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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour de l’été 1536, les mouches étaient très nombreuses et n’arrêtaient pas de voler au-dessus de la tête de Fauquignon. Il tapa sur sa tête et en tua cent d’un coup. Fier de son exploit, il dit :

 

« Super ! J’en ai tué cent d’un coup ! »

 

Il l’inscrivit sur son enseigne. Un seigneur vint et lui dit :

 

« Mon garçon, ton exploit mérite d’être récompensé, je te nomme connétable. Tu pourras même essayer de tuer le dragon qui terrorise mes paysans. »

 

Fauquignon : « J’accepte cet honneur. »

 

Fauquignon alla dans la forêt. Il vit le dragon, il trembla de peur et monta sur un sapin. Le sapin craqua et il se retrouva sur le dos du dragon. Le dragon s’envola mais, aveuglé par le soleil, il mourut en se cognant dans le donjon.

 

Le seigneur : « Je te donnerai bien ma fille, mais je n’ai pas de fille, alors je te donne un million d’écus. »

Fauquignon : « Merci, je vais vivre très heureux. »



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour, un meunier et sa femme étaient allés à la noce. Leur fille, restée seule au moulin, alla chercher sa cousine pour venir coucher avec elle. Pendant qu'elles disaient leurs prières, la cousine aperçut deux hommes sous le lit. « Tiens ! » pensa-t-elle, « ma cousine vient me chercher pour coucher avec elle, et il y a quelqu'un sous son lit. » Puis elle dit tout haut : « Ma cousine, je vais aller mettre ma chemise, que j'ai oubliée chez nous. - Je peux bien vous en prêter une des miennes. - Merci, ma cousine ; je n'aime pas à mettre les chemises des autres. - Revenez donc bientôt. - Oui, ma cousine. »
La fille du meunier l'attendit longtemps. Enfin, ne la voyant pas revenir, elle se décida ˆ se coucher. Tout à coup les deux voleurs sortirent de dessous le lit en criant : « La bourse ou la vie ! - Nous n'avons point d'argent », dit la jeune fille, « mais nous avons du grain : prenez-en autant que vous voudrez. » Ils montèrent au grenier. Comme il n'y avait pas de cordes aux sacs, la jeune fille leur dit d'aller au jardin chercher de l'osier pour les lier, et, quand ils furent sortis, elle ferma la porte.
Les voleurs avaient une main de gloire, mais la jeune fille ayant eu soin de pousser le verrou, ils ne purent rentrer. « Ouvrez-nous », lui crièrent-ils. - Passez-moi d'abord votre main de gloire par la chatière. « L'un des voleurs la passa, et, tandis qu'il avait la main sous la porte, la jeune fille la lui coupa d'un coup de hache. Aussitôt les deux compagnons prirent la fuite.
Au point du jour, on entendit le violon : c'était les gens de la noce qui revenaient. Le meunier et sa femme étant rentrés au logis, la jeune fille ne leur dit rien de ce qui lui était arrivé.
Quelque temps après, le voleur dont la main avait été coupée se présenta pour demander la jeune fille en mariage. Il s'était fait faire une main de bois, qu'il avait soin de tenir toujours gantée ; il se disait le fils de M. Bertrand, qui était un homme considéré dans le pays : aussi les parents de la jeune fille furent-ils très flattés de sa demande.
Le voleur dit un jour à la jeune fille : « Venez donc voir mon beau château au coin du petit bois. - J'irai ce soir », répondit-elle, mais elle resta à la maison. Quand le voleur revint, il lui dit : « Vous n'êtes pas venue au château ; vous m'avez manqué de parole. - Que voulez-vous ? » répondit-elle, « je n'ai pu y aller ; j'irai demain... Mais pourquoi portez-vous toujours un gant ? - C'est que je me suis fait mal à la main », dit le voleur.
Le lendemain, la jeune fille monta en voiture avec un cocher et un laquais. Au coin du petit bois, elle vit une maison d'apparence misérable. « Voilà », dit-elle, Ç une triste maison. Restez ici, mon cocher, mon laquais ; je vais voir ce que c'est. « Elle alla donc seule vers la maison et aperçut en y entrant sa cousine, que le voleur égorgeait. « Pour Dieu ! pour Dieu ! » criait-elle, Ç laissez-moi la vie ! jamais je ne dirai à ma cousine qui vous êtes. - Non, non ! qu'elle vienne, et elle en verra bien d'autres ! « La fille du meunier, qui était entrée sans être remarquée, se hâta de sortir en emportant le bras de sa cousine que le voleur venait de couper. Il y avait sous la table une trentaine de gens ivres, mais personne ne la vit.
