fille

Publié le 13 Septembre 2012

La culture des mûriers et l'élevage des vers à soie étaient une importante activité productive dans la Chine antique. Mais d'où venaient les mûriers et les vers à soie à l'origine ? Un conte populaire en raconte l'histoire :

Il était une fois une famille de deux personnes : Un père et sa fille. La fille était belle et intelligente. Un jour le père dut partir au loin pour régler une affaire. Il dit à sa fille qu'il rentrerait bientôt et lui confia la garde de son cheval blanc.

C'était un cheval vigoureux qui galopait comme le vent. Mais surtout ce cheval comprenait le langage des hommes. Tout le monde disait que c'était un cheval prodigieux. Nous ne le saurons jamais vraiment, mais c'était pour le moins un cheval peu ordinaire.

Après le départ de son père, la jeune fille n'eut que son cheval comme compagnie. Chaque fois qu'elle se sentait solitaire, elle parlait avec lui. il inclinait la tête ou agitait la queue pour répondre. Or, plusieurs jours après, son père n'étant toujours pas rentré, la jeune fille commença à s'inquiéter. Peut-être avait-il eu un accident au cours de son voyage ?

Un jour, elle dit à son cheval, mi-plaisantant, mi sérieusement :

- Mon cheval, tu me comprends, n'est-ce pas ? Si tu peut ramener mon père à la maison, je me marierai avec toi !

A peine ces paroles prononcées, le cheval partit ventre à terre et disparut au loin.

En effet, le père était tombé malade loin de chez lui et, ne pouvant rentrer, s'inquiétait de son absence prolongée. Lorsqu'il aperçut son cheval hennissant tristement sur la route, brûlant de retourner au pays, il enfourcha aussitôt son cheval et piqua des deux en direction de sa demeure.

De retour chez lui, le père fut tout heureux de revoir sa fille. Pour remercier son cheval, il lui ajouta du fourrage et lui donna la meilleure avoine. Mais le cheval ne toucha pas à sa nourriture. Par contre, chaque fois que la jeune fille entrait dans l'écurie, le cheval ruait, sautait, allongeait le cou et hennissait joyeusement ou tristement.

Etonné le père demanda des explications à sa fille.

Celle-ci lui raconta alors la promesse qu'elle avait faite au cheval. Très embarrassé, le père réfléchit un moment et dit à sa fille :

- Ecoute, personne ne doit connaître cette affaire. Si on apprenait que je marie ma fille à un cheval, tu imagines le scandale que cela ferait ! Pour l'instant, reste à la maison et ne va voir le cheval sous aucun prétexte.

Le lendemain, à l'aide d'une arbalète, le père abattit son cheval. Puis il le dépouilla, et suspendit la peau sur une branche d'arbre dans la cour.

Sa fille jouait avec des amies quand elle découvrit la peau du cheval suspendue dans l'arbre. Le coeur serré, elle s'en attrista, et se dit :

" Il est mort par ma faute !"

C'est alors qu'il se passa quelque chose d'extraordinaire. Elle s'était approchée de l'arbre por caresser la crinière du cheval quand soudain, la peau se tendit, se jeta sur elle et l'enveloppa entièrement.

Terrorisées, ses amies coururent avertir son père. Quand celui-ci arriva, sa fille et la peau du cheval avaient disparu sans laisser de traces.

Enroulant la jeune fille dans sa peau, le cheval magique vola en direction du sud-ouest. Là-bas était un lieu appelé le Grand Talon. Sur les pentes des montagnes et dans les vallées inhabitées poussaient des mûriers. Lorsque le cheval s'y arrêta, la jeune fille était déjà métamorphosée en ver à soie à tête de cheval.

Desormais, elle grimpa dans les arbres et ne mangea plus que des feuilles de mûriers. Plus tard, devenue la maîtresse des mûriers, l'Empereur Céleste la divinisa en Déesse des vers à soie.

Malheureuse, elle songeait jour et nuit à son pays natal, à son père et à ses compagnes. Chaque fois qu'elle y pensait, elle crachait un long fil de soie. Au dire de certains témoins, chaque printemps, on pouvait voir une jeune fille assise sur une branche de mûrier, crachant un long fil de soie blanche et claire.

