Publié le 13 Septembre 2012

LA-PORTE-BEULE.jpg   Après avoir monté le sentier passé la porte Beulé, nous accédons aux Propylées, l’entrée monumentale du sanctuaire, que les Anciens jugeaient esthétiquement supérieures au Parthénon lui-même. Entièrement en marbre pantélique, leur architecte Mnésiclès a manifestement voulu faire grandiose et y est parvenu. Les sommes dépensées suscitèrent un tel tollé qu’il dut réviser à la hâte ses plans et le bâtiment ne fut jamais vraiment achevé. La visite se réduit aujourd’hui à une promenade parmi les colonnes tronquées. Elle permet d’apprécier la complexité du plan, due aux différences de niveau, ainsi que la liberté apportée dans le mélange des ordres dorique et ionique.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #architecte, #dut, #mnesicles, #plan, #propylees

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Publié le 13 Septembre 2012

 

L’accès s’effectue par la rue Thorias. Delà on prend un chemin qui conduit à
G.GRECE-ATHENES-ACROPOLE.jpg l’Acropole. Une autre entrée se situe à droite de la Porte Beulé en contrebas du temple d’Athéna Niké.

On ne présente plus l’Acropole, à la fois le plus bel ensemble architectural laissé par une brillante civilisation à son apogée, et l’un des hauts lieux de l’humanité.

Des acropoles, il y en a dans toute la Grèce et l’Asie Mineure ; Corinthe, à Lindos, à Smyrne… Mais une seule a droit à la majuscule, celle d’Athènes. Cette citadelle n’est pas qu’une ruine antique, c’est toute l’histoire de la Grèce.

 

 

L’Acropole dans l’histoire

 

Image5-copie-3.gif   Avant même de devenir purement religieux, le rôle de l’Acropole (l’endroit le plus haut de la ville) fut surtout défensif. Chaque ville mycénienne en possédait une, bien utile pour le repli en cas d’attaque. Athènes ne dérogea pas à la règle et choisit ce rocher naturellement fortifié, qui surplombe la ville d’une hauteur d’une centaine de mètres, pour y bâtir une forteresse.

 Le changement de vocation intervint seulement à l’époque archaïque où elle devint un lieu de culte. La décision de rebâtir l’Acropole à échelle monumentale, après son incendie par les Perses en 480 av. J.C., fut prise par Périclès, au lendemain de la signature du traité de paix avec l’ennemi héréditaire Mède (448 av J.C.). Les travaux durèrent tout le long du siècle. La guerre du Péloponnèse vint ensuite faute de crédits suffisants, ralentir l’activité des centaines de maçons et d’ouvriers, mais n’empêcha pas l’achèvement du temple d’Athéna Niké, en 415 av. J.C., ni celui de l’Erechthéion (460 av. J.C.).

 

L’aspect général de l’Acropole demeura inchangé jusqu’au début du XIXe s. Certes, le Parthénon se transforma en église puis en mosquée l’Erechthéion en harem et les Propylées en dépôt de poudre (elles explosent pour cette raison en 1650), mais toute cela n’affecta pas la physionomie de l’ensemble.

 

En revanche, le pillage de Lord Elgin, commencé en 1801, élimina pratiquement l’ensemble des décorations (toujours réclamées par l’Etat grec au British Museum).

 

Aujourd’hui, un autre péril le menace malgré les restaurations importantes entreprise depuis 1975 : la pollution.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #centaine, #d’athena, #grec, #l’acropole, #ville

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Publié le 13 Septembre 2012

 
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Image5-copie-4.gif En empruntant la Voie sacrée, nous approchons du temple d’Athéna Parthénos, dédié à la grande déesse toujours vierge. Ce sommet de l’art dorique fut construit entre 447 et 432 par Périclès qui choisit le grand sculpteur Phidias comme maître d’œuvre, auquel se joignit l’architecte Ictinos. Bâti afin d’abriter la statue chryséléphantine (or et ivoire) d’Athéna exécutée par Phidias, il n’eut jamais de rôle culturel à proprement parler, mais servait essentiellement à garder le trésor de la cité.

Dès sa réalisation, le Parthénon passa pour l’un des monuments les plus achevés de l’Antiquité, au point que les athéniens se plaignirent souvent qu’il ne soit pas répertorié parmi les Sept Merveilles du Monde.      

