Publié le 13 Septembre 2012
Neuf créatures au chevet des artistes
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Clio « La célèbre ». Muse de l’Histoire |
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Calliope « La Belle Voix ». Muse de la Poésie épique et de l’Eloquence |
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Euterpe « La Gaieté ». Muse de la Musique instrumentale |
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Melpomène « La Chanteuse ». Muse de la Tragédie |
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Polymnie « A plusieurs Chants ». Muse de la Poésie sacrée et de la Pantomime |
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Erato « L’Aimable ». Muse de la Poésie lyrique et érotique |
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Terpsichore « La Séduction de la danse ». Muse du Chant choral et de la Danse |
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Thalie « Abondance, bonne chère ». Muse de la Comédie |
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Uranie « La Céleste ». Muse de l’Astronomie |
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Les neufs Muses |
Filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne (divinité de la Mémoire), toujours associées au dieu Apollon, les Muses ne jouent qu’un rôle mineur dans la religion officielle des grecs et des romains. Pourtant, elles sont célèbres car les créateurs se plaisent à les invoquer et à puiser dans leurs mythes. Figures féminines des arts, de la poésie et de l’éloquence, qu’elles personnifient avec grâce et bonté, les Muses sont à l’origine au nombre de trois, mais leur effectif est adapté à la diversité des arts et l’on en compte finalement neuf.
Les grecs ont longtemps considéré qu’il existait trois Muses
Métélé (la Pratique), Mnémé (la Mémoire) et Aoedé (le Chant). Elles ont leur demeure dans des montagnes, celle de l’Hélicon qui domine la Boétie, où on leur rend un culte et celle de Piérie, près de l’Olympe. Une tradition plus tardive les fait vivre sur le mont Parnasse, près de Delphes.
Associées à Apollon, le dieu Musicien
(d’où son surnom de « musagète »), elles prennent à Delphes le nom des trois cordes de la lyre : aiguë, grave et médiane (Nété, Hypaté et Mésé). A la différence de la plupart des autres divinités du monde grec, elles incarnent des abstractions. Intemporelles, elles insufflent à perpétuité le Talent et le Génie qui font l’artiste. Nul hasard si on les représente avec des ailes, car elles vivent aux frontières des puissances et des idées.
Dans l’Olympe les Muses distraient les dieux
Elles dansent avec les Heures, divinités des saisons et les Charités (les Grâces, compagnes d’Aphrodite), lors des fêtes éternelles de l’Olympe. Dans le monde des hommes : elles sont ainsi présentes lors des grandes fêtes, telles les noces d’Harmonie et Cadmos, ainsi que celles de Thétys et Pélée, les parents d’Achille.
Inspiratrice des poètes, des philosophes et des musiciens
Elles apportent de la douceur dans le monde brutal des héros. Depuis le VIIIème siècle avant J.C. et les œuvres du poète Hésiode, elles sont au nombre de neuf.
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Coiffé de son chapeau à larges bords (le pétasos), des ailes attachées aux chevilles, Hermès est le très
populaire messager de Zeus qui doit porter sa voix partout dans le monde. Héraut officiel des dieux, il n’a de cesse de parcourir les airs pour accomplir sa mission. Fin diplomate et protecteur
des bergers et des coureurs, c’est un gaillard rusé, forçant la sympathie par son astuce.
Mars pour les romains. Fils de Zeus et d’Héra, Arès compte parmi les douze
grands dieux de l’Olympe. Son agressivité excessive, sa brutalité légendaire font de lui l’une des divinités les plus mal-aimées de toute la Grèce antique. En dépit de ses nombreux défauts, Arès
possède suffisamment d’attraits pour séduire la plus gracieuse de toutes les déesses, Aphrodite, personnification de l’Amour et de la Beauté.
Le plus rustre des dieux n’est pas dénué de charme : il séduit
Aphrodite elle-même par son ardeur et sa stature colossale. Or, Zeus a marié la belle déesse à Héphaïstos, le dieu forgeron boiteux. Son ardente liaison avec Arès doit donc demeurer secrète et
notamment échapper au regard d’Hélios le dieu Soleil, qui voit tout dès les premières lueurs de l’aube.