Publié le 13 Septembre 2012

Il y a des années et des années, au pied de la colline Baoshi se trouvait un village situé sur la rive du Lac de l'Ouest où habitait un beau couple, le mari s'appelait Liu Chun, et sa femme Hui Niang; l'homme travaillait aux champs et la femme restait à la maison où elle filait la soie.

 

Comme ils étaient laborieux et économes, la famille avait une vie aisée. Hui Niang se trouva enceinte après cinq ans de mariage, ce qui la remplit de joie. Leurs voisins faisaient leur éloge donnant en exemple leur couple harmonieux.

 

Un matin, quand l'aube eut apparu à l'orient, un soleil brillant se leva, alors Liu Chun, la houe sur l'épaule, s'en alla travailler aux champs. Sa femme ayant bien préparé tous les accessoires, s'assit devant son métier à tisser pour se mettre à filer la soie. Tout à coup, un vent furieux se déchaîna; des nuages d'un noir d'encre s'amoncelèrent. Le soleil disparut en un clin d'œil.

La tempête calmée, le soleil ne revint pas. Le monde était enveloppé de froides ténèbres, les feuilles tombaient; les fleurs se fanaient; légumes et céréales ne poussaient plus; les démons firent leur apparition, jetant le trouble dans le pays. L'angoisse étreignait les cœurs, et on n'avait plus de quoi vivre!

 

Où était donc passé le soleil? Un seul homme pouvait le savoir, c'était un vieillard de cent quatre-vingt ans qui vivait au pied de la colline Baoshi.

 

Il dit:

 

- Au fond de la mer de l'Est habite un Roi des Démons, qui a un grand nombre de petits diables à son service. Comme ils commettent leurs forfaits dans l'obscurité, ils ont grand peur du soleil et ont conçu une haine mortelle à son égard; certainement, le soleil a été enlevé par le Roi des Démons.

 

Liu Chun, comme tout le monde, souffrait de vivre dans les ténèbres. Il se rendit chez ses voisins à tâtons. On l'accueillit en lui disant:

 

- Liu Chun, sans soleil, nous allons mourir de froid!

 

Et un autre se plaignit:

 

- Liu Chun, sans soleil, nous allons mourir de faim!

 

Ces paroles et le souvenir des souffrances qu'il avait lui-même connues lui serrèrent le cœur.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans un petit village de Chine, pas très loin de la ville de Nankin, vivait un jeune homme du nom de Tao. Il était très pauvre mais malgré sa pauvreté, il était de nature généreuse et toujours prêt à aider son prochain. Personne ne s’adressait jamais à lui en vain.

Un jour, alors que le soleil brillait déjà très haut dans le ciel, Tao, qui dormait sur une paillasse à l’ombre d’un arbre, fut réveillé assez brutalement par un inconnu. Surpris, il ouvrit les yeux et vit devant lui un homme tout de gris vêtu.

 

"Réveille-toi, Tao", lui dit l’inconnu. "La reine t’attend ! "

 

"La reine ?", s’étonna Tao. "Mais je ne connais pas de reine !"

 

"Elle, en revanche, te connaît", poursuivit l’homme en gris, "Et elle m’a envoyé te chercher de toute urgence. Viens, suis-moi !"

 

"Mais qui êtes-vous donc ?", demanda Tao au messager. "Je ne vous ai jamais vu !"


L’inconnu haussa les épaules :

 

"A quoi cela pourrait-il t’avancer de m’avoir déjà vu et de savoir qui je suis ? La reine a besoin de ton aide. Tu es bien Tao, celui qui ne refuse jamais son aide à personne ?"

 

Tao n’osa plus poser de question. Il replia rapidement sa paillasse et suivit l’inconnu.Ils marchèrent un long moment et à l’instant où il croyait atteindre les dernières maisons du village, il découvrit devant lui une ville immense dont toutes les maisons, massées les unes contre les autres, présentaient une forme assez étrange, qui lui sembla vaguement familière.

 

L’inconnu pénétra dans l’une d’elles, plus vaste et somptueuse que les autres. Tao le suivit.

 

Ils arrivèrent dans une salle immense, où une femme de très belle était assise sur un trône majestueux. Elle portait dans les cheveux un diadème, qui scintillait de mille feux.

 

"Merci d’être venu" murmura-t-elle. "Mon royaume court un grand danger et tu es le seul à pouvoir le sauver."

 

Tao se courba dans un profond salut.

