Publié le 13 Septembre 2012
Le dressage des éléphants est une spécialité des Karens qui entretiennent avec les pachydermes des relations mystérieusement privilégiées et familières.
Doté d’un fort sentiment d’appartenance nationale (conforté par l’existence d’une armée Karen), le peuple Karen négocie difficilement sa mutation économique dans une région particulièrement troublée et instable. Il cultive toujours le pavot dans les régions élevées, intéressante monnaie d’échange pour acquérir des armes, mais la priorité revient au riz, surtout si la topographie permet une riziculture irriguée.
La société Karen a la particularité d’être de type matrilinéaire : la transmission de la propriété passe par les femmes et non par la branche masculine de la famille. Dans les cérémonies religieuses, l’officiant est toujours une femme. Heureusement, cette situation n’affecte pas le moral de messieurs les Karens qui savent se rattraper sur une bonne bouteille d’alcool de riz. Là s’arrêtent leurs débordements car la morale est assez stricte.
Ces tendances puritaines ont contribué à améliorer le score des missionnaires baptistes en Thaïlande, lesquels se prévaudraient de 25 000 ouailles Karens ! Mais les véritables conversions sont exceptionnelles : l’animisme reste profondément enraciné.
maison karens
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