Mon cocher, mon laquais », dit la jeune fille, « fuyons d'ici ; c'est un repaire de voleurs. » De retour au moulin, elle raconta ce qu'elle avait vu. Comme le prétendu devait venir le soir même, on appela les gendarmes, on les habilla en bourgeois et on les fit passer pour des amis de la maison.
En arrivant, le voleur dit ˆ la jeune fille : « Vous m'avez encore manqué de parole ; vous n'êtes pas venue voir mon château. - C'est que j'ai eu autre chose à faire », répondit-elle. Vers la fin du repas, le voleur lui dit : « Entre la poire et la pomme, il est d'usage que chacun conte son histoire : mademoiselle, contez-nous donc quelque chose. - Je ne sais rien », dit-elle, « contez vous-même. - Mademoiselle, à vous l'honneur de commencer. - Eh bien ! je vais vous raconter un rêve que j'ai fait. Tous songes sont mensonges ; mon bon ami, vous ne vous en fâcherez pas. - Non, mademoiselle. »
« Je rêvais donc que vous m'aviez invitée à venir voir votre château. J'étais partie en voiture avec mon cocher et mon laquais. Au coin du petit bois, je vis une maison d'apparence misérable. Je dis alors à mon cocher et ˆ mon laquais de m'attendre, et j'entrai seule dans la maison. J'aperçus mon bon ami qui tuait ma cousine. Tous songes sont mensonges ; mon bon ami, ne vous en fâchez pas. - Non, mademoiselle. - " Pour Dieu ! pour Dieu ! " « criait-elle, " laissez-moi la vie! jamais je ne dirai à ma cousine qui vous êtes. - Non, non, qu'elle vienne, et elle en verra bien d'autres !" Je ramassai le bras de ma cousine que mon bon ami venait de couper, et je m'enfuis. Messieurs, voici le bras de ma cousine. »
Les gendarmes saisirent le voleur, et on le mit à mort, ainsi que toute sa bande.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour, un mendiant passait dans un village en demandant son pain ; il frappa à la porte d'une maison où demeurait un homme appelé Brimboriau avec Jeanne sa femme. Jeanne, qui se trouvait seule à la maison, vint lui ouvrir : « Que demandez-vous ? - Un morceau de pain, s'il vous plait. - Et où allez-vous ? - Je m'en vais au Paradis. - Oh ! bien », dit la femme, « ne pourriez-vous pas porter une miche de pain et des provisions à ma soeur qui est depuis si longtemps en Paradis ? Elle doit manquer de tout. Si je pouvais aussi lui envoyer des habits, je serais bien contente. - Je vous rendrais ce service de tout mon cœur », répondit le mendiant, « mais jamais je ne pourrai me charger de tant de choses. Il me faudrait au moins un cheval. - Qu'à cela ne tienne ! » dit la femme, « prenez notre Finette, vous nous la ramènerez ensuite. Combien vous faut-il de temps pour faire le voyage ? - Je serai revenu dans trois jours. »
Le mendiant prit la jument et partit, chargé d'habits et de provisions. Bientôt après, le mari rentra. « Où donc est notre Finette ? » dit-il. « Ne t'inquiète pas », dit la femme ;  « tout à l'heure il est venu un brave homme qui s'en va au Paradis. Je lui ai prêté Finette pour qu'il porte à ma soeur des habits et des provisions, elle doit en avoir grand besoin. Je lui en ai envoyé pour longtemps. Ce brave homme reviendra dans trois jours. »

Brimboriau ne fut guère content ; pourtant il attendit trois jours, et, au bout de ce temps, ne voyant pas revenir la jument, il dit à sa femme de se mettre à sa recherche avec lui. Les voilà donc tous les deux ˆ battre la campagne. En passant près d'un endroit où l'on avait enterré un cheval, Jeanne vit un des pieds qui sortait de terre. « Viens vite », cria-t-elle à son mari ; « Finette commence à sortir du Paradis. » Brimboriau accourut, et, quand il vit ce que c'était, il fut fort en colère.