 

"Ce sera un honneur pour moi, Votre Majesté", balbutia-t-il.

 

"Je vais te présenter à ma fille" poursuivit la reine d’une voix douce. "Je considère tous mes sujets comme mes propres enfants, mais je tiens à ma fille bien plus qu’à moi-même."

 

Tao crut entendre des milliers de clochettes d’or, et une jeune fille, également très belle entra dans la pièce.

 

Son visage était pâle comme le lys et ses cheveux de jais coulaient en cascade le long de son dos. L’air infiniment triste, elle alla s’asseoir à côté de la reine, sur une chaise en or.

 

A peine venait-elle de s’installer qu’une dame de la cour entra, toute essoufflée en hurlant :

 

"Le Monstre ! Le Monstre !"

 

La reine se leva.

 

"Voilà le malheur dont je viens de te parler. je t’en supplie, Tao, aide ma fille. Elle a pour mission de reconstruire une capitale mais sans toi, jamais, elle n’y parviendra."

Tao, sans hésiter une seconde, prit la jeune fille par la main et, ensemble, ils quittèrent le palais discrètement.

 

Pendant des heures, ils coururent sans prendre le temps de retrouver leur souffle. Ils empruntèrent mille et une petites rues tortueuses et parvinrent finalement dans le village de Tao. Là, ils purent souffler un peu.

 

"Comme il fait calme, ici", soupira Fleur de Lotus, car c’est ainsi que la jeune princesse s’appelait.

 

"Nous sommes loin de tout une danger, à présent, dit Tao".

 

"Où allons-nous bâtir la nouvelle capitale, demanda la princesse ?"

 

"Une capitale ?", demanda Tao, qui n’avait pas très bien compris lorsque la reine lui parlait dans son palais. "Mais je ne pourrai jamais construire une capitale. C’est impossible ! Je ne suis qu’un pauvre paysan. Je n’ai ni pouvoir ni argent."

 

La princesse le regarda et de grosses larmes roulèrent sur ses joues.

 

"Mais tu es pourtant bien Tao, celui qui est toujours prêt à aider son prochain", gémit-elle. "Toi seul est capable de le faire..."

 

"Non, je... ", s’apprêtait-il à dire lorsqu’il s’éveilla.

 

Il avait dû dormir longtemps, car le soleil se trouvait maintenant fort bas sur l’horizon. Bien qu’éveillé, Tao entendait encore la voix suppliante de Fleur de Lotus qui semblait s’éloigner.

 

En vérité, c’était un essaim d’abeilles. Elles semblaient perdues et tournaient en tous sens autour des fleurs du jardin.

 

"Pauvres bêtes", pensa Tao. "Elles n’ont pas de ruche ! Je vais leur en faire fabriquer une."

 

Et il se rendit immédiatement chez un charpentier.

 

Je me demande d’où peuvent bien venir toutes ces abeilles ?, pensa-t-il, lorsqu’il vit que les insectes acceptaient avec empressement leur nouveau refuge.

 

Il partit se promener dans le village. Arrivé à hauteur de la dernière maison, il découvrit dans un jardin une ruche abandonnée.

 

"J’ai trouvé des abeilles chez moi", dit-il à l’homme qui vivait là. "Ne sont-elles pas à vous ?"

"C’est possible", répondit l’homme.

 

"Elles ont dû fuir", ajouta-t-il en ôtant le couvercle de la ruche.

 

Comme il se penchait, il y découvrit un serpent :

 

"Oh ! Le monstre de mon rêve ... !", se dit-il.

 

De retour chez lui, Tao installa dans son jardin toute une série de belles ruches semblables. De tous les côtés des abeilles arrivèrent. Elles se mirent à butiner ses fleurs et lui offrirent tellement de miel en échange de sa protection que Tao, le généreux, devint bientôt riche.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Le Roi Dragon s'occupe principalement des pluies. Quand il fait tomber la pluie, il y a de l'eau sur la terre; s'il ne le faisait pas, les êtres vivants en souffriraient beaucoup.

On dit que dans l'Antiquité le Roi Dragon Luyibashida était très despotique. Il interdisait souvent à la Déesse des Pluies de travailler, si bien que les sources, puits et cavernes de la terre n'avaient pas d'eau, les champs se fendillaient de sécheresse, et les êtres vivants mouraient de soif.

