Publié le 13 Septembre 2012

Dans les Métamorphoses, Apulée raconte Psyché était la plus jeune et la plus belle des trois filles d'un roi. Tous les sujets de son royaume se pressaient autour d'elle pour l'admirer, et il lui rendait même un culte, oubliant les marques de dévotion qu'ils devaient à Aphrodite. La déesse de l'Amour en conçut alors une jalousie vengeresse et appela son fils Eros à son aide, lui demandant d'inspirer à Psyché de l'amour pour le plus laid et le plus méprisable des hommes. Éros banda son arc et s'envola vers la jeune fille. Mais il fut tellement frappé par sa beauté qu'il s'éprit d'elle et n'exécuta pas les ordres de sa divine mère. Tandis que les deux sœurs de Psyché épousaient de riches personnages, la belle jeune fille ne se décidait pour aucun de ses prétendants.
Fort soucieux, le roi son père consulta l'oracle d'Apollon, qui lui ordonna de vêtir sa fille en noir et de l'accompagner du haut d'une colline, où un serpent hideux viendrait s'unir à elle. Malgré son désespoir, le roi exécuta les ordres des Dieux et abandonna Psyché. Alors s'éleva un doux vent, et le souffle de Zéphyr transporta la jeune fille dans les airs pour la déposer saine et sauve sur une moelleuse prairie odoriférante, où elle s'endormit.

Le lendemain, lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans le jardin enchanté d'un palais d'or et d'argent incrusté de pierreries. Elle s'approcha, inquiète et curieuse, de la demeure inconnue et entendit le son d'une voie, qui l'invitait à pénétrer dans la riche demeure ; elle poussa la porte et trouva dans des salles luxueuses un bain tout préparé, un dîner et un lit somptueux, où elle s'étendit au commencement de la nuit. Elle se rendit compte, peu après, d'une présence à ses côtés, et elle crut que c'était le mari dont lui avait parlé l'oracle. Cet époux amoureux et tendre demanda à Psyché de ne pas tenter de le regarder. La jeune femme, en outre, obtint bientôt la permission de regagner quelques jours ses foyers et de revoir ses parents. Mais ses sœurs, jalouse de le voir si heureuse, tentèrent d'insinuer le doute dans son cœur et lui déclarèrent que, dans les ténèbres de la Nuit, elle devait certainement s'unir à un monstre.

Bouleversée, Psyché, dès la nuit qui suivit son retour dans le palais, s'approcha de son époux endormi et l'éclaira d'une lampe. Au lieu d'un monstre, elle distingua Éros, le plus beau et le plus aimable des dieux ; éblouie, elle avança la lampe plus près encore, et une goutte d'huile bouillante tomba alors sur l'épaule de son divin époux. Celui-ci s'éveilla en sursaut, reprocha à Psyché sa méfiance et disparut. Folle de douleur, l'infortunée erra à sa recherche et s'adressa finalement à Aphrodite. La déesse, trop heureuse de se venger, retint Psyché à son service comme esclave et lui imposa des travaux rudes et humiliants. Mais aucune tâche ne semblait impossible à la jeune femme, tant son amour lui donnait du courage et de la persévérance. Avec l'aide des fourmis, elle tria des graines de toutes espèces qu'Aphrodite avait mélangées. Elle rapporta la laine d'or de moutons féroces ; grâce au concours d'un aigle, elle put puiser l'eau de la source du Styx, réputée inaccessible, amadouer Cerbère et parvenir jusqu'au trône de Perséphone, au plus profond des Enfers, pour apporter à Aphrodite un peu de la beauté de la reine des Ombres. Cependant, le curiosité devait la perdre une seconde fois. Elle ouvrit une boîte que lui avait remise Perséphone et sombra dans un profond sommeil.

Pendant ce temps, enfermé dans le palais de sa mère, Éros mourait d'amour pour la belle Psyché, jusqu'au jour où il réussit à s'envoler par une des fenêtres de la demeure, et, lorsqu'il eut retrouvé son épouse endormie, il l'éveilla d'une légère piqûre de ses flèches. Devant tant d'amour, Aphrodite ne resta point sensible. Hermès ravit Psyché à la Terre et la déposa dans le palais des dieux, où elle but l'ambroisie et le nectar, qui lui conférèrent l'immortalité.

Ainsi, pour toujours, elle put rester unie à l'Amour. Le sens du conte est clair : Psyché est le symbole de l'âme humaine purifiée par les passions et les malheurs, et préparée à jouir, dans l'amour, d'une félicité éternelle.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fils du Titan Japet et de Clyméné, frère d'Atlas, de Ménoétios et d'Épiméthée, Prométhée était un Géant dont Zeus redoutait la puissance. Prophète, inventeur, il créa d'un bloc d'argile mêlé d'eau le premier homme. Ne voulant pas laisser sa créature démunie de tout, il alla dérober au char du Soleil une étincelle qu'il cacha dans la tige d'une férule, et, de retour sur la Terre, il offrit cette source de feu divin aux hommes qui, durant son absence, s'étaient multipliés. Non content de ce premier exploit et de cette injure faite à la puissance souveraine de Zeus, il en imagina un second. Il tua et dépeça un taureau. D'un côté, il étala la chair, la moelle, les entrailles, qu'il recouvrit de la peau de la bête ; de l'autre, il posa les os, sur lesquels il plaça la graisse de l'animal. Prométhée offrit alors à Zeus de s'attribuer l'une des deux parts, l'autre allant aux hommes. Zeus, attiré par la blancheur de la graisse, choisit celle qui ne refermait que les os. Ayant été ainsi joué, Zeus décida de se venger des mortels et de Prométhée. Aux premiers, il envoya Pandore, belle jeune femme créée par Héphaïstos, qui répandit tous les malheurs sur la Terre, en ouvrant sa fameuse boîte.