Sur ces entrefaites, survinrent des voleurs qui emmenèrent Brimboriau et sa femme. Les pauvres gens trouvèrent moyen de s'échapper, et emportèrent en se sauvant une porte que les voleurs avaient enlevée d'une maison. Comme il se faisait tard, ils montèrent tous les deux sur un arbre pour y passer la nuit, Brimboriau tenant toujours sa porte. Bientôt après, le hasard voulut que les voleurs vinssent justement sous cet arbre pour compter leur argent. Pendant qu'ils étaient assis tranquillement, Brimboriau laissa tomber la porte sur eux. Les voleurs effrayés se mirent à crier : « C'est le bon Dieu qui nous punit ! » Et ils s'enfuirent en abandonnant l'argent. Brimboriau s'empressa de le ramasser, et dit à sa femme : « Ne nous fatiguons plus à chercher Finette, nous avons maintenant de quoi la remplacer. »

E. Cosquin, Contes populaires de Lorraine, 1886


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois une vieille femme qui avait un fils nommé Sarkis. Celui-ci voulait se marier mais il n’avait pas d’argent. Il va à l’étranger pour travailler et gagner de l’argent pour se loger et pouvoir se marier. Il laisse sa mère à la maison.

Un jour qu’il allait au marché, il voit un homme qui portait un coffre sur l’épaule et qui criait :

- " Coffre à vendre, un coffre ! celui qui l’achètera ne le regrettera pas, le vendeur non plus ! "

Sarkis achète le coffre, il l’expédie à sa mère, avec un mot : " Garde ce coffre, quand je reviendrai me marier ce sera ma corbeille de mariage. " La vieille femme reçoit le coffre, le met dans un coin, puis va à l’église.

A son retour, quelle surprise ! La maison est balayée, le poêle est allumé, le repas en train de cuire, la table mise, les hors-d’œuvre servis. Elle est stupéfaite.

- " Mon Dieu, dit-elle, qui a fait toutes ces choses ? "

Ce miracle se renouvelle plusieurs fois. Alors la vieille femme se cache derrière une porte. Elle voit le coffre s’ouvrir, une merveilleuse fille en sortir, balayer la pièce, allumer le poêle, préparer le repas, apporter le pain, mettre la table, disposer les plats, puis retourner dans le coffre et s’apprêter à rabattre le couvercle. Aussitôt, la mère se précipite, l’attrape par le bras et lui dit :

- " Qui es-tu, ma fille ? "

- " Ne pose pas de questions, mémé, dit la fille, ton fils m’a expédiée ici, nous allons vivre ensemble toutes les deux, quand ton fils reviendra, on verra ce qui se passera. "

Elles vivent ensemble pendant quelque temps. Un jour, la fille dit :

- «  Mémé, y’en a marre de vivre dans la fumée et la suie de cette masure. Va à la ville commander de la pierre et du bois, et tout ce qu’il faut pour construire une maison. Appelle un charpentier et un maçon, embauche des ouvriers, fais-nous construire une belle maison pour quand ton fils reviendra. Moi je paie, toi tu surveilles les travaux ! »

Peu après, la vieille femme fait construire dans la ville un joli manoir tel qu’il n’y en avait nulle part de semblable. Non loin de là vivait un gentilhomme extrêmement riche.

- " Mon Dieu, dit le gentilhomme, comment cette pauvre vieille a-t-elle pu faire construire un tel manoir, d’où son fils a-t-il pu lui envoyer tant d’argent ? "

Un jour, il entre chez la vieille et que voit-il ? Une merveilleuse jeune fille, à en perdre le boire et le manger. Il tombe amoureux de cette beauté. Il envoie des messagers pour demander sa main. La fille refuse. Le gentilhomme rudoie la vieille femme, il l’oblige à écrire une lettre à son fils :

- " Fils, quel malheur que cette fille du coffre, c’est une dévergondée, elle reçoit des hommes tous les jours. Je me fiche de sa beauté. Je préférerais qu’elle soit borgne mais honnête. ! "

Quand le fils reçoit cette lettre, il s’élance chez sa mère, il arrive à l’aube, il entre dans la chambre de la fille, il la bat comme plâtre, il l’emmène et la jette dans un torrent.