 

Les êtres humains haïssaient tellement ce Dragon que le ciel en fut informé. Les immortels célestes discutèrent ensemble pour sauver l'Humanité. Un immortel nommé Qiangladuji dit:

 

- Laissez-moi arranger cette affaire, je connais un moyen pour sauver l'Humanité.

 

Déguisé en serviteur, Qiangladuji arriva chez Luyibashida. Il y travailla laborieusement et le Roi Dragon l'apprécia beaucoup. Un jour, trouvant que le moment était venu, il dit:

 

- Votre majesté le Roi Dragon, votre famille est la plus riche au monde. Il n'y a pas d'autre famille aussi riche et aussi prospère que la vôtre. Vous avez tout et ne manquez de rien Votre réputation est telle que les montagnes baissent la tête devant vous. Pourtant, il y a encore une chose que votre famille ne possède pas.

 

- Laquelle? dit le Dragon en levant haut sa tête orgueilleuse. Je possède tout !

 

- Vous savez déjà, chuchota Qiangladuji mystérieusement, que le Phoenix est la créature la plus noble au monde et ses œufs la chose la plus précieuse. Ce qui vous manque, c'est un œuf de Phoenix.

 

Le Roi Dragon changea vite d'attitude et dit avec des signes de tête:

 

- Eh bien, où peut-on trouver cet objet précieux? Pourrais-tu m'en trouver un?

 

- Ce n'est pas difficile, si vous le désirez, dit Qiangladuji, je peux certainement vous en trouver un.

 

Sortant alors du Palais royal, il monta au ciel et vit trois œufs brillants dans le nid d'un Phoenix sur l'arbre divin. Juste à ce moment, le Phoenix qui couvait les œufs était sorti chercher de la nourriture, alors il vola en cachette un œuf, et repartit le donner au Dragon. En possession de l'oeuf multicolore de Phoenix, celui-ci rayonnait de joie.

Alors, Qiangladuji lui dit:

 

- Mon roi respecté, vous êtes vraiment maintenant le plus riche du monde, vous possédez tout et rien ne vous manque plus. J'ai fait ce que je devais faire, je vais rentrer.

 

De retour au ciel, Qiangladuji discuta encore un instant avec les immortels Zhongbuya et Qingliennijiang, puis il attendit le retour du Phoenix pour discuter comment punir le Roi Dragon.

 

En rentrant à son nid, le Phoenix s'aperçut qu'un œuf avait disparu, et il se mit à le chercher partout, en volant 90 000 lis à l'est, 90 000 lis à l'ouest, mais sans parvenir à retrouver son œuf. Fou de colère, il allait et venait dans tous les sens du ciel, en monologuant:

 

- Mon nid est sur l'arbre divin, dont les branches soutiennent les neuf cieux, aucun animal au monde ne peut y être monté, personne ne peut avoir volé mon œuf ! Qui me l'a volé ?

C'est alors que Qiangladuji s'approcha et demanda:

 

- Noble Phoenix, pourquoi voles-tu ainsi dans tous les sens ? Qu'est-ce que tu cherches ?

 

- J'ai perdu un œuf, dit le Phoenix, sais-tu qui me l'a volé ?

 

- Eh bien, je sais qui a volé ton œuf, dit Qiangladuji avec des signes de tête. Mais je ne peux te le rapporter. Si tu veux, tu peux venir au Palais céleste discuter un peu avec nous.

Le Phoenix se hâta de le suivre au Palais céleste. Les immortels qui y attendaient demandèrent à la vue du Phoenix:

 

- Oh, Phoenix, tu as des ailes qui peuvent couvrir le ciel et des pattes à griffe comme l'éclair, peux-tu aller chercher le Roi Dragon Luyibashida dans l'eau ? Oserais-tu le faire ?

 

- Rien de plus facile, répondit le Phoenix. Mais pourquoi dois-je le tirer de l'eau ? Je ne veux que savoir qui a volé mon œuf.

 

- Tire le Roi Dragon Luyibashida de l'eau, dirent les immortels, c'est lui qui a volé ton œuf.

Quand il entendit cela, les pattes du Phoenix tremblèrent de colère: Il voulut tout de suite aller régler son compte au Dragon. Mais les immortels l'arrêtèrent en disant :

 

- Si tu tires tout son corps de l'eau, les hommes mourront. Il suffit que tu traînes sa tête ici, et nous aurons alors le moyen de lui faire rendre ton œuf.

En agitant ses ailes, le Phoenix vola au 81e étage du ciel, puis il replia ses ailes et se laissa tomber droit dans la mer.