 

La visite du Parthénon, dont la restauration est achevée, se limite à l’extérieur. L’équilibre sans égal du temple a été obtenu en portant à huit le nombre des colonnes de façade (au lieu des six couramment utilisées dans l’ordre dorique), et à dix-sept (2 x 8 + 1) celui des colonnes des côtés latéraux (au lieu de 2 x 6 + 1 = 13), soit une dimension de 71 m de long sur 31 m de large environ. Mais l’originalité de ce temple ne s’arrête pas là : afin d’éviter les illusions optiques donnant l’impression d’un affaissement des longues lignes droites horizontales en leur milieu et d’un déversement des verticales vers l’extérieur, Ictinos a donné à son œuvre une forme légèrement pyramidale et rendu convexes les degrés d’accès. Toujours pour corriger des effets visuels parasites qui nuisent à l’harmonie d’un plan, le diamètre des colonnes centrales et toutes affectent une forme galbée.

 

Moins originales mais tout aussi admirables, la taille quasi parfaite des blocs de marbre et la mise en place sans mortier des pierres, qui tiennent seulement par des tenons de bronze, indiquent autant la main de l’architecte que celle du sculpteur.

 

Si ces quelques données permettent de mieux comprendre tout le soin apporté à sa construction, il est en revanche difficile aujourd’hui d’imaginer l’allure du Parthénon à l’époque de Périclès, c’’est-à-dire avec ses peintures. Les couleurs les plus vives étaient réservées aux parties situées dans l’ombre, tandis qu’une légère teinte ocre agrémentait les colonnes et l’architrave. Les moulures de la frise, les métopes et les triglyphes[1], chatoyaient de brun, de rouge, de bleu claire, de bleu foncé et d’or…

 

Les sculptures des frontons et des frises, œuvres de Phidias et de ses élèves, étaient une des gloires de l’Acropole. Très peu sont restées in situ. Elles se trouvent aujourd’hui disséminées au musée de l’Acropole, au Louvre et au British Museum, et il ne reste plus rien des chefs-d’œuvre qui décoraient les deux frontons (à l’ouest : la scène agitée du combat d’Athéna et de Poséidon pour la possession de l’Attique ; à l’est : le calme de la naissance d’Athéna). La frise ionique, courant en haut des murs de la cella (autre particularité du Parthénon), représentait la procession des Panathénées et une partie est encore en place (côté ouest). Quant à la frise dorique, elle présentait quelques mythes historiques fondateurs (Gigantomachie, Victoires de Thésée, épisodes de la guerre de Troie où les Anciens voyaient la préfiguration du combat contre les perses). Ainsi, l’ensemble de la décoration tentait de présenter une vision synthétique du monde et de l’Histoire, où hommes et dieux étaient enfin parvenus à vivre en harmonie.



 [1] Métope : intervalle souvent sculpté entre deux triglyphes (ornement de la frise dorique, à trois ciselures).

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Selon la légende, sur la plate-forme où s’élève ce merveilleux petit temple ionique (4 x 4 colonnes), Egée attendait le retour de son fils Thésée parti en Crète tuer le Minotaure. Mais ce dernier hissa ses habituelles voiles noires au lieu des blanches comme il l’avait promis, et Egée, le croyant mort, se jeta dans le vide.

 

Le temple est consacré à Athéna Victorieuse (Niké). Il est aussi appelé temple de la Victoire Aptère (sans ailes), rappelant la tradition selon laquelle les athéniens auraient coupé les ailes de la Victoire de peur qu’elle n’aille s’envoler dans le camp adverse…

 

Les plans, exécutés par Callicratès en 448 av. J.C., durent attendre une trentaine d’années avant d’être réalisés à cause de la guerre du Péloponnèse et des problèmes architectoniques que posent au même moment les Propylées.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Image1-copie-4.gif Installé dans un bâtiment judicieusement situé en contrebas du Parthénon, il abrite les chefs-d’œuvre inestimables trouvés lors des fouilles, notamment le Moscophore ou Porteur de veau  (salle II, v. 570 av. J.C.), la somptueuse collection de korês (salle IV), qui permettra de saisir les différences de style qu’affectent ces délicates sculptures, sans oublier le relief de l’Athéna pensive (v. 460 av. j.c., salle VI).
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Mais ce musée doit surtout sa célébrité aux fragments du fronton du temple d’Athéna (v. 525, salle V) et de la frise ionique du Parthénon (v. 440 av. JC, salle VIII), œuvre du grand Phidias montrant la procession des Panathénées.

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 Dans les deux cas, une présentation soignée permet de reconstituer ce véritable puzzle et d’en retrouver tout le souffle épique. Près de là (salle IX), les plaques du temple d’Athéna Niké, œuvres de cinq ou six sculpteurs différents, et, dans la dernière salle, les fameuses Caryatides de l’Erechthéion.

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De là, avant de se diriger vers l’Erechthéion, depuis le belvédère, la vue sur Athènes est magnifique.

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Rédigé par orange8454

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