Il rentre. Un doute le saisit :

- " Mon Dieu, j’ai jeté cette fille à l’eau sans même l’avoir interrogée, je vais aller voir ce qu’elle est devenue, est-elle morte ou vivante ? "

Il retourne là-bas, il ne voit ni fille ni rien. Le cœur brûlant, il va de ville en ville ; aucune nouvelle de la fille.

Après que Sarkis eût jeté la fille dans le torrent, un médecin qui passait avait entendu des gémissements, il avait vu la fille blessée, incapable de se relever ; il avait été pris de pitié, il l’avait emmenée chez lui, il l’avait soignée, il l’avait guérie. Un jour, le médecin dit :

- « Jeune fille, je t’ai guérie. Ne veux-tu pas m’épouser ? »

- « Si je n’épouse pas celui qui m’a guérie, qui épouserais-je ? Allez, loue un phaéton, montons dedans, promenons-nous dans la ville puis rentrons à la maison ; je serai à toi et tu seras à moi. »

Le médecin et la fille montent dans le phaéton, ils font le tour de la ville. La fille dit :

- « J’ai envie de gâteau. Va en chercher un peu, nous le mangerons ensemble. »

Le temps d’aller chercher le gâteau, la fille avait disparu. Le médecin la cherche partout, il ne la trouve nulle part. Le cœur brisé, il va de ville en ville, de pays en pays, aucune nouvelle de la fille.

Celle-ci s’était sauvée. Elle prend un petit chemin, suit une allée, rencontre un cavalier très élégant. Dès qu’il la voit, il en est fou, il descend de cheval, attrape la fille et dit :

- « Ne veux-tu pas me prendre pour époux ? »

- « Pourquoi pas ? dit-elle. Où pourrais-je trouver un homme meilleur que toi ? »

- « Eh bien, si tu es chrétienne, je vais faire venir un curé ; si tu es turque, j’appelle un mollah, qu’il nous unisse. »

La fille dit :

- « Ni curé, ni mollah, notre coutume est la suivante : nous échangeons nos habits, je m’assois, tu tournes sept fois autour de moi, puis tu t’assois, je tourne sept fois autour de toi, notre dot sera partagée, je serai à toi et tu seras à moi. »

Ils échangent leurs habits, la fille s’assoit, le cavalier tourne autour d’elle ; puis le cavalier s’assoit, la fille tourne autour de lui… soudain, quelle fille, elle s’élance comme un moustique sur le cheval, et hue ! elle se sauve dans la forêt. La cœur brisé, le cavalier va à sa recherche, de ville en ville, de pays en pays, mais nul ne lui donne de ses nouvelles.

La fille conduit son cheval jusqu’à la ville du roi, elle descend chez une vieille femme, celle-ci n’avait pas de progéniture, elle devient son enfant. Elles vivent ensemble pendant un certain temps. Le roi de cette ville meurt. La coutume voulait qu’on lance un pigeon augural, l’homme sur la tête duquel il se posait devenait roi. On lâche le pigeon, il se pose sur le toit de la vieille, les hommes entrent, ils voient un élégant jeune homme assis dans la maison ; dès qu’il le font sortir, le pigeon se pose sur sa tête, ils l’emmènent et le consacrent roi.

La première chose que fit le nouveau roi fut de faire édifier une fontaine monumentale avec sept robinets, et son portrait suspendu à la voûte. Un garde est chargé de la surveillance, avec ordre d’arrêter et de mettre en prison tous ceux qui, en voyant le portrait, poussent un grand soupir : ah !

Un jour vient Sarkis, le fils de la vieille femme. Un autre jour, le médecin, et un autre, le cavalier, puis un autre jour le gentilhomme. Chacun, en buvant l’eau, pousse un grand soupir :ah !

Tous sont jetés en prison. Le roi appelle ses vizirs, les notables, il réunit le Conseil.

Il fait venir le fils de la vieille femme et le médecin, pour qu’ils racontent ce qui leur est arrivé.