 

D'un coup, la mer se fendit et apparurent le Palais et le Roi Dragon au fond de la mer. C'est alors que le Phoenix saisit le Dragon par le cou avec ses griffes et tira sa tête de l'eau, tout en lui demandant en colère:

 

- Quelle est la longueur de ton corps ?

Troublé par cette brusque attaque, le Dragon répondit vite:

 

- Mon corps est très long, tu n'en as sorti qu'à peine une moitié.

 

A ces mots, le Phoenix continua de monter, jusque devant les immortels. Et tout en tenant solidement le cou du Dragon, il cria:

- Tu es très malhonnête, pourquoi as-tu volé mon œuf ? Si tu me rends mon œuf, je te ferai grâce. Sinon tu verras !

 

Le cou serré par le Phoenix, le Dragon ne pouvait parler et il présenta des excuses avec des signes de tête. Les immortels dirent en le montrant du doigt:

 

- Luyibashida, alors que tu es le Roi Dragon, tu interdis à la Déesse des Pluies de faire pleuvoir, si bien que les champs se fendent, les plantes meurent, les êtres humains et les animaux ne peuvent vivre. Tu ne fais pas ce que tu dois faire, mais tu voles en cachette l'œuf du Phoenix, si bien que le ciel et tous les êtres vivants te haïssent! Maintenant, nous te demandons si tu vas rendre son œuf au Phoenix ?

 

- Je vais le rendre, je vais le rendre! acquiesça le Dragon de la tête.

 

- Feras-tu tomber les pluies ?

 

- Je le ferai, je le ferai!

 

- Alors, à ton retour, envoie ton serviteur rendre son œuf au Phoenix, envoie la Déesse faire vite tomber la pluie pour que toutes les sources, tous les puits et toutes les cavernes aient de l'eau, que les cultures poussent, que l'Humanité ait de quoi manger et que tous les êtres vivent bien. Vas-tu le faire ?

 

- Oui, oui!

 

- Si tu le fais, l'Humanité te respectera, te priera et t'offrira chaque année des offrandes et des sacrifices.

 

Puis ils dirent au Phoenix de replacer doucement le Dragon dans la mer. Mais Qiangladuji s'approcha du Phoenix et lui chuchota:

 

- Saisis-le de toutes tes forces et fais-le tomber brutalement.

 

Le Phoenix agit selon le conseil de Qiangladuji, il lâcha le Dragon si énergiquement que les eaux de la mer jaillirent en de hautes colonnes, qui devinrent des milliers et des milliers de gouttes et volèrent aux alentours. En tombant sur la terre, les grandes gouttes devinrent de grands fleuves et rivières, les petites devinrent des sources, puits et cavernes.

 

Depuis lors, le peuple Pumi respecte le Roi Dragon selon les directives des Immortels et fait des offrandes chaque année aux fleuves, rivières, lacs, sources, puits et cavernes, pour prier le Roi Dragon de donner une bonne vie à la population Pumi. Après avoir été puni par le Phoenix, le Dragon n'a plus osé commettre de méfaits.





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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Les Qing (1644-1911), dynastie féodale mandchoue, n'ont eu qu'une princesse de nationalité han sous leur règne qui a duré 268 ans. C'est la princesse adoptive Kong Sizhen.

 

Fille d'un général, Kong était sortie indemne des troubles de la guerre, mais une centaine de membres de sa famille avaient alors perdu la vie.

 

Heureusement, Kong fut d'abord adoptée par l'impératrice douairière Xiaozhuang des Qing, puis est devenue une princesse et une concubine impériale de haut rang. En tant que descendante de la famille des Kong, elle gouverna la préfecture du roi Dingnan.

 

Depuis la fondation de la dynastie des Qing, Kong a été la première femme à recevoir l'investiture de la garde impériale de premier rang. Ayant toute la confiance de Xiaozhuang, elle a commandé les forces armées qui protégeaient les tombeaux impériaux et maintenaient l'ordre à la frontière sud-ouest du pays.

 

Pendant la lutte contre les troubles qui sévissaient dans trois États tributaires aux limites de l'empire, elle a apporté une contribution remarquable à la sauvegarde de la réunification de la patrie et au maintien de la stabilité sociale.

