fille

Publié le 13 Septembre 2012

Il y a bien longtemps dans la ville de Meknès, dans un petit café se tiennent régulièrement des conteurs renommés ; ils narrent sans se lasser eux-mêmes, de bonnes histoires qui attirent l’attention des autres consommateurs. L’histoire commence ainsi…


Le sultan Abib, qu’il soit béni !, avait une fille qui ne voulait pas se marier. Elle préférait rester dans la maison de son père. Il s’était présenté plus de cent jeunes gens des meilleures familles qui désiraient obtenir la main de la princesse et toujours elle disait non.


- Il est impossible que tu restes éternellement dans ma maison, je n’ai ni frère, tu es ma fille unique ; que deviendras-tu après mois ? ton entêtement me cause bien de l’inquiétude, dit le sultan.


- O père, je ne refuse pas de me marier, mais je ne veux pour mari qu’un homme dont l’esprit soit subtil.


- Comment reconnaîtras-tu la subtilité d’esprit de ton prétendant ? demanda-t-il


- A ceci : ouvre un concours, je dirai un mensonge énorme et celui qui en trouvera un équivalent aura ma main.


Il en fut ainsi. Le sultan fit annoncer dans toutes les villes de la Chaouïa, du Souss… jusqu’au Soudan, qu’il donnerait sa fille à celui qui dirait un mensonge plus énorme que celui même qu’elle composerait.


Le mensonge est celui-ci :


- J’ai fait construire une marmite si grande qu’il a fallu trois cent soixante clous pour en assembler les éléments. Chaque clou a été rivé par un forgeron et chaque forgeron n’entendait pas le martellement de l’autre forgeron tant était grande ma gigantesque marmite ».


De tous les coins de l’Empire fortuné arrivèrent des prétendants. Ils comparaissaient devant le sultan aux côtés de qui se tenait, voilée, la princesse, sa fille.


Chacun débitait un mensonge, mais ce n’était qu’un tout petit mensonge.


Des semaines passèrent. Les prétendants se retiraient confus, la princesse triomphait. Par contre, le sultan se désolait, lui qui savait bien que chaque concurrent évincé était un ennemi pour lui et pour l’Empire fortuné.


Enfin un jour arriva un jeune Chleuh, c’était un pauvre diable qui a fait  le voyage monté sur une malheureuse bourrique, c’était un meskine pour tout dire. Il n’y avait cependant pas moyen de l’évincer, car les conditions du concours étaient formelles et chacun avait le droit de s’y présenter.


Après s’être incliné devant le sultan et sa fille il dit :


- J’ai fait pousser un chou, il a trois cent soixante feuilles et chaque feuille peut abriter trois cent soixante cavaliers ; aucun cavalier ne peut voir son voisin tant il est éloigné de lui.


- Et dans quoi espères-tu faire cuire ton chou ? demanda la princesse.


- Dans ton chaudron, réplique le Chleuh.


- Vraiment, tu as fait un plus beau mensonge que le mien, voici ma main.


Le meskine épousa la princesse, ils furent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants.

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #fille, #mensonge, #princesse, #sultan, #ton

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois une vieille femme qui avait un fils nommé Sarkis. Celui-ci voulait se marier mais il n’avait pas d’argent. Il va à l’étranger pour travailler et gagner de l’argent pour se loger et pouvoir se marier. Il laisse sa mère à la maison.

Un jour qu’il allait au marché, il voit un homme qui portait un coffre sur l’épaule et qui criait :

- " Coffre à vendre, un coffre ! celui qui l’achètera ne le regrettera pas, le vendeur non plus ! "

Sarkis achète le coffre, il l’expédie à sa mère, avec un mot : " Garde ce coffre, quand je reviendrai me marier ce sera ma corbeille de mariage. " La vieille femme reçoit le coffre, le met dans un coin, puis va à l’église.

A son retour, quelle surprise ! La maison est balayée, le poêle est allumé, le repas en train de cuire, la table mise, les hors-d’œuvre servis. Elle est stupéfaite.

