Publié le 28 Janvier 2023
eaux
Publié le 12 Août 2017
Publié le 8 Mai 2013
LA DESCENTE DES EAUX
Publié le 8 Mai 2013

Avec un écoulement total moyen de 630 millions de m3 par an, cette source est la première de France, et une des plus importantes au niveau mondial, par son volume d’eau écoulé. Elle résulte de l’émergence d’un immense réseau souterrain. Source fraîche et paisible en été, bouillonnante et impétueuse au printemps-automne, la Fontaine, véritable caprice de la nature ne cesse d’intriguer curieux et chercheurs depuis l’antiquité. Les eaux qui bondissent à Fontaine de Vaucluse proviennent de l’infiltration des eaux de pluie et de la fonte des neiges du sud du Mont Ventoux, des Monts de Vaucluse et de la Montagne de Lure qui représentent un « impluvium » de 1240 km2 et dont l’unique issue demeure la Fontaine. Si les crues spectaculaires du printemps-automne suscitent l’étonnement et l’admiration des visiteurs (90m3 par seconde) par contre, l’écoulement régulier durant l’été et durant les saisons d’absence de pluie reste plus énigmatique pour les spécialistes. Réalisant des expériences de coloration dans les cours d’eau souterrains du massif calcaire, les spéléologues ont mis en évidence l’existence de collecteurs, véritables drains naturels alimentant la Fontaine de Vaucluse. La fin du XIX° siècle voit se dérouler la première tentative de plongée du conduit noyé de la Source, et plus d’un siècle d’audacieuses explorations permettent aujourd’hui de comprendre partiellement le mystère de son fonctionnement et l’origine des eaux.
LE DEPART DE LA FONTAINE
Publié le 13 Septembre 2012
A 15 km au sud d’Assouan sur la route de l’aéroport. Comme pour amoindrir les exploits des pharaons et
mettre en valeur les mérites d’une économie planifiée, des techniciens soviétiques ont prêté leur savoir-faire au gouvernement de Nasser afin de retenir les eaux du Nil une fois pour toutes avec
du béton Les chiffres sont impressionnants : 3 600 m de long et 111 m de haut à son point le plus élevé 90 m à la base, 40 m au sommet – le barrage contient suffisamment de béton et de
pierre pour ériger 20 fois la Grande Pyramide. L’endiguement des eaux du Nil a créé une mer intérieure de près de 500 km de long (150 en territoire soudanais) sur une largeur variant entre 10 et
30 km. Capacité de retenue : 157 milliards de m3. C’est le 2ème lac de retenue au monde après celui du Zambèze, qui franchit la
frontière entre l’Egypte et le Soudan. Plus de 40 villes et villages, ainsi que les maisons d’environ 60 000 personnes ont disparu sous les eaux, après quoi les villageois nubiens ont été relogés
dans la région d’Assouan. Il fut inauguré en 1972 par les présidents Sadate et Podgorny.
L’objectif majeur était la maîtrise du plus long fleuve du monde. Il fallait en finir avec l’alternance de crues et de sécheresse qui précarisait l’agriculture au moment où le pays devait faire face à une poussée démographique de plus en plus pressante. Il fallait, en somme, ramener les sources du Nil à l’intérieur des frontières de l’Egypte.
DES CONSEQUENCES IMPREVUES
Entraîne d’importantes modifications dans l’écologie régionale
Une telle masse d’eau suscite une évaporation importante : il y a désormais des nuages dans le ciel d’Assouan, et de la pluie.
Tout le limon, fertilisant naturel est désormais retenu en amont du barrage. Pour assurer les deux récoltes annuelles, les paysans sont donc contraints de recourir largement aux engrais chimiques. De plus, l’irrigation massive et incontrôlée a rapidement entraîné des remontées catastrophiques de sels, rendant de nombreuses terres impropres à la culture.
Un canal est actuellement en prévision pour irriguer une partie supplémentaire du territoire le long de la remontée du Nil.
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