Le cavalier s’avance :

- « Longue vie au roi, dit-il, j’ai rencontré dans la forêt une jeune fille, non pas une fille mais une sylphide, une créature de feu. A sa vue, j’ai perdu la tête, je suis descendu de cheval, je l’ai saluée, elle m’a salué. Je lui ai dit : Jeune fille ne veux tu pas m’épouser ?, elle a dit : Mais si, pourquoi pas ?. Elle m’a trompé, elle a mis mes habits et m’a fait mettre les siens, j’ai tourné sept fois autour d’elle, elle devait aussi tourner autour de moi, mais tout-à-coup elle s’est envolée sur mon cheval, comme un moustique, elle a disparu de ma vue. J’ai eu de la peine de l’avoir perdue, et dix fois plus de peine d’avoir perdu mon cheval et d’être transformé en femme, moi qui suis un homme, qui porte la barbe et la moustache, moi, porter une robe ! Depuis ce jour, mon cœur brûle, et quand j’ai vu le portrait de cette fille à la fontaine, j’ai poussé un profond soupir :ah ! »

Le gentilhomme vient et dit :

- « A côté de chez moi, dans la maison d’une vieille dame, j’ai vu une fille qui m’a tapé dans l’œil, mais j’ai eu beau faire, malgré l’étalage de toutes mes richesses, elle n’a pas voulu de moi, il n’y a eu rien à faire. Alors, par dépit, j’ai fait écrire à la vieille une lettre à son fils lui disant que la fille était une dévergondée. Le fils est venu, il l’a battue et l’a jetée dans la torrent. Depuis ce jour, le feu de la fille me brûle le cœur, c’est pourquoi lorsque j’ai vu son portrait j’ai poussé un soupir :ah !. »

Le roi dit :

- « Vizirs et vous tous, vous avez entendu ? »

- « Longue vie au roi ! nous avons entendu ! »

- « Appelez le bourreau. »

Le bourreau entre :

- « Emmène ce gentilhomme, dit le roi, coupe-lui la tête et montre-là au peuple. »

Puis entre le médecin, qui raconte son histoire :

- « Docteur, dit le roi, dis-moi le total de toutes tes dépenses pour cette fille, je multiplie cette somme par deux et te renvoie à tes affaires. »

Le roi dit ensuite au cavalier :

- « Dis-moi le prix de tes habits et de ton cheval, je double le total et te renvoie à tes affaires. »

Le roi se tourne vers les vizirs et vers l’assemblée :

- « Messieurs, dit-il, ne serait-il pas juste que nous fassions venir cette fille et que nous écoutions ce qu’elle a à nous dire ? "

- « Longue vie au roi, ce serait juste ! "

Le roi se lève et dit : " Eh bien, cette fille, c’est moi ! »

Elle découvre sa poitrine : " Voyez ! suis-je un garçon ou une fille ?

L’assemblée est frappée de stupeur. Le roi appelle Sarkis et dit :

- « Ta mère t’a trompé. Tu es venu sans faire d’enquête, sans interroger qui que ce soit, tu m’as battue, tu m’sa jetée à demi-morte dans le torrent, ensuite tu as eu du remords, mais à quoi bon, ce qui est fait est fait. Ecoute maintenant mon conseil : »

Ne fais rien avant d’être sûr que ce qu’on te dit est vrai.

Elle se tourne vers les vizirs et dit :

- « Sarkis est mon mari et je suis sa femme. Si vous voulez que Sarkis soit votre roi, je resterai dans votre ville. Si vous ne voulez pas, nous retournerons chez nous . »

Tout le monde se lève et s’écrie :

- « Sarkis notre roi et toi notre reine, gouvernez notre pays ! »


Trois pommes sont tombées du ciel…

 

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’ Amour y compris.

Un jour on annonça aux sentiments que l’ île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l’Amour resta. L’Amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.

     La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’Amour lui dit , « Richesse, peux-tu m’emmener ? », «  Non, car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi. »

     L’Amour décida alors de demander à l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, «  Orgueil, aide-moi je t’en prie !  ». « Non, je ne peux t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau.  »

     La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda, « Tristesse, laisse moi venir avec toi ? ». « Non, Oooh..Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule ! ».

     Le Bonheur passa aussi à côté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendit pas l’Amour l’appeler !.

     Soudain, une voix dit, « Viens Amour, je te prends avec moi ? »

C’était un vieillard qui avait parlé. L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla. L’Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir « Qui m’a aidé ? ».

     « C’était le temps » , répondit le Savoir.

« Le temps ? » s’interrogea l’Amour. « Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ? ».

Le savoir sourit plein de sagesse et répondit :


 «  C’est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie. »


Extrait d'un livre chinois ISBN 978-7-80218-324-7

L'auteur de ce blog s'engage à modifier ou retirer tout ou partie sur demande des ayants droits de ce livre.
Publié dans le blog de dany

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Rédigé par orange8454

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