- " Mon Dieu, dit-elle, qui a fait toutes ces choses ? "

Ce miracle se renouvelle plusieurs fois. Alors la vieille femme se cache derrière une porte. Elle voit le coffre s’ouvrir, une merveilleuse fille en sortir, balayer la pièce, allumer le poêle, préparer le repas, apporter le pain, mettre la table, disposer les plats, puis retourner dans le coffre et s’apprêter à rabattre le couvercle. Aussitôt, la mère se précipite, l’attrape par le bras et lui dit :

- " Qui es-tu, ma fille ? "

- " Ne pose pas de questions, mémé, dit la fille, ton fils m’a expédiée ici, nous allons vivre ensemble toutes les deux, quand ton fils reviendra, on verra ce qui se passera. "

Elles vivent ensemble pendant quelque temps. Un jour, la fille dit :

- «  Mémé, y’en a marre de vivre dans la fumée et la suie de cette masure. Va à la ville commander de la pierre et du bois, et tout ce qu’il faut pour construire une maison. Appelle un charpentier et un maçon, embauche des ouvriers, fais-nous construire une belle maison pour quand ton fils reviendra. Moi je paie, toi tu surveilles les travaux ! »

Peu après, la vieille femme fait construire dans la ville un joli manoir tel qu’il n’y en avait nulle part de semblable. Non loin de là vivait un gentilhomme extrêmement riche.

- " Mon Dieu, dit le gentilhomme, comment cette pauvre vieille a-t-elle pu faire construire un tel manoir, d’où son fils a-t-il pu lui envoyer tant d’argent ? "

Un jour, il entre chez la vieille et que voit-il ? Une merveilleuse jeune fille, à en perdre le boire et le manger. Il tombe amoureux de cette beauté. Il envoie des messagers pour demander sa main. La fille refuse. Le gentilhomme rudoie la vieille femme, il l’oblige à écrire une lettre à son fils :

- " Fils, quel malheur que cette fille du coffre, c’est une dévergondée, elle reçoit des hommes tous les jours. Je me fiche de sa beauté. Je préférerais qu’elle soit borgne mais honnête. ! "

Quand le fils reçoit cette lettre, il s’élance chez sa mère, il arrive à l’aube, il entre dans la chambre de la fille, il la bat comme plâtre, il l’emmène et la jette dans un torrent.

Il rentre. Un doute le saisit :

- " Mon Dieu, j’ai jeté cette fille à l’eau sans même l’avoir interrogée, je vais aller voir ce qu’elle est devenue, est-elle morte ou vivante ? "

Il retourne là-bas, il ne voit ni fille ni rien. Le cœur brûlant, il va de ville en ville ; aucune nouvelle de la fille.

Après que Sarkis eût jeté la fille dans le torrent, un médecin qui passait avait entendu des gémissements, il avait vu la fille blessée, incapable de se relever ; il avait été pris de pitié, il l’avait emmenée chez lui, il l’avait soignée, il l’avait guérie. Un jour, le médecin dit :

- « Jeune fille, je t’ai guérie. Ne veux-tu pas m’épouser ? »

- « Si je n’épouse pas celui qui m’a guérie, qui épouserais-je ? Allez, loue un phaéton, montons dedans, promenons-nous dans la ville puis rentrons à la maison ; je serai à toi et tu seras à moi. »

Le médecin et la fille montent dans le phaéton, ils font le tour de la ville. La fille dit :

- « J’ai envie de gâteau. Va en chercher un peu, nous le mangerons ensemble. »

Le temps d’aller chercher le gâteau, la fille avait disparu. Le médecin la cherche partout, il ne la trouve nulle part. Le cœur brisé, il va de ville en ville, de pays en pays, aucune nouvelle de la fille.

Celle-ci s’était sauvée. Elle prend un petit chemin, suit une allée, rencontre un cavalier très élégant. Dès qu’il la voit, il en est fou, il descend de cheval, attrape la fille et dit :

- « Ne veux-tu pas me prendre pour époux ? »

- « Pourquoi pas ? dit-elle. Où pourrais-je trouver un homme meilleur que toi ? »

- « Eh bien, si tu es chrétienne, je vais faire venir un curé ; si tu es turque, j’appelle un mollah, qu’il nous unisse. »

La fille dit :

- « Ni curé, ni mollah, notre coutume est la suivante : nous échangeons nos habits, je m’assois, tu tournes sept fois autour de moi, puis tu t’assois, je tourne sept fois autour de toi, notre dot sera partagée, je serai à toi et tu seras à moi. »

Ils échangent leurs habits, la fille s’assoit, le cavalier tourne autour d’elle ; puis le cavalier s’assoit, la fille tourne autour de lui… soudain, quelle fille, elle s’élance comme un moustique sur le cheval, et hue ! elle se sauve dans la forêt. La cœur brisé, le cavalier va à sa recherche, de ville en ville, de pays en pays, mais nul ne lui donne de ses nouvelles.

