eaux.

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Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Dédale et d'une esclave crétoise du roi Minos, Icare se trouva enfermé avec son père dans le Labyrinthe. Tous deux purent s'échapper grâce aux ailes que Dédale fabriqua et qu'ils attachèrent sur leurs épaules avec de la cire. Avant qu'ils ne prissent leur vol, Dédale avait recommandé à son fils de ne pas s'approcher trop près du soleil ; mais Icare, dans son ivresse de pouvoir voler, s'éleva toujours plus haut dans les airs, tant et si bien que les rayons du soleil firent fondre la cire. Les ailes se détachèrent, et l'infortuné sombra dans la mer qui, depuis, porte son nom.

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Rédigé par orange8454

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