Métamorphosée à l'origine en ver à soie, comment avait-elle pu redevenir une jeune fille ? Peut-être qu'une fois divinisée, la Déesse des vers à soie avait utilisé ses pouvoirs prodigieux pour se transformer. Des années après, les vers à soie s'étaient reproduits par milliers. Comme les jeunes filles, ils ont le corps blanc et le caractère doux.

Aujourd'hui encore, dans certaines régions, on appelle les vers à soie "Filles à tête de cheval", en souvenir peut-être de cette légende.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #cheval, #fille, #pere, #soie, #ver

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Publié le 13 Septembre 2012

Le Roi Dragon de la mer de l'Est avait une fille de dix-huit ans très belle et extrêmement intelligente.

Le Roi Dragon cherchait à marier sa fille, mais cette dernière ne voulait épouser aucun des jeunes hommes qu'on lui présentait, et le Roi ne savait que faire.

Il lui demanda:

- Ma chérie, quel genre de mari veux-tu?

- Papa, je n'aime pas les riches, ni les puissants, je veux épouser un homme honnête et courageux, répondit la jeune fille.

Le Roi Dragon ordonna à ses conseillers d'aller chercher un prétendant qui correspondait au goût de sa fille.

Le Ministre Tortue présenta un garçon, mais celui-ci ne plut pas à la jeune fille.

Le Maréchal Crabe en présenta un autre, qu'elle n'aima pas davantage.

Un jour, le Général Anguille, au retour d'une patrouille sur le fleuve, proposa à son tour un jeune homme.

Ce dernier s'appelait Ah Er et habitait au pied d'une montagne. Il était célèbre pour son honnêteté et sa bravoure. Orphelin et pauvre, il n'était pas encore marié. Il vivait de la chasse avec son grand frère.

La fille du Roi Dragon devint toute souriante en entendant cela.

Cependant, Le Roi Dragon fronça les sourcils et dit:

- Ma fille, d'une part, on ne sait pas s'il est vraiment honnête et courageux et d'autre part, il n'est pas de la gent aquatique comme nous, comment pourriez-vous vous marier?

Voyant que son père n'était pas d'accord, la fille du Roi ne fit plus sa toilette, ne se coiffa plus et resta au lit.

Le Roi Dragon était perplexe et ennuyé, le conseiller Crevette avança une proposition qui fit aussitôt sourire le Roi.

 

Cette nuit là, Ah Er vit en rêve un vieillard aux cheveux blancs qui lui dit:

"Ah Er, une jeune fille t'attend au bord de la rivière. Va vite la demander en mariage."

Tout heureux, il se réveilla et raconta son rêve à son drère aîné Ah Da. Jaloux, Ah Da lui répondit:

- Il ne faut pas prendre ce rêve au sérieux. Ne t'abandonne pas à la rêverie. Recouche-toi.

Ah Er se rendormit; Ah Da se leva furtivement et se dirigea vers la rivière.

Au réveil, Ah Er constata que son frère n'était pas là et il ne savait pas où il était. Se disant que son rêve pourrait être vrai, il s'habilla et se rendit au bord de la rivière.

La lune toute ronde luisait dans le ciel. La brise soulevait l'eau de la rivière brillante. Des lucioles, avec leurs petites lanternes, voltigeaient sur les rives. Au clair de la lune, une jeune fille assise sur une pierre plongeait ses longs cheveux dans l'eau.

Cette fille était la beauté-même. Ah Da et Ah Er s'approchèrent d'elle en même temps et la demandèrent en mariage.

Tournant la tête, la jeune fille leur jeta un coup d'oeil, et demanda:

- Qui voulez-vous que je choisisse? Répondez vous-même! Qui est le plus honnête et le plus courageux?

Les deux garçons répondirent en même temps:

- Je suis le plus honnête et le plus courageux.

- Eh bien, mes honnêtes gens, mes courageux, maintenant j'ai besoin d'une escarboucle. Celui qui la trouvera m'épousera, dit la jeune fille.

 

Les deux frères demandèrent:

 

- Mademoiselle, où est cette escarboucle?

- Elle est chez Le Roi Dragon de la Mer de l'Est. Je vous donne à chacun une épingle pour écarter les eaux, afin que vous puissiez descendre dans la Mer, répondit la jeune fille.

Puis, elle leur donna à chacun une épingle.

Après avoir salué la jeune fille, les deux frères s'en allèrent l'un derrière l'autre.

Où était la Mer de l'Est? Personne n'y avait jamais été. A quelle distance était-elle? Personne ne le savait.

Ah Da monta sur le cheval qu'il avait emprunté et s'en alla vers une grande route. Ah Er, quelques paires de sandales de paille sur le dos, se mit en route en suivant un petit chemin le long de la rivière.

Ils marchaient le jour et se reposaient la nuit, et, au bout de nombreux jours, Ah Da arriva dans un village qui venait de subir une inondation après une pluie de dix jours d'affilée.

Beaucoup de champs et de maisons étaient sous les eaux. Les vieux et les enfants s'étaient enfuis dans la montagne. Les jeunes manoeuvraient des barques pour repêcher des objets dans l'eau.

Trois jours plus tard, les eaux ne s'étaient toujours pas retirées, et les villageois étaient très inquiets en pensant que les céréales seraient perdues et que les maisons s'écrouleraient. Les vieux dirent:

- Dépêchons-nous d'aller emprunter la louche d'or du roi Dragon! On ne saurait écoper toute cette eau qu'avec cette louche d'or.

Mais qui pourrait assumer cette tâche?

 

Ah Da n'avait plus de provisions. Comment Faire?

Ayant entendu ce qu'on avait dit, il cria:

- Je vais justement voir Le Roi Dragon. Si vous me préparez des provisions, j'emprunterai pour vous la louche d'or.

Les villageois en furent contents. Bien que souffrant de la faim, ils offrirent de la nourriture à Ah Da et lui firent traverser la rivière en barque.

Deux jours plus tard, Ah Er arriva dans ce village. Il n'avait plus rien à manger et trompait sa faim avec le produit de sa chasse. A la vue de l'inondation, très inquiet, il suivit les jeunes villageois pour les aider à repêcher les objets dans l'eau.

Au bout d'une journée, il entendit dire qu'il faudrait la louche d'or du roi Dragon pour écoper toute l'eau. Il dit alors aux villageois:

- Je vais justement voir Le Roi Dragon, j'emprunterai pour vous la louche d'or.

Les villageois trouvèrent étrange que deux hommes allasent l'un après l'autre voir Le Roi Dragon. Cependant convaincus de son honnêteté, ils dirent à Ah Er:

- Jeune frère, nous te prions de t'en charger. N'oublie pas!

Faisant oui d'un signe de tête, Ah Er leur serra les mains en disant:

- Mes chers amis, je ne saurai oublier. Si je puis descendre dans la mer, j'emprunterai certainement pour vous la louche d'or.

Les villageois voulurent lui faire traverser la rivière en barque, Ah Er les en remercia, se jeta à l'eau et nagea vers l'autre rive.

 

Quand Ah Er arriva au bord de la Mer de l'Est, son frère aîné était déjà là en attente depuis longtemps.

la Mer se montrait en colère et ressemblait à un champ de bataille immense. Le vent sifflait si fort qu'on avait l'impression d'entendre le son aigu d'une corne. Les vagues, telles une troupe de cavaliers, se précipitaient avec violence sur le rivage. Des rochers de plusieurs tonnes étaient emportés dans la mer comme de simples fétus.

Pris de panique, Ah Da n'osait pas y descendre et demanda à Ah Er de marcher en premier.

Sans rien dire, Ah Er, l'épingle à la main, se jeta sur les vagues. Chose curieuse, les eaux s'écartèrent, une grande route se déployait devant eux. Ah Da ferma les yeux et suivit Ah Er jusqu'au fond de la mer.

Arrivés à la porte du Palais royal, ils exprimèrent leur intention au gardien, qui les laissa entrer.

Le Roi Dragon fut heureux de les recevoir et les accompagna à la salle du trésor. Il dit:
- Eh bien, prenez ce que vous voulez. Mais le seul règlement chez nous est que chacun ne peut prendre qu'un seul objet.

Puis, il fit un signe de la main, et la porte s'ouvrit. La salle était ruisselante de couleurs multiples. C'était splendide! Toutes sortes de trésors se trouvaient sur les murs et les tables.

Ne pensant qu'à épouser la jeune fille, Ah Da choisit la plus grosse perle. Elle brillait tellement qu'elle éclairait toute la salle. Il la prit, la mit dans son sac à dos. Insatisfait, Ah Da voulut prendre tout ce qu'il voyait lingots d'or, talismans de jade... Il finit par être expulsé de la salle par le gardien du trésor.

Ah Er entra dans la salle, vit l'escarboucle sur un étagère, mais ne la prit pas, pensant qu'il avait promis aux villageois d'emprunter la louche d'or, puis il sortit de la salle.

Le Roi Dragon invita les deux frères à rester quelques jours, mais ils refusèrent. Le Roi Dragon les accompagna alors jusqu'à la sortie de la mer.

 

Arrivés à la côte, Ah Da monta sur son cheval, le fouetta et le fit galoper droit en avant. Ah Er se mit en marche. Il était très loin derrière son frère.

Quand Ah Da passa par le village inondé, l'eau ne s'était toujours pas retirée, beaucoup de céréales étaient perdues et de nombreuses maisons écroulées. Les villageois attendaient sur la route.

Ils l'entourèrent dès son arrivée et lui demandèrent:

- Où est la louche d'or?

Il dit un mensonge:

- Le Roi Dragon n'a pas voulu me la prêter. Je ne puis rien faire pour vous. Cela dit, il fit galoper son cheval.

Le lendemain, arriva Ah Er. Une fois la rivière traversée, il cria aux villageois sur la montagne:

- Mes chers amis, venez vite, voilà la louche d'or!

Ravis, les villageois se dirigèrent vers lui.

Ah Er et les villageois allèrent écoper l'eau avec la louche d'or. Au premier coup, l'eau se retira des maisons; au deuxième coup, les céréales apparurent; et au troisième coup, l'eau se retira complètement.

Ah! Une grosse huître reposait dans un creux. N'ayant plus d'eau, elle était déjà morte. On l'ouvrit et y découvrit une grosse perle noire.

Les villageois offrirent cette perle à Ah Er, en lui disant:

- A cause de l'inondation, nous n'avons rien de mieux à t'offrir. Garde cette perle en souvenir.

Ah Er les remercia et mit la perle dans son sac à dos. Il serra les mains des villageois et prit congé d'eux.

Bien qu'il n'eût pas pris l'escarboucle, il était satisfait en pensant qu'il avait aidé les villageois.

 

Ah Da rentra à la maison en quelques jours. Il rejoignit la jeune fille au bord de la rivière et lui remit respectueusement la perle brillante en lui demandant sa main tout de suite.

La jeune fille répondit:

- Attendons le soir pour voir si c'est une escarboucle ou pas!

Le soir, Ah Da retourna au bord de la rivière, sortit la perle du sac et constata qu'elle ne brillait pas du tout.

Ah Da sanglotait de désespoir. Fou de colère, il piétina la perle, qui se brisa et répandit un liquide puant.

Un jour après, Ah Er rentra. La tête baissée, il alla voir la jeune fille et lui expliqua:
- Mademoiselle, excusez-moi, je n'ai pas pu obtenir l'escarboucle que vous désiriez.

- Alors, qu'as-tu dans ton sac à dos? demanda la jeune fille.

- Ah! C'est un cadeau offert par d'autres, une perle normale, répondit Ah Er.

Ah Er sortit la perle noire qui n'avait aucun orient.

A côté, Ah Da dit en ricanant:

- Ces galets brillent plus que ta perle.

- Attendons le soir pour voir! intervint la jeune fille.

La nuit tomba. Ah Er ouvrit son sac et en sortit la perle.

Ah! Cette perle était vraiment splendide! Ce n'est pas une simple perle, mais la lune, que l'on croyait voir rouler dans le creux de la main. En fait la lune était terne comparée à cette perle dont la lumière argentée qu'elle irradiait éclairait le bord de la rivière comme s'il faisait jour.

Ayant pris l'escarboucle, la jeune fille la lança vers le ciel et le joyau y brilla d'un éclat éblouissant.

Quand Ah Da rouvrit les yeux, il vit dans la lumière argentée un Palais doré dont le toit pointu était surmonté de l'escarboucle. La jeune fille et Ah Er, vêtus d'habits de cérémonies magnifiques, la main dans la main, épaule contre épaule, entraient pour s'y marier.

Ah Da se précipita vers le Palais, en atteignit la porte, c'est alors qu'un gardien l'empêcha d'entrer.

 





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Rédigé par orange8454

Publié dans #eau, #fille, #jeune, #pere, #roi

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Publié le 13 Septembre 2012

Sekmet, fille de Rê à tête de lionne, lui fut envoyée pour châtier l’humanité impie. Autre fille de Rê et l’un de ses instruments de vengeance, Bastet, déesse chatte, était davantage considérée comme l’une des divinités du bonheur. Leur sœur Hathor, dotée d’une tête de vache, était une déesse bienfaisante, associée à l’amour et à la joie Protectrice des femmes, elle portait le disque solaire entre ses cornes.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #deesse, #divinites, #fille, #l’un, #tete

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Publié le 13 Septembre 2012

Rédigé par orange8454

Publié dans #bas, #clerc, #fille, #julien, #nylon

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Publié le 13 Septembre 2012

 

Fille de Cronos et de Rhéa, Déméter est avant tout la déesse du Blé, dont elle facilite la germination, et de la Moisson, dont elle assure la maturité. Aussi, tous les pays grecs de l'Antiquité, dont l'économie reposait pour une part essentielle sur la culture de cette céréale, ont multiplié les légendes sur Déméter.
Outre ses amours avec Iasion, à qui elle donna Ploutos, le dieu de l'Abondance, et avec Poséidon, qui, changé en cheval, alors qu'elle s'était métamorphosée en jument pour lui échapper, engendra le coursier Aréion, on connaît surtout sur Déméter la célèbre légende qui retrace l'enlèvement de sa fille Perséphone Hadès . Celle-ci jouait avec ses compagnes en Attique, dans la plaine d'Éleusis, et cueillait des fleurs. Elle apparut alors un beau narcisse, et, au moment où elle allait casser sa tige, la terre s'entrouvrit, et Hadès apparut : il enleva la jeune fille, qui poussa un cri déchirant. Déméter entendit cet appel d'épouvante et quitta alors l'Olympe. Pendant neuf jours et neuf nuits, elle erra sur la Terre, sans manger, sans se baigner, sans prendre jamais de repos, à la recherche de sa fille et de l'auteur du rapt. Au dixième jour, Hélios, pris de pitié, lui révéla le nom du ravisseur. Alors, dans sa colère, la déesse refusa de regagner le séjour des Dieux tant que sa fille ne lui serait pas rendue. Elle se réfugia à Éleusis chez le roi Céléos, époux de Métanira, qui l'accueillit avec beaucoup d'égards. Pour remercier son hôte, la déesse voulut accorder à Démophon, le fils du roi, l'immortalité. Mais ses pratiques magiques affolèrent Métanira, et Déméter, surprise, lâcha l'enfant dans le feu. Pour consoler les parents, Déméter enseigna à Triptolème, leur autre fils, l'art de labourer les champs, d'ensemencer la terre et de récolter les céréales. Pourtant, depuis le départ de Déméter de l'Olympe, la terre était devenue stérile ; la famine et les épidémies menaçaient les mortels. Zeus, inquiet, intervint auprès d'Hadès pour que Perséphone fût rendue à Déméter. Mais le dieu des Enfers refusa parce que sa jeune femme avait mordu dans une grenade au cours de son séjour chez les morts, ce qui, magiquement, lui interdisait tout retour au séjour des vivants. Finalement, un compromis intervint. Perséphone vivrait avec sa mère six mois de l'année, et les six autres mois elle les passerait en compagnie de son époux Hadès. A la première période de la vie annuelle de Perséphone correspond le printemps, les jeunes pousses qui, comme la déesse, sortent de la terre sous la protection de Déméter ; à la seconde période, l'époque des semailles de l'automne, des grains de blé enfouis dans la terre, comme Perséphone retournant au séjour des morts. Les mystères d'Éleusis qui célébraient le culte de Déméter voyaient également dans cette légende un symbole perpétuel de mort et de résurrection.
Au cours des siècles de l'Antiquité, les attributions de Déméter se multiplièrent. La déesse fut vénérée comme une des divinités principales de l'Abondance et de la Fertilité par les initiés aux mystères et par les agriculteurs qui célébraient, au moment des moissons, des fêtes comme les Thesmophories et les Éleusinia. Assimilée à Cérès par les Romains, Déméter est le symbole de la civilisation antique dont elle assure, par l'abondance des récoltes, le perpétuel épanouissement économique et social.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #deesse, #demeter, #fille, #persephone, #terre

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