La fille conduit son cheval jusqu’à la ville du roi, elle descend chez une vieille femme, celle-ci n’avait pas de progéniture, elle devient son enfant. Elles vivent ensemble pendant un certain temps. Le roi de cette ville meurt. La coutume voulait qu’on lance un pigeon augural, l’homme sur la tête duquel il se posait devenait roi. On lâche le pigeon, il se pose sur le toit de la vieille, les hommes entrent, ils voient un élégant jeune homme assis dans la maison ; dès qu’il le font sortir, le pigeon se pose sur sa tête, ils l’emmènent et le consacrent roi.

La première chose que fit le nouveau roi fut de faire édifier une fontaine monumentale avec sept robinets, et son portrait suspendu à la voûte. Un garde est chargé de la surveillance, avec ordre d’arrêter et de mettre en prison tous ceux qui, en voyant le portrait, poussent un grand soupir : ah !

Un jour vient Sarkis, le fils de la vieille femme. Un autre jour, le médecin, et un autre, le cavalier, puis un autre jour le gentilhomme. Chacun, en buvant l’eau, pousse un grand soupir :ah !

Tous sont jetés en prison. Le roi appelle ses vizirs, les notables, il réunit le Conseil.

Il fait venir le fils de la vieille femme et le médecin, pour qu’ils racontent ce qui leur est arrivé.

Le cavalier s’avance :

- « Longue vie au roi, dit-il, j’ai rencontré dans la forêt une jeune fille, non pas une fille mais une sylphide, une créature de feu. A sa vue, j’ai perdu la tête, je suis descendu de cheval, je l’ai saluée, elle m’a salué. Je lui ai dit : Jeune fille ne veux tu pas m’épouser ?, elle a dit : Mais si, pourquoi pas ?. Elle m’a trompé, elle a mis mes habits et m’a fait mettre les siens, j’ai tourné sept fois autour d’elle, elle devait aussi tourner autour de moi, mais tout-à-coup elle s’est envolée sur mon cheval, comme un moustique, elle a disparu de ma vue. J’ai eu de la peine de l’avoir perdue, et dix fois plus de peine d’avoir perdu mon cheval et d’être transformé en femme, moi qui suis un homme, qui porte la barbe et la moustache, moi, porter une robe ! Depuis ce jour, mon cœur brûle, et quand j’ai vu le portrait de cette fille à la fontaine, j’ai poussé un profond soupir :ah ! »

Le gentilhomme vient et dit :

- « A côté de chez moi, dans la maison d’une vieille dame, j’ai vu une fille qui m’a tapé dans l’œil, mais j’ai eu beau faire, malgré l’étalage de toutes mes richesses, elle n’a pas voulu de moi, il n’y a eu rien à faire. Alors, par dépit, j’ai fait écrire à la vieille une lettre à son fils lui disant que la fille était une dévergondée. Le fils est venu, il l’a battue et l’a jetée dans la torrent. Depuis ce jour, le feu de la fille me brûle le cœur, c’est pourquoi lorsque j’ai vu son portrait j’ai poussé un soupir :ah !. »

Le roi dit :

- « Vizirs et vous tous, vous avez entendu ? »

- « Longue vie au roi ! nous avons entendu ! »

- « Appelez le bourreau. »

Le bourreau entre :

- « Emmène ce gentilhomme, dit le roi, coupe-lui la tête et montre-là au peuple. »

Puis entre le médecin, qui raconte son histoire :

- « Docteur, dit le roi, dis-moi le total de toutes tes dépenses pour cette fille, je multiplie cette somme par deux et te renvoie à tes affaires. »

Le roi dit ensuite au cavalier :

- « Dis-moi le prix de tes habits et de ton cheval, je double le total et te renvoie à tes affaires. »

Le roi se tourne vers les vizirs et vers l’assemblée :

- « Messieurs, dit-il, ne serait-il pas juste que nous fassions venir cette fille et que nous écoutions ce qu’elle a à nous dire ? "

- « Longue vie au roi, ce serait juste ! "

Le roi se lève et dit : " Eh bien, cette fille, c’est moi ! »

Elle découvre sa poitrine : " Voyez ! suis-je un garçon ou une fille ?

L’assemblée est frappée de stupeur. Le roi appelle Sarkis et dit :

- « Ta mère t’a trompé. Tu es venu sans faire d’enquête, sans interroger qui que ce soit, tu m’as battue, tu m’sa jetée à demi-morte dans le torrent, ensuite tu as eu du remords, mais à quoi bon, ce qui est fait est fait. Ecoute maintenant mon conseil : »

Ne fais rien avant d’être sûr que ce qu’on te dit est vrai.