 

Pour faire honneur à sa patrie, elle a manifesté un esprit d'abnégation. Bien qu'elle ait obtenu plusieurs titres, elle a enduré de rudes épreuves. Après avoir acquitté l'importante mission qui lui avait été confiée, elle s'est retirée tranquillement de la scène de l'histoire et a vécu en ermite dans le palais des concubines. Depuis lors, la suite de son histoire légendaire est restée inconnue.

 

Dans l'arrondissement Haidian de Beijing, Gongzhufen (site de l'ancien cimetière de la princesse) est aujourd'hui un carrefour de communication et un centre commercial animé. Point de rencontre de l'avenue Chang'an et du 3e périphérique, quatre rues rayonnent autour d'un grand espace vert, et un grand échangeur s'y dresse. Pour protéger l'emplacement de l'ancien cimetière de la princesse, lors de la construction de cet échangeur, on a conservé les arbres centenaires (pins et cyprès) et les espaces verts. On disait que les restes de la princesse Kong Sizhen s'y trouvaient. Pendant les fouilles qui y ont alors été effectuées, on a découvert une grande quantité d'armes antiques. En analysant la vie de la princesse Kong, on peut arriver à la conclusion qu'elle y avait été ensevelie.

 

L'origine de Kong Sizhen

 

Kong Youde, père de Kong Sizhen, était originaire de la province du Liaoning. À la fin de la dynastie des Ming (1368-1644), il était un général qui maintenait l'ordre de Dengzhou dans la province du Shandong. À cette époque, le gouvernement des Ming était corrompu et décadent. Les guerres consécutives avaient entraîné le peuple dans la misère.

 

À la fin de1631, Kong Youde reçut pour mission de renforcer les forces en vue du combat qu'allaient livrer les Ming dans l'est du Liaoning. Lorsque ses renforts arrivèrent à Wuqiao du Hebei, la neige entrava l'avancée de ses troupes. Ayant peur de manquer de nourriture et de vêtements, ses 30 000 soldats étaient pris entre deux feux. Kong Youde décida finalement de diriger ses troupes dans une révolte contre le gouvernement décadent des Ming. Pour échapper à l'encerclement des armées des Ming, il prit la fuite avec ses troupes vers la mer.

 

En haute mer, Kong Youde, dans une situation difficile, décida de se rallier au gouvernement des Qing. Cette nouvelle inattendue fut accueillie avec joie par l'empereur des Qing. Il envoya non seulement son armée pour accueillir Kong et son armée, mais encore conduisit en personne ses mandarins à les accueillir chaleureusement à cinq km de la ville. Profondément touché, Kong Youde prit la résolution de rester loyal envers la cour impériale des Qing.

 

En 1644, les Mandchous de la Chine du Nord-Est fondèrent la dynastie des Qing et installèrent leur capitale à Beijing. Pendant les guerres de répression des révoltes dans la Plaine centrale, Kong Youde était aux premières lignes de combat. Son armée partit du Nord-Est et combattit au sud et au nord du Yangtsé. Pour établir et renforcer l'autorité dans la Plaine centrale, Kong accomplit des exploits éclatants. Finalement, on lui conféra le titre de Dingnanwang (roi maintenant l'ordre dans la région Sud-Ouest).

 

Née en 1645, Kong Sizhen a donc grandi sous l'étendard militaire et a reçu le baptême du feu. En 1652, son père livrait un combat contre une armée paysanne dans la région de Guilin (alors province du Guangxi), qu'il occupait, et il fut encerclé par l'armée paysanne. Au cours du combat, il fut atteint d'une flèche à la tête. La ville fut prise, son père battit en retraite dans sa résidence et l'incendia. Une centaine de membres de la famille se donnèrent la mort, à l'exception de Kong Sizhen qui avait alors sept ans. On dit qu'elle fut sauvée par des hommes de la suite de son père.

 

Le séjour à Beijing

 

Après avoir réprimé les révoltes, l'empereur Shunzhi ordonna aux gardes d'honneur d'accompagner Kong Sizhen à Beijing. En 1654, la ville animée accueillit l'arrivée de Kong Sizhen. Sa garde d'honneur passa entre deux haies de spectateurs et de fonctionnaires et se dirigea vers le palais impérial. En voyant cette fillette esseulée, l'impératrice douairière Xiaozhuang se sentit profondément émue. Elle serra l'enfant dans ses bras et déclara : « Tu es si jeune, mais tu as connu tant de malheurs. Désormais, tu pourras me considérer comme ta mère. » Après avoir entendu ses paroles, la gentille fillette se hâta de se prosterner, front contre terre, et dit : « Merci beaucoup, Mère, et je vous souhaite longue vie. »

 

Le gouvernement des Qing ordonna aux fonctionnaires de construire un temple à la mémoire de Kong Youde. En tant que femme, Kong Sizhen ne pouvait succéder au trône de son père, mais elle avait le droit de jouir d'un traitement princier et de prendre en main le pouvoir militaire et les affaires de la résidence princière. Par ailleurs, Xiaozhuang demanda au ministre des Rites (l'un des six ministres du gouvernement impérial des Qing) de lui fournir 20 000 taëls d'argent. Plus tard, l'empereur Shunzhi publia un édit et remit à Kong Sizhen un registre lui conférant le titre de Heshuo Gege (princesse de premier rang).

 

L'impératrice douairière Xiaozhuang, épouse de Huangtaiji, déployait beaucoup de talent en politique. Son fils Shunzhi et son petit-fils Kangxi montèrent sur le trône dès leur enfance. Par conséquent, elle jouait un rôle prépondérant dans les décisions politiques. S'appuyant sur sa position particulière, elle aida trois empereurs à consolider leur pouvoir, après qu'ils eurent établi leur capitale à Beijing.

 

Pour maintenir la domination du gouvernement des Qing, l'impératrice douairière Xiaozhuang adopta Kong Sizhen et en fit une femme compétente, tant sur le plan des affaires civiles que militaires. Elle demanda à Kong de lire non seulement le Livre des Odes et le Canon des documents, mais encore d'apprendre les arts martiaux et de s'y exercer avec les princes.

 

Kong Sizhen était à la fois belle et compétente, et dès qu'elle eut atteint l'âge adulte, Xiaozhuang consentit avec plaisir à ce qu'elle ait la position d'impératrice de Shunzhi. Ayant été élevés ensemble, Shunzhi et Kong Sizhen s'étaient liés d'une amitié pure et leur mariage ne figurait toujours pas dans les plans immédiats. Malheureusement, l'empereur Shunzhi mourut à l'âge de 23 ans.

 

Après la mort de Shunzhi, Xiaozhuang donna à Kong l'investiture de la garde impériale de premier rang. Puis elle l'envoya commander les forces armées qui protégeaient les tombeaux impériaux.

 

Le mariage de Kong Sizhen

 

Au début des Qing, la cour impériale conféra des titres de roi local à quatre grands généraux des Ming, en raison de leur position, de leur talent et de leurs mérites remarquables, et ceux-ci se soumirent à la cour des Qing. Ce sont : Wu Sangui, le Pingxiwang, qui occupa les provinces du Yunnan et du Guizhou; Geng Zhongming, le Jingnanwang, qui domina la province du Fujian ; Shang Kexi, le Pingnanwang, qui administra la province du Guangdong ; et Kong Youde, le Dingnanwang qui dirigea ce qui était alors la province du Guangxi. Après le décès de Kong à Guilin, la position royale de Kong Youde fut remplie par Sun Yanling, mais en réalité, il ne restait que trois rois locaux de la première heure.

 

Au fur et à mesure qu'ils acquéraient de la puissance, les trois autres rois commencèrent à se conduire en despote, et plus particulièrement Wu Sangui. Dans les provinces du Yunnan et du Guizhou, il développa des armements et des contingents militaires (de 20 000 à 100 000 soldats) pour se préparer à une guerre, forma une coterie à des fins illicites, accabla le peuple d'impôts, exploita sans scrupule des mines pour frapper la monnaie et monopolisa le commerce frontalier. En demandant au gouvernement des Qing de prendre en charge les dépenses militaires annuelles de plus de 20 millions de taëls d'argent, il refusa d'appliquer les ordres du gouvernement.

 

En un mot, la puissance des rois locaux menaçait sérieusement la sécurité politique, économique et militaire de l'État. Le gouvernement des Qing les considérait donc comme des cancers.

 

À l'âge de 8 ans, Kangxi monta sur le trône et fut proclamé empereur après la mort de son père Shunzhi. Kangxi (règne de 1661 à 1722) est l'empereur le plus renommé des Qing. Avec l'aide de sa grand-mère paternelle, ce jeune empereur prometteur décida d'éradiquer tous ces despotes locaux.

 

Pour contrôler la puissance du Guangxi, Xiaozhuang demanda à Kong Sizhen d'épouser Sun Yanling, sous le prétexte que leurs fiançailles avaient été arrangées par leur père.

 

Kong Sizhen savait que Sun Yanling était un jeune dandy et un incapable, et elle comprit les intentions de sa mère adoptive. Prenant en considération tous les intérêts en cause, elle accepta finalement cet arrangement. Kong s'installa à Guilin après son mariage. Puis, l'empereur Kangxi offrit titres et fonctions à Sun, à la condition qu'il en confie la direction à sa femme Kong Sizhen. Devant manœuvrer au sein d'un mariage si tragique et avec un mari si vil, Kong Sizhen se vit obligée de publier un règlement strict énonçant que « sans sa permission, son mari ne devait pas faire feu ». Dans l'histoire de la Chine, c'était une nouvelle inattendue et rarement prise sous la menace de la cour impériale.

 

Réprimer la révolte

 

En 1673, l'empereur Kangxi approuva la demande du Pingnanwang Shang Kexi de prendre sa retraite et de rentrer dans son pays natal. Kangxi déclara : « La province du Guangdong est en paix et l'autorité locale en place peut être annulée. » À cette nouvelle, le Pingxiwang Wu Sangui et le Jingnanwang Geng Zhongming se sentirent fébriles. Ils présentèrent par écrit à Kangxi leur avis de se retirer pour sonder son opinion. Cependant, Kangxi accepta de publier un édit de ratification. Dans cette situation, Wu Sangui se révolta le premier contre la dynastie des Qing, geste qui fut suivi par les deux autres rois. Pendant les troubles avec ces trois rois locaux, la guerre civile sévissait dans onze provinces du pays.

 

Au début de la révolte, Wu Sangui dépêcha des envoyés pour s'associer à Sun Yanling qui n'osait pas agir à la légère, car il avait manqué de soutien de la part de sa femme et de ses troupes. Par la suite, cette girouette changea d'avis. En prenant une série de mesures, il fit arrêter sa femme en ordonnant qu'elle soit assignée à résidence, tua une trentaine de généraux qui faisaient preuve d'hostilité et emprisonna le gouverneur envoyé par la cour des Qing dans la province du Guangxi. Se prétendant de roi Anyuan, il se révolta de concert avec Wu Sangui.

 

À ce moment critique, Kong Sizhen tenta des efforts ultimes. Elle invita son mari à capituler et coopéra avec Fu Honglie, fonctionnaire local, pour réunir clandestinement des informations. Finalement, elle dépêcha des envoyés pour demander l'aide de l'armée des Qing. À ce moment critique, Sun Yanling hésitait entre deux routes et fut finalement tué par Wu Sangui qui révéla le complot de Kong Sizhen. Dès que la ville de Guilin fut enlevée par Wu Sangui, Kong Sizhen tomba aux mains de l'ennemi et fut amenée dans la province du Yunnan. Sachant que Kong était la fille unique du Dingnanwang et vu le grand prestige dont elle jouissait dans la province du Guangxi, Wu Sangui n'osa pas la tuer.

 

Après huit années de guerres civiles, les troubles des trois rois locaux furent complètement réprimés. Après avoir passé quatre ans de sa vie en prison, Kong Sizhen fut remise en liberté. L'empereur Kangxi la fit chercher et amener à la cour impériale où cette femme de 36 ans poursuivit son veuvage. Elle mourut à l'âge de 68 ans. Pour réconforter son âme blessée, la cour des Qing lui fit des funérailles solennelles.

Source : LCAP



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

De retour chez lui, il déclara à sa femme:

 

Sous le règne de l'Empereur Yao, dix Soleils parurent simultanément dans le ciel, causant une terrible sécheresse sur la Terre.

 

Que s'était-il passé? Jadis, la mère du Soleil Xihe avait eu dix enfants. Ils habitaient à Tanggu, un grand lac situé dans les régions orientales. Les dix Soleils passaient là leurs journées à se baigner et s'amuser; aussi l'eau du lac était-elle bouillante pendant les quatre saisons de l'année. Au centre du lac poussait le grand arbre Fusang, le "lieu où se lève le Soleil". Cet arbre mesurait plusieurs milliers de mètres de haut, et mille personnes ne pouvaient l'embrasser. Sur ses dix énormes branches reposaient les dix Soleils.

 

Sur l'ordre de l'Empereur Céleste, chaque Soleil allait à son tour éclairer le monde, se levant à l'Est à l'aube et se couchant à l'Ouest au crépuscule après avoir traversé tout le ciel. Ainsi, tous les dix jours, chacun d'entre eux apportait lumière et chaleur aux hommes.

 

Comme le monde était beau alors, avec ses montagnes altières, ses fleuves impétueux, ses forêts profondes, ses fleurs multicolores et ses champs aux récoltes abondantes!

 

Vraiment, pour nos dix Soleils, le monde était plus amusant que le lac Tanggu...

 

Mais ils ne pouvaient s'y rendre qu'une fois tous les dix jours.

Ces Soleils étaient de tempérament espiègle. Un jour la discussion s'échauffa:

 

- Le lac Tanggu n'est vraiment pas amusant! Nous y restons neuf jours sur dix, ce n'est pas drôle, se plaignit l'un d'entre eux.

 

- C'est vrai! Nous sommes sévèrement surveillés, nous ne pouvons pas aller où nous voulons, je trouve cela injuste! Renchérit un autre.

 

- Ces règlements sont raisonnables, intervint un troisième, si nous allons tous ensemble sur la terre, la chaleur y sera insupportable.

 

A ces mots, le premier Soleil se fâcha:

 

- Raisonnable! Raisonnable! Faire ce que nous voulons, voilà ce qui est raisonnable!
C'est insupportable de toujours rester ici! Et si, à partir de demain, nous allions jouer tous ensemble?

 

- D'accord! Répondirent en chœur les neuf autres Soleils.

Le lendemain, les dix Soleils quittèrent le lac Tanggu au mépris des ordres de l'Empereur Céleste.

 

Lorsqu'un seul Soleil apparaissait dans le ciel à l'aube, tout était normal. mais lorsque ce jour-là, les dix Soleils se levèrent simultanément, ils dégagèrent une chaleur torride: Tous les cours d'eau furent asséchés, les champs brûlés se crevassèrent, les arbres et les céréales se desséchèrent et les hommes durent se réfugier dans des grottes, n'osant plus en sortir.

Mais les dix Soleils s'amusèrent comme si de rien n'était. Ils étaient même ravis de leur mauvais tour.

 

L'Empereur Yao, qui régnait à cette époque sur la Chine, habitait une chaumière et menait la vie simple et sobre du peuple. Ayant à cœur les intérêts de son peuple, il demanda aux Soleils de se retirer immédiatement, au risque d'anéantir toutes les espèces vivantes sur terre. Mais les Soleils n'en eurent cure et continuèrent à s'amuser.

 

L'Empereur Yao fut obligé d'intercéder pour son peuple auprès de l'Empereur Céleste. En apprenant que les dix Soleils avaient transgressé ses ordres, l'Empereur Céleste se mit dans une colère noire. Il fit appeler Yi, l'archer céleste.

- Les fils de Xihe ont trahi leur serment, lui dit-il. Ils sont sortis tous ensemble, causant de graves sécheresses. Voici un arc rouge et un carquois de dix flèches blanches. Va et chatie-les comme il se doit !

 

Obtempérant à l'ordre de l'Empereur Céleste, Yi prit son arc et ses flèches et descendit immédiatement sur Terre.

 

Les souffrances du peuple écrasé par la chaleur des Soleils l'affligèrent beaucoup. Il leva la tête, défia du regard les dix Soleils et, sans dire un mot, saisit son arc et le banda. La flèche partit comme une étoile filante. Une violente déflagration se répercuta dans le ciel, le Soleil touché par la flèche de Yi se changea en une boule de feu et tomba. Les autres prirent la fuite. Mais Yi visa le deuxième Soleil, puis le troisième, le quatrième... Ils tombèrent l'un après l'autre. Au moment où il retirait la dixième flèche de son carquois, l'Empereur Yao retint son bras :

 

- Arrête! Lui dit-il, tous les êtres vivants ne peuvent vivre ni se multiplier sans Soleil. Epargne le dernier. Yi acquiesça en silence.

 

Après avoir fait disparaître les neuf Soleils, la température redevint normale. les hommes purent sortir de leurs abris, labourer la terre, moissonner, chasser, réparer et construire leurs maisons. Ils menaient à nouveau une vie paisible.

 

Sa mission accomplie, Yi s'apprêta à retourner au ciel. Mais, pleins de gratitude, les hommes le retinrent auprès d'eux et émirent l'espoir qu'il restât quelques jours de plus sur Terre. On avait encore besoin de lui pour venir à bout d'autres calamités. Yi accepta sans rien dire...

 


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Rédigé par orange8454

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