Au second, il dépêcha Héphaïstos : Prométhée fut enchaîné par le dieu sur le plus haut sommet du mont Caucase, où, chaque jour, pendant des siècles, un aigle vint ronger le foie sans cesse renaissant du malheureux. Pour avoir averti Zeus de ne pas épouser Thétis, si le dieu ne voulait pas avoir un fils qui le détrônerait, Prométhée eut droit à la clémence de son maître. Héraclès tua le rapace, d'une de ses flèches et délivra le Géant. Cependant, Zeus lui imposa l'obligation de toujours porter au doigt un anneau de fer attaché à un petit morceau de roche. Par la suite, Prométhée acquit l'immortalité que lui céda Chiron.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Ce roi des Minyens s'appelait primitivement Podarcès, c'est-à-dire "pieds légers". Il était le fils de Laomédon tué par Héraclès pour avoir refusé le prix convenu en échange de la délivrance de sa fille Hésioné. Épargné parce qu'il avait été le seul à soutenir Héraclès contre son père, il fut racheté par sa soeur et prit alors pour nom Priam, "celui qui a été vendu". Il monta sur le trône de Troie, épousa Arisbé puis, en secondes noces, Hécube. Selon Homère, il fut le père de nombreux enfants qui, presque tous, jouèrent un rôle éminent au cours de la guerre de Troie : Hector, Pâris, Déiphobos, Polyxène, Pammon, Politès, Antiphos, Hipponoos, Polydoros, Troilos, Cassandre, Créüse, Laodicé, Hélénos, qu'il vit périr à peu près tous. Tout jeune encore, Priam soutint les Phrygiens dans un combat contre les Amazones ; mais il était d'un âge avancé lorsqu’éclata la guerre de Troie, et l'Iliade raconte qu'il ne prit pas une part active à la guerre. Il consentait à présider les conseils ; mais seul Hector décidait du déroulement des opérations.

Il a, en fait, un rôle pathétique à la fin de l'Iliade, au moment où il supplie Achille de lui rendre le corps de son fils Hector. La douleur d'un père et l'émotion du vainqueur ennemi, l'une et l'autre confondues dans les mêmes et fatals malheurs de la guerre, donnent au texte de l'Iliade et au personnage de Priam un puissant relief. Lorsque Troie fut envahi par les Grecs, le roi se réfugia avec Hécube au fond de son palais et enserra l'autel de Zeus. Mais le dieu suprême ne pouvait rien faire en faveur du malheureux souverain, qui fut égorgé par Néoptolème.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Cronos et de Rhéa, Poséidon, dieu de la Méditerranée, fut élevé par les Telchines. Célèbre, comme tous les Dieux de l'Olympe, par ses amours avec les immortelles, telles Déméter ou Amphitrite, son épouse légitime, ou même avec des monstres comme Méduse, il engendra surtout des créatures néfastes, tels les Cercopes, les Aloades, Chrysaor ou le Cyclope Polyphème. Il se mêla souvent des affaires des mortels ; avec Apollon, il participa à la construction des murailles de Troie ; il chercha en vain à ravir à Athéna la suprématie sur l'Attique, et, furieux d'avoir été joué, il frappa de son trident le roche de l'Acropole d'Athènes, qui en portait encore la trace à l'époque historique. Il disputa sans succès à Hélios la ville de Corinthe, et à Héra celle d'Argos.

Au cours de la guerre de Troie, il prit le parti des Grecs par rancune contre les Troyens, qui ne s'étaient pas acquittés de leur dette lorsqu'il construisit leur mur. Il consentit cependant à protéger Enée, en le dérobant à la vue d'Achille, qui s'apprêtait à le tuer.

Dieu des Tremblements de terre et dieu l'Élément liquide, dont la représentation la plus impressionnante est la mer dans son immensité et sa puissance sauvage, Poséidon réside aux fonds des eaux. Parfois, il sort de son palais sur un char attelé de chevaux aux couleurs d'algues et d'écume, pour diriger les mouvements des flots, apaiser ou susciter des tempêtes, en frappant la mer de son trident ou en hurlant des ordres de son énorme et profonde voix. Les marins le vénèrent et l'implorent afin d'obtenir une bonne traversée. Son pouvoir s'étend non seulement sur l'élément marin, mais aussi sur les eaux douces et les nymphes ; ainsi, il concourt, en dissipant l'humidité, à la fertilité des champs, et il est souvent considéré comme une divinité agraire.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La plus jeune des filles de Priam et d'Hécube, Polyxène fut mêlée à certains épisodes de la guerre de Troie, dont des traditions postérieures à l'Iliade se sont fait l'écho. Achille, en effet, s'éprit pour elle d'un vif amour lorsqu'elle vint le trouver, en compagnie de Priam et d'Hécube pour lui réclamer le corps de son frère Hector. On raconte que, pour obtenir sa main, Achille se montra prêt à trahir les siens, soit en retournant aussitôt en Grèce, soit en s'engageant dans les rangs des Troyens. Mais Pâris veillait ; il tua le héros. Au moment du sac de Troie, l'ombre d'Achille apparut aux Grecs et leur demanda de sacrifier Polyxène. Sur son tombeau, Neoptolème, le propre fils d'Achille, s'acquitta de cet ordre pour apaiser les mânes tourmentés de son père.


 

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Rédigé par orange8454

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