Elle se tourne vers les vizirs et dit :

- « Sarkis est mon mari et je suis sa femme. Si vous voulez que Sarkis soit votre roi, je resterai dans votre ville. Si vous ne voulez pas, nous retournerons chez nous . »

Tout le monde se lève et s’écrie :

- « Sarkis notre roi et toi notre reine, gouvernez notre pays ! »


Trois pommes sont tombées du ciel…

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dit , #fille, #roi, #vieille, # »

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois un padischah à qui l’envie prit de parcourir son empire. Un jour qu’il marchait dans la campagne, il vit au loin un ruisseau et au bord un homme à la longue barbe blanche qui des ciseaux à la main, paraissait couper quelque chose. Il s’approcha et demanda au vieillard ce qu’il faisait.

 

- Je coupe le destin des hommes, et je le jette au ruisseau qui l’emporte au fleuve de vie.

 

Le padischah trouva la réponse étrange.

 

- Eh ! dit-il regarde donc un peu quel est l’avenir de ma fille. Car il avait une fille unique.

 

- Je viens justement de le couper et de le lancer dans le courant, dit le vieillard.

 

- Et quel est-il ?

 

- Le destin de ta fille, c’est le berger qui fait paître ses chèvres sur la colline que tu vois là-bas.

 

Le padischah alla jusqu’à la montagne et lia connaissance avec le berger. Il lui proposa de lui acheter ses chèvres et lui en offrit mille pièces d’or. Comme le berger ne consentait pas à vendre son troupeau, il lui offrit de lui donner une caisse de pièces d’or à la seule condition de porter une lettre au vizir du padischah dans la capitale. Le berger accepta et le padischah resta pour garder les chèvres jusqu’à son retour. La lettre contenant ces simples mots : « tuez le porteur de cette lettre et qu’à mon retour tout soit terminé ».

 

Le berger cependant avait suspendu la lettre à son cou pour ne pas la perdre et était parti. Quand il arriva à la capitale, il était si fatigué qu’il se coucha sous un arbre qui se trouvait en face du palais royal et s’endormit. Or la fille du roi, qui regardait par la fenêtre, aperçut le berger et vit aussi la lettre qu’il portait attachée à son cou. Curieuse de savoir ce que contenait cette lettre, elle envoya une servante chargée de la prendre sans réveiller le dormeur et de la lui apporter. Quand elle eut lu la lettre, la fille du padischah, pleine de sympathie pour le jeune et beau garçon, écrivit un autre billet qui disait : « lavez et purifiez le porteur de cette lettre et mariez-le à ma fille. Que tout soit terminé à mon retour. » Puis elle la scella du sceau royal et la fit remettre à la place de l’autre par la servante.

 

Le berger s’éveillant enfin, porta la lettre au vizir. Celui-ci stupéfait à cette lecture, mais que faire ? On ne discute pas l’ordre du padischah. Et tout fut accompli come il avait été prescrit.

A ce moment le padischah revint. De loin il entendit de sons de flûte et de tambour et demanda ce qui se passait.

 

- Ce sont les noces de la fille du padischah, lui dit-on.

 

Le padischah se précipite, fait appeler son vizir et le somme de s’expliquer. Mais en voyant la lettre et en comprenant la supercherie, il se rappela la prédiction du vieillard.

Néanmoins, plus que jamais résolu à se défaire de son gendre, il lui confie une nouvelle lettre en lui ordonnant de la porter le lendemain matin, dès le lever du jour, au fondeur de chandelles. En même temps il ordonnait à ce dernier de précipiter tout vif dans la chaudière l’homme qui viendrait à lui le lendemain matin avant l’aube. Et cela sans même chercher à le reconnaître et dès qu’il ouvrirait la porte.

Le lendemain notre berger se lève de bonne heure pour aller porter la lettre, mais sa femme ne veut pas le laisser partir si tôt, et elle le prie d’attendre un peu, pour prolonger encore leurs moments de bonheur. Quand il se lève de nouveau pour partir, elle lui offre du café et ainsi le temps s’écoule. Le jour est désormais levé. Enfin le padischah, ne pouvant contenir son impatience de savoir comment son ordre avait été exécuté, se précipite chez le fabricant de chandelles et y arrive avant le berger. A peine la porte ouverte, il est saisi et jeté tout vif dans la chaudière, tant il est vrai que chacun tombe dans le puits qu’il a lui-même creusé.

Quant au berger, époux de la fille unique du padischah, il monta sur le trône et ils vécurent de longues années de bonheur…

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #berger, #fille, #lettre, #padischah, #porte

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jeune lion s’est épris d’une belle jeune fille vivant dans la jungle avec sa famille, il demanda sa main et, malgré la protestation de ses parents, la jeune fille consentit à ce mariage. Après la célébration des noces, le lion emmena son épouse dans sa tanière où il l’entoura d’amour, de tendresse et de bienveillance, il subvint généreusement à ses besoins ce qui la rendit heureuse en sa compagnie pendant de longues années. Un jour, elle exprima le souhait de rendre visite à ses parents qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps ; le lion y consentit de bon gré, l’y accompagna, la laissa en leur compagnie pour une semaine et retourna vers sa tanière.

Au moment où il revient la reprendre, il intercepta cette discussion entre la mère et sa fille :

- La mère : tu ne m’as encore rien dit sur ton ménage, ni sur tes relations avec ton mari !

- Oh maman, tout va bien entre nous, il m’aime et me gâte, je me sens vraiment heureuse avec lui.

- Il ne peut tout de même pas être sans aucun défaut ! Après un petit moment de silence, la fille répondit :

- Oui maman, je ne peux vraiment rien te cacher, mon lion pue énormément par la bouche, ce qui me gène un peu trop.

Quelques instants plus tard, le lion s’annonça, et ramena sa femme à la tanière conjugale comme s’il n’a rien entendu.

Dès leur arrivée, il alla chercher une épée et la présenta à son épouse : tiens cette épée lui dit-il, ce qu’elle fit d’un air surpris.

- Maintenant, tu dois me frapper par cette épée de toutes tes forces !

- Comment puis-je faire cela, est-ce possible ?!

- Puisque je te le demande, il faut le faire !

- Impossible, je ne me sens pas capable de te faire du mal !

Mais, devant l’air insistant et menaçant que prit le lion, elle dut obéir et lui asséna un grand coup d’épée lui causant une blessure dangereuse.

Quelques jours plus tard et après que sa blessure fut cicatrisée, le lion appela sa femme, et sur un ton grave et attristé il lui dit :

- Rends toi compte ma chérie, le coup d’épée ne fait vraiment pas de mal puisqu’il guérit par le temps, mais le coup de la langue ne guérit jamais.

Sur ce, il se jeta sur elle et la broya.

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Une histoire qui passe de génération en génération en Tunisie. Qui ne l’a pas entendue ? Dans la maison de Messaoud, tous les membres de la famille sont sourds. Ecoutez le dialogue dans cette maisonnée.

Messaoud a loué une nouvelle maison avec son épouse sa fille et sa mère. Il venait de se lever du lit, terminant sa toilette, quand on frappa à la porte d’entrée. Il courut ouvrir, les cheveux encore mouillés, et la serviette à la main. C’était le propriétaire venu lui faire des souhaits favorables et lui présenter ses meilleurs vœux.

- Merhaba bikoum ! Soyez les bienvenus.

Messaoud étant sourd, comme tous ses proches d’ailleurs, n’entendit pas la formule de politesse et répondit de mauvaise humeur :

- Je vous ai promis Ya Sidi, de vous payer aujourd’hui le loyer du premier trimestre... Avant midi vous serez réglé.

Sur ces paroles, il retourna à ses préparatifs, fit une courte prière, sans oublier de demander la bénédiction divine à sa demeure actuelle. Ensuite il alla à la cuisine siroter un bon café, essaya de repousser ce petit nuage de colère et pour ce, se confia à sa femme en maugréant contre le manque de patience du propriétaire et ne manqua pas de faire des commentaires à ce sujet.

Sa femme, bien entendu n’a rien compris et pensa que Pâques approchait et que son mari voulait lui offrir une robe.

- Achètes le tissu qui te plaira et choisis la couleur, je ne suis pas difficile.

Sur ces mots, pleine de joie elle alla réveiller sa fille.

- Pressons nous de faire le ménage, recommanda-t-elle, ton père m’achète du tissu pour une robe. L’après midi nous serons occupées par la couture.

La fille en âge de se marier, mais aussi sourde que ses parents, pensa à un mariage proposé éventuellement, et toute rougissante répondit :

- Maman, l’homme que papa choisira sera mon mari. Tu sais que je suis obéissante.

Et elle s’empressa d’aller annoncer la bonne nouvelle à sa grand-mère.

Ayant mangé trop de viande grasse dans la mloukhia d’hier, la grand-maman avait le ventre dérangé. Elle poussa un profond soupir, en pensant qu’on l’invitait à déjeuner.

- Comment vous avez déjà cuisiné ? C’est bien ma chance ! Vous avez préparé l’assidâ juste le jour de ma diète ?

D'après Camus

 

 

 

 


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Rédigé par orange8454

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