Publié le 13 Septembre 2012

Notre hodja, une nuit, eut un rêve particulièrement agréable. Dans ce rêve, l’ange Asrael lui donnait de l’argent. Je te donnerai cent pièces d’or, disait-il. Et l’ange de commencer à compter, et les belles pièces de s’aligner devant notre bonhomme qui n’avait de sa vie vu pareille fortune. Mais, on ne sait pourquoi, l’ange s’arrête à quatre-vingt-dix-neuf. Notre hodja s’irrite et comment ne pas s’irriter puisqu’il est bien loin de penser qu’il s’agit d’un rêve.

 

- Pour rien au monde je n’accepte un tel procédé. Tu me promets cent pièces d’or et aussitôt tu me fais du tort. Complète la somme ou reprends tout.

 

- Imbécile, lui dit l’ange, et sur cette bonne parole notre hodja s’éveille et se trouve mollement étendu sur l’herbe. A la pensée des pièces d’or du rêve qu’il entend encore tinter joyeusement, notre homme croit perdre l’esprit. Il n’y a pas là matière à plaisanter. C’est quatre-vingt-dix-neuf pièces d’or qui s’en vont d’un seul coup. Alors notre hodja referme les yeux.

 

- Ange de Dieu, pardonne mon impatience. D’accord, j’accepte. Va pour quatre-vingt-dix-neuf.

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #d’or, #hodja, #l’ange, #neuf, #pieces

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja monte dans une barque pour un petit voyage. Il y a sur le bateau beaucoup d’autres voyageurs. Notre hodja s’installe près du gouvernail regarde un peu le timonier, trouve le travail facile. Puis pour se faire valoir il entame la conversation, fait connaissance et se vante bientôt de ses talents :

 

- Ne crains rien. Laisse-moi le soin de la manœuvre Quant à toi, tu peux sans inquiétude faire la sieste dans un coin.

 

Le timonier était un homme simple. Il crut sur parole. Et voilà notre hodja à la barre tandis que le timonier dort du sommeil du juste. La route se poursuit d’abord sans incidents, le bateau faisant front aux vagues tant bien que mal Mais comme on se rapproche de la côte arive une grosse lame de flanc, qui s’approche, s’approche, emporte la barque et la dépose d’un seul coup au beau milieu de la plage. Jugez de l’émotion chez les voyageurs. On crie de toutes parts.

 

- Qu’arrive-t-il ? Effebdi, qu’as-tu fait ?

 

Mais notre hodja, très calme, répond avec assurance :

 

- Je n’ai rien fait, mes frères, la mer s’est retirée.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #hodja, #nasreddin, #retiree, #sans, #timonier

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja emprunte un chaudron à son voisin. Quelques jours plus tard il le lui rend et à l’intérieur se trouve une casserole.

 

- Qu’est-ce là ? demande le voisin.

 

- Oh ! C’est ton chaudron qui a fait un petit.

 

Le voisin, sans demander son reste, accepte l’aubaine. Quelques jours encore se passent. Notre hodja va trouver son voisin et demande à lui emprunter de nouveau son chaudron pour un jour ou deux.

 

- Volontiers, répond le voisin, à ta disposition.

A quelque temps de là le voisin n’a toujours pas vu revenir son chadron. Il s’en informe auprès du hodja.

 

- Hodja, mon voisin, qu’est devenu le chaudron que je t’ai prêté l’autre jour ?

 

- Ton chaudron ? Paix à ses cendres. Il est mort l’autre soir.

 

- Ah ! mon dieu ! hodja, tu plaisantes. Comment un chaudron pourrait-il mourir ?

 

- Par Dieu, mon voisin, je ne te trompe pas. Pourquoi un chaudron qu fait des petits ne pourrait-il pas mourir ? Si tu crois l’un, pourquoi pas l’autre ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chadron, #hodja, #jour, #l’autre, #voisin

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour deux hommes viennent trouver le hodja et lui proposent de le prendre pour arbitre de leur différend. Le premier plaideur commence à exposer son affaire.  Il parle, il s’excite, il fulmine et le hodja qui l’a écouté avec attention lui dit à la fin :

 

- C’est juste. Tu as raison.

 

Mais voilà que l’autre prend la parole et il expose si bien la question qu’il n’y a pas moyen de ne pas lui donner raison.

 

- C’est vrai, dit le hodja, tu es dans ton bon droit.

 

Alors la femme de notre hodja, qui assistait à la scène et qui avait entendu les deux décisions de son époux, éclate.

 

- Voyons, comment peux-tu dire des choses pareilles ? C’est celui-ci qui a raison, ou celui-là, mais non pars les deux à la fois.

 

Alors le hodja se retourne vers sa femme et, en se caressant la barbe :

- Par Dieu, femme, toi aussi tu as raison.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #deux, #femme, #hodja, #raison

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Publié le 13 Septembre 2012

Le hodja fait un tour de marché. Il admire un magnifique turban.

 

- Combien ce turban, mon maître ?

 

- Dix deniers, hodja effendi.

 

- Dix deniers ? Parfait. Qu’on me l’enveloppe. Notre homme a déjà le paquet sous le bras quant il se ravise.

 

- A combien cela ?

 

- C’est de la robe que tu parles ? Dix deniers aussi.

 

- Très bien. Reprends donc ce turban et à la place emballe-moi la robe.

 

Le paquet fait, le hodja s’en empare et s’en va tout d’une traite et sans regarder à droite ni à gauche.

 

Le marchand s’affole.

 

- Eh : hodja. Qu’arrive-t-il ? Crois-tu que je t’ai donné la robe pour rien ?

 

Le hodja se retourne d’un air furibond :

 

- Eh quoi ! Ne t’ai-je pas rendu le turban à la place ?

 

- Mais tu n‘avais pas payé davantage le prix du turban.

 

- Alors le hodja éclate :

 

- Compère, dit-il, je n’ai jamais vu d’homme aussi entêté que toi. Pourquoi veux-tu que je paye le turban puisque je ne l’ai pas emporté ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #deniers, #dix, #hodja, #